En couverture

Don Giovanni

13 avril 2015

L’HOMME À LA PEAU DE SERPENT

OPÉRA-HD
Élie Castiel
★★★★

Tout d’abord, une précision. Contrairement à ce qui avait été annoncé, le Don Giovanni présenté au Cinéma du Parc n’était pas celui de l’Opéra de Paris, tel que prévu, mais plutôt tiré du Salzbourg Festival de 2014. Nette déception qui, néanmoins, ne nous a pas empêché de découvrir une mise en scène solide, enjouée, faisant du mythe donjuanesque une métaphore sur l’impossibilité du rapport amoureux.

Également mise en abyme de notre nouveau siècle, où l’individualisme généralisé se complait dans le plaisir immédiat et la multiplicité des rencontres. Mozart, l’avait-il déjà compris ? Quoi qu’il en soit, le metteur en scène Sven-Eric Bechtolf situe l’action dans une sorte de début du siècle dernier, alors qu’à l’instar de chaque commencent d’une nouvelle ère, les mœurs se libéralisent, les individus ne font qu’à leur tête et, mine de rien, succombent au désir des sens. Bechtolf invente un décor unique qui ressemble à un paquebot de plaisance, une sorte de Titanic sur scène où ce sont les âmes qui périssent au fur et à mesure que les événements se déroulent.

OP_Don Giovanni

Ildebrando D’Arcangelo (Don Giovanni) – PHOTO : © Michael Pöhn (Salzbourg Festival)

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Semaine du 10 au 16 avril 2015

8 avril 2015

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LE FILM DE LA SEMAINE
C
LOUDS OF SILS MARIA
[ Drame ]
Actrice de renommée internationale, Maria Enders se voit offrir de rejouer, vingt ans plus tard, une pièce de théâtre où elle hérite du rôle d’une femme mûre aux pensées suicidaires.

MEILLEURE ACTRICE (Juliette Binoche)
MEILLEURE ACTRICE DE SOUTIEN (Kristen Stewart)
MEILLEURE SCÉNARIO ORIGINAL (Olivier Assayas)
Césars 2015

Clouds of Sils Maria_Primeurs

CRITIQUES
Danny Collins
[ Comédie dramatique ]
En 1971, dans une entrevue, Danny Collins, la vedette montante de la musique rock, est fasciné par la créativité et l’art de John Lennon. Quarante ans plus tard, il apprend que le membre du groupe The Beatles lui avait adressé une lettre personnelle.

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Anna Karenina

4 avril 2015

Le grand chorégraphe Boris Eifman à Montréal

Élie Castiel
DANSE

DANSE_Boris Eifman

Boris Eifman (PHOTO : © Eifman Ballet Theatre)

 Découvrir Boris Eifman, du Ballet Kirov de Saint-Pétersbourg, c’est porter un nouveau regard sur la danse ; c’est aussi découvrir que le ballet classique peut être transcendé en accord avec le monde d’aujourd’hui, en lui accordant de nouvelles règles prises de la danse moderne.

C’est aussi découvrir un chorégraphe exceptionnel. En 1977, il fonde le Eifman Ballet Theatre qui très vite innove dans l’art de la création chorégraphique. Liberté dans les gestes, les mouvements, optant pour une modernisation d’une discipline autrefois peu ouverte aux innovations.

En cette deuxième décennie du XXIe siècle, le Eifman Ballet Theatre, sous la direction de son fondateur, soumet le spectateur à un rapport complice, le sommant de reconnaître en ces nouveaux mouvements revus et mis au goût du jour, des exemples d’une société qui recrée notre notion de la culture. Suite

33e Festival international des films sur l’art | Prise II

Portraits croisés

Luc Chaput
ÉVÈNEMENT

Il y a une semaine environ, s’est terminé le 33e Festival international du film sur l’art (FIFA). Comme à l’habitude, de nombreuses œuvres sur des sujets diversifiés étaient offertes au bon gré des spectateurs avides de découvertes. Des circonstances indépendantes de ma volonté m’ont empêché d’en voir autant que d’habitude et ce même en compétition. Ainsi je n’ai pu assister à la présentation de Before the Last Curtain Falls de Thomas Wallner, grand gagnant qui, par le biais de plusieurs portraits, décrit la présentation de spectacles par des travestis âgés encore capables de donner un spectacle diablement émouvant. Le sujet et ce grand prix détonnent par rapport à ceux habituels de ces manifestations plutôt portées sur les grands opus anciens et reconnus.

