Entrevues

Antoine de Baecque

5 juin 2010

« Il (Godard) construit son art, mais aussi sa vie, sur la ruine, c’est indéniable…»

On savait Antoine de Baecque passionné par la Nouvelle-Vague (La Nouvelle Vague, La cinéphilie, François Truffaut notamment). On lui reconnaissait également une admiration indéfectible pour Jean-Luc Godard (ce « Don du livre» rédigé à l’aube des années 90 aux Cahiers), cinéaste aussi monumental qu’insaisissable, homme-cinéma à lui seul et «chercheur désabusé, guetteur d’étoiles tellement mélancolique» pour citer Thierry Jousse. Avec sa récente offrande, simplement intitulée Godard, de Baecque ose comme nul autre auparavant se confronter à la légende godardienne, s’évertuant avec sa précision et érudition coutumières à cerner l’homme derrière le(s) personnage(s). Et le résultat, fruit de plusieurs années de travail acharné, est tout simplement passionnant… Extraits d’entretien (reproduit dans le prochain Séquences).

Propos recueillis par Sami Gnaba

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Félix Van Groeningen

20 mars 2010

La mertitude des choses


Après des passages remarqués au festival de Cannes et au FNC l’année dernière, La merditude des choses arrive enfin dans nos salles. De ce portrait trash et souvent cru(el) d’une famille d’éternels paumés basée sur les terres flamandes, on retient la redoutable efficacité de la mise en scène. Le belge Félix Van Groeningen nous offre là un troisième film sombre parsemé d’une belle touche d’espoir fragile. Entretien (reproduit dans son entièreté dans le prochain Séquences).

Propos recueillis par Sami Gnaba

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Quelques moments avec Marilou Berry

12 février 2010

Vilaine

Fille de Josiane Balasko et de Philippe Berry, nièce de Richard Berry, Marilou Berry fait ses premiers pas à l’écran à l’âge de 8 ans dans Ma vie est un enfer, de Josiane Balasko. Élève au Conservatoire du VIIe arrondissement, elle impose sa personnalité sur les plateaux de tournage. Depuis 2004, elle ne cesse de tourner, orientant son registre principalement dans la comédie. Nous l’avons rencontrée lors de son passage à Montréal, à l’occasion de la première de Vilaine (sortie publique le 26 février) de Jean-Patrick Benes et Allan Mauduit.

propos recueillis par Élie Castiel

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Costa-Gavras

27 janvier 2010

« Je n’aime pas faire concurrence aux autres… »

Est-il nécessaire de présenter Costa-Gavras si ce n’est que pour rappeler que ses films ont eu un impact considérable et que ses dénonciations de certains systèmes politiques étaient moulées dans des récits magistralement structurés. La classe de maître promise par les organisatrices de Cinemania  2009 a eu lieu. Costa-Gavras a répondu aux questions d’un auditoire à la fois intrigué et subjugué par le poids des réponses. Paroles si denses et arborant tant de significations que nous avons voulu rencontrer le réalisateur en privé. Costa-Gavras nous parle de l’idée qu’il se fait du cinéma.

Propos recueillis par Élie Castiel

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Podz

17 janvier 2010

« Je pouvais tout faire, du moment que la vérité émotive de mon projet était bien là… »

Sami Gnaba

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Podz à la caméra

Comment vous est venue l’idée d’adapter le livre de Patrick Senécal au cinéma ? Qu’est-ce qui vous séduisait là-dedans ?

C’est Nicole Robert qui m’a appelé. Elle avait déjà le projet puisque, à l’origine, c’était Robert Morin qui devait le réaliser. Il avait déposé son projet trois fois auprès des institutions, mais il n’a pas eu de financement. J’ai commencé alors à lire le scénario de Morin, auquel Patrick Senécal avait collaboré. C’était bien, mais il y avait des trucs que j’aimais moins. Alors, j’ai lu le livre et là je me suis dit que c’était ça, le film ! Moi et Patrick, on s’est rencontrés ensuite. Il avait une version du roman écrite dans la forme d’un scénario. Et on est parti de là. Il faut dire aussi qu’on se ressemble beaucoup tous les deux, on avait la même vision, le même point de vue sur la question de la vengeance. Il n’y a rien d’américain dans la manière dont on la traite. On est très loin de Charles Bronson qui arrive dans Death Wish. Le personnage de Legault ne trippe pas devant l’acte qu’il est en train de commettre. C’est répréhensible, ce qu’il fait. Humainement parlant, c’est compréhensible. Moralement, toutefois, ça ne l’est pas. J’aimais bien les questions que ça soulevait, l’ambiguïté.

