En salle

Captain Masr

6 juin 2015

Kamal, vedette égyptienne de soccer, est condamné à trois ans de prison pour avoir heurté un policier avec sa voiture. Il profite pour mettre sur pied une équipe composée de codétenus.

Captain Masr

SANS COMMENTAIRES
Film non vu.

revuesequences.org
Sortie : Vendredi 5 juin 2015

Version originale : arabe
Sans sous-titres  >  Captin Masr

Suite

Dark Star : H. R. Giger’s World

Portrait de l’artiste H. R. Giger, le créateur des célèbres créatures du film culte Alien.

Dark Star_H. R. Giger's World

UN EXTRATERRESTRE SUISSE
DANS SA CAVERNE AUX TRÉSORS

Luc Chaput
CRITIQUE

★★★

Une maison bourgeoise zurichoise entourée d’un parc très fourni. La caméra y entre accompagnant un visiteur habituel et y découvrira, au fil de ses nombreuses visites, de multiples recoins. C’est la maison du sculpteur peintre suisse d’expression allemande H.R. Giger qui y vit avec son ultime épouse Carmen Maria et où y travaillent de manière quotidienne ou plus espacée de nombreux assistants, et archivistes.

Dans cet antre débordant d’œuvres, de livres, de bibelots,
de plantes et même d’un chemin de fer minuscule, la
visite de la réalisatrice-scénariste compose une intrigante
traversée de l’autre côté du miroir de cet homme…

Suite

Dil Dhadakne Do

Pour célébrer le trentième anniversaire de leur mariage, Kamal et sa femme Neelam partent pour une croisière méditerranéenne avec leurs deux enfants, quelques amis et partenaires d’affaires. Et puis, soudain…

Dil Dhadakne Do

PLAISIR COUPABLE

Élie Castiel
CRITIQUE
★★★

Ce qu’il y a de particulier chez la jeune réalisatrice Zoya Akhtar, c’est bel et bien cette perspicacité féminine qui nourrit ses films d’observations de la vie quotidienne en l’agrémentant d’un humour candidement savoureux. Si l’on en juge par Lucky by Chance (2009) et Zindagi Na Milegi Dobara (You Won’t Get Another Life, 2011), force est de souligner que ses thèmes rejoignent une classe bourgeoise indienne de plus en plus présente dans les centres urbains. Les protagonistes sont jeunes, nourrissent des rêves de lendemains qui chantent, suivent les traditions de leur culture, mais s’occidentalisent en prenant soin de s’en tenir à certaines limites.

C’est ainsi que se construit en quelque sorte le nouveau cinéma bollywoodien. Donc, rien de nouveau dans Dil Dhadakne Do, dont l’originalité revient à l’excellente interprétation de tous les comédiens. En tête, Anil Kapoor, dont la réputation, tant sur le plan local qu’à l’étranger, n’est plus à faire. Les nouveaux venus (pas si nouveaux, en fait) que sont Anushka Sharma, Ranveer Singh et Priyanka Chopra ont bien appris les leçons et sans doute pris les conseils de ceux et celles qui les ont précédé, s’impliquant dans leurs personnages comme s’il s’agissait d’une question de conscience professionnelle.

Les protagonistes sont jeunes, nourrissent
des rêves de lendemains qui chantent, suivent les
traditions de leur culture, mais s’occidentalisent en
prenant soin de s’en tenir à certaines limites.

La mise en scène d’Akhtar évoque les comédies romantiques/sentimentales d’un certain cinéma américain des années 50 et 60, mais s’assurant de demeurer au goût du jour, particulièrement en ce qui a trait aux dialogues, aux répliques savoureuses et aux épisodes rocambolesques bien rythmés. Le happy end est de rigueur, mais se savoure néanmoins comme un plaisir coupable tout à fait assumé.

revuesequences.org
Sortie : Vendredi 5 juin 2015

Version originale : hindi
S.-t.a. > Let the Heart Beat

Genre : Comédie dramatique – Origine :   Inde – Année : 2015 – Durée : 2 h 50 – Réal. : Zoya Akhtar – Int. : Anik Kapoor, Shefali Shetty, Priyanka Chopra, Ranveer Singh, Anushka Sharma, Farhan Akhtar – Dist. / Contact : A-Z Films.
Horaires : @ Cineplex

CLASSIFICATION
Visa GÉNÉRAL

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon. ★★ Moyen. Mauvais. ½ [ Entre-deux-cotes ] – LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Entourage

Lorsque Vincent Chase se voit confier une première réalisation par Ari Gold, son ancien agent, il doit composer avec le fils du financier qui tente d’imposer sa vision artistique.

Entourage

INSUPPORTABLE ET BROUILLON

Élie Castiel
CRITIQUE
½

Il était évident que Doug Ellin, créateur de l’insupportable télésérie Entourage, du moins pour certains, finisse par réaliser une adaptation pour le cinéma. Mais hormis quelques séquences, les codes régis pour la réalisation télé sont si évidents que notre adhésion disparaît après quelques minutes.

