En couverture

Michaël Dudok de Wit

6 janvier 2017

306_michael-dudok-de-witEXTRAIT /
ENTREVUE

Question : Élie Castiel
Transcription : Michaël Dudok de Wit

Après quatre courts métrages, vous abordez le long métrage en respectant néanmoins la notion de durée. En refusant, je suppose, les 90 minutes (et plus) traditionnelles, 80 minutes auront suffi pour illustrer votre proposition. Quel est votre rapport à la temporalité dans l’acte de la mise en scène ?
Toshio Suzuki, un des principaux producteurs de La tortue rouge, après avoir lu la première version de mon scénario, me disait que la durée totale du film ne devait pas dépasser 80 minutes. J’étais d’accord avec lui. Chaque minute d’animation est extrêmement coûteuse, donc je trouvais tout à fait normal d’établir la longueur précise du film avant de commencer la fabrication. Ensuite, ce n’était pas vraiment un problème pour moi de respecter la limitation de 80 minutes. Nous avons pu adapter l’histoire à cette longueur, surtout grâce au talent de la monteuse Céline Kélépikis.
(…)

Texte intégral
Séquences
Nº 306 (Janvier-Février 2017)

p. 6-9
En kiosque

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La tortue rouge / de Michaël Dudok de Wit

306_la-tortue-rougeEXTRAIT /
CRITIQUE
★★★★★
Texte : Élie Castiel

COMME AU PREMIER JOUR

Suite

Chloé Robichaud

18 novembre 2016

ENTREVUE /
EXTRAIT
Propos recueillis
et transcrits par Julie Vaillancourt

305_chloe-robichaud« J’adore parler de l’affirmation de soi dans sa différence, un thème qui me rejoint sur plusieurs de mes projets… »

Suite

Embrasse-moi comme tu m’aimes

1er septembre 2016

EXTRAIT /
CRITIQUE
★★★  ½
Texte : Luc Chaput

L’HISTOIRE RÉINVENTÉE

Le Canada, depuis septembre 1939, fait partie des nations alliées dans la Seconde Guerre mondiale lorsque debute cette chronique familiale en 1940. Pierre, déjà membre des cadets et participant à des entraînements hebdomadaires, veut s’enrôler comme plusieurs autres de ses amis. La guerre est representée surtout par la formation des cadets poussés par des ordres gueulés par des sergents matamores. Les jeunes connaissent ainsi d’une directe manière le sang, la sueur et les larmes, pour reprendre une célèbre phrase contemporaine de Winston Churchill.

304_Embrasse-moi comme tu m'aimes

Pierre se sent en partie responsable de la paraplégie de sa soeur jumelle dont il doit s’occuper de plus en plus. Berthe lui voue un amour considérable et trop demonstratif. C’est dans ce contexte familial en apparence heureux que vivent les trois membres de cette famille. La mère est veuve d’un cowboy québécois, spécialiste des tours de lasso, et ce souvenir relie ce personnage à la fascination de Forcier pour nos voisins américains, évidente dans les titres de plusieurs de ses longs métrages (Kalamazoo, Le vent du Wyoming, La comtesse de Bâton Rouge, Les États-Unis d’Albert) et analysée dans d’autres oeuvres du cinéma québécois dont le documentaire Alias Will James de Jacques Godbout…

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MISE AUX POINTS
★★★★★  Exceptionnel★★★★  Très Bon★★★  Bon★★  Moyen★  Mauvais½  [Entre-deux-cotes]  –  LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Texte intégral
Séquences
Nº 304 (Septembre-Octobre 2016)
p. 4-5
En kiosque : Septembre 2016

André Forcier

EXTRAIT /
RENCONTRE
Propos recueillis
et transcrits par Élie Castiel

ENTRE L’OBJECTIVITÉ DU REGARD
ET LA PRISE EN COMPTE DE L’IMAGINAIRE

304_André Forcier

PHOTO : © Joe Mabel

En 45 ans d’une carrière imbattable, seulement 15 films, dont un moyen métrage, Night Cap (1974). Des histoires inventées, des univers décapants, des personnages hors du commun, mais surtout des fantaisies cinématographiques marquées du sceau d’un imaginaire fécond, issu d’un rapport autant au présent qu’au passé. André Forcier, autrefois Marc-André Forcier, appartient à une génération de cinéastes qui ont vécu un rêve, l’aspiration à faire du Québec un pays, d’où leur pouvoir sur les images en mouvements. Impossible de ne pas voir le rapport entre le politique et le créatif. Malgré un itinéraire classique, Embrasse-moi comme tu m’aimes demeure un pur film forcien.