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Raymond Depardon

17 septembre 2009

« Ma position de faiseur d’images… c’est de rester respectueux… »
Sami Gnaba
Depardon à la cinémathèque

Depardon à la cinémathèque

Si le cinéma était une église, Raymond Depardon en serait l’un de ses plus fervents prêcheurs, l’un de ses plus passionnants aussi…Toujours juste, éloquent. Se dérobant de toute étiquette (ethnologue, sociologue…), Monsieur Depardon courtise la fibre fragile de l’humanisme, même si le terme, pris dans notre époque tournant au cynisme ambiant, possède des faux airs de désuétude. Au ton intimiste, le cinéma depardonien est surtout cousu dans la plus belle humilité. Au fil de cette conversation (reproduite en entier dans le prochain  Séquences), un thème reviendra sans cesse : le positionnement du cinéaste dans son propre cadre: « il faut considérer la caméra comme un interlocuteur, à part entière..», « le premier commandement d’un cinéaste est de filmer simplement…» ou encore « il faut trouver le mot juste, l’image juste..». Honte à tous ceux qui n’ont pas compris ou qui n’ont pas voulu l’entendre, préférant déloyalement le taxer de voyeuriste!

Ricardo Trogi

30 août 2009

« Je veux exploiter la signature de ma voix en narration »

Ismaël Houdassine

Pour son troisième long métrage de fiction, le réalisateur québécois Ricardo Trogi (Québec-Montréal, Horloge biologique) a décidé de raconter son enfance dans une comédie dramatique remplie de tendresse. Présenté en première mondiale lors de la soirée d’ouverture du Festival des films du monde, 1981 est une œuvre nostalgique sur un coup de foudre de jeunesse. Séquences s’entretient avec le cinéaste.

1981

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Rencontre avec Frédéric Back

3 août 2009

La symphonie de Back

- Ismaël Houdassine

Il y a Frédéric Back, l’illustrateur, Frédéric Back, le peintre, Frédéric Back, le dessinateur. Mais il y a aussi Frédéric Back, le cinéaste. Au cours de sa carrière filmique, l’homme aura réalisé de nombreux longs et courts métrages, autant de chefs-d’œuvre de l’animation. L’itinéraire du virtuose de l’image est foisonnant. Retour sur la vie d’un grand artiste engagé. 

Frédéric Back

Frédéric Back

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Caroline Labrèche / Steeve Léonard

25 juillet 2009

Rencontre avec la relève

- Olivier Bilodeau

Après deux ans de dur labeur à bricoler leur film avec des copains la fin de semaine et le soir après le boulot, Caroline Labrèche et Steeve Léonard pourront enfin vivre le lancement de leur premier long métrage ce samedi. La communauté fantasiane saura s’agrémenter de leur Sans Dessein, une comédie bien de chez-nous qui s’aligne parfaitement avec l’esprit du festival : sans prétention et plaisir garanti!

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Steeve Léonard et Caroline Labrèche au travail

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Yoshihiro Nishimura

21 juillet 2009

Rencontre avec un réalisateur déjanté

- Olivier Bilodeau

Yoshihiro Nishimura est l’un des ces réalisateurs japonais d’une créativité débordante. Ses œuvres quoique sanglantes à l’extrême ne provoquent aucune terreur chez le spectateur. Au contraire, elles lui dilatent la rate au maximum. Devenu l’un des favoris du public de FanTasia l’an dernier avec la présentation de son désormais célèbre Tokyo Gore Police, il récidive cette année avec une comédie des plus détraquées et dégoulinantes d’hémoglobine au titre évocateur de Vampire Girl vs Frankenstein Girl. Séquences l’a rencontré.

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Le réalisateur japonais lors du Festival FanTasia l'an passé

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