En salle à Montréal

Dragon Ball Super: Broly

17 janvier 2019

| PRIMEUR |
Semaine 03
Du 18 au 24 janvier 2019

RÉSUMÉ SUCCINCT
Goku et Vegeta rencontrent Broly, un guerrier pas comme les autres. La lutte sera dure.

Suite

Glass

| PRIMEUR |
Semaine 03
Du 18 au 24 janvier 2019

RÉSUMÉ SUCCINCT
Trois hommes aux pouvoirs extraordinaires se retrouvent dans un établissement psychiatrique, sous les soins de la Dre Ellie Staple, une psychiatre spécialisée dans le traitement des illusions de grandeur.


EN BREF
| Élie Castiel |
★★ ½

Miroirs brisés

Si M. Night Shyamalan maîtrise quelque chose, c’est bien la mise en scène, ici dans Glass, torturée, abstraite, obstruant la forme du montage comme s’il s’agissait d’un puzzle entre le fantastique (film de genre) et le psychanalytique (quasi du Cronenberg). Mais de ces sources, il ne s’inspire que superficiellement. Le jeu des comédiens, exacerbés par des touches impressionnistes, voire même expressionnistes, ressemble à une chorégraphie du mouvement qui ne semble se diriger nulle part. La finale, tout de même réussie avec aplomb, nous fait oublier certains faux raccords, des lourdeurs de mise en situation. Mais on se délectera devant le registre multiple d’un James McAvoy remarquable dans son délire, un Bruce Willis qui vieillit à la perfection, plus bel homme qu’autrefois; bien sûr Samuel L. Jackson, qui ne semble pas avoir pris un ride et Sarah Paulson, dans un rôle inquiétant qu’elle manipule adroitement au moyen d’une tendresse presque maternelle et un cynisme absolu. Quant au récit, comme toujours chez l’américano-indien Shyamalan, il conserve sa forme alambiquée qui fait sa marque de commerce. À travers ces multiples récits identitaires, les thèmes de la résignation, du pardon, de la vengeance, de la vie, de la mort et de la violence quotidienne, sans oublier la technologie toute puissante dans nos vies, s’entremêlent ouvertement ou en filigrane pour mettre les pendules à l’heure quant à notre contemporanéité.

Quant au récit, comme toujours chez l’américano-
indien Shyamalan, il conserve sa forme alambiquée…

Sortie
Vendredi 18 janvier 2019

FICHE TECHNIQUE

Réal.
M. NIGHT SHYAMALAN

Origine(s)
États-Unis

Année : 2019 – Durée : 2 h 09

Genre(s)
Suspense fantastique

Langue(s)
V.o. : anglais / Version française
Glass / Verre

Dist. @
Universal Pictures

Classement
Interdit aux moins de 13 ans

 Info. @
Cineplex


MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel.  ★★★★ Très Bon.  ★★★ Bon.
★★ Moyen.  Mauvais. 0 Nul.
½
[Entre-deux-cotes]

Impetus

| PRIMEUR |
Semaine 03
Du 18 au 24 janvier 2019

RÉSUMÉ SUCCINCT
Une cinéaste vient de perdre l’être qu’elle aimait le plus au monde. Souhaitant mettre en images la sensation de vide causée par cette séparation douloureuse, elle rassemble ses économies et se lance dans la production d’un film autobiographique auquel participeront certaines de ses connaissances. Suite

Kaka Ji

| PRIMEUR |
Semaine 03
Du 18 au 24 janvier 2019

RÉSUMÉ SUCCINCT
Au cours des années 1990, le clan « Kale kachia wale » est celui dont on parle le plus au Punjab. Et c’est dans ses temps troubles que Kaka Ji tombe amoureux de Deepi, belle jeune fille d’un autre village que le sien. Mais une situation délicate vient interrompre cet amour naissant.


SANS
COMMENTAIRES

 Sortie
Vendredi 18 janvier 2019

FICHE TECHNIQUE

Réal.
MANDEEP BENIPAL

Origine(s)
Inde

Année : 2019 – Durée : 2 h 03

Genre(s)
Comédie romantique

Langue(s)
V.o. : pendjabi ; s.-t.a.
Son of Royal Sardar

 Dist. @
n.d.

Classement
En attente

 Info. @
Cineplex

 

Malek

| PRIMEUR |
Semaine 03
Du 18 au 24 janvier 2019

RÉSUMÉ SUCCINCT
Malek, un immigrant libanais, habite maintenant Montréal. L’adaptation est pour lui difficile et, après une tentative de suicide, il est astreint à des rencontres avec une psychologue.