Si les répliques sont incisives, spirituelles, faisant la joie des fans de la série, la misogynie et l’homophobie de l’ensemble ternissent le récit par son je-m’en-foutisme et son sans-gêne. Le recherche de la réussite, l’égocentrisme généralisé, la course effrenée au profit et un manque certain de maturité de la part des personnages rendent Entourage une expérience difficile à assumer.

Sans oublier des comédiens qui ne font que répéter les mêmes prouesses adolescents que dans la télésérie. Principalement Adrian Grenier, aussi inexpressif que d’habitude. Quant aux personnages féminins, il vaut mieux ne pas en parler. Seul Jeremy Piven s’en tire bien, s’autoparodiant avec une désinvolture extraordinaire, faisant ombre aux autres interprètes.

D’une certaine façon, Entourage est un film inclassable, n’apportant rien de nouveau dans le paysage cinématographique grand public de nos voisins du sud. C’est racoleur, superficiel, tant par le récit, sans substance, que par la présence furtive et superfatoires de vedettes hollywoodiennes.

revuesequences.org
Sortie : Vendredi 5 juin 2015

Version originale : anglais
Version doublée : français > Entourage

Genre : Comédie – Origine :  États-Unis – Année : 2015 – Durée : 1 h 44 – Réal. : Doug Ellin – Int. : Adrian Grenier, Kevin Connolly, Jeremy Piven, Jerry Ferrara, Kevin Dillon, Emmanuelle Chriqui – Dist. / Contact : Warner.
Horaires : @ Cineplex

CLASSIFICATION
Interdit aux moins de 13 ans
(Érotisme / Langage vulgaire)

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon. ★★ Moyen. Mauvais. ½ [ Entre-deux-cotes ] – LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Insidious: Chapter 3

L’adolescente Quinn Brenner est inconsolable depuis le décès tragique de sa mère et espère pouvoir un jour entrer en contact avec celle-ci dans l’au-delà.

Insidious_Chapter 3

FANTÔMES ABSENTS

Élie Castiel
CRITIQUE
★★ ½

Rien de nouveau à l’horizon dans le domaine du cinéma d’horreur. Moins réussi que les précédents chapitres, Insidious: Chapter 3 prend surtout des raccourcis dans la mise en scène, les personnages terrifiants sont peu nombreux et à peine montrés, le suspense faisant défaut la plupart du temps. Tout est dans la suggestion, ce qui en soit n’est pas un mauvais trait narratif, mais ne suscitant pas l’adhésion totale du spectateur avide de sensations fortes.

Dans un sens, le personnage de la médium demeure le plus intéressant du lot, donnant à Lin Shaye l’occasion de briller dans un rôle qui rappelle les meilleures prestations féminines des films de John Carpenter et autres consorts des années 80. La jeune Stefanie Scott croit à son personnage, mais n’est guère saisie par la direction d’acteurs, en quelque sorte, mal exploitée. Sur ce point, le jeune Leigh Whannell, scénariste des précédents films signe un premier long métrage, sans doute sincère et bien intentionné, mais qui sans la maîtrise de James Wan (ici, producteur) se perd dans des labyrinthes infranchissables.

Quelques séquences de très courtes durée offrent une ambiance inquiétante, le plus souvent glaciale, donnent froid dans le dos et soumettent le spectateur à un dialogue, malheureusement superficiel, avec ses croyances au surnaturel. En somme, Insidious: Chapter 3 sera vite oublié.

revuesequences.org
Sortie : Vendredi 5 juin 2015

Version originale : anglais
Version doublée : français > Insidieux : Chapitre 3

Genre : Suspense d’épouvante – Origine : États-Unis – Année : 2015 – Durée : 1 h 39 – Réal. : Leigh Whannell – Int. : Stefanie Scott, Lin Shaye, Dermot Mulroney, Angus Sampson, Leigh Whannell, Tate Berney  –  Dist. / Contact : Séville.
Horaires : @ Cineplex

CLASSIFICATION
Interdit aux moins de 13 ans
(Horreur)

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon. ★★ Moyen. Mauvais. ½ (Entre-deux-cotes) – LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Love & Mercy

Dans les années 1980, Brian Wilson, l’âme des Beach Boys, n’est plus que l’ombre de lui-même. Il vit sous la coupe d’Eugene Landy, un thérapeute à la pratique charlatanesque.

Love and Mercy

KALÉIDOSCOPE MUSICAL

Luc Chaput
CRITIQUE
★★★  ½

Des acouphènes ont miné la vie et la santé psychologique de Brian Wilson. D »ailleurs la première séquence du film de Pohlad fait rentrer le spectateur dans une oreille du compositeur des Beach Boys. Le scénario de Oren Moverman et Michael Alan Lerner ressuscite deux époques, celle des années 80 et la période de la jeune gloire de ces idoles de la joie de vivre californienne faite de plages, de soleil et jolies filles se trémoussant.

