En salle

The Wolf of Wall Street

20 décembre 2013

En quelques mots
★★ 1/2
Le livre éponyme de Jordan Belfort, dresse le portrait d’un (anti)héros, véritable loup de la finance à Wall Street, la mecque incontestée de la manipulation financière. Martin Scorsese s’en est inspiré pour accomplir une œuvre qui ne demeure pourtant pas toujours fidèle à la démarche établie depuis ses débuts. Évocant Goodfellas en ce qui a trait à la cadence décontractée de la réalisation, The Wolf of Wall Street s’avère par contre plus proche du grand public, refusant toute symbolique abstraite, oubliant les nuances inspirées, allant droit au but, ne lésinant pas sur la véracité de la langue employée, accumulant les excès et même quelques vulgarités. Parfois, l’esprit de débauche férocement assumé par le principal intéressé donne lieu à des scènes qui pourront sembler d’un goût douteux aux  yeux des inconditionnels de Scorsese. Car ces extravagances visuelles se présentent souvent comme des effets gratuits, forcés, n’allant nulle part et ne nous apprenons rien de nouveau sur la psychologie du personnage principal. Bien plus, l’arrogance, la frivolité et le déchaînement incontrôlé de Belfort (impeccable Leonardo DiCaprio) nous est montré sous un jour sympathique, nous forçant à réévaluer constamment notre regard de spectateur passif. Mais ce qui compte aussi, ce sont aussi les quelques moments de bravoure que le réalisateur transmet grâce à une mise en scène fluide qui vacille à la seconde partie du film. Maître à bord d’une ménagerie remplie d’individus (hommes et femmes) qui pensent comme lui, Belfort n’est que la métaphore d’une Amérique qui croit encore au rêve américain. Il s’agit en fait de la fable maintes fois répétée de l’utopique réussite à n’importe quel prix guidée par un capitalisme sauvage. En fin de compte, The Wolf of Wall Street affiche son fil narratif survolté, son rythme désordonnée et son imagerie caricaturale, avec comme verdict qu’il ne s’agit pas d’un film de Scorsese du meilleur cru.  >> Élie Castiel

Sortie : Mercredi 25 décembre 2013
V.o. : Anglais
V.f. – Le Loup de Wall Street

DRAME BIOGRAPHIQUE  | Origine : États-Unis – Année : 2013 – Durée : 3 h – Réal. : Martin Scorsese – Int. : Leonardo DiCaprio, Jonah Hill, Matthew McConnaughey, Jon Favreau, Rob Reiner, Spike Jonze, Jean Dujardin – Dist. / Contact : Paramount | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

A Madea Christmas

12 décembre 2013

Sortie : Vendredi 13 décembre 2013
V.o. : Anglais
Titre alternatif – Tyler Perry’s A Madea Christmas

COMÉDIE  | Origine : États-Unis – Année : 2013 – Durée : 1 h 45  – Réal. : Tyler Perry – Int. : Tyler Perry, Chad Michael Murray, Kathey Najimy, Larry The Cable Guy, Tika Sumpter– Dist. / Contact : Séville | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

En quelques mots
SANS COMMENTAIRES / Film non vu.

Anchorman 2: The Legend Continues

En quelques mots
1/2
Il y a de nombreuses vulgarités, plein de sous-entendus, un humour le plus souvent adolescent, une soif inaltérable de déconner. Et malgré ces inconvénients, il y a aussi un quatuor de comédiens qui croient fermement en cette entreprise qui a pour but de simplement divertir. Mais il y a aussi un regard sur le monde de l’information, et particulièrement sur celui de la télévision, mais qui se perd dans sa superficialité. Will Ferrell excelle, Steve Carell est égal à lui-même, avec ses tics parfois insupportables, Paul Rudd se travestit pour donner à son personnage une allure dévergondée et finalement David Koechner joue sympathiquement la carte de l’ambiguïté. Le scénario est vite sabré et la mise en scène demeure des plus réduites. Mais Anchorman 2 se savoure comme du fast-food qu’on avale volontairement, le temps que dure la projection, pour ensuite l’oublier. >> Élie Castiel

