26 mars 2015

Genre : Drame – Origine : Canada– Année : 2014 – Durée : 1 h 31 – Réal. : Ruba Nadda – Int. : Patricia Clarkson, Scott Speedman, Tim Roth, Callum Keith Rennie, Aidan Devine – Dist. / Contact : TVA.
Horaires : Cineplex
CLASSIFICATION
Interdit aux moins de 13 ans
![]()
En tant que réalisateur, on lui doit le court métrage Straight One (1994) et les deux longs Chelsea Walls (2001) et The Hottest State (2006). Avec Seymour: An Introduction, Ethan Hawke se lance dans le documentaire avec une émouvante sincérité. Mais bien plus qu’un portrait du pianiste peu connu Seymour Bernstein, c’est à une rencontre que le spectateur est convié. Moments privilégiés où l’homme de musique parle de son art, bien sûr, mais surtout des rapports que cette discipline entretient avec la vie.

Brillant, sensible, d’un rare raffinement, le nouveau film de Hawke se savoure délicatement tant les propos du pianiste sont empreints, chose rare de nos jours, d’intelligentes métaphores entre la musique et l’existence. Pour Bernstein, la passion est essentielle et fondamentale à tous nos projets, quels qu’ils soient et en rapport à n’importe quelle discipline. Donner le meilleur de soi-même, réfléchir à chaque étape de notre parcours, favoriser l’auto-discipline comme moyen de réussite, et surtout, nourrir constamment la passion. Bernstein parle de Glenn Gould, de Marlon Brando et, en filigrane, le film évoquera des noms tels que Mahalia Jackson ou encore Maria Callas. L’artiste parle sobrement de son rapport ambigu à la religion et plus particulièrement sur la question de la foi, insistant, et à juste titre, qu’en musique, cet acte de fidélité est beaucoup plus proche de l’individu grâce à sa présence concrète et physique.
L’instrument qu’est le piano ne résiste pas aux inspirations classiques. Bernstein nous le rappelle constamment. Schumann et Beethoven brillent avec les doigts du virtuose. À ses élèves, il consacre des paroles d’encouragement, mais surtout de persévérance. On aurait voulu l’absence totale de l’acteur-réalisateur même si ses rares apparitions ne brisent pas vraiment le tempo. Il est certes qu’avec Seymour : An Introduction, Ethan Hawke réussit un documentaire musical d’une sonorité à la fois émouvante et émotionnellement édifiante.
Genre : Documentaire – Origine : États-Unis – Année : 2014 – Durée : 1 h 21 – Réal. : Ethan Hawke – Dist. / Contact : Métropole.
Horaires : Cinéma du Parc
CLASSIFICATION
Visa GÉNÉRAL
MISE AUX POINTS
★★★★★ (Exceptionnel). ★★★★ (Très Bon). ★★★ (Bon). ★★ (Moyen). ★ (Mauvais). ½ (Entre-deux-cotes) – LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

C’est avec Italien pour débutants (2000), An Education (2009), son film le plus accompli, et One Day (2011) que la Danoise Lone Scherfig se fait remarquer par les cinéphiles et notamment les critiques. Cinéaste sensible des récits initiatiques, c’est surtout en Grande-Bretagne qu’elle situe ses dernières fictions.
Elle s’intéresse notamment aux jeunes et aux mécanismes que ceux-ci déploient pour entrer dans la vie adulte. Dans le cas de The Riot Club, tiré d’un vrai fait divers, elle évoque le bouillonnant If, le film-culte de Lindsay Anderson, lui, beaucoup plus inspirée et, dans sa propre filmographie, An Education, mieux abouti et structuré.
Avec ce dernier opus à son actif, le côté caustique de l’entreprise prend une telle place dans le récit que ça en devient presque gênant. Après un début prometteur où les contours psychologiques des protagonistes s’insèrent sans trop insister dans la tête des spectacteurs, le rythme change, l’action devient violente et nous sommes devant ce qui ressemble à un film de genre, se démarquant malheureusement de la première partie, beaucoup plus solide. On soulignera cependant la présence remarquable de tous les comédiens, tous saisis par des situations qui les dépassent, mais qui les obligent aussi à extérioriser agressivement leurs pulsions.
Ces deux approches de mise en scène, malgré un sens remarquablement précis de la transition, ne peuvent s’imbriquer l’une dans l’autre. N’empêche que The Riot Club s’apprécie néanmoins pour ce qu’il a à dire sur ces cercles intimes de fils de privilégiés dans les universités occidentales, là où les adeptes, garçons issus de familles bien nanties, se croient tout permis et voient en leur actions néfastes une façon de respecter le code d’honneur. Sur ce point, le film de Scherfig possède des résonnances politiques et s’interroge en filigrane sur la question du machisme ordinaire dans nos sociétés. Par les temps qui courent, ces charges ne peuvent s’avérer que plus bénéfique pour le spectateur.
Genre : Drame – Origine : Grande-Bretagne– Année : 2014 – Durée : 1 h 47 – Réal. : Lone Scherfig – Int. : Max Irons, Max Clafin, Douglas Booth, Holliday Grainger, Freddie Fox, Jessica Brown Findlay – Dist. / Contact : SVBiz (Soda Pictures Canada).
Horaires : Cineplex
CLASSIFICATION
Interdit aux moins de 13 ans
MISE AUX POINTS
★★★★★ (Exceptionnel). ★★★★ (Très Bon). ★★★ (Bon). ★★ (Moyen). ★ (Mauvais). ½ (Entre-deux-cotes) – LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
Par son titre, White God se mesure d’emblée à White Dog (1982), le film polémique de Samuel Fuller sur les relations raciales aux États-Unis. Si cela pique préalablement notre curiosité, le visionnement du film laisse place à une autre question; ce renvoi à Fuller est-il une marque d’irrévérence ou un exemple d’opportunisme ? Le réalisateur hongrois Kornél Mundruczó (Johanna, Tender Son) nous assure pourtant ne pas être familier avec l’œuvre de Fuller; son « white god » serait plutôt emprunté à l’auteur Sud-Africain J. M. Coetzee, connu pour sa défense des droits animaliers. De quoi est-il donc question ici?

