En couverture

Félix et Meira

16 janvier 2015

LE CHARME DISCRET DE LA TRANSGRESSION
Élie Castiel
★★★★

Ses deux premiers longs métrages – Demain (2008) et Jo pour Jonathan (2010) – nous avaient séduits; le premier, pour sa description inhabituelle d’une société désenchantée; le deuxième, pour le portrait saisissant et épuré d’une jeunesse qui se cherche. Son troisième opus laisse la place à l’autre, celui dont on ne parle que rarement (on pourrait même dire qu’il s’agit d’un sujet inédit) dans le cinéma québécois. Sa proposition est d’autant plus singulière qu’elle met en perspective un personnage féminin issu d’une des communautés ethniques perçue comme l’une des plus fermées de Montréal, le milieu juif hassidique, et sa rencontre avec un Québécois (comme on dit souvent, pure laine) francophone.

Félix et Meria Suite

Palmarès-Séquences

15 janvier 2015

2014
ÉCLECTIQUE ET SURPRENANTE EN FIN DE PARCOURS

Élie Castiel
Rédacteur en chef

Des films québécois sortis en 2014, il n’est pas surprenant que Mommy, de Xavier Dolan, ait reçu le plus de votes. Ce qui n’empêche pas que le magnifique, poétique et émouvant documentaire expérimental Miron : Un homme revenu d’en dehors du monde, de Simon Beaulieu se retrouve ex aequo avec Tu dors Nicole, pour certains, une des surprises de l’année signée Stéphane Lafleur.

Mommy de Xavier Dolan

Mommy de Xavier Dolan

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Maidy Teitelbaum et Guilhem Caillard

2 novembre 2014

ANIMÉS PAR UNE PASSION
DÉVORANTE DU CINÉMA

Propos recueillis
par Élie Castiel

Les 20 ans de Cinemania sont l’occasion pour nous de rencontrer la fondatrice, madame Maidy Teitelbaum, et Guilhem Caillard, directeur général, ancien collaborateur à Séquences. De leurs mots, se dégage l’idée de continuité d’un événement qui donne au cinéma français la place qu’il mérite dans nos habitudes cinématographiques.

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Party Girl

VIVRE SA VIE

Élie Castiel
★★★★ ½

Pourquoi un titre aussi accueillant que Party Girl, alors qu’il résonne comme une invitation au fantasme, au plaisir de la chair et au rapport au corps ? Dans notre mémoire de cinéphile, on se souvient du magnifique Party Girl (1958) de Nicholas Ray – en français Traquenard –, avec une resplendissante Cyd Charisse, film noir d’une époque où le suggestif l’emportait sur le démonstratif qui, par ailleurs, aujourd’hui, finit non seulement par lasser, mais banalise l’intérêt même pour la chose. Suite

ACGE…

3 octobre 2014

POUR LA PROMOTION DU GRAND ÉCRAN

Le Grand Écran souffre d’un manque de spectateurs. Est-ce une tendance mondiale ? Le cinéma en salle ne serait-il pas la victime de toutes ces nouvelles plateformes qui bouleversent notre regard, banalisant les images en mouvement en les transformant en des produits de consommation rapide du quotidien ?

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Raymond Cauchetier

19 septembre 2014

PHOTOGRAPHE DE LA NOUVELLE VAGUE > 1956-1968
Texte : Aurélie Journée

L’expression « Nouvelle Vague » a été utilisée pour la première fois en France en 1957, par Françoise Giroud, dans le magazine L’Express. Il s’agissait alors de qualifier, non pas un mouvement cinématographique, mais une enquête sociologique sur les tendances et les évolutions de mœurs d’une génération. Cet article n’a pas pour but d’analyser un film ou l’approche d’un réalisateur en particulier. Il ne constitue pas davantage une tentative d’interprétation, ou d’exégèse, d’une réalisation de l’époque. Son objet d’étude se focalise davantage sur les « coulisses » de ces productions. Ainsi, l’esthétique nouvelle proposée par ce courant cinématographique a été diffusée au travers de photographies « de films » qui ont pleinement participé de sa renommée. Néanmoins, rares sont ceux pouvant mettre un nom sur les instigateurs de ces clichés. Qui se cache donc derrière les images les plus connues des films de Jean-Luc Godard, de François Truffaut, ou encore de Jacques Demy ? Un homme, resté dans l’ombre, se cache bel et bien derrière les clichés immortalisant cette révolution visuelle et technique : Raymond Cauchetier. Paradoxalement méconnu en France, son nom est célèbre aux Etats-Unis et au Japon notamment.

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Dossier > François Truffaut

4 septembre 2014

L’ENFANT (CHEZ) TRUFFAUT
INTROSPECTION ET RÉSILIENCE

Les quatre cents coups

Texte : Patricia Robin

Les premières œuvres sont souvent celles qui représentent le plus les meurtrissures de la vie. Nombre de cinéastes se sont dévoilés en mettant en scène métaphoriquement les blessures qui les ont forgés. Sorte de phénomène de résilience, le fait de les partager leur permet d’évoluer et de poursuivre des carrières marquantes. Dans notre devoir de mémoire soulignant le départ, en 1984, d’un des pères de la Nouvelle Vague française, il importe d’évoquer les motivations profondes qui ont guidé François Truffaut dans deux de ses films impliquant enfance et abandon, des moteurs personnels de sa propre existence.

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