En salle à Montréal

Anna

20 juin 2019

PRIMEUR
| Semaine 25 |
Du 21 au 27 juin 2019 

RÉSUMÉ SUCCINCT
Derrière sa beauté stupéfiante, Anna Poliatova dissimule une force et des aptitudes hors du commun qui en font l’une des assassins les plus redoutés au monde. Elle doit choisir entre le KGB et la CIA.
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Annabelle Comes Home

PRIMEUR
| Semaine 25 |
Du 21 au 27 juin 2019

RÉSUMÉ SUCCINCT
Déterminés à empêcher Annabelle de provoquer plus de ravages, les démonologues Ed et Lorraine Warren placent la poupée dans une pièce de leur maison fermée à clé et destinée aux artefacts. Placée sous une cloche de verre sacrée et bénie par un prêtre, Annabelle ne « devrait plus » mettre la sécurité de tous en péril.
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Child’s Play

PRIMEUR
| Semaine 25 |
Du 21 au 27 juin 2019

RÉSUMÉ SUCCINCT
Karen, une mère célibataire, offre à son fils Andy une poupée, ignorant tout de sa nature sanglante et violente.

Suite

Dogman

PRIMEUR
| Semaine 25 |
Du 21 au 27 juin 2019

 

RÉSUMÉ SUCCINCT
Dans une banlieue déshéritée, Marcello, toiletteur pour chiens discret et apprécié de tous, voit revenir de prison son ami Simoncino, un ancien boxeur accro à la cocaïne qui, très vite, rackette et brutalise le quartier. D’abord confiant, Marcello se laisse entraîner malgré lui dans une spirale criminelle.

< Le Film de la semaine >
Sophie Leclair-Tremblay

★★★★

LA PRISON DOMESTIQUE DES ÊTRES

Le cinéaste italien Matteo Garrone (Gomorrah, Reality) est de retour avec Dogman, long métrage qui présente le quotidien de Marcello (sublime interprétation de Marcello Fonte, prix d’interprétation masculine au Festival de Cannes), un toiletteur pour chiens dans un quartier défavorisé se trouvant en banlieue de la ville de Naples. Marcello entretient de bonnes relations avec les gens de son quartier, est père d’une magnifique petite fille et semble passionné par son boulot. Si ce portrait est somme toute porteur d’une certaine utopie, le film ne tarde pas à s’affirmer comme un univers où règne la brutalité. Cette dernière fait son apparition par l’entremise de Simone (Edoardo Pesce), ami de Marcello: il s’agit d’un personnage qui intimide et brutalise le voisinage ainsi que Marcello lui-même. Le lien qui les unit prend en quelque sorte ses racines sur cette violence perpétrée par Simone, violence qui teinte leurs échanges n’ayant pour but que l’argent et la cocaïne.

Alors que l’emprise de Simone gangrène la réalité de Marcello, le spectateur constate la prison intérieure dans laquelle vit ce dernier. S’il possède une physionomie et un langage corporel qui témoignent d’un être victime de son environnement, le film fait ressortir quelque chose de beaucoup plus complexe chez lui.

Les chiens dont Marcello s’occupe s’imposent comme un symbole majeur dans les rapports sociaux de l’univers du film. C’est d’ailleurs l’une des très grandes forces du long métrage de Garrone: il s’agit d’un cinéma qui fait confiance aux subtilités des actions et des environnements qu’il crée, là où réside un dialogue contemplatif puissant.

Il s’agit d’un personnage riche qui résonne merveilleusement bien avec le milieu dans lequel il a été imaginé, ce qui confère une grande maîtrise au propos de l’œuvre. Marcello se voit dans l’obligation d’assister et de subir les crimes et autres méfaits commis par Simone, et il semble relativement en contrôle. Il est rare de le voir défaillir tant et aussi longtemps que son image de Dogman, tel qu’inscrit sur l’enseigne de son commerce de toilettage, reste intacte. Il veut conserver un rapport sain avec les commerces qui lui font office de voisinage mais s’embourbe dans un milieu qu’il regarde avec une certaine naïveté, entretenant une amitié dont il ne semble guère concevoir les bases malsaines malgré la violence brute dont il est témoin et victime. Et s’il comprend, il semble néanmoins toujours accepter d’emprunter les chemins où il n’y a rien à gagner et tout à perdre.

