En salle à Montréal

A Dog’s Journey

16 mai 2019

| PRIMEUR |
Semaine 20
Du 17 au 23 mai 2019

RÉSUMÉ SUCCINCT
Un chien observe les êtres humains
qui l’entourent pour comprendre le sens de sa propre existence.
Suite

Asako I & II

| PRIMEUR |
Semaine 20
Du 17 au 23 mai 2019

RÉSUMÉ SUCCINCT
Lorsque son premier grand amour disparaît, Asako est désemparée. Deux ans plus tard, elle rencontre son double parfait. Troublée par cette étrange ressemblance, elle se laisse séduire mais découvre peu à peu un jeune homme avec une toute autre personnalité. Suite

De De Pyaar De

| PRIMEUR |
Semaine 20
Du 17 au 23 mai 2019

RÉSUMÉ SUCCINCT
Un homme dans la cinquantaine, divorcé, s’éprend d’une jeune femme de 26 ans, au grand dam des membres de sa famille.
Suite

Hak_MTL

| PRIMEUR |
Semaine 20
Du 17 au 23 mai 2019

RÉSUMÉ SUCCINCT
Nous sommes en 2019 et la vie privée n’existe plus. En moins d’une génération, Internet s’est transformé en une gigantesque machine de surveillance. Le modèle d’affaire qui mène cette machine se résume à une bien simple maxime: « Si c’est gratuit, vous êtes le produit ». Ce qui veut dire…

< CRITIQUE >
Julie Vaillancourt
★★  ½

SOUS SURVEILLANCE

Chercheur, journaliste et cinéaste, Alexandre Sheldon s’intéresse à la notion de vie privée en 2019 avec son plus récent documentaire Hack_MTL. Dans nos sociétés contemporaines, la vie privée est devenue un concept abstrait, appelé à disparaître, où Internet se positionne comme une gigantesque machine de surveillance. Le documentaire de soixante minutes nous en présente les effets, mais aussi les principaux acteurs montréalais travaillant dans l’ombre; ces hackers d’un monde virtuel plus libre. Par exemple, depuis les années 1990, les cypherpunks, produisent des logiciels qui protègent la sécurité des utilisateurs. Mentionnons notamment le cryptologue, informaticien et homme d’affaires, Ian Goldberg. Aussi, le réseau Tor permettant de détourner la surveillance web, qui demeure l’un des outils les plus efficaces en ce sens.

En fin de film, les propos de l’informaticien Edward Snowden, alors en visioconférence à l’Université McGill, sont révélateurs. Ce lanceur d’alerte, jadis employé de la CIA et de la NSA, est formel en s’adressant au groupe d’étudiants: « Ce sera la décision de votre génération. »

Produit avec la collaboration de Canal D, la facture (télé)visuelle de Hack_MTL demeure conventionnelle, présentant des entrevues avec des acteurs du milieu, doublées d’une narration. Sans grande originalité esthétique, le documentaire s’attaque pourtant à un grand sujet et génère une réflexion. « Les gens sont complètement dominés par l’informatique, mais ils ne le savent pas. Et lorsqu’ils le savent, il se disent qu’ils ne peuvent rien faire. »

Par exemple, Google, Facebook, Amazon, Microsoft et Apple, sont toutes des compagnies qui récoltent vos données parce que vous leur permettez. Hack_MTL se positionne en quelque sorte comme un manifeste qui propose à l’utilisateur internet de résister à la surveillance, résister à l’envie de « donner » ses données et donc devenir le produit. En fin de film, les propos de l’informaticien Edward Snowden, alors en visioconférence à l’Université McGill, sont révélateurs. Ce lanceur d’alerte, jadis employé de la CIA et de la NSA, est formel en s’adressant au groupe d’étudiants: « Ce sera la décision de votre génération. »

FICHE TECHNIQUE
Sortie
Vendredi 17 mai 2019

Réal.
Alexandre Sheldon

Origine(s)
Québec [Canada]

Année : 2019 – Durée : 1 h 08

Langue(s)
V.o. : anglais, français / s.-t.a. & s.-t.f.

Hak_MTL

Genre(s)
Documentaire

Dist. @
Rapide-Blanc

Classement
Tous publics

En salle(s) @
Cinéma du Parc

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel.  ★★★★ Très Bon.  ★★★ Bon.
★★ Moyen.  Mauvais. 0 Nul.
½ [Entre-deux-cotes]

John Wick: Chapter 3 – Parabellum

| PRIMEUR |
Semaine 20
Du 17 au 23 mai 2019

RÉSUMÉ SUCCINCT
John Wick est déclaré
excommunicado après avoir assassiné un membre de la Table Haute. Sa tête étant mise à prix pour 14 millions de dollars, il sera livré à lui-même, traqué par tous les plus dangereux tueurs à gages du monde.