Concrete Love

Concrete Love

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Manoel de Oliveira

En hommage au très grand réalisateur portugais récemment décédé, nous reproduisons un article de notre ancien confrère Paul Beaucage, qui, déjà en 1998 (n° 196, , 25-29) confirmait l’autorité cinéphilique du cinéaste prolifique. Une œuvre considérable qui mérite une attention.

Luc Chaput

L’idéal esthétique altier de
Manoel de Oliveira

Manoel de Oliveira

Affirmons-le d’emblée: Manoel de Oliveira est la personnalité la plus importante du cinéma portugais et l’un des plus grands metteurs en scène de notre époque. Sa filmographie, qui s’échelonne sur plus de six décennies d’activité, comporte une trentaine de réalisations (courts et longs métrages confondus). Si Oliveira n’a pu réaliser une oeuvre plus abondante, c’est principalement en raison de la situation socio-politique qui a longtemps prévalu dans son pays. La dictature d’Antonio de Oliveira Salazar, qui a sévi au Portugal pendant plus de sept lustres, a jugulé l’activité artistique nationale, d’où la médiocrité relative du cinéma portugais. En dépit de son évolution formelle, l’oeuvre de Oliveira, comme celle des plus grands, tient en un seul bloc. Elle se distingue par son originalité stylistique et la profondeur de son propos. Elle comprend plusieurs films solides comme Le Mystère du printemps, Le Passé et le Présent, Mon cas et La Divine Comédie ainsi que des chefs-d’oeuvre tels que Amour de perdition, Francisca, Le Soulier de satin et Le Val Abraham. En raison d’un problème de distribution, les films de Oliveira demeurent largement méconnus des cinéphiles nord-américains. Par conséquent, il reste à souhaiter que dans un avenir rapproché, la Cinémathèque québécoise présentera une rétrospective consacrée à l’oeuvre intégrale de cet artiste, dont le style oscille entre un classicisme intransigeant et un romantisme modéré. Sa vision du monde très personnelle lui a valu d’être comparé à Ingmar Bergman, Carl Theodor Dreyer et Yasujiro Ozu. C’est dire toute l’importance du cinéma de Manoel de Oliveira!

Paul Beaucage

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À gagner…

Concours

 

 

 

 

 

 

Les Films Séville

 

Les Flms Christal

En collaboration avec

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(2015 – 60e anniversaire)

vous invitent

à la Première de

Corbo

de Mathieu Denis

(Québec 2014 / VO : français / S.-t.a. / 1 h 59)

Corbo_Première

Dans le Québec de 1966, Jean Corbo, 16 ans, fils d’un père italien et d’une mère québécoise, joint les rangs d’un groupe de militants révolutionnaires dont la devise ultime est de débarrasser le peuple québécois de la colonisation politique et économique dirigée par l’élite anglophone.

Cinéma Excentris

Lundi 13 avril 2015 – 19 h

Les cinq premières personnes à nous envoyer un courriel (cast49@sympatico.ca) recevront un laissez-passer double parmi les 5 que nous avons à notre disposition. Vous avez jusqu’à mercredi prochain, le 8 avril 2015 (minuit) pour répondre. Veuillez nous donner votre nom au complet et indiquer si vous serez seul(e) ou accompagné(e).

Bonne chance !

revuesequences.org

Semaine du 3 au 9 avril 2015

2 avril 2015

[Cliquez sur le titre pour accès à la critique et/ou autres informations]

LE FILM DE LA SEMAINE
L’ENLÈVEMENT DE MICHEL HOUELLEBECQ
[ Comédie dramatique ]
Kidnappé alors qu’il passe son temps à fumer et à parler de sujets bourgeois, Michel Houellebecq décide de mener une conversation avec ses ravisseurs qui, bizarrement, ne portent pas de masques.

L'Enlèvement de Michel Houellebecq_Primeurs

PRIX DU MEILLEUR SCÉNARIO (Guillaume Nicloux)
Tribeca Film Festival 2014

Suite

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