En couverture

Sylvain L’Espérance

27 février 2017

EXTRAIT /
ENTREVUE
Transcription : Jérôme Delgado

307_Sylvain L'Espérance

© ONF

« LA GRÈCE, C’EST
CE QUI NOUS ATTEND… »

Dévoilé aux Rencontres internationales du documentaire de Montréal, en novembre 2016, Combat au bout de la nuit est un film-fleuve porté par le désir de lutter contre les mesures d’austérité des gouvernements. Sylvain L’Espérance s’est tenu à le tourner en Grèce, mais il le considère comme un écho de l’état du monde. Sa présentation dans la section Panorama de la 67e Berlinale, en février 2017, le ravit particulièrement parce qu’on lui a annoncé avoir voulu faire, avec cette sélection, « un geste politique ». Le documentariste québécois ne pouvait mieux être servi, lui qui cherche, derrière sa caméra imprégnée de poésie, à suggérer des formes de résistance.  Suite

Combat au bout de la nuit / de Sylvain L’Espérance

EXTRAIT /
CRITIQUE
★★★★★ 
Texte : Élie Castiel

« OÙ QUE ME PORTE MON VOYAGE, LA GRÈCE ME BLESSE… »

Quelles que soient les époques, de la Grèce antique éprise de Dieux, à aujourd’hui, où le christianisme orthodoxe conserve consciemment ou inconsciemment quelques fragments de son passé ; qu’il s’agisse aussi de la prise en charge de l’individu hellène pour maintenir son identité, un geste acquis qu’importent les régimes, les guerres, les combats, le reste du monde, la Grèce résiste. Berceau de la civilisation occidentale et qui à un moment relativement proche de notre Histoire, tombe presque en ruines à cause de l’incompréhension de ceux qui en ont profité. En érudit humaniste, voire philosophe de l’image, ethnologue de la conscience, Sylvain L’Espérance nous guide dans un long et sinueux périple sur mer et sur terre d’une troublante et poignante audace.

307_Combat au bout de la nuit Suite

Michaël Dudok de Wit

6 janvier 2017

306_michael-dudok-de-witEXTRAIT /
ENTREVUE

Question : Élie Castiel
Transcription : Michaël Dudok de Wit

Après quatre courts métrages, vous abordez le long métrage en respectant néanmoins la notion de durée. En refusant, je suppose, les 90 minutes (et plus) traditionnelles, 80 minutes auront suffi pour illustrer votre proposition. Quel est votre rapport à la temporalité dans l’acte de la mise en scène ?
Toshio Suzuki, un des principaux producteurs de La tortue rouge, après avoir lu la première version de mon scénario, me disait que la durée totale du film ne devait pas dépasser 80 minutes. J’étais d’accord avec lui. Chaque minute d’animation est extrêmement coûteuse, donc je trouvais tout à fait normal d’établir la longueur précise du film avant de commencer la fabrication. Ensuite, ce n’était pas vraiment un problème pour moi de respecter la limitation de 80 minutes. Nous avons pu adapter l’histoire à cette longueur, surtout grâce au talent de la monteuse Céline Kélépikis.
(…)

Texte intégral
Séquences
Nº 306 (Janvier-Février 2017)

p. 6-9
En kiosque

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La tortue rouge / de Michaël Dudok de Wit

306_la-tortue-rougeEXTRAIT /
CRITIQUE
★★★★★
Texte : Élie Castiel

COMME AU PREMIER JOUR

Suite

Chloé Robichaud

18 novembre 2016

ENTREVUE /
EXTRAIT
Propos recueillis
et transcrits par Julie Vaillancourt

305_chloe-robichaud« J’adore parler de l’affirmation de soi dans sa différence, un thème qui me rejoint sur plusieurs de mes projets… »

Suite

Embrasse-moi comme tu m’aimes

1er septembre 2016

EXTRAIT /
CRITIQUE
★★★  ½
Texte : Luc Chaput

L’HISTOIRE RÉINVENTÉE

Le Canada, depuis septembre 1939, fait partie des nations alliées dans la Seconde Guerre mondiale lorsque debute cette chronique familiale en 1940. Pierre, déjà membre des cadets et participant à des entraînements hebdomadaires, veut s’enrôler comme plusieurs autres de ses amis. La guerre est representée surtout par la formation des cadets poussés par des ordres gueulés par des sergents matamores. Les jeunes connaissent ainsi d’une directe manière le sang, la sueur et les larmes, pour reprendre une célèbre phrase contemporaine de Winston Churchill.

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Pierre se sent en partie responsable de la paraplégie de sa soeur jumelle dont il doit s’occuper de plus en plus. Berthe lui voue un amour considérable et trop demonstratif. C’est dans ce contexte familial en apparence heureux que vivent les trois membres de cette famille. La mère est veuve d’un cowboy québécois, spécialiste des tours de lasso, et ce souvenir relie ce personnage à la fascination de Forcier pour nos voisins américains, évidente dans les titres de plusieurs de ses longs métrages (Kalamazoo, Le vent du Wyoming, La comtesse de Bâton Rouge, Les États-Unis d’Albert) et analysée dans d’autres oeuvres du cinéma québécois dont le documentaire Alias Will James de Jacques Godbout…

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MISE AUX POINTS
★★★★★  Exceptionnel★★★★  Très Bon★★★  Bon★★  Moyen★  Mauvais½  [Entre-deux-cotes]  –  LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Texte intégral
Séquences
Nº 304 (Septembre-Octobre 2016)
p. 4-5
En kiosque : Septembre 2016

André Forcier

EXTRAIT /
RENCONTRE
Propos recueillis
et transcrits par Élie Castiel

ENTRE L’OBJECTIVITÉ DU REGARD
ET LA PRISE EN COMPTE DE L’IMAGINAIRE

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PHOTO : © Joe Mabel

En 45 ans d’une carrière imbattable, seulement 15 films, dont un moyen métrage, Night Cap (1974). Des histoires inventées, des univers décapants, des personnages hors du commun, mais surtout des fantaisies cinématographiques marquées du sceau d’un imaginaire fécond, issu d’un rapport autant au présent qu’au passé. André Forcier, autrefois Marc-André Forcier, appartient à une génération de cinéastes qui ont vécu un rêve, l’aspiration à faire du Québec un pays, d’où leur pouvoir sur les images en mouvements. Impossible de ne pas voir le rapport entre le politique et le créatif. Malgré un itinéraire classique, Embrasse-moi comme tu m’aimes demeure un pur film forcien.

Cinq ans se sont écoulés depuis Coteau rouge. Pourquoi avoir attendu si longtemps avant de tourner Embrasse-moi comme tu m’aimes ?
C’est le temps qu’il faut pour écrire, pour bien réfléchir à son sujet. Comme vous vous êtes sans doute rendu compte, c’est le temps que ça prend entre chacun de mes projets. C’est le cycle habituel car il n’y a pas seulement l’écriture, mais aussi le financement, la préparation, les soucis, les imprévus et la vie aussi, qui donne parfois des surprises…

Texte intégral
Séquences
Nº 304 (Septembre-Octobre 2016)
p. 6-9
En kiosque : Septembre 2016

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