En couverture

ACGE 2

2 février 2015

À L’ÉCOUTE DES JEUNES CINÉPHILES

Faisant suite à notre Billet du 3 octobre 2014, le récent communiqué de presse relatif aux efforts (louables) des membres de l’Association pour le Cinéma sur Grand Écran clame tout haut que des « gestes concrets » seront posés pour que les jeunes générations (re)développent le plaisir de voir les films dans les salles de cinéma.

Comme premier gage de leur bonne foi, l’AGCE a organisé un panel réunissant des jeunes cinéphiles. Le motto : L’expérience ultime du grand écran : à l’écoute des jeunes. Bien entendu, nous n’étions pas là, car ça se passait durant le rendez-vous annuel de Ciné-Québec, événement de l’industrie où seuls quelques journalistes privilégiés sont invités. Nous ne savons donc pas comment ça s’est déroulé.

ACGE_Grand Écran Suite

Alexandre Laferrière

16 janvier 2015

ARTISAN DE L’OMBRE          
Propos recueillis par François D. Prud’homme

Alexandre LaferrièrePour le 60e anniversaire de Séquences, nous avons voulu aborder le film qui a remporté le prix du Meilleur long métrage canadien au Festival international du film de Toronto (TIFF), Félix et Meira, en rapportant les commentaires d’un artisan de l’ombre, le scénariste Alexandre Laferrière qui a coscénarisé les trois longs métrages de Maxime Giroux.

Quelle a été l’idée de départ de Félix et Meira ? Qu’est-ce qui vous a donné envie de réconcilier ces deux solitudes du Mile End, le temps d’un film ?
J’avais des préjugés évidemment ! J’habite dans le Mile End, mais ça m’a toujours intrigué. Bref, un beau jour de printemps, c’était une belle journée ensoleillée, et on regardait les filles au Café Olimpico avec Maxime [Giroux]. Il y avait de belles Juives hassidiques, vraiment très jolies, et Maxime est arrivé avec cette idée-là : « T’imagines-tu un film qui raconterait une histoire d’amour impossible entre un franco catholique, mais athée – parce qu’on est tous un peu athées, de nos jours −, un peu hurluberlu, et une Juive hassidique qui est aux prises avec sa communauté ? ». Tout de suite ça m’a inspiré; c’est quand même envoutant comme idée ! Non seulement elle offre plusieurs possibilités dramatiques, mais l’amour impossible, ça marche toujours au cinéma, au théâtre, etc.

Texte complet : Séquences (nº 294 > Janvier-Février 2015, p. 9)

Maxime Giroux

« J’AI OSÉ AVEC CE FILM ET CE PERSONNAGE DES CHOSES QUE JE NE M’ÉTAIS JAMAIS PERMISES AUPARAVANT… »
Propos recueillis par Sami Gnaba

Maxime GirouxAvec Félix et Meira, Maxime Giroux signe un troisième film incontournable. Une œuvre sensible, lumineuse, mélancolique, dans laquelle le réalisateur porte brillamment son jeune cinéma vers la maturité. En mettant en scène la quête de désir et de liberté d’une femme hors de sa communauté restrictive, quelque chose dans son cinéma s’est libéré, imprimant dans ses images une émotion, une épaisseur psychologique, une tendresse jusque-là inédites… Rencontre.

En présentant Félix et Meira à la dernière édition du FNC, tu as parlé d’un film fait dans l’adversité. De quelle adversité parlais-tu ?
J’ai parlé d’adversité pour plusieurs raisons. Premièrement, pour bien des gens dans le milieu du cinéma québécois, je n’existais pas encore. Jusque-là, j’avais réalisé deux films qui ont été difficiles à faire. Donc aller chercher des subventions, c’est une tâche qui reste encore très difficile pour moi. Le film n’a pas été financé par la SODEC; on a eu Téléfilm Canada seulement… Heureusement que j’avais Metafilms, les producteurs Sylvain Corbeil et Nancy Grant, qui ont cru et appuyé le projet dès le départ.
Suite

Félix et Meira

LE CHARME DISCRET DE LA TRANSGRESSION
Élie Castiel
★★★★

Ses deux premiers longs métrages – Demain (2008) et Jo pour Jonathan (2010) – nous avaient séduits; le premier, pour sa description inhabituelle d’une société désenchantée; le deuxième, pour le portrait saisissant et épuré d’une jeunesse qui se cherche. Son troisième opus laisse la place à l’autre, celui dont on ne parle que rarement (on pourrait même dire qu’il s’agit d’un sujet inédit) dans le cinéma québécois. Sa proposition est d’autant plus singulière qu’elle met en perspective un personnage féminin issu d’une des communautés ethniques perçue comme l’une des plus fermées de Montréal, le milieu juif hassidique, et sa rencontre avec un Québécois (comme on dit souvent, pure laine) francophone.

Félix et Meria Suite

Palmarès-Séquences

15 janvier 2015

2014
ÉCLECTIQUE ET SURPRENANTE EN FIN DE PARCOURS

Élie Castiel
Rédacteur en chef

Des films québécois sortis en 2014, il n’est pas surprenant que Mommy, de Xavier Dolan, ait reçu le plus de votes. Ce qui n’empêche pas que le magnifique, poétique et émouvant documentaire expérimental Miron : Un homme revenu d’en dehors du monde, de Simon Beaulieu se retrouve ex aequo avec Tu dors Nicole, pour certains, une des surprises de l’année signée Stéphane Lafleur.

Mommy de Xavier Dolan

Mommy de Xavier Dolan

Suite

Maidy Teitelbaum et Guilhem Caillard

2 novembre 2014

ANIMÉS PAR UNE PASSION
DÉVORANTE DU CINÉMA

Propos recueillis
par Élie Castiel

Les 20 ans de Cinemania sont l’occasion pour nous de rencontrer la fondatrice, madame Maidy Teitelbaum, et Guilhem Caillard, directeur général, ancien collaborateur à Séquences. De leurs mots, se dégage l’idée de continuité d’un événement qui donne au cinéma français la place qu’il mérite dans nos habitudes cinématographiques.

Suite

Party Girl

VIVRE SA VIE

Élie Castiel
★★★★ ½

Pourquoi un titre aussi accueillant que Party Girl, alors qu’il résonne comme une invitation au fantasme, au plaisir de la chair et au rapport au corps ? Dans notre mémoire de cinéphile, on se souvient du magnifique Party Girl (1958) de Nicholas Ray – en français Traquenard –, avec une resplendissante Cyd Charisse, film noir d’une époque où le suggestif l’emportait sur le démonstratif qui, par ailleurs, aujourd’hui, finit non seulement par lasser, mais banalise l’intérêt même pour la chose. Suite

2019 © SÉQUENCES - La revue de cinéma - Tous droits réservés.