En couverture

AVIS

21 janvier 2018

SÉQUENCES
LA REVUE DES
CINÉMAS PLURIELS
2018  63e ANNÉE

SéquencesLa revue des cinémas pluriels
est la recherche de collaborateurs et de collaboratrices,
de préférance ayant fait des études cinématographiques,
possédant un très bon acquis de la langue française,
une bonne connaissance du cinéma d’hier et d’aujourd’hui
et un sens aigu de l’analyse filmique. Nous jugeons, par ailleurs,
que la disponibilité et la flexibilité sont des atouts majeurs.

Noter que les personnes issues des communautés
culturelles
visibles et invisibles sont les bienvenues.

Informations
Élie Castiel
Rédacteur en chef
(514) 598-9573
cast49@sympatico.ca

NE PAS RÉPONDRE PAR FACEBOOK
OU AUTRES RÉSEAUX SOCIAUX.

VOUS AVEZ JUSQU’AU MERCREDI 31 JANVIER 2018
POUR SOUMETTRE VOTRE CANDIDATURE.

Une réponse sera envoyée  à tous les candidat(e)s après
la date limite, quelle que soit la décision prise.

 

Thelma

23 novembre 2017

Semaine du 24 au 30 novembre 2017

RÉSUMÉ SUCCINCT
À l’université d’Oslo où elle étudie, Thelma commence à souffrir d’attaques d’épilepsie. Bouleversée à la fois par sa maladie nerveuse et la découverte de son homosexualité, elle retourne dans son village natal et sollicite le soutien de ses parents, des gens très dévots.

CRITIQUE
| Primeur |

ÉLIE CASTIEL

★★★

LES SILENCES DE L’ÂME

De Joachim Trier, le premier film qui nous vient à l’esprit est sans aucun doute l’innovateur et vachement intelligent Oslo, 31 août (Oslo, 31. august / 2011). Six ans plus tard, il opte pour le film psycho-analytico-fantastique en l’imprégnant d’un discours intellectuel sur l’existence. La relation lesbienne n’est guère gratuite, mais au contraire, suggère une sorte d’ouverture au monde réaliste, une reconnaissance des nouvelles cultures occidentales ancrées sur la liberté, la parité et quelque chose qui a à voir avec la dignité individuelle et le respect de l’autre.

Thelma

Ces éléments ne sont pas nécessairement illustrés dans le film, mais se devinent, se sentent, d’autant plus que le film est destiné à un spectateur cinéphile qui, de sucroît, possède assez d’intelligence pour lire entre les lignes.

Subtilement équivoque!

Oui, en effet, la trame initiatique est évidente, mais ici, elle prend possession du cinéma pour aller partout et nulle part. Car les intentions et les comportements des personnages se passent dans le silence de l’âme, endroit indicible de notre être, mais si suggestif et motivant. C’est vrai aussi dans l’architecture des lieux, des endroits grandeur nature (université, bibliothèque), véritables mecques du savoir, de véritables témoins de la fiction, mais où, paradoxalement, l’esprit peut parfois (cinématographiquement) prendre des formes inquiétantes, souvent tournés en contre-plongées ou subtilement à vols d’oiseau.

La mise en scène, clinique, froide, presque morbide, s’acclimate parfaitement bien à une certaine cinématographie européenne venant du froid, mais si chère à nos instincts cinéphiles, d’où sont d’ailleurs sortis des cinéastes de la veine de Lars von Trier (oui, apparemment Joachim aurait des liens de parenté avec lui), mariant subtilement (ou pas) cinéma d’auteur et fiction traditionnelle en les juxtaposant judicieusement.

La mise en scène, clinique, froide, presque morbide, s’acclimate
parfaitement bien à une certaine cinématographie européenne
venant du froid, mais si chère à nos instincts cinéphiles…

Mais Thelma, c’est aussi un film sur les sensations qu’on peut éprouver après un premier regard, quel que soient le sexe. L’œil, dans ce sens, et semble dire Trier, est un tyran intransigeant, un mur infranchissable sans lois, ni codes moraux. Tout compte fait, son film est un essai freudien où la psychanalyse tient lieu de guide. Les comédiens, tous brillants, survivent magnifiquement bien à cette épreuve hors du temps. Subtilement équivoque!

Le film, par ailleurs distribué ici officiellement et interdit aux moins de 13 ans, sort dans la section « Évènements cinéma », dans une salle du Quartier Latin destinée uniquements aux Évènements, ce qui explique aussi qu’il n’y a pas eu de projection de presse. Raison : ? Point d’interrogation qui nous pousse à nous interroger sur l’état un tant soit peu chaotique de la distribution au Québec, c’est-à-dire, majoritairement à Montréal.

Sortie :  vendredi 24 novembre 2017
V.o. :  norvégien ; s.-t.a.
Thelma

Genre :  Drame fantastique – Origine :  Norvège / France / Allemagne / Suède –  Année :  2017 – Durée :  1 h 56  – Réal. : Joachim Trier – Dist. :  Films Eye Steel Inc.

