Entrevues

Sveva Alviti

28 avril 2017

TÊTE À TÊTE /
Questions et transcription
Élie Castiel

JE CROIS AVOIR RÉUSSI MA DALIDA

Télé, quelques courts métrages et en 2014, premier long, Cam Girl, de Mirca Viola, pour ensuite un grand rôle dans Dalida, de Lisa Azuelos. Brefs moments avec une femme séduisante, élégante et sûre de son talent.

Sveva AlvitiJouer le rôle d’une chanteuse que vous n’avez pas connue, d’une autre génération a dû être un travail acharné, et en plus en français, que vous ne parliez pas. Suite

Lisa Azuelos

TÊTE À TÊTE /
Questions et transcription
Élie Castiel

JE ME SUIS LAISSÉE ENVOÛTER
PAR CETTE MERVEILLEUSE HISTOIRE

Fille de la comédienne-chanteuse Marie Laforêt, Lisa Azuelos signe des comédies qui lui valent le respect d’un certain grand public. Elle ne s’embarrasse guère du qu’on dira t’on, notamment émanant des critiques. Mais à un moment donné, elle décide pour un genre sérieux avec un sujet dramatique : la vie de Dalida. Usant admirablement de l’ellipse, ironiquement, le cheminement de la chanteuse est vu par le grand bout de la lorgnette. Nous avons rencontré la réalisatrice. Suite

Maryanne Zéhil

21 avril 2017

Questions et transcription
Élie Castiel

LE CINÉMA un art de
tous les possibles

C’est la première fois que nous rencontrons Maryanne Zéhil. Femme charmante, courageuse, éprise de son métier, sans peur devant les critiques peu élogieuses. Mais surtout prête à répondre à nos questions, pour constater si nous avons vraiment vu son film. Face-à-face fertile avec une passionnée du 7e art.

K-Films Amérique

Maryanne Zéhil© K-Films Amérique

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Darren Curtis

11 avril 2017

Propos traduits de l’anglais
par Élie Castiel

ASSUMER SA SINGULARITÉ
SANS GÊNE ET SANS REPROCHE

Darren Curtis

Darren Curtis

Le premier long métrage solo de Darren Curtis est marqué du signe de l’originalité : scénario béton, personnages hors du commun, aucun compromis avec la langue de tournage dans un territoire comme le Québec, entière disponibilité d’un jeune cinéaste amoureux de son métier. Darren Curtis nous a accordé une entrevue dans la langue de Shakespeare, assumant sa singularité sans gêne et sans reproche. Sa franchise et sa candeur nous ont touchés.

Pourquoi avoir tourné en anglais ?
En fait, il s’agit pour moi d’une expérience subjective, d’un film qui touche à ma réalité linguistiquement intrinsèque ; le milieu dans lequel j’évolue. En quelque sorte, un monde anglophone à l’intérieur de la réalité montréalaise. Si vous prenez, par exemple, le personnage de Hakeem Nour, joué par l’Érythréen Nabil Rajo, il doit naviguer entre trois langues, la sienne propre, l’anglais et le français qui, en quelque sorte, est incidentel puisque sa famille a décidé de s’installer à Montréal. Mais le caractère subjectif de l’entreprise assume en quelque sorte le refus de cette nouvelle langue, non pas par déni idéologique, mais qui a trait à une certaine notion du pragmatisme. C’est dans cette optique que j’ai tourné le film en anglais.
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Lina El Arabi

30 mars 2017

Propos recueillis par
Mathieu Houle-Beausoleil

UN JEUNE CINÉMA D’ACTEURS ET D’ACTRICES

Quel est votre parcours avant ce premier long-métrage?
Je suis entrée au conservatoire quand j’avais six ans. J’y suis allée pour la danse classique et le violon. Une fois au conservatoire, on me propose, par exemple, de jouer dans une comédie musicale. Et là, c’est cool de jouer! Alors, je demande à ma mère de m’inscrire à des cours de théâtre. Dès l’âge de 10 ans, je cherche des castings. À 14 ans, j’ai mon premier agent… À défaut d’avoir l’air pompeuse, je me considère plus comme une artiste qu’une comédienne. Je pense que d’avoir fait du violon et de la danse classique pendant si longtemps m’a permis de faire des films. C’est un tout. Après, j’ai fait deux conservatoires d’art dramatique.