Les chiens dont Marcello s’occupe s’imposent comme un symbole majeur dans les rapports sociaux de l’univers du film. C’est d’ailleurs l’une des très grandes forces du long métrage de Garrone: il s’agit d’un cinéma qui fait confiance aux subtilités des actions et des environnements qu’il crée, là où réside un dialogue contemplatif puissant. Bien que fondamentalement différents, Marcello et Simone agissent comme des animaux désemparés, en proie à l’égarement, captifs de leur propre enveloppe humaine. Ils ont soif d’argent et semblent faire usage de cocaïne aussi souvent et avec autant de facilité qu’aller à la salle de bains, comme un besoin vital qui vivifie la noirceur dont leur existence est déjà fortement imprégnée. À défaut de pouvoir exister sans craindre de vagabonder à nouveau dans ce milieu régit par la violence et la peur, Marcello existe en Dogman, là où il peut prendre soin de ces animaux confinés auxquels il semble vouer le plus grand des attachements, Simone faisant en quelque sorte partie du lot.

FICHE TECHNIQUE
Sortie
Vendredi 21 juin 2019

Réal.
Matteo Garrone

Genre(s)
Drame

Origine(s)
Italie

France

Année : 2018 – Durée : 1 h 43

Langue(s)
V.o. : italien ; s.-t.a. & s.-t.f.

Dogman

Dist. @
Métropole Films

Classement
Interdit aux moins de 13 ans
[ Violence ]

En salle(s) @
Cinéma BeaubienCinéma du Parc
Cinéma du Musée Cinémathèque québécoise

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel.  ★★★★ Très Bon.  ★★★ Bon.
★★ Moyen.  Mauvais. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

Kabir Singh

 PRIMEUR
| Semaine 25 |
Du 21 au 27 juin 2019

 RÉSUMÉ SUCCINCT
Un interne en chirurgie coléreux commence à consommer de la drogue et à boire lorsqu’il apprend que sa petite amie est promise à quelqu’un d’autre.

SANS
COMMENTAIRES >

FICHE TECHNIQUE
Sortie
Vendredi 21 juin 2019

Réal.
Sandeep Reddy Vanga

Genre(s)
Drame

Origine(s)
Inde

Année : 2019 – Durée : 2 h 54

Langue(s)
V.o. : hindi ; s.-t.a.

Kabir Singh

Dist. @
A-Z Films

Classement
Interdit aux moins de 13 ans
[ Violence ]

En salle(s) @
Cineplex

Nuestro tiempo

PRIMEUR
| Semaine 25 |
Du 21 au 27 juin 2019

RÉSUMÉ SUCCINCT
D’une histoire de famille mexicaine, éleveurs de taureaux, puis d’une crise de couple, le film passe de l’universalité au contingent avec une facilité trop désarmante. Pas de routine dans ces séquences de combat – de taureaux, d’affrontements humains -, encore moins de prévisibilité, mais une sorte d’urgence à capter un réel, à façonner un temps, une durée (près de trois heures) qui ne nous appartient pas. (Pascal Gavillet, Venise 2018 pour La Tribune de Genève).

< Critique >
Élie Castiel

★★★★

LA FEMME INFIDÈLE

L’infidélité, serait-elle une forme d’ascèse, une question de spiritualité, certes difficile à gérer malgré tout le vouloir du monde, mais qui convoque une maturité non seulement audacieuse, mais tout aussi perverse.

Le nouveau film, de Carlos Reygadas, beaucoup plus terre-à-terre que, par exemple, Japón (2002) et plus proche du superbe Post Tenebras Lux (2012) rejoint des voies qui ressemblent à la biographie, sans l’être. Natalia Lopez, la compagne du cinéaste dans la vraie vie, tient le rôle principal féminin, Leurs enfants jouent aussi dans le film et campent des rôles aussi importants. Il y a, dans la mise en scène de Carlos Reygadas, une sorte de fenêtre indiscrète ouverte au regard des spectateurs. Un cadre cinématographique qui pendant presque trois heures de projection nous raconte le récit d’une possible rupture.

L’exigence formelle héritée des grands maîtres comme Tarkovski, Dreyer, Bresson et d’autres acolytes partageant la même pensée cinématographique ne cesse de se manifester tout le long de ce récit parfois fragmenté, oscillant entre l’existence des rancheros et le drame intime. Mais ce qui frappe davantage dans Nuestro tiempo, titre d’autant plus significatif, c’est bel et bien la direction d’acteurs, la précision qu’ils exercent pour rendre leurs personnages aussi réels qu’incandescents et vivre « les temps d’aujourd’hui », signification sans doute du titre.