Horaires/Info.
@  Cineplex

Classement
Interdit aux moins de 13 ans

MISE AUX POINTS
★★★★★  Exceptionnel★★★★  Très Bon★★★  Bon★★  Moyen★  Mauvais½  [Entre-deux-cotes]  –  LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Séquences_Web

Woodshock

28 septembre 2017

Primeurs
Semaine du 29 septembre au 5 octobre 2017

RÉSUMÉ SUCCINCT
Une femme tombe en pleine paranoïa après avoir pris une drogue mortelle.

CRITIQUE
Texte : Élie Castiel

★★★

HALLUCINOGÈNE

La critique est très partagée au sujet du premier long métrage des sœurs Kate et Laura Mulleavy, essai bizarroïde oscillant entre la fiction traditionnelle et le cinéma expérimental. Il faut dire que les jumelles (est-ce bien le cas ?) s’approprient le médium avec un enthousiasme délirant, exploitant en même temps le phénomène de la légalisation de la mari ; ici, ce fil conducteur pousse la principale protagoniste à se soumettre à un univers hors de la réalité inventé par les deux complices, également scénaristes de cet étrange ovni.

Entre le réel et l’imaginaire, les jumelles Mulleavy
entament leur carrière cinématographique par
la petite porte, mais force est de souligner
que la suite pourrait sans doute nous surprendre.

La forêt, les arbres, la nature et les sons semblent fasciner les deux sœurs, issues du milieu de la mode. Cette première expérience dans le domaine du cinéma leur permet d’exploiter l’aspect chromatique de la production ; elles ont le sens de la couleur et des formes. Lorsque le monde de Theresa (brillante Kirsten Dunst dans un rôle à contre-emploi) se substitue à la forêt, formant un tout aussi étrange que pictural, l’expérience est fascinante et hallucinante. David Lynch les a sans doute inspirées.

Woodshock

Par moments ennuyeux, le récit est pourtant soutenu par une distribution composée de comédiens convaincus de ce projet ambitieux. Entre le réel et l’imaginaire, les jumelles Mulleavy commencent leur carrière cinématographique par la petite porte, mais force est de souligner que la suite pourrait sans doute nous surprendre. À moins qu’elle soient déçues par l’accueil froid et distant réservé à cette première expérience. Étrange, mais non pour le moins original .

Sortie :  vendredi 29 septembre 2017
V.o. :  anglais

Genre :  Drame – Origine : États-Unis –  Année :  2016 – Durée :  1 h 41  – Réal. : Kate Mulleavey, Laura Mulleavey– Int. : Kirsten Dunst, Pilou Asbæk, Joe Cole, Lorelei Linklater, Jack Kilmer, Susan Taylor –  Dist. :  Entract Films.

Horaires
@
  Cineplex

Classement
Interdit aux moins de 13 ans

MISE AUX POINTS
★★★★★  Exceptionnel★★★★  Très Bon★★★  Bon★★  Moyen★  Mauvais½  [Entre-deux-cotes]  –  LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

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Le problème d’infiltration

24 août 2017

Semaine du 25 au 31 août 2017

RÉSUMÉ SUCCINCT
Chirurgien plasticien dédié aux grands brûlés, le Dr Louis Richard en est à sa troisième greffe sur le visage complètement défiguré de monsieur Turcotte. Or, les traitements curatifs tardent à faire voir des améliorations sur la mine désormais hideuse du patient exaspéré. Pour obtenir réparation, celui-ci entame des procédures judiciaires qui font grand bruit dans les médias.

COUP DE CŒUR
Texte : Élie Castiel

★★★★

LA SUBVERSION DU PLAN-SÉQUENCE

Dès le premier plan, quelque chose de magique se produit entre l’image et le regard du spectateur, ébahi par l’intensité d’un contenu cliniquement inhabituel. Soyons honnêtes… il s’agit d’un spectateur cinéphile. Celui qui, à travers les années, a su amplement profiter de ce qu’on lui proposait comme cinéma d’auteur, et non pas dans le sens péjoratif, mais d’un cinéma issu de la réflexion, du sens du cadre et plus que tout, de la maturité.


Le problème d'infiltration_Coup de cœur (En salle)

Car tout compte fait, Le problème d’infiltration est avant tout une aventure où le cauchemar le plus terrible tient lieu de protagoniste principal. Pour de vraies raisons, ces angoisses de l’âme qui traversent souvent notre esprit, ces fantasmes inexplicables qui nous tiennent prisonniers sans aucune promesse de liberté possible.
C’est aussi le cinéma de Murnau, pour ses ombres, ses jeux de miroir, ses complications impressionnistes, et celui de Lang, le grand poète allemand du noir et blanc qui évoque aussi le Franju des Yeux sans visages. Surtout, répétons-le, Le problème d’infiltration est animé d’une passion cinéphilique qui a pour nom « images en mouvement », non pas pour retransposer la vie, mais pour la rendre magique, intense, infernale. Et des plans-séquences qui ne suivent pas la règle du jeu. Une façon comme une autre de signifier que le cinéma est un art, sur le plan individuel, quelque chose de personnel, d’inné chez certains êtres. Robert Morin s’en tire avec tous les honneurs.
C’est là un avant plan de notre critique à paraître dans le prochain Séquences.

