29 mars 2014
La nouvelle saison théâtrale du Centre Segal s’avère des plus riches en musique. Est-ce un pur hasard ? Toujours est-il que les œuvres proposées célèbrent le sentiment de nostalgie par le biais de cette discipline artistique. C’est comme s’il s’agissait d’arrêter le temps qui passe et de laisser de côté les nouvelles déplorables qui nous parviennent des médias pour se laisser bercer par un sentiment de satisfaction et de confort spirituel éphémère. Sans nul doute, l’expérience en vaut le coup.
Meilleure pièce américaine de la relève aux Obie Awards en 2012, 4000 Miles se classe parmi ces œuvres qui s’inspirent du quotidien, des conflits familiaux, de ce qui touche, en partie, à l’Amérique d’aujourd’hui, celle d’une certaine classe sociale, la petite/moyenne bourgeoisie, en quelques sorte, la majorité. C’est là un des aspects thématiques que l’on retrouve chez une partie de la génération de Amy Herzog, dont l’objectif moral est de témoigner des multiples idiosyncrasies d’une Amérique en pleine transformation.
28 mars 2014
Le texte évoquant le roman de Victor Hugo s’impose par sa luminosité humaniste. Les mots simples, généreux, expressifs, d’une rare force d’émotion, vibrent par intuition. Devant la mort prochaine, point de détours, mais une confession de foi livrée aux spectateurs comme s’il s’agissait d’exorciser ses démons par le biais de l’écriture, d’un journal de fin de vie qu’on s’écrit à soi-même pour partir en paix.
25 mars 2014
Alejandro Jodorowsky : l’iconoclaste, le marginal, le rebelle, le chantre invétéré d’un certain surréalisme bretonnien au cinéma, mais dans le même temps, un humaniste, un artisan des images en mouvement, dont les diverses métaphores politiques et l’esthéthique empreinte d’un symbolisme à la fois outrancier et mesuré transcendent le cinéma. Quel que soit le regard que nous portons sur lui, nous faisons face à son tout dernier film, La Danse de la réalité, titre on ne peut plus biographique, rassemblant toutes ces images inventées depuis les débuts d’une vie.
En Italie, il est presque impossible de côtoyer un cinéphile, un programmateur de festival ou un critique de cinéma qui n’ait pas entendu parler d’Agostino Ferrente. Né en 1971, Ferrente est parmi les documentaristes italiens les plus primés, diffusés et respectés. Habitué depuis quelques années aux festivals les plus importants comme Locarno et Venise, Turin et Annecy, les programmateurs de ces événements cinématographiques ont vu dans ses films qu’ils représentaient comme une sorte de renaissance du documentaire italien. En fait, Ferrente y a contribué fortement, non seulement avec ses films, mais également en fondant avec d’autres cinéastes, l’Association des documentaristes italiens, qui, en Europe, est l’une des plus actives pour la défense et la promotion du documentaire. Le réalisateur a également contribué à la redécouverte du cinéma des films du cinéaste Vittorio De Seta (primé dans les années 50 et 60 à Cannes et à Venise) : « Un anthropologue qui s’exprimait avec la voix de la poésie » comme l’a affirmé Martin Scorsese. Ferrente a collaboré avec plusieurs artistes, parmi lesquels Jacopo Quadri, monteur de certains films de Bernardo Bertolucci et de Gianfranco Rosi, le premier documentariste ayant gagné un Lion d’or à Venise en 2013.
23 mars 2014
Récit pour enfants qui leur donne une leçon d’éthique et de regard objectif sur le monde et la vie, tel se présente le conte des frères Grimm mis en musique par Engelbert Humperkinck. Rappelant la musique de Wagner dans certains passages, mais en plus calmes et modérés, les thèmes du compositeur allemand permettent néanmoins des variations, oscillent entre un ton et l’autre, livrant le spectateur à une remise en question de son approche à la musique classique.
Pour la troisième année consécutive, les jeunes de niveau cégépien se sont prêtés à la fonction de jurés en vue de remettre le prix du Meilleur film québécois de l’année écoulée. Denis Côté, à qui le Festival de Guadalajara (Mexique) rend un hommage cette année, s’est vu décerner une bourse de 3 000 $ pour son film Vic + Flo ont vu un ours.
Les autres finalistes étaient Diego Star de Frédéric Pelletier, Gabrielle de Louise Archambault, Le Démantèlement de Sébastien Pilote et Le Météore de François Delisle.
La cérémonie de remise du prix s’est encore une fois déroulé en présence de l’actrice-réalisatrice Micheline Lanctôt.
Environ 600 cégépiens issus de près de quarante établissements scolaires du Québec ont vu les 5 films sélectionnés par un comité de spécialistes de cinéma (toujours le même depuis trois ans !) composé de Manon Dumais (critique du journal Voir), Mario Fortin (président-directeur général du Cinéma Baubien et du Cinéma du Parc), François Lévesque (écrivain et critique de cinéma au journal Le Devoir), Dominique Dugas (directeur des Rendez-vous du cinéma québécois) et Pierre Pageau (historien du cinéma et critique de cinéma, en autres, à la revue Séquences).
Les deux années précédentes, le Prix collégial du cinéma québécois avait été attribué à Stéphane Lafleur (2012) pour En terrains connus et à Xavier Dolan (2013) pour Laurence Anyways.
Belle initiative qui non seulement récompense le cinéma québécois, mais suscite également l’intérêt des films d’auteurs auprès des jeunes.
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