Cinq ans se sont écoulés depuis Coteau rouge. Pourquoi avoir attendu si longtemps avant de tourner Embrasse-moi comme tu m’aimes ?
C’est le temps qu’il faut pour écrire, pour bien réfléchir à son sujet. Comme vous vous êtes sans doute rendu compte, c’est le temps que ça prend entre chacun de mes projets. C’est le cycle habituel car il n’y a pas seulement l’écriture, mais aussi le financement, la préparation, les soucis, les imprévus et la vie aussi, qui donne parfois des surprises…

Texte intégral
Séquences
Nº 304 (Septembre-Octobre 2016)
p. 6-9
En kiosque : Septembre 2016

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Daniel Grou [Podz]

10 juillet 2016

ENTREVUE
Propos recueillis et transcrits
par Jérôme Delgado

UN SOUFFLE DE 90 MINUTES

Daniel Grou, ou Podz — ça lui importe peu, le nom que vous choisirez pour l’identifier, « les deux ont fusionné », dit-il – est devenu un cinéaste qui s’assume, et assume ses choix, lui dont les films arrivent sur les écrans à tous les deux ans depuis 2010. Pour son plus récent métrage, il n’a pas opté pour un plan-séquence de 90 minutes afin de faire son Alexander Sokourov (le cinéaste derrière L’arche russe). C’est plutôt le Martin Scorsese de Goodfellas, et son rythme saccadé qui l’a inspiré. Grou-Podz a voulu offrir, et s’offrir, un film haletant, à nous couper le souffle.

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Daniel Grou / Podz (à droite) et Jérôme Sabourin, directeur photo (à gauche) — © Les Films Séville

King Dave est votre cinquième long métrage de fiction. Dans votre filmographie amorcée en 2010 (avec Les Sept jours du talion, suivi de 10 1/2, L’affaire Dumont et Miraculum), l’injustice apparaît, sinon comme un fil continu, comme un thème dominant. Dave, le personnage de ce cinquième opus, lui aussi semble se battre contre les mauvais sorts que lui réserve la vie. Est-ce ce qui vous a attiré dans cette histoire ?

Oui, il y a de l’injustice sociale là-dedans, mais c’est plus l’histoire d’un gars qui se fait la mauvaise idée des choses. Il a souffert quand il était enfant et il essaie de prendre le contrôle. Mais il le fait de manière peu intelligente. Il essaie d’être quelqu’un d’autre et n’y parvient pas. Il prend le pire des autres cultures et les assimile mal. Il les recrache à sa façon et fait beaucoup de mauvais moves. Ce qui m’a attiré, c’est la façon dont le personnage raconte son histoire…

Texte intégral
Séquences
Nº 303 (Juillet-Août 2016)

p. 6-9
En kiosque : vendredi 15 juillet 2016

 

King Dave

EXTRAIT
★★★
Texte : Guillaume Potvin

DÉRAPAGE CONTRÔLÉ

Plus de dix ans se sont écoulés depuis la première représentation de « King Dave », le monologue écrit et interprété par Alexandre Goyette. Et pourtant, David Morin, l’unique personnage de cette pièce primée des Masques du meilleur acteur et du meilleur texte original en 2005 se fond aussi bien que naguère dans le paysage montréalais actuel. Cette fois, il quitte les planches pour réapparaitre au grand écran dans une adaptation signée Daniel Grou (alias Podz).

303_King Dave

L’efficacité de King Dave repose sur un pacte silencieux. Ce contrat fragile, tracé dans la couche de poussière laissée par le dynamitage du quatrième mur permettra, si le spectateur y consent, de tisser un puissant lien de sympathie avec Dave, l’antihéros du récit. Si ce dernier s’adresse à la caméra à la manière d’un vieux chum, la proposition est étonnamment facile à accepter, car qui d’entre nous, au fond, n’a pas déjà connu un Dave ? Ce type qui a une anecdote personnelle pour chaque occasion, celui qui attire constamment les emmerdes et qui raconte ses bravades sans bon sens avec une telle vivacité qu’on s’imagine transportés à ses côtés au moment de leur occurrence…

Texte intégral
Séquences
Nº 303 (Juillet-Août 2016)
p. 3-5
En kiosque : vendredi 15 juillet 2016

MISE AUX POINTS
★★★★★  Exceptionnel★★★★  Très Bon★★★  Bon★★  Moyen★  Mauvais½  [Entre-deux-cotes]  –  LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

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