EN BREF
| Élie Castiel |
★★★

Chacun dans son coin

Nous avions beaucoup aimé Marécages, passablement moins Ville Marie. Que dire alors de Malek? Tiré du roman Le cafard (pas lu), du canado-libanais Rawi Hage, le troisième long métrage de Guy Édoin ressemble plus à film étranger qu’à une production québécoise. Les personnages principaux, issus de l’immigration, ignorent le fait francophone, sauf dans cas de la psychologue, incarnée brillamment par Karine Vanasse. C’est là le grand problème du cinéma fait au Québec, et particulièrement lorsqu’il se passe de nos jours, à Montréal. Il y a eu et encore existent ce qu’on appelle « les deux solitudes ». Il faudrait plutôt dire « les nombreuses solitudes ».

Toujours est-il que d’aucuns peuvent ressentir une sensation de malaise quoique teinté d’espoirs incertains. En fait, chacun pour soi, chacun dans son coin. Ou du moins, pour l’instant.

Plus que tout malgré des séquences très bien réussies et une caméra qui filme les corps avec sensualité superbement exprimée, surtout lorsqu’il s’agit, même furtivement, de filmer Tewfik Jallab (très bon comédien) qui ne semble pas avoir de gêne à montrer ses formes les plus intimes, même si le moindrement habillé. On parle français international. La langue québécoise est quasi absente? Où sommes-nous? À Montréal (ville définitivement cinématographique) ou dans un ailleurs inventé. Dans un sens, l’intégration est-elle possible? Toujours est-il que d’aucuns peuvent ressentir une sensation de malaise quoique teinté d’espoirs incertains. En fait, chacun pour soi, chacun dans son coin. Ou du moins, pour l’instant.

Sortie
Vendredi 18 janvier 2019

FICHE TECHNIQUE

Réal.
GUY ÉDOIN

Origine(s)
Québec [Canada]

Année : 2018 – Durée : 1 h 35

Genre(s)
Drame

Langue(s)
V.o. : arabe, français ; s.-t.f.
Malek

Dist. @
Les Films Séville

Classement
Interdit aux moins de 13 ans

Info. @
Cinéma Beaubien


MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel.  ★★★★ Très Bon.  ★★★ Bon.
★★
Moyen.  Mauvais. 0 Nul.
½
[Entre-deux-cotes]

Premières armes

| PRIMEUR |
Semaine 03
Du 18 au 24 janvier 2019

RÉSUMÉ SUCCINCT
Lancés dans une formation intensive de 12 semaines, de jeunes civils se voient progressivement transformés en soldats des Forces armées canadiennes. Novice et disparate, cette cohorte d’hommes et de femmes s’adapte tant bien que mal à la rigidité d’un monde régi par ses propres règles et valeurs.


CRITIQUE
| Sophie Leclair-Tremblay |

★★★★

LES YEUX IMPRÉGNÉS DU DRAPEAU

Jean-François Caissy, quatre ans après la touchante incursion à travers les tourments de l’adolescence dans La marche à suivre, revient avec fougue en nous présentant la réalité que vivent les soldats enrôlés dans les Forces armées canadiennes avec le documentaire Premières armes. Le cinéaste nous ouvre les portes d’une base militaire où nous assistons aux péripéties que vivent ces recrues alors qu’ils sont confinés à une routine stricte qui, néanmoins, ne laisse aucune place à la perte de motivation.

Au travers diverses péripéties de leur quotidien, le réalisateur filme les regards complexes de ces jeunes où s’installe, petit à petit, le point invisible qu’ils semblent tous fixer, qui est celui de leur mission : défendre leur pays. Là où ils se trouvent, c’est le Canada qui passe avant eux-mêmes. La mise en scène de Caissy s’appuie fortement sur l’idée du sens collectif, ayant souvent recours au hors-champ, là où résonne l’écho des ordres et des règles que ces soldats doivent respecter, alors que le cadre nous propose une forte contemplation de leurs regards.

Force est de souligner que ces plans suggèrent aussi l’idée selon laquelle le point commun de leur démarche, qu’ils ne doivent jamais perdre de vue, est de faire partie de tout ce qui se passe autour d’eux.

