26 mars 2015

Genre : Drame – Origine : Norvège– Année : 2013 – Durée : 1 h 31 – Réal. : Arild Østin Ommundsen – Int. : Silje Salomonsen, Tomas Alf Larsen, Egil Birkeland, Vegar Hoel, Fredrick Hana, Ole Romsdal – Dist. / Contact : Mila Aung-Thwin (EyeSteelFilm).
Horaires : Cinéma Dollar
CLASSIFICATION
Interdit aux moins de 13 ans
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Utiliser le médium cinéma comme entreprise de reconstruction personnelle et collective, voilà l’objectif du documentaire Juanicas, premier long métrage de Karina Garcia Casanova. Filmé sans compromis et possédant la brutalité d’un cri du cœur, le film est une véritable plongée en apnée dans l’enfer vécu par la famille de la réalisatrice, dont le frère Juan (Juanicas) est atteint de dépression chronique et de troubles bipolaires. À l’image de cette porte close d’une chambre dans laquelle il est resté enfermé durant six mois, la réalisatrice nous fait part de son émoi face à la maladie de son frère, à qui elle rend ici un touchant hommage.

Réalisé avec force d’âme sur plus de dix ans, le film est aussi le regard d’une cellule familiale détruite, impuissante face à la dévastation lente d’une vie humaine sans être en mesure d’y changer quoi que ce soit. « Qui est coupable ? » demande le père. La réalisatrice n’apportera pas de réponses, emportée par le désarroi et l’incompréhension. Même si le film est exempt de morale et d’analyse, il nous renvoie toutefois l’image sombre d’une société en manque de ressources face à des maladies difficilement compréhensibles, mais dont certaines décisions judiciaires prises à l’encontre de l’avis médical ont de quoi dérouter.
Possédant une probante carrière dans les festivals nationaux et internationaux, Juanicas est déjà auréolé de plusieurs récompenses, dont des mentions obtenues aux RIDM et aux RVCQ. Une première œuvre forte à ne pas manquer.
Genre : Documentaire – Origine : Canada [Québec]– Année : 2014 – Durée : 1 h 18 – Réal. : Karina Garcia Casanova – Dist. / Contact : EyeSteelFilm.
Horaires : Excentris
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Visa GÉNÉRAL
MISE AUX POINTS
★★★★★ (Exceptionnel). ★★★★ (Très Bon). ★★★ (Bon). ★★ (Moyen). ★ (Mauvais). ½ (Entre-deux-cotes) – LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
Chose assez bizarre, c’est la truffe, ce champignon comestible qui pousse sous terre, qui prend la plus grande place dans le premier documentaire de Kim Nguyen. En 2008, n’avait-il pas réalisé la fiction Truffe, justement en rapport, en partie, à cette espèce de végétal ? Toujours est-il qu’il est ici pourtant question de notre affinité entre notre odorat et les sensations qu’il procure en nous.

Et bien plus que cela, de ce qu’il évoque en nous comme souvenirs, réactions physiques et mentales. Des experts sont conviés pour établir scientifiquement, mais avec un langage accessible, et parfois teinté d’humour (notamment dans les épisodes italiens), le rapport entre l’odorat et notre physicalité, qu’il s’agisse de sentiments ou bien encore de sexualité.
On interroge les hommes, les femmes et les enfants. Il est surtout question du lien sensuel et érotique qui existe entre le parfum et la vie amoureuse de l’homme et de la femme. Bien entendu, il n’est question ici que de la dynamique hétérosexuelle. Mais peu importe ; Kim Nguyen réussit un documentaire intimiste soigné, empreint d’humanité, et qui devrait sans doute l’inspirer pour sa prochaine fiction.
Au détour de deux interventions, quelques séquences émouvantes, particulièrement celle où le vieille dame dans ce qui ressemble à une maison pour personnes âgées répond à la question de ce qu’un parfum qu’on lui administre délicatement sur le nez, évoque pour elle ; elle répond par une larme qui brouille gracieusement le verre suranné de ses lunettes. Cette image vaut à elle seule mille et un mots.
Genre : Drame – Origine : Canada [Québec]– Année : 2014 – Durée : 1 h 43 – Réal. : Léa Pool – Int. : Céline Bonnier, Lysandre Ménard, Diane Lavallée, Valérie Blais, Marie Tifo, Pierrette Robitaille – Dist. / Contact : FunFilm.
Horaires : Beaubien – Cinéma du Parc
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Visa GÉNÉRAL
MISE AUX POINTS
★★★★★ (Exceptionnel). ★★★★ (Très Bon). ★★★ (Bon). ★★ (Moyen). ★ (Mauvais). ½ (Entre-deux-cotes) – LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
Documentaire pour passionnés de cyclisme ? Film sur le vélo, la machine autant que le sport? Oui, mais pas juste ça. Et même, plus que ça. Dans Marinoni, le réalisateur Tony Girardin ne dresse pas seulement le portrait de l’homme derrière ce nom presque mythique du monde à deux roues. Il parle de persévérance, de débrouillardise, de courage, salue l’artisan en marge de l’industrie, à contre-courant d’elle. Giuseppe Marinoni, coureur devenu fabricant de vélos puis obsédé, à 75 ans, par un défi personnel (le record de l’heure), est montré comme un survivant, qui ne fait qu’à sa tête, œuvre en dehors du temps et de toute logique commerciale.