Il y a aussi du Bergman et ses fameuses scènes conjugales. L’amour, le vrai, celui qui s’effrite avec le passage des ans, l’habitude peut-être, celle qui au lieu de briser le cœur, l’anime de nouveaux sentiments, d’autres affinités. Comme s’il s’agissait d’un éternel recommencement.

C’est triste, certes, mais ose revendiquer la liberté comme méthode de survie. Et ces brèves séquences de bestiaux qui se heurtent les uns aux autres, non seulement splendide image de la lutte incessante pour la survie, mais plus que tout, grandiose métaphore de l’innocence perdue et du rapprochement entre le règne animal et l’espèce humaine. La trame sonore (dont celle de Genesis), produit une sensation de bien-être aussi bien qu’une étrange perception de vide existentiel.

Il y a aussi du Bergman et ses fameuses scènes conjugales. L’amour, le vrai, celui qui s’effrite avec le passage des ans, l’habitude peut-être, celle qui au lieu de briser le cœur, l’anime de nouveaux sentiments, d’autres affinités. Comme s’il s’agissait d’un éternel recommencement.

FICHE TECHNIQUE
Sortie
Vendredi 21 juin 2019

Réal.
Carlos Reygadas

Genre(s)
Drame

Origine(s)
Mexique – France

Allemagne

Année : 2018 – Durée : 2 h 53

Langue(s)
V.o. : multilingue ; s.-t.f. & s.-t.a.

Notre temps
Our Time

Dist. @
[ Monument Releasing ]

Classement
[ NC ]

En salle(s) @
Cinéma Moderne
Cinémathèque québécoise

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel.  ★★★★ Très Bon.  ★★★ Bon.
★★ Moyen.  Mauvais. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

The Extraordinary Journey of the Fakir

PRIMEUR
| Semaine 25 |
Du 21 au 27 juin 2019 

RÉSUMÉ SUCCINCT
Aja, un jeune arnaqueur de Mumbai, entame, à la mort de sa mère, un extraordinaire voyage sur les traces du père qu’il n’a jamais connu. Il rencontre l’amour à Paris dans un magasin de meubles suédois, le danger en compagnie de migrants somaliens en Angleterre, la célébrité sur une piste de danse à Rome, l’aventure dans une montgolfière au-dessus de la Méditerranée, et comprend finalement ce qu’est la vraie richesse et qui il souhaite devenir.

< Brève >
Élie Castiel

★★  ½

Le tour du monde en plusieurs jours

Étrange film que celui du Québécois Ken Scott (du très bien fignolé Starbuck). En abordant plusieurs sujets à la fois, dont le thème de l’immigration et celui de l’identité, en lui attribuant une touche à la Bollywood, donnant droit à une belle séquence chorégraphiée, The Extraordinary Journey of the Fakir ressort de cette aventure rocambolesque un peu perdant. Et c’est bel et bien, un peu perdant, puisque la présence de Dhanush, vedette en Inde, relève du grand défi. Il est de tous les instants (ou presque); son côté candide-mauvais-garçon lui donne une personnalité attendrissante et on est prêt à lui donner le bon Dieu sans confession. Bérénice Bejo fait quelques apparitions bien rythmées et s’en tire admirablement. Il s’agit d’un road-movie qui traverse trop vite les pays visités. Mais plus que tout, il est dommage qu’une fois en Inde, les dialogues se passent en anglais, à part quelques courtes phrases. Fable, conte, satire sociale ? Lequel/laquelle des trois ?

… la présence de Dhanush, vedette en Inde, relève du grand défi. Il est de tous les instants (ou presque); son côté candide-mauvais-garçon lui donne une personnalité attendrissante et on est prêt à lui donner le bon Dieu sans confession.

FICHE TECHNIQUE
Sortie
Vendredi 21 juin 2019

Réal.
Ken Scott

Genre(s)
Comédie fantaisiste

Origine(s)
Inde

Belgique

Année : 2018 – Durée : 1 h 37

Langue(s)
V.o. : multilingue ; s.-t.a. / Version française

L’extraordinaire voyage du fakir

Dist. @
A-Z Films

Classement
Tous publics

En salle(s) @
Cineplex

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel.  ★★★★ Très Bon.  ★★★ Bon.
★★ Moyen.  Mauvais. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

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