L’humanité cachée derrière les soldats ainsi que les instructeurs se veut camouflée, la personnalité étant reléguée au second plan. Néanmoins, ce conflit intérieur lié à l’identité, celui où tous ces êtres délaissent leur propre au profit de celle collective, est illustré de façon adroite et subtile tout le long du film. Lors de brefs moments où les soldats vont manifester un laissez-aller, ils se font rappeler à l’ordre, confirmant que de joindre les Forces armées canadiennes signifie également tirer une croix sur de nombreux moments et de nombreuses étapes importantes de l’existence.

L’humanité cachée derrière les soldats ainsi que les instructeurs se veut camouflée, la personnalité étant reléguée au second plan. Néanmoins, ce conflit intérieur lié à l’identité, celui où tous ces êtres délaissent leur propre au profit de celle collective, est illustré de façon adroite et subtile…

Sortie
Vendredi 18 janvier 2019

FICHE TECHNIQUE

Réal.
JEAN-FRANÇOIS CAISSY

Origine(s)
Canada

Année : 2018 – Durée : 1 h 46

Genre(s)
Documentaire

Langue(s)
V.o. : français
Premières armes

Dist. @
ONF

Classement
Tous publics

Info. @
Cinémathèque québécoise


MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel.  ★★★★ Très Bon.  ★★★ Bon.
★★
Moyen.   Mauvais. 0 Nul.
½
[Entre-deux-cotes]

Stan & Ollie

| PRIMEUR |
Semaine 03
Du 18 au 24 janvier 2019

RÉSUMÉ SUCCINCT
Après avoir atteint le sommet de la gloire au cinéma dans les années 1930, le duo comique Laurel et Hardy (Stan Laurel et Oliver Hardy) entreprend en 1957 une tournée sur les planches en Angleterre, en Écosse et en Irlande. Alors supplanté, au grand écran, par les performances burlesques d’Abbott et Costello, le duo est délaissé par les studios hollywoodiens.


EN BREF
| Élie Castiel |

★★★

Les clowns sont tristes

Une tristesse bercée de mélancolie anime le troisième long métrage de l’Écossais Jon S. Baird. Tendre hommage à deux maîtres de la comédie au temps du muet, Stan Laurel et Oliver Hardy, mieux connus comme Laurel & Hardy, génies du comique de situations absurdes, d’incidents plus grands que nature, de métaphores de la vie, de l’ironie des évènements qui nous dépassent. Et une vie privée derrière ces masque de clowns; plusieurs mariages, les gestes qu’il faut poser même lorsqu’on n’a pas envie de jouer, mais surtout une amitié qui ressemble à celle d’un couple amoureux en situation platonique. Baird les montre vieillissants, à un moment précis où les masques du superflu doivent tomber pour laisser la place à la dure réalité. Mais c’est aussi un film sur l’indifférence du public, le je-m’en-foutisme d’un milieu du cinéma des géants de la production qui ne pensent qu’en deniers. Ce qui prouve que pour rester dans le milieu (comme c’est aussi le cas de certains critiques), il faut absolument quasi idolâtrer son métier. C’est ce que, dans un cas ou dans l’autre, émotionnellement et intellectuellement, de façon métaphorique, laisse en vie. Les deux comédiens, Steven Googan et John C. Reilly entrent totalement dans la peau de deux personnages d’exception qui ont réussi à colorer la vie de leur contemporains, ces individus d’une époque, en apparence, insouciante. C’est simple, subtil, bien rodé, sans séquences inutiles et sans larmoiements. Les films du duo Laurel et Hardy ont fait le tour du monde et certains cinéastes s’en sont adroitement inspirés.

Une tristesse bercée de mélancolie anime le troisième long métrage de l’Écossais Jon S. Baird… C’est simple, subtil, bien rodé, sans séquences inutiles et sans larmoiements. Les films du duo Laurel et Hardy ont fait le tour du monde et certains cinéastes s’en sont adroitement inspirés. 

Sortie
Vendredi 18 janvier 2019

FICHE TECHNIQUE

Réal.
JON S. BAIRD

Origine(s)
Grande-Bretagne
Canada
États-Unis

Année : 2018 – Durée : 1 h 37

Genre(s)
Drame biographique

Langue(s)
V.o. : anglais
Stan & Ollie

 Dist. @
Les Films Séville

Classement
Tous publics

 Info. @
Cineplex

 
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel.  ★★★★ Très Bon.  ★★★ Bon.
★★ Moyen.  Mauvais. 0 Nul.
½
[Entre-deux-cotes]

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