White God c’est Hagen et Lili, les inséparables. Lorsque la mère de cette dernière quitte le pays pour un voyage d’affaires avec son nouveau mari, elle est obligée d’héberger chez son père, Daniel. Celui-ci accepte ses nouveaux co-chambreurs avec un grand désarroi car le meilleur ami de sa fille est plutôt atypique; Hagen est un chien bâtard. Comble du malheur, ce séjour chez papa coïncide avec une nouvelle taxation sur les chiens de race mixte. L’amitié de Lili et Hagen est donc mise à l’épreuve lorsque Daniel abandonne l’animal en périphérie de Budapest.
Hagen, rencontrera dans sa traversée danubienne tous les incontournables de cette vieille histoire du chien en territoire inconnu : les chiens errants, les employés de la fourrière, le sans-abri, l’entraîneur de chiens de combat. S’en suivra une mutinerie canine généralisée ; séquences vendeuses sur laquelle semble reposer tout le film. Ces péripéties sont entrecoupées d’épisodes insipides de la vie de Lili qui tantôt cherche Hagen et tantôt tente de se rapprocher du pianiste mignon de l’orchestre duquel elle fait partie.
Malgré la prévisibilité de son récit et les nombreuses cassures de tons de sa mise en scène, on ne peut nier les bons coups de White God, à commencer par les moments de spontanéité confondants de son protagoniste quadrupède alors qu’il parcourt la ville. Budapest, d’ailleurs, est d’une beauté saisissante; les images de Marcell Rév la transforment de scène en scène en dédale labyrinthique, en vaste tableau onirique et en zone de guerre cauchemardesque. La récurrence de la Rhapsodie hongroise nº 2 de Lizst est aussi bien efficace, modulant le ton du film différemment à chaque retour tout en étant un des éléments disparates du film évoquant la portée allégorique du récit.
Mais c’est justement cette allégorie qui s’avère problématique. Par son manque de finesse, son manque de nuances, White God devient une dénonciation de l’abus si vague qu’elle pourrait être servie à toutes les sauces. Répétons-le, les liens qu’entretient ce dernier film de Mundruczó avec White Dog semblent être fortuits. Et heureusement ! Car autre leur titre et leur recourt au chien comme métaphore plus ou moins subtile, leurs ressemblances sont nulles. Fuller plaçait dans sa ligne de mire des thèmes délicats avec la même précision qu’on tire des conserves alignées sur un muret. Malgré ses prouesses au maniement du révolver, White God rate sa cible, complètement.
Genre : Drame – Origine : Hongrie / Allemagne / Suède– Année : 2014 – Durée : 2 h 01 – Réal. : Kornél Mundruczó – Int. : Zsófia Psetta, Sándor Zsótér, László Gálffi, Lili Monori, Ervin Nagy, Kornél Mundruczkó – Dist. / Contact : VSC.
Horaires : Cinéma du Parc
CLASSIFICATION
Interdit aux moins de 13 ans
MISE AUX POINTS
★★★★★ (Exceptionnel). ★★★★ (Très Bon). ★★★ (Bon). ★★ (Moyen). ★ (Mauvais). ½ (Entre-deux-cotes) – LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
20 mars 2015

Genre : Mélodrame – Origine : Égypte – Année : 2014 – Durée : 1 h 57 – Réal. : Ahmad Abdallah – Int. : Khaled Abel Naga, Horya Farghaly, Naged El Kedwary, Samar Morsin, Mahmoud Hamdy – Dist./Contact : Cinéma Cosmopolitain.
Horaires : Sphèretech 14
CLASSIFICATION
Visa GÉNÉRAL
En 2013, environ cent millions d’Hindous se sont rendus à Prayag (Allahabad) en Uttar Pradesh dans le nord-est de l’Inde pour la grande Khumb Mela qui a lieu a tous les 144 ans. Pendant un mois, dans un espace de 55 km carrés, s’est constituée une ville dont les contours changeants incluaient à peu près tous les types de personnes qui constituent une société. Bien entendu ce pèlerinage attirait de nombreux sadhus (personnes saintes), des familles dévotes mais aussi des commerçants que d’autres qualifieraient de vendeurs du temple et des criminels de plus ou moins haute volée.

Le réalisateur indien vivant en partie à Paris, Pan Nalin, promène sa caméra et épie le travail des soldats chargés du maintien de l’ordre. Des problèmes de préséance lors de l’immersion dans ce lieu à la confluence du Yamuna et du Gange sont peu expliqués. Le réalisateur s’intéresse surtout à trois types de pèlerins, un sandhu le yogi Baba qui s’occupe seul d’un orphelin et l’éduque bien malgré des difficultés financières de tous ordres. Suite

Genre : Thriller de science fiction – Origine : Canada / Japon – Année : 2014 – Durée : 1 h 42 – Réal. : Mamoru Oshii – Int. : Mélanie St-Pierre, Kevin Durand, Lance Henriksen, Jordan Van Dyck, Dawn Ford, Andrew Gillies – Dist. / Contact : Lyla Films.
Horaires : Cinéma du Parc
CLASSIFICATION
Non classé
![]()
2026 © SÉQUENCES - La revue de cinéma - Tous droits réservés.