23 mars 2014
Pour la troisième année consécutive, les jeunes de niveau cégépien se sont prêtés à la fonction de jurés en vue de remettre le prix du Meilleur film québécois de l’année écoulée. Denis Côté, à qui le Festival de Guadalajara (Mexique) rend un hommage cette année, s’est vu décerner une bourse de 3 000 $ pour son film Vic + Flo ont vu un ours.
Les autres finalistes étaient Diego Star de Frédéric Pelletier, Gabrielle de Louise Archambault, Le Démantèlement de Sébastien Pilote et Le Météore de François Delisle.
La cérémonie de remise du prix s’est encore une fois déroulé en présence de l’actrice-réalisatrice Micheline Lanctôt.
Environ 600 cégépiens issus de près de quarante établissements scolaires du Québec ont vu les 5 films sélectionnés par un comité de spécialistes de cinéma (toujours le même depuis trois ans !) composé de Manon Dumais (critique du journal Voir), Mario Fortin (président-directeur général du Cinéma Baubien et du Cinéma du Parc), François Lévesque (écrivain et critique de cinéma au journal Le Devoir), Dominique Dugas (directeur des Rendez-vous du cinéma québécois) et Pierre Pageau (historien du cinéma et critique de cinéma, en autres, à la revue Séquences).
Les deux années précédentes, le Prix collégial du cinéma québécois avait été attribué à Stéphane Lafleur (2012) pour En terrains connus et à Xavier Dolan (2013) pour Laurence Anyways.
Belle initiative qui non seulement récompense le cinéma québécois, mais suscite également l’intérêt des films d’auteurs auprès des jeunes.
En 1992, l’adaptation cinématographique de James Foley, avec entre autres, Al Pacino et Jack Lemmon, avait reçu l’accueil favorable du public et de la critique. Et pourtant, il s’agit d’une pièce plutôt intimiste de David Mamet. Tout se passe dans deux endroits différents, dans un bar où commencent à se définir les premiers soubresauts de la corruption, et le bureau, tout en désordre, conséquences de toutes ses conversations autour de verres persuasifs et corrompus.
Mais ce qu’il faut surtout retenir de la thèse de David Mamet, excellent observateur de son temps, c’est avant tout les résultats du capitalisme sauvage et les répercussions sur l’individu. Monter cette pièce aujourd’hui est de rigueur. Pour montrer que rien n’a changé. Qu’au contraire, tout a empiré car les méthodes menant au mensonges et à la manipulation sont beaucoup plus sophistiquées et revêtent un caractère indicible.
Cinq solistes, un orchestre de chambre et un chœur font partie de la distribution de Semele, opera de George Frederic Handel, présenté par La Compagnie Baroque Mont-Royal.
L’opéra, dernier opus de Handel, a été créé en 1744 et ce n’est qu’au cours du XXe siècle qu’on le redécouvre ; en signant le libretto, William Congreve s’est inspiré des Métamorphoses d’Ovide. Son caractère mythologique et son intrigue amoureuse, proche de la tradition de l’opéra, ainsi que la présence d’un chœur et l’utilisation de la langue anglaise rapproche l’œuvre du véritable oratorio.
20 mars 2014
Un des événements de la saison sera le spectacle, transmis sur Grand Écran, que l’incontournable Elton John donnait au Caesars Palace de Las Vegas. Créé spécialement par la compagnie Yamaha, le piano utilisé par le chanteur est l’un des clous visuels les plus importants du concert, comprenant plus de 68 écrans vidéi à DEL, le tout à la fine pointe de la technologie.
Trente ans après sa création, Albertine, en cinq temps renaît avec une nouvelle mise en scène, celle d’une Lorraine Pintal qui joue beaucoup plus sur la carte de la nostalgie que sur une vision actualisée de la célèbre pièce de Michel Tremblay. Nul doute que la rendre au goût du jour aurait été un exercice périlleux tant les mentalités ont changé, et particulièrement en ce qui a trait à la femme.
16 mars 2014
Librement inspirée de la vie et des écrits de (Carlo Osvaldo) Goldoni, la pièce de Pierre Yves Lemieux s’inscrit dans une mise en abyme binaire. D’une part celle d’un auteur d’aujourd’hui face à un dramaturge italien du 18e siècle ; de l’autre, l’assimilation assez surprenante de Commedia au style, aux tonalités, aux gestes et aux situation d’une époque déterminée.
14 mars 2014
La reprise de Rodin/Claudel, œuvre ambitieuse non seulement par son sujet, plus proche du cinéma que du ballet, n’est pas seulement un événement en soi, mais une gageure pour les Grands Ballets Canadiens. La narration austère se mesure dans la relation tumultueuse qui existe entre deux artistes qui, dès le début de leur rencontre, vivent une tension amoureuse et professionnelle hors norme.
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