Plus que tout, ce Marinoni est un objet cinématographique sans prétention, à l’image de son sujet. Sans fioritures, avec les défauts bien en évidence, le documentaire d’une heure et demie respire l’authenticité d’un bout à l’autre, des scènes de mécano aux tours de piste en Italie. Il révèle à l’écran ce qu’il a été lors de sa fabrication : une rencontre. Une rencontre entre un cinéaste et son personnage, puis entre un homme et la caméra qu’il finit par accepter. Girardin n’apparaît sur aucun plan, même pas en reflet, une ombre à l’occasion (presque accidentelle). Pourtant, on le sent là, présent par la voix, certes, mais aussi dans la proximité avec Marinoni. Davantage que de l’intimité, il y a de la complicité entre les deux, comme si le vieux renard du vélo était partie prenante du projet filmique.
On pourrait reprocher au documentariste de se mettre trop en scène. D’autant plus qu’il faut s’habituer à sa voix monocorde, à ses fautes, à la simplicité de ses questions. Sauf que le film est un projet tellement personnel qu’il fallait que Tony Girardin s’investisse ainsi, à fond, à la manière de Giuseppe Marinoni dans sa vie. Peu importe si les détails concernant le record de l’heure sont escamotés (la distance établie devant la caméra ne tiendrait plus), car le regard du cinéaste en est un d’admirateur béat. Il ne s’en cache pas, ça transcende l’écran et le spectateur est pris à parti. Quoi demander de plus?
Genre : Documentaire biographique – Origine : Canada [Québec]– Année : 2014 – Durée : 1 h 27 – Réal. : Tony Girardin – Dist. / Contact : Tekko Hut.
Horaires : Excentris
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Visa GÉNÉRAL
MISE AUX POINTS
★★★★★ (Exceptionnel). ★★★★ (Très Bon). ★★★ (Bon). ★★ (Moyen). ★ (Mauvais). ½ (Entre-deux-cotes) – LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
Le destin tragique de Marie Stuart, reine d’Écosse à 6 jours, reine de France à 17 ans puis redevenue reine d’Écosse à la suite de son veuvage un an plus tard, a inspiré de nombreux auteurs dont Schiller et Donizetti. Elle fut interprétée déjà au cinéma par Katharine Hepburn sous la direction de John Ford et par Vanessa Redgrave opposée à Glenda Jackson dans le rôle d’Elizabeth, reine d’Angleterre. Le film somptueux, au même titre que celui-ci, était de Charles Jarrot, auteur auparavant d’Anne of a Thousand Days sur l’histoire des parents d’Elizabeth.

Le réalisateur suisse allemand Thomas Imbach s’inspire de la biographie écrite par Stefan Zweig et s’intéresse surtout aux épisodes d’avant son exil et emprisonnement pendant 16 ans et son exécution par les Anglais, ce qui lui permet de garder le personnage historique jeune. La construction en flashbacks est guidée par des lettres que Marie écrit à sa cousine alors déjà reine d’Angleterre. Contournant les difficultés de budget par une retenue certaine dans les décors et les costumes en Écosse, Imbach, par sa direction photo, rend prenante la personnalité changeante de Marie prise entre ses passions et sa volonté de réconciliation nationale. De nombreuses courtes séquences de landes et plages balayées par le vent illustrent aussi le caractère frustre de cette Écosse vue par le biais d’une reine qui a connu jeune et adolescente les ors des palais français.
Certaines ellipses du réalisateur et de ses coscénaristes Andrea Staka et Eduard Habsburg risquent de rendre difficile à plusieurs spectateurs la compréhension du contexte historique pris entre les diverses factions religieuses ou politiques et ces personnalités qui entrent et sortent au gré des épisodes nécessaires trop souvent raccourcis. Camille Rutherford apporte une nerveuse prestance à son interprétation. Le conseiller-amuseur Rizzio, bien interprété par Mehdi Dehbi, souligne par ses courts spectacles le carcan auquel ces dirigeants sont obligés de se plier pour assumer leur rôle politique. Un carton final eut été utile pour faire remarquer à certains que Jacques VI, fils de Marie, devenu héritier de la couronne anglaise après la mort d’Elizabeth, fit placer, plusieurs années plus tard, le cercueil de sa mère près de celui d’Elizabeth dans l’abbaye de Westminster.
Genre : Drame biographique – Origine : Suisse / France– Année : 2013 – Durée : 1 h 59 – Réal. : Thomas Imbach – Int. : Camille Rutherford, Aneurin Barnard, Sean Biggersteff, Mehdi Dehbi, Edward Hogg, Tony Curran – Dist. / Contact : K-Films Amérique.
Horaires : Beaubien
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Visa GÉNÉRAL
MISE AUX POINTS
★★★★★ (Exceptionnel). ★★★★ (Très Bon). ★★★ (Bon). ★★ (Moyen). ★ (Mauvais). ½ (Entre-deux-cotes) – LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Genre : Documentaire – Origine : États-Unis / Maroc / Suisse– Année : 2013 – Durée : 1 h 29 – Réal. : Michele Josue – Dist. / Contact : Mila Aung-Thwin (EyeSteelFilm).
Horaires : Cinéma Dollar
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Genre : Documentaire – Origine : Canada [Québec] – Année : 2015 – Durée : 1 h 30 – Réal. : Joël Bertomeu – Dist. / Contact : Adobe.
Horaires : Beaubien
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