Sortie : Mercredi 18 décembre 2013
V.o. : Anglais
V.f. – Présentateur vedette 2 : La légende se poursuit

COMÉDIE  | Origine : États-Unis – Année : 2013 – Durée : 1 h 59  – Réal. : Adam McKay – Int. : Will Ferrell, Steve Carell, Paul Rudd, Kirsten Dunst, Nicole Kidman, Harrison Ford, Vince Vaughn, Liam Neeson, Sacha Baron Cohen – Dist. / Contact : Paramount | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

The Crash Reel

Sortie : Vendredi 13 décembre 2013
V.o. : Anglais
S.-t.f. – La Chute d’un rêve

DOCUMENTAIRE  | Origine : États-Unis – Année : 2013 – Durée : 1 h 49  – Réal. : Lucy Walker – Dist. / Contact : Phase 4 Films | Horaires / Versions / Classement : Cinéma du Parc

En quelques mots
SANS COMMENTAIRES / Film non vu.

The Hobbit: The Desolation of Smaug

En quelques mots
★★★
La question fondamentale qu’on peut se poser est de savoir si Peter Jackson aurait pu faire un seul film à partir du court roman de J. R. R. Tolkien. Est-ce pour des raisons mercantiles ou au contraire pour simplement permettre aux très nombreux inconditionnels de la série commencée par la saga Lord of the Rings de savourer plus de scènes d’action que The Hobbit est divisé, au cinéma, en trois volets ? Toujours est-il qu’après The Hobbit : An Unexpected Journey (2012), cette deuxième partie se permet des libertés que certains puristes jugeront impardonnables, particulièrement l’ajout de personnages non présent dans le roman : l’elfe Tauriel (Evangeline Lilly), guerrière sexy qui, lorsqu’elle soigne la blessure à la jambe du nain Kili (Aidan Turner) laisse présager une liaison amoureuse que nous découvrirons sans doute dans la troisième et dernière partie. Legolas (Orlando Bloom), un autre personnage rescapé de Lord of the Rings, a pour mission ici d’aider les Nains et Bilbo (Martin Freeman) à lutter contre les Ores. Si le premier volet se présentait comme un film d’action aux allures de conte philosophique et où la dimension humaine brillait par sa présence, The Hobbit: The Desolation of Smaug convoque l’action au détriment d’une certaine maturité d’esprit et d’intelligence que possédait son prédécesseur.

Mais le plus impressionnant demeure sans doute la confrontation entre Bilbo et le Dragon Smaug (dans le roman, à l’extérieur de la caverne qui cache le trésor des Nains ; dans le film, à l’intérieur). Face à un espace fermé et labyrinthique, Peter Jackson attribue au combat une particularité encore plus spectaculaire.Et la créature mythique, telle qu’elle apparaît dans le film, évoque la splendeur et la véracité de certains tableaux animaliers ; sans oublier de souligner l’extraordinaire travail vocal de Benedict Cumberbatch. Il semble que le mot d’ordre de ce deuxième volet est de satisfaire l’esprit ludique d’un jeune public bercé au rythme du monde des jeux vidéo. Même ceux qui résistent à la technologie 3D seront emballés par le travail phénoménal et enlevant qu’elle procure ici. Quant à Bilbo, le héros de cette nouvelle saga, il demeure, comme au premier volet, candide à souhait, se débrouillant du mieux qu’il peut et usant d’un humour bon-enfant pour échapper à l’increvable Dragon. Quant à la fin, se terminant par quelques mots annonciateurs prononcés par Bilbo, elle ne sert qu’à inciter le spectateur à prendre un prochain rendez-vous avec la fantaisie. >> Élie Castiel

Sortie : Vendredi 13 décembre 2013
V.o. : Anglais
V.f. – Le Hobbit : La désolation de Smaug

CONTE FANTASTIQUE | Origine : États-Unis / Nouvelle-Zélande – Année : 2013 – Durée : 2 h 42  – Réal. : Peter Jackson – Int. : Martin Freeman, Ian McKellen, Richard Armitage, Aidan Turner, Orlando Bloom, Evangeline Lilly, Lee Pace, Cate Blanchett, Benedict Cumberbatch, Luke Evans, Stephen Fry – Dist. / Contact : Warner | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Inequality for All