Les scènes dans les studios de télé ou sur le sable ont la texture des films des années 60 et la reconstitution y est parfaite grâce, entre autres, au travail du directeur photo Robert Yeoman. Le réalisateur Bill Pohlad, par ailleurs producteur de 12 Years A Slave, réussit même un plan-séquence de 360 degrés dans le studio où les musiciens de Wrecking Crew (auquel un récent documentaire a redonné leur place légitime) rajoutent des textures à une des nombreuses prises du disque Pet Sounds, dont Brian poursuit alors avec acharnement l’architecture musicale.

La différence physique entre les deux interprètes de
Brian que sont Dano et Cusack rend encore plus prenante
l’évolution du compositeur et musicien, sujet à des
vibrations bonnes ou mauvaises et de nouveau adulé.

Ce jeune homme, si plein de vie et de créativité, interprété avec maestria par Paul Dano, est devenu dans les années 80 l’ombre de lui-même. La rencontre fortuite avec Melinda amène les scénaristes à élaborer une sorte de film noir où la belle femme tente de comprendre cet homme et de le sauver des griffes du psychologue Eugene Landy que le jeu de Paul Giamatti rend encore plus ridiculement maléfique. Elizabeth Banks, en Melinda, trouve là son meilleur rôle et est en diapason avec John Cusack merveilleusement chancelant.

Le montage alterné de Dino Jonsater place les diverses pistes de cette marqueterie biographique, les faisant s’entrechoquer ou les glissant l’une dans l’autre sans aspérité. La différence physique entre les deux interprètes de Brian que sont Dano et Cusack rend encore plus prenante l’évolution du compositeur et musicien, sujet à des vibrations bonnes ou mauvaises et de nouveau adulé.

revuesequences.org
Sortie : Vendredi 5 juin 2015

Version originale : anglais

Genre : Drame biographique – Origine : États-Unis – Année : 2014 – Durée : 2 h 02 – Réal. : Bill Pohlad – Int. : Paul Dano, John Cusack, Elizabeth Banks, Paul Giamatti, Brett Davern, Erin Drake – Dist. / Contact : Séville.
Horaires : @ Cineplex

CLASSIFICATION
Visa GÉNÉRAL

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon. ★★ Moyen. Mauvais. ½ [ Entre-deux-cotes ] – LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Nuits

La nuit, la ville devient irréelle, dévoilant une autre facette de sa personnalité. Quelques oiseaux de nuit deviennent les protagonistes de la réalisatrice.

Nuits

Par les peurs qu’elles éveillent, les amours qu’elles
déchaînent ou les rythmes de travail  bien particuliers
qu’elles entraînent, les nuits de Diane Poitras dévoilent
une autre dimension de ce que nous sommes.

ODE AU TEMPS MORT

Charles-Henri Ramond
★★★ ½

Peu montré à l’écran, l’univers nocturne revêt sous la caméra vagabonde de Diane Poitras une réelle dimension. Ce qui étonne au premier abord, c’est l’absence d’éclairages artificiels. Le film laisse à la lune et à quelques maigres reflets des lampes de chevet, des lampadaires ou des tableaux de bord de voitures le soin d’offrir quelques rais de lumière, en quantité suffisante pour évoquer, tout en gardant l’image assez sombre pour qu’elle conserve en elle une forte dose de subjectivité. Comme un entêtant poème qawwali, ou une ritournelle populaire bien de chez nous, Nuits attire aussi par des sonorités familières portant soudainement une importante part de mystère.

Par les peurs qu’elles éveillent, les amours qu’elles déchaînent ou les rythmes de travail bien particuliers qu’elles entraînent, les nuits de Diane Poitras dévoilent une autre dimension de ce que nous sommes. Se faisant attentive aux émotions profondément enracinées, la réalisatrice capte au fil de ses rencontres les attentes langoureuses et les moments volés, mais aussi les peurs et les angoisses qui façonnent les consciences nocturnes. Tourné dans un camaïeu de noir, de blanc et de teintes de gris et accompagné d’une trame sonore aussi énigmatique qu’évocatrice, Nuits est un kaléidoscope qui jalonne avec poésie la voie vers un univers parallèle, à la fois proche et lointain, abritant en son sein une communauté aussi connue que mystérieuse.

À noter que Diane Poitras, programmatrice invitée de la Cinémathèque québécoise, inaugurait cette semaine un cycle de projections intitulé Les Nuits du Cinéma qui se poursuivra jusqu’au samedi 20 juin 2015. Plus de détails : http://www.cinematheque.qc.ca/fr/programmation/projections/cycle/les-nuits-du-cinema

revuesequences.org
Sortie : Vendredi 5 juin 2015
Version originale :  français

Genre : Essai documentaire – Origine : Canada [Québec] – Année : 2015 – Durée : 1 h 14 – Réal. : Diane Poitras – Dist. / Contact : Les Films Diane Poitras (Excentris).
Horaires : @ Excentris

CLASSIFICATION
Non classé

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon. ★★ Moyen. Mauvais. ½ [ Entre-deux-cotes ] – LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

 

2026 © SÉQUENCES - La revue de cinéma - Tous droits réservés.