Lina El Arabi

Lina El Arabi

Le film utilise le lexique de la tragédie. Est-ce que le théâtre classique vous a inspiré pour construire ce rôle?
C’est une bonne question parce que les professeurs aiment que vous choisissiez des rôles qui vous ressemble, c’est-à-dire des rôles de votre âge, de votre sexe. Et moi, un professeur m’a dit un jour : « tu devrais jouer Phèdre! ». J’étais surprise parce qu’elle a sûrement 50 ans. Alors pourquoi? Il m’a répondu que j’avais une âme de vieille dans un corps de jeune. Ça m’a permis de découvrir que la tragédie était beaucoup plus près de moi que la légèreté. J’ai d’ailleurs plus de difficultés, dans le film, avec les scènes plus légères. Alors, au conservatoire, j’ai travaillé beaucoup les rôles de tragédies classiques comme Phèdre. Le rôle dans Noces m’a peut-être attirée pour ça.
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Danae Elon

23 mars 2017

Propos traduits de l’anglais
par Élie Castiel

LES DEUX DIASPORAS

En 1947, après le mandat britannique en Palestine, les Nations unies proposent un partage de la terre entre Juifs et Arabes. La ligue des états arabes refusent. Quelle est votre position à ce sujet ?
Ma position réside dans le fait que si un État palestinien avait été créé côte à côté d’un État israélien en 1947, la réalité serait différente aujourd’hui. Mais les faits sont, en réalité, plus complexes que de dire « les gouvernements arabes de l’époque avaient refusé toute partition ». En fait, nous reprenons en quelque sorte le dialogue sur les relations entre les Juifs et les Arabes en Palestine, avant la vague d’immigration juive massive dans la région. Je préfère voir cela comme une double tragédie : celle d’un peuple qui a eu pour base la création de l’État d’Israël, et celle d’un peuple, les Palestiniens qui a été déplacé de sa terre natale à cause de ce qui est arrivé aux Juifs, en Europe. Ces deux tragédies coexistent dans une même forme de narration, à l’intérieur des deux histoires, deux histoires qui se contredisent et qui ne peuvent coexister que si l’une et l’autre acceptent ses propres tragédies. Il ne s’agit pas lequel des deux peuples a tord ou raison, car dans les deux cas, il s’agit, selon l’époque, d’exil et de déplacement, d’un droit de retour. Pour les Juifs, celui d’avoir un territoire où ils se sentiraient en sécurité ; pour les Palestiniens, reprendre ce qu’ils avaient auparavant et qu’ils ont perdu.

Danae Elon

Danae Elon

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Shimon Dotan

16 mars 2017

ENTREVUE
Propos t
raduits de l’anglais
par Élie Castiel

ENRAYER LE DIALOGUE DE SOURDS

FILM_Shimon Dotan (The Settlers)Un an avant la création de l’État d’Israël, des décisions sont prises aux Nations Unies concernant la division de la Palestine, alors sous mandat britannique. Que s’est-il vraiment passé?
Le plan des Nations Unies de partager la Palestine en deux états distincts était une proposition qui donnerait suite à la fin de l’ancien mandat britannique sur la Palestine. Le 29 novembre 1947, l’Assemblée générale des Nations Unies adoptait la Résolution 181, appelant à diviser la terre de Palestine en deux territoires, l’un juif, l’autre arabe. L’Agence juive pour la Palestine accepte le plan. Les gouvernements arabes de la région rejettent le partage, refusant toute forme de division territoriale, revendiquant que ce plan violait les droits de la majorité des résidents entre le Jourdain et la Méditerranée. Des 1 237 000 habitants, 33 % étaient juifs et 67 % arabes. Le 30 novembre 1946, les confrontations commencent entre les deux camps. Le 14 mai 1948, les Juifs déclarent la création de l’État d’Israël. Les armées arabes envahissent la région. Le conflit se termine le 20 juillet 1949. Israël agrandit son territoire au-delà des limites établies par le plan des Nations Unies.
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