En quelques mots
★★ 1/2
Tourné dans le cadre du cours de Robert Reich sur la richesse et la pauvreté à l’université de Berkeley, ce long métrage présente de manière vivante et imagée des concepts de science économique qui pourraient être rébarbatifs. L’insertion de courtes entrevues avec des ouvriers et des professionnels permet aussi de mieux illustrer les défis que la politique économique actuelle des États-Unis fait peser sur ces contribuables surtaxés alors que le taux d’imposition des riches a de beaucoup diminué. Le réalisateur dresse aussi un portrait de l’ancien secrétaire au Travail durant la présidence de Bill Clinton et par sa biographie lui permet de rappeler certains épisodes importants de l’histoire récente de son pays. L’humour et le sens de la répartie de cet intellectuel étaient d’ailleurs aussi évidents dans la séquence tournée pendant son séminaire sur le leadership dans le grand documentaire At Berkeley de Frederic Wiseman présenté au dernier RIDM. Kornbluth, Reich et toute l’équipe ont fait œuvre extrêmement utile en illustrant de manière quelquefois poignante, dans ce long métrage récipiendaire d’un prix lors du dernier festiva de Sundance, les thèses nécessaires que Reich expose aussi dans Aftershock: The Next Economy and America’s Future. >> Luc Chaput

Sortie : Vendredi 13 décembre 2013
V.o. : Anglais

DOCUMENTAIRE  | Origine : États-Unis – Année : 2013 – Durée : 1 h 25  – Réal. : Jacob Kornbluth – Avec : Robert Reich, Ryan Cantwell, Lucas Brusch – Dist. / Contact : Séville | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Marius

En quelques mots
★★ 1/2
Nul doute que la trilogie pagnolesque des années 30 reste dans la mémoire du cinéphile même si ce sont trois réalisateurs qui mettent leur grain de sel et réalisent chacun une partie sans soucier de l’aspect chronologique : Alexander Korda tourne Marius en 1931, Marc Allégret emboîte le pas en 1932 avec Fanny et finalement, quatre ans plus tard, en 1936, Marcel Pagnol lui-même consacre un film à César. Des décennies plus tard, Daniel Auteuil  se concentre sur Marius et Fanny, ce qui n’enlève en rien la continuité du récit ; Marius est une envolée pleine de tendresse qui anime des sentiments comme la fierté, la débrouillardise et le côté candide et bon-enfant des habitants d’un environnement marseillais qui préfèrent plus que tout au monde « vivre leur vie ». Film par défaut mélodramatique, Auteuil en conserve cet aspect qui apporte au récit quelque chose d’agréablement surranné. Entre répliques savoureuses, accent régional délectablement inimitable et quiproquos intentionnellement naïfs, Marius est un charme grâce notamment aux comédiens qui s’accaparent de leurs personnages pour mieux les situer à une époque révolue, quoique idéalisée. En tant que réalisateur, Daniel Auteuil projette un attachement qui contamine affectueusement ses protagonistes. Il serait injuste de le comparer au légendaire Raimu car il en est conscient et nous surprend à donner du mieux qu’il peut à son « César».  Mais la véritable révélation est très certainement celle de Raphaël Personnaz, de plus en plus présent dans le cinéma français, attribuant à son Marius un mélange de romantisme et de pugnacité. Comme d’habitude, Jean-Pierre Darroussin confirme avec doigté la diversité de son registre et Victoire Bélézy, en Fanny, nous montre qu’elle a du cran. Tout compte fait, Marius constitue une excellente sortie pour le temps de fêtes. >> Élie Castiel

Sortie : Vendredi 13 décembre 2013
V.o. : Français
S.-t.a. – Marius

COMÉDIE DRAMATIQUE | Origine : France – Année : 2013 – Durée : 1 h 34– Réal. : Daniel Auteuil – Int. : Raphaël Personnaz, Victoire Belezy, Daniel Auteuil, Jean-Pierre Darroussin, Marie-Anne Chazel – Dist. / Contact : Métropole | Horaires / Versions / Classement : Beaubien Cineplex

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

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