En couverture
(par le même rédacteur)
Séquences
Nº 310 (Septembre-Octobre 2017)
Pp
En kiosque : Septembre 2017 

Sortie :  vendredi 25 août 2017
V.o. :  français

Genre  Drame psychologique – Origine : Canada [Québec] –  Année 2017 – Durée :  1 h 33  – Réal. : Robert Morin – Int. : Christian Bégin, Sandra Dumaresq, Guy Thauvette, William Monette  –  Dist. K-Films Amérique.

Horaires
Beaubien Cineplex

Classement
Interdit aux moins de 13 ans

MISE AUX POINTS
★★★★★  Exceptionnel.  ★★★★  Très Bon.  ★★★  Bon.  ★★  Moyen.  ★  Mauvais.  ½  [Entre-deux-cotes]  –  LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

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Léa Pool

12 juillet 2017

EXTRAIT /
ENTREVUE
Questions et transcription
Julie Vaillancourt

« LE REGARD EST BEAUCOUP PLUS
HABITUÉ À VOIR UN CINÉMA MASCULIN… »

L’an dernier, lors du Gala Québec Cinéma, Léa Pool recevait le prix de la meilleure réalisation pour La passion d’Augustine, sacré meilleur film de l’année, devenant par le fait même la première femme  à remporter ce type de récompense depuis la création du gala en 1999. Or, Pool n’en était pas à ses premières armes cinématographiques, loin de là. Avec une carrière qui s’échelonne sur plus de trois décennies, débutant avec Strass Café en 1980, elle nous offrira des classiques de notre cinématographie, tels Anne Trister (1986) et Emporte-moi (2008), en passant par le documentaire, Hotel Chronicles (1990), Gabrielle Roy (1998), Pink Ribbons (2011)…

309_Léa Pool

Léa Pool, Sophie Nélisse et Karine Vanasse

Et au pire, on se mariera est une adaptation littéraire du roman éponyme de Sophie Bienvenu. Quel fut le principal défi de l’adaptation?
Je voulais rester proche du roman, car je trouvais qu’il y avait quelque chose d’intéressant dans la structure narrative. Sophie et moi avons donc co-écrit le scénario. Assez rapidement, le défi a été d’essayer de le mettre en scène et de faire un fi avec un monologue ! Mais je le voyais et très vite Sophie a compris. Pour sa part, dans les dialogues, elle est magistrale; elle vient de Belgique, mais elle s’est approprié la langue québécoise très vite. Je retravaillerais avec elle demain. Le mélange de nos générations a été intéressant et nous nous sommes beaucoup enrichies l’une l’autre.

Entrevue intégrale
Séquences
Nº 309 (Juillet-Août 2017)

Pages 6-9
En kiosque : Juillet 2017

Séquences_Web

Et au pire, on se mariera

EXTRAIT
CRITIQUE
Texte : Élie Castiel

LE SYNDROME DE LOLITA

Et au pire, on se mariera, titre on ne peut plus prémonitoire et négociateur, renferment tout ce qui est compromis, ententes à l’amiable, prises de risques, gagnants et perdants, comme dans toutes entreprises humaines. C’est de cela que parle aussi le film de Léa Pool, jamais aussi alerte face à son métier, donnant à l’image une importance capitale, d’où la clarté virginale des images en couleurs, l’ouverture magistrale des plans, comme si chacun d’eux invitait le spectateur à participer de loin à cette aventure qui tient du rituel.

309_Et au pire, on se mariera

Avec Et au pire, on se mariera, Léa Pool revient en force et prouve que les cinéastes vétérans peuvent faire partie de la modernité, ont encore plusieurs choses à dire, et que, pour faire de bons films, il faut avoir une expérience de vie, une connaissance du social et plus que tout, un regard et une vision du monde aussi personnelle que conciliatrice et collective.

Car écrire professionnellement, c’est pour que les autres nous lisent; réaliser de la même façon, c’est pour que les autres voient en images ce que nous avons créé. Le cinéma, comme la critique, est une consécration qu’il faut mériter.
(…)

Texte intégral
Séquences
Nº 309 (Juillet-Août 2017)

Pages 4-5
En kiosque : Fin juillet 2017

Séquences_Web

L’Écran cathodique [25-17]

22 juin 2017

Semaine du 23 au 29 juin 2017

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Format DVDMr. Gaga
Tomer Heymann

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