En couverture

Corbo

3 mars 2015

Au cœur du politique

Jean-Philippe Desrochers
CRITIQUE
★★★★

Réussir un film politique n’est pas une mince affaire. Au Québec, récemment, Alain Chartrand s’y est cassé les dents avec La Maison du pêcheur (2013), en sombrant notamment dans la caricature et la superficialité. En fait, peu de longs métrages de fiction québécois s’y sont frottés avec succès : les rares exceptions seraient Octobre (1994) et 15 février 1839 (2001) de Pierre Falardeau. Corbo, deuxième long métrage de Mathieu Denis, est de cette trempe.

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L’AQCC aux RVCQ

21 février 2015

COMMUNIQUÉ
la Rédaction

Un jury formé de trois membres de l’AQCC (Association québécoise des critiques de cinéma) a remis ses prix Prends ça court ! 2015 au cours du 12e Gala, dans le cadre des Rendez-vous du cinéma québécois, qui se tient jusqu’au 28 février prochain.

PCC_La PepperetteLe jury a souhaité « souligner la qualité et la diversité remarquables de l’animation, qui demeure clairement un point fort du cinéma québécois, ainsi que la réussite impressionnante d’une comédie toute simple, aussi courte que diablement efficace, La Peperette, qui a beaucoup diverti les trois membres du jury.» Suite

Prix-AQCC du meilleur film étranger 2014

2 février 2015

Suite au vote des membres de l’AQCC (Association québécoise des critiques de cinéma), le choix du Prix-AQCC du meilleur long métrage international 2014 est allé à Under the Skin (Sous la peau), de Jonathan Glazer. Le film est distribué au Québec par Métropole Films Distribution.

Under the Skin, de Jonathan Glazer

Under the Skin, de Jonathan Glazer

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Palmarès IOFCP

AND THE WINNERS ARE…

Élie Castiel

Qu’est-ce que le IOFCP ? En anglais, The International Online Film Critics’Poll. En français, Sondage de l’Association internationale des critiques de cinéma en ligne, ou quelque chose comme ça. Ce qui compte, c’est que cette organisme bénévole entame cette année sa quatrième remise des prix bisanuelle. Ces membres, ils sont de partout dans le monde : États-Unis, bien sûr, Grande-Bretagne, Italie, Espagne, Canada, France, Mexique, Australie, Inde, Turquie, Africque du Sud, Pologne… et de nombreux autres pays.

À quelques exceptions près, la majorité des nominations incluent en très grande partie des films américains (ou de langue anglaise). C’est pour cette raison que je me suis adressé au président du groupe pour lui indiquer qu’il fallait créer une catégoire Meilleur film étranger. Sa réponse me fait croire qu’il le fera.

Mais cela prouve également jusqu’à quel point le cinéma américain (pour certains puristes, états-unien) projette une telle influence à travers le monde, sans doute même sujet à une catégorie à part dans certains endroits.

En attendant, voici les (nombreux) résultats de ma première aventure dans l’univers de ce qu’on pourrait classifier en quelque sorte d’Oscars ( ?) en ligne, couvrant les années 2013-2014. Parmi les finalistes, le gagnant de chaque catégorie est en caractère couleur.

Meilleur film - Boyhood

Meilleur film – Boyhood

BEST PICTURE (Meilleur film)
12 Years a Slave
Birdman
Boyhood
The Grand Budapest Hotel
The Wolf of Wall Street

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ACGE 2

À L’ÉCOUTE DES JEUNES CINÉPHILES

Faisant suite à notre Billet du 3 octobre 2014, le récent communiqué de presse relatif aux efforts (louables) des membres de l’Association pour le Cinéma sur Grand Écran clame tout haut que des « gestes concrets » seront posés pour que les jeunes générations (re)développent le plaisir de voir les films dans les salles de cinéma.

Comme premier gage de leur bonne foi, l’AGCE a organisé un panel réunissant des jeunes cinéphiles. Le motto : L’expérience ultime du grand écran : à l’écoute des jeunes. Bien entendu, nous n’étions pas là, car ça se passait durant le rendez-vous annuel de Ciné-Québec, événement de l’industrie où seuls quelques journalistes privilégiés sont invités. Nous ne savons donc pas comment ça s’est déroulé.

ACGE_Grand Écran Suite

Alexandre Laferrière

16 janvier 2015

ARTISAN DE L’OMBRE          
Propos recueillis par François D. Prud’homme

Alexandre LaferrièrePour le 60e anniversaire de Séquences, nous avons voulu aborder le film qui a remporté le prix du Meilleur long métrage canadien au Festival international du film de Toronto (TIFF), Félix et Meira, en rapportant les commentaires d’un artisan de l’ombre, le scénariste Alexandre Laferrière qui a coscénarisé les trois longs métrages de Maxime Giroux.

Quelle a été l’idée de départ de Félix et Meira ? Qu’est-ce qui vous a donné envie de réconcilier ces deux solitudes du Mile End, le temps d’un film ?
J’avais des préjugés évidemment ! J’habite dans le Mile End, mais ça m’a toujours intrigué. Bref, un beau jour de printemps, c’était une belle journée ensoleillée, et on regardait les filles au Café Olimpico avec Maxime [Giroux]. Il y avait de belles Juives hassidiques, vraiment très jolies, et Maxime est arrivé avec cette idée-là : « T’imagines-tu un film qui raconterait une histoire d’amour impossible entre un franco catholique, mais athée – parce qu’on est tous un peu athées, de nos jours −, un peu hurluberlu, et une Juive hassidique qui est aux prises avec sa communauté ? ». Tout de suite ça m’a inspiré; c’est quand même envoutant comme idée ! Non seulement elle offre plusieurs possibilités dramatiques, mais l’amour impossible, ça marche toujours au cinéma, au théâtre, etc.

Texte complet : Séquences (nº 294 > Janvier-Février 2015, p. 9)

Maxime Giroux

« J’AI OSÉ AVEC CE FILM ET CE PERSONNAGE DES CHOSES QUE JE NE M’ÉTAIS JAMAIS PERMISES AUPARAVANT… »
Propos recueillis par Sami Gnaba

Maxime GirouxAvec Félix et Meira, Maxime Giroux signe un troisième film incontournable. Une œuvre sensible, lumineuse, mélancolique, dans laquelle le réalisateur porte brillamment son jeune cinéma vers la maturité. En mettant en scène la quête de désir et de liberté d’une femme hors de sa communauté restrictive, quelque chose dans son cinéma s’est libéré, imprimant dans ses images une émotion, une épaisseur psychologique, une tendresse jusque-là inédites… Rencontre.

En présentant Félix et Meira à la dernière édition du FNC, tu as parlé d’un film fait dans l’adversité. De quelle adversité parlais-tu ?
J’ai parlé d’adversité pour plusieurs raisons. Premièrement, pour bien des gens dans le milieu du cinéma québécois, je n’existais pas encore. Jusque-là, j’avais réalisé deux films qui ont été difficiles à faire. Donc aller chercher des subventions, c’est une tâche qui reste encore très difficile pour moi. Le film n’a pas été financé par la SODEC; on a eu Téléfilm Canada seulement… Heureusement que j’avais Metafilms, les producteurs Sylvain Corbeil et Nancy Grant, qui ont cru et appuyé le projet dès le départ.
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