En couverture

Hong Sang-soo

12 mai 2017

EXTRAIT /
ENTREVUE

Questions, transcription et
traduction de l’anglais
Anne-Christine Loranger

UNE CIGARETTE AVEC HONG SANG-SOO

Hong Sang-soo, je fume une cigarette par année et j’ai décidé de la fumer avec vous.
Oh ! C’est bien ! Comme ça, ce sera quelque chose de spécial.

Avant cela, je dois prendre une minute pour réorganiser mon matériel, je suis désolée.
Faites, je vous en prie. Vous êtes Canadienne mais vous demeurez ici, à ce que j’ai compris ? Qu’est-ce qui vous a amenée à Berlin ?

L’amour.
Ah ! L’amour… Votre ami est Allemand ?

Hong Sang-soo Suite

On the Beach at Night Alone

EXTRAIT /
CRITIQUE

Texte : Anne-Christine Loranger

INCERTITUDES

Ce n’est pas que On the Beach a At Night Alone (2017) soit un mauvais film. Au contraire ! Mais l’oeuvre de Hong Sang-soo nécessite un état d’être bien particulier pour faire apparaître ses merveilles. Il faut accepter le louvoiement, se laisser porter par les flux et les reflux d’histoires ni parallèles ni divergentes, adopter l’incertitude comme traducteur universel. Dès lors, la fascination commence. Parce que les dérives de Hong nous amènent dans des havres humains où l’immensité domine et où la beauté jamais n’est exclue. « La mer, sans forme, simplement incomparable », écrivait Marguerite Duras dans L’amant pour décrire l’orgasme. C’est un peu cela…

On the Beach at Night Alone Suite

Sylvain L’Espérance

27 février 2017

EXTRAIT /
ENTREVUE
Transcription : Jérôme Delgado

307_Sylvain L'Espérance

© ONF

« LA GRÈCE, C’EST
CE QUI NOUS ATTEND… »

Dévoilé aux Rencontres internationales du documentaire de Montréal, en novembre 2016, Combat au bout de la nuit est un film-fleuve porté par le désir de lutter contre les mesures d’austérité des gouvernements. Sylvain L’Espérance s’est tenu à le tourner en Grèce, mais il le considère comme un écho de l’état du monde. Sa présentation dans la section Panorama de la 67e Berlinale, en février 2017, le ravit particulièrement parce qu’on lui a annoncé avoir voulu faire, avec cette sélection, « un geste politique ». Le documentariste québécois ne pouvait mieux être servi, lui qui cherche, derrière sa caméra imprégnée de poésie, à suggérer des formes de résistance.  Suite

Combat au bout de la nuit / de Sylvain L’Espérance

EXTRAIT /
CRITIQUE
★★★★★ 
Texte : Élie Castiel

« OÙ QUE ME PORTE MON VOYAGE, LA GRÈCE ME BLESSE… »

Quelles que soient les époques, de la Grèce antique éprise de Dieux, à aujourd’hui, où le christianisme orthodoxe conserve consciemment ou inconsciemment quelques fragments de son passé ; qu’il s’agisse aussi de la prise en charge de l’individu hellène pour maintenir son identité, un geste acquis qu’importent les régimes, les guerres, les combats, le reste du monde, la Grèce résiste. Berceau de la civilisation occidentale et qui à un moment relativement proche de notre Histoire, tombe presque en ruines à cause de l’incompréhension de ceux qui en ont profité. En érudit humaniste, voire philosophe de l’image, ethnologue de la conscience, Sylvain L’Espérance nous guide dans un long et sinueux périple sur mer et sur terre d’une troublante et poignante audace.

307_Combat au bout de la nuit Suite

Sous-titres français !?

8 janvier 2017

C’est avec ce commentaire de Sylvio Le Blanc que nous entamons une nouvelle section, « CourrierLecteurs », destinée à donner la voix à ceux et celles qui nous lisent, autant sur le site que dans la revue imprimée.

Suite

Michaël Dudok de Wit

6 janvier 2017

306_michael-dudok-de-witEXTRAIT /
ENTREVUE

Question : Élie Castiel
Transcription : Michaël Dudok de Wit

Après quatre courts métrages, vous abordez le long métrage en respectant néanmoins la notion de durée. En refusant, je suppose, les 90 minutes (et plus) traditionnelles, 80 minutes auront suffi pour illustrer votre proposition. Quel est votre rapport à la temporalité dans l’acte de la mise en scène ?
Toshio Suzuki, un des principaux producteurs de La tortue rouge, après avoir lu la première version de mon scénario, me disait que la durée totale du film ne devait pas dépasser 80 minutes. J’étais d’accord avec lui. Chaque minute d’animation est extrêmement coûteuse, donc je trouvais tout à fait normal d’établir la longueur précise du film avant de commencer la fabrication. Ensuite, ce n’était pas vraiment un problème pour moi de respecter la limitation de 80 minutes. Nous avons pu adapter l’histoire à cette longueur, surtout grâce au talent de la monteuse Céline Kélépikis.
(…)

Texte intégral
Séquences
Nº 306 (Janvier-Février 2017)

p. 6-9
En kiosque

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La tortue rouge / de Michaël Dudok de Wit

306_la-tortue-rougeEXTRAIT /
CRITIQUE
★★★★★
Texte : Élie Castiel

COMME AU PREMIER JOUR

Suite

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