< CRITIQUE >
Pascal Grenier
★★★

EFFICACE MAIS MOINS RÉUSSI

Ce troisième volet des aventures de l’ex-tueur à gages récemment excommunié John Wick en rajoute dans la surenchère, mais perd légèrement en efficacité. De retour au commande, l’ex-cascadeur Chad Stahelski impressionne souvent par une mise en scène aux mouvements très fluides composés de nombreuses séquences filmées en longs plans qui s’harmonisent admirablement bien avec les scènes d’action à l’écran. Mais après les deux excellent premiers volets, l’invention s’épuise dans sa répétition comme quoi il est difficile de se réinventer. L’action reprend là où le second volet prenait fin et  débute en trombe avec deux courtes, mais superbes séquences d’action qui laisse entrevoir le meilleur. Mais s’ensuit un long (et inutile) segment à Casablanca qui piétine et ne sert qu’à renchérir dans l’action tout en perdant de son efficacité.

L’ajout du personnage d’Halle Berry n’ajoute pas grand-chose à l’intrigue aussi mince soit-elle. Et une longue scène d’action incluant des chiens et des effets de synthèse qu’on croirait sortir directement d’un jeu vidéo enfonce le film dans une forme d’autoparodie qui s’ingère mal au reste de la série.

Fort heureusement, après la traversée du désert de notre héros invincible, le film reprend du mieux lors de son retour à New York. La venue en scène de Mark Dacascos (une vedette des films d’arts martiaux des années 1990) et de ses acolytes (Yuya Rahin et Cecep Arif Rahman, les deux méchants dans le dyptique The Raid de Gareth Evans) permettent au film de reprendre de sa superbe lors d’une séquence dans, entre autres, des endroits secrets de l’Hôtel Continental. Une finale endiablée et satisfaisante qui, après quelques bémols en cours de route, clôt se troisième volet sur une bonne note.

Fort heureusement, après la traversée du désert de notre héros invincible, le film reprend du mieux lors de son retour à New York. La venue en scène de Mark Dacascos (une vedette des films d’arts martiaux des années 1990) et de ses acolytes (Yuya Rahin et Cecep Arif Rahman, les deux méchants dans le dyptique The Raid de Gareth Evans) permettent au film de reprendre de sa superbe lors d’une séquence dans, entre autres, des endroits secrets de l’Hôtel Continental.

 

FICHE TECHNIQUE
Sortie
Vendredi 17 mai 2019

Réal.
Chad Stehelski

Origine(s)
États-Unis

Année : 2019 – Durée : 2 h 12

Langue(s)
V.o. : anglais / Version française

John Wick : Chapitre 3 – Parabellum

Genre(s)
Action

Dist. @
Les Films Séville

Classement
Interdit aux moins de 13 ans
[ Violence ]

En salle(s) @
Cineplex

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel.  ★★★★ Très Bon.  ★★★ Bon.
★★ Moyen.  Mauvais. 0 Nul.
½ [Entre-deux-cotes]

Jusqu’ici tout va bien

| PRIMEUR |
Semaine 20
Du 17 au 23 mai 2019

RÉSUMÉ SUCCINCT
Une entreprise de publicité branchée située en plein centre de Paris est depuis des années faussement déclarée en Zone Franche à La Courneuve, une domiciliation qui lui permet d’obtenir des aides et des exonérations de charges. Lors d’un contrôle, l’administration fiscale se rend compte de la supercherie et vient en informer le patron.  

< BRÈVE >
Élie Castiel
★★★

La périphérie

Moins réussi que La vache (2016), dont je pensais tout le grand bien, Jusqu’ici tout va bien permet quand même à Mohamed Hamidi d’aller fouiller les enjeux sociaux et plus particulièrement démographiques d’une France actuelle qui se cherche sans cesse. Une chose est claire : la France ne sera plus la même et elle ne l’a pas été depuis des décennies. Paris, centre névralgique où tout se passe et d’où émerge le meilleur comme le pire. Il faut se faire une idée et plutôt chercher les qualités de ces démunis, ces laissés-pour-compte, de ceux venus d’ailleurs qui, si on leur donne la possibilité, peuvent s’intégrer à un ensemble, de nos jours, pas si rose que cela. En pédagogue, Hamidi aime tous ses personnages, particulièrement ceux qu’on voit pour la première fois à l’écran et qui, mine de rien, affiche fièrement un naturel parfois même bouleversant. Film français, mais vachement pied noir par moments, donnant à ces banlieues complexes de la capitale hexagonale ses lettres jouissivement indignes de noblesse. Gilles Lellouche, comme toujours, excelle… et Malik Bentalha (beaucoup de télé et surtout La vache) diffuse un instinct acquis qui le domine et ressemble à une promesse de bonheur.

