12 février 2010

Vilaine
Fille de Josiane Balasko et de Philippe Berry, nièce de Richard Berry, Marilou Berry fait ses premiers pas à l’écran à l’âge de 8 ans dans Ma vie est un enfer, de Josiane Balasko. Élève au Conservatoire du VIIe arrondissement, elle impose sa personnalité sur les plateaux de tournage. Depuis 2004, elle ne cesse de tourner, orientant son registre principalement dans la comédie. Nous l’avons rencontrée lors de son passage à Montréal, à l’occasion de la première de Vilaine (sortie publique le 26 février) de Jean-Patrick Benes et Allan Mauduit.
propos recueillis par Élie Castiel
27 janvier 2010
« Je n’aime pas faire concurrence aux autres… »
Est-il nécessaire de présenter Costa-Gavras si ce n’est que pour rappeler que ses films ont eu un impact considérable et que ses dénonciations de certains systèmes politiques étaient moulées dans des récits magistralement structurés. La classe de maître promise par les organisatrices de Cinemania 2009 a eu lieu. Costa-Gavras a répondu aux questions d’un auditoire à la fois intrigué et subjugué par le poids des réponses. Paroles si denses et arborant tant de significations que nous avons voulu rencontrer le réalisateur en privé. Costa-Gavras nous parle de l’idée qu’il se fait du cinéma.
Propos recueillis par Élie Castiel
17 janvier 2010
« Je pouvais tout faire, du moment que la vérité émotive de mon projet était bien là… »
— Sami Gnaba

Podz à la caméra
Comment vous est venue l’idée d’adapter le livre de Patrick Senécal au cinéma ? Qu’est-ce qui vous séduisait là-dedans ?
C’est Nicole Robert qui m’a appelé. Elle avait déjà le projet puisque, à l’origine, c’était Robert Morin qui devait le réaliser. Il avait déposé son projet trois fois auprès des institutions, mais il n’a pas eu de financement. J’ai commencé alors à lire le scénario de Morin, auquel Patrick Senécal avait collaboré. C’était bien, mais il y avait des trucs que j’aimais moins. Alors, j’ai lu le livre et là je me suis dit que c’était ça, le film ! Moi et Patrick, on s’est rencontrés ensuite. Il avait une version du roman écrite dans la forme d’un scénario. Et on est parti de là. Il faut dire aussi qu’on se ressemble beaucoup tous les deux, on avait la même vision, le même point de vue sur la question de la vengeance. Il n’y a rien d’américain dans la manière dont on la traite. On est très loin de Charles Bronson qui arrive dans Death Wish. Le personnage de Legault ne trippe pas devant l’acte qu’il est en train de commettre. C’est répréhensible, ce qu’il fait. Humainement parlant, c’est compréhensible. Moralement, toutefois, ça ne l’est pas. J’aimais bien les questions que ça soulevait, l’ambiguïté.
17 septembre 2009

Depardon à la cinémathèque
Si le cinéma était une église, Raymond Depardon en serait l’un de ses plus fervents prêcheurs, l’un de ses plus passionnants aussi…Toujours juste, éloquent. Se dérobant de toute étiquette (ethnologue, sociologue…), Monsieur Depardon courtise la fibre fragile de l’humanisme, même si le terme, pris dans notre époque tournant au cynisme ambiant, possède des faux airs de désuétude. Au ton intimiste, le cinéma depardonien est surtout cousu dans la plus belle humilité. Au fil de cette conversation (reproduite en entier dans le prochain Séquences), un thème reviendra sans cesse : le positionnement du cinéaste dans son propre cadre: « il faut considérer la caméra comme un interlocuteur, à part entière..», « le premier commandement d’un cinéaste est de filmer simplement…» ou encore « il faut trouver le mot juste, l’image juste..». Honte à tous ceux qui n’ont pas compris ou qui n’ont pas voulu l’entendre, préférant déloyalement le taxer de voyeuriste!
30 août 2009
« Je veux exploiter la signature de ma voix en narration »
— Ismaël Houdassine
Pour son troisième long métrage de fiction, le réalisateur québécois Ricardo Trogi (Québec-Montréal, Horloge biologique) a décidé de raconter son enfance dans une comédie dramatique remplie de tendresse. Présenté en première mondiale lors de la soirée d’ouverture du Festival des films du monde, 1981 est une œuvre nostalgique sur un coup de foudre de jeunesse. Séquences s’entretient avec le cinéaste.

3 août 2009
La symphonie de Back
- Ismaël Houdassine
Il y a Frédéric Back, l’illustrateur, Frédéric Back, le peintre, Frédéric Back, le dessinateur. Mais il y a aussi Frédéric Back, le cinéaste. Au cours de sa carrière filmique, l’homme aura réalisé de nombreux longs et courts métrages, autant de chefs-d’œuvre de l’animation. L’itinéraire du virtuose de l’image est foisonnant. Retour sur la vie d’un grand artiste engagé.

Frédéric Back
25 juillet 2009
Rencontre avec la relève
- Olivier Bilodeau
Après deux ans de dur labeur à bricoler leur film avec des copains la fin de semaine et le soir après le boulot, Caroline Labrèche et Steeve Léonard pourront enfin vivre le lancement de leur premier long métrage ce samedi. La communauté fantasiane saura s’agrémenter de leur Sans Dessein, une comédie bien de chez-nous qui s’aligne parfaitement avec l’esprit du festival : sans prétention et plaisir garanti!

Steeve Léonard et Caroline Labrèche au travail
21 juillet 2009
Rencontre avec un réalisateur déjanté
- Olivier Bilodeau
Yoshihiro Nishimura est l’un des ces réalisateurs japonais d’une créativité débordante. Ses œuvres quoique sanglantes à l’extrême ne provoquent aucune terreur chez le spectateur. Au contraire, elles lui dilatent la rate au maximum. Devenu l’un des favoris du public de FanTasia l’an dernier avec la présentation de son désormais célèbre Tokyo Gore Police, il récidive cette année avec une comédie des plus détraquées et dégoulinantes d’hémoglobine au titre évocateur de Vampire Girl vs Frankenstein Girl. Séquences l’a rencontré.

Le réalisateur japonais lors du Festival FanTasia l'an passé
19 juillet 2009
« Faire un film comme Riopelle peignait sa toile »
- Olivier Bilodeau
Robin Aubert présente un deuxième film intimiste À quelle heure le train pour nulle part lors du Festival FanTasia. En tournage de son prochain film, il a tout de même voulu répondre aux questions de Séquences.

Robin Aubert, la caméra à la main : «Je ne veux pas avoir de lois...»
2 juillet 2009
« Le cinéma, dans son ensemble, n’est pas un phénomème culturel isolé… »
— Élie Castiel
Le parcours professionnel de Jean A. Gili le mène à une carrière féconde dans le milieu du cinéma où s’entremêlent, entre autres, critiques dans diverses revues, publications érudites et enseignement. Délégué général du festival Annecy Cinéma Italien, il était récemment invité par la Cinémathèque québécoise à l’occasion d’un cyle consacré à quelques films de cet événement cinématographique. Rencontre avec un érudit.

Mort d'un mathématicien napolitain
2009 © SÉQUENCES - La revue de cinéma