En pédagogue, Hamidi aime tous ses personnages, particulièrement ceux qu’on voit pour la première fois à l’écran et qui, mine de rien, affiche fièrement un naturel parfois même bouleversant.

FICHE TECHNIQUE
Sortie
Vendredi 17 mai 2019

Réal.
Mohamed Hamidi

Origine(s)
France

Belgique

Année : 2019 – Durée : 1 h 33

Langue(s)
V.o. : français

Jusqu’ici tout va bien

Genre(s)
Comédie

Dist. @
Les Films Opale

Classement
Tous publics

En salle(s) @
Cinéma Beaubien
Cineplex

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel.  ★★★★ Très Bon.  ★★★ Bon.
★★ Moyen.  Mauvais. 0 Nul.
½ [Entre-deux-cotes]

Leto

| PRIMEUR |
Semaine 20
Du 17 au 23 mai 2019

RÉSUMÉ SUCCINCT
Leningrad, un été du début des années 80. Tandis que les vinyles de Lou Reed et de Bowie s’échangent sous le manteau, une scène rock émerge en amont de la Perestroïka.

< CRITIQUE >
Jules Couturier
★★★★

LE ROCK SOUS EMPRISE

Le rock ’n roll est depuis toujours un véhicule de révolte et de liberté. Réaliser un film sur le rock amène son taux d’attentes liées à ses thèmes évocateurs. Mais lorsqu’on l’ancre dans un contexte historique de totalitarisme idéologique, l’expression des codes du genre se retrouve limitée. Ce point de vue permet une exploration intéressante du genre musical, de ce qu’il porte de rêve et, dans ce cas, de ce qui le contraint. C’est ce que Kirill Serebrennikov observe dans son cinquième long métrage, Leto, illustration d’un rêve de liberté confiné dans une prison idéologique.

D’entrée de jeu, on est entraîné dans le mouvement. La caméra en plan-séquence suit des jeunes filles s’introduisant illégalement par la fenêtre des toilettes d’une salle de concert. La conclusion de cette scène toute en action saisit quand on découvre que les audacieuses jeunes filles rejoignent des spectateurs qui sont tous assis, stoïques, comme interdits de mouvement, dûment surveillés par des agents de sécurité. Il y a un étonnant contraste entre le début et la fin de la séquence. Cette opposition entre folie et rigidité est au cœur de l’ensemble du film qui, par le contexte historique et politique dans lequel il est campé, ne prend jamais la voie habituelle du récit rock ‘n roll tel qu’attendu.

Avec ce précieux portrait de groupe, Kirill Serebrennikov nous fait découvrir une génération que l’Occident n’a pas pu connaître à sa juste mesure en raison du mur qui la confinait.

La forme du film elle-même évoque autant l’affranchissement que l’autorité. Dans sa manière de filmer, Serebrennikov appelle à de grands élans de liberté. Sa caméra toujours en mouvement est en concordance avec l’esprit qui habite les musiciens du groupe représenté.

Le noir et blanc des images est magnifié par une lumière solaire qui ajoute au sentiment de liberté et surtout d’espoir. Ce choix participe à créer une ambiance lyrique et nostalgique. Mais le noir et blanc témoigne aussi de la grisaille et de l’uniformité dans lesquelles baigne l’URSS à cette époque.

Si Viktor Tsoï, un des personnages phares du film, est une icône nationale pour une génération en Russie, sa notoriété internationale est beaucoup plus limitée que celle d’autres vedettes occidentales tel un Jim Morrison ou un David Bowie. Avec ce précieux portrait de groupe, Kirill Serebrennikov nous fait découvrir une génération que l’Occident n’a pas pu connaître à sa juste mesure en raison du mur qui la confinait.

« Meilleure trame sonore »
Festival de Cannes 2018

FICHE TECHNIQUE
Sortie
Vendredi 17 mai 2019

Réal.
Kirill Serebrennikov

Origine(s)
Russie

France

Année : 2018 – Durée : 2 h 08

Langue(s)
V.o. : russe / s.-t.a. & s.-t.f.

L’été
Summer

Genre(s)
Chronique musicale

Dist. @
MK2 / Mile End

Classement
Tous publics

En salle(s) @
Cinéma Moderne
Cinémathèque québécoise

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel.  ★★★★ Très Bon.  ★★★ Bon.
★★ Moyen.   Mauvais. 0 Nul.
½ [Entre-deux-cotes]

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