12 décembre 2013
Résumé
Le long métrage documentaire musical de Chelsea McMullan nous invite à une odyssée poétique à travers champs. Ce portrait intimiste du chanteur transgenre Rae Spoon est aussi poignant et introspectif que les chansons du célèbre artiste. S’exécutant tantôt dans des mises en scène recherchées, tantôt dans de simples haltes routières, le chansonnier se raconte devant les paysages grandioses des Prairies. Le tout compose un portrait indélébile d’un artiste canadien inimitable. Sélection officielle à Sundance 2014 (ONF)
DOCUMENTAIRE BIOGRAPHIQUE | Origine : Canada – Année : 2013 – Durée : 1 h 16 – Réal. : Chelsea McMullan – Dist. / Contact : ONF | Horaires / Versions / Classement : Excentris
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SANS COMMENTAIRES / Film non vu.
Résumé
Deux frères médecins voient leur relation fusionnelle perturbée par une jolie mère célibataire… Pour son deuxième long métrage, Axelle Ropert filme un triangle amoureux sensible et stylisé dans le Chinatown parisien.
CHRONIQUE SENTIMENTALE | Origine : France – Année : 2013 – Durée : 1 h 40 – Réal. : Axelle Ropert – Int. : Cédric Kahn, Laurent Stocker, Louise Bourgoin, Paula Denis, Serge Bozon, Jean-Pierre Petit, Gilles Gaston-Dreyfus – Dist. / Contact : FunFilm | Horaires / Versions / Classement : Beaubien
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SANS COMMENTAIRES / Film non vu.
1er décembre 2013
Résumé
Le Mile End, Montréal, à une heure tardive de la nuit. Un jeune homme erre à travers le quartier. Au hasard de son parcours, il rencontre des inconnus et des amis qui se livrent à lui et se racontent. C’est l’automne et la nuit agit comme révélateur. Tout cela est à la suite d’une rupture qui sera conciliatrice ou peut-être pas.
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★ 1/2
Filmer un quartier et ses résidents n’est pas une première. On se souvient du film Un coin du ciel réalisé en 2008 par Karina Goma qui nous plongeait dans le quartier multiethnique de Parc Extension en suivant le quotidien des intervenants du CLSC local et de leurs rencontres avec les résidents. C’est non loin de là que Jean-François Lesage a tourné ce Conte du Mile End, sorte de témoignage sur l’amour, le couple et la fidélité. Bien qu’il soit assez éloigné du film de Goma, ce conte moderne pose un regard sur ce coin de Montréal en laissant parler ses habitants, souvent assimilés à d’insouciants hipsters à la pointe des tendances et de la mode.
Profitant de la rupture filmée en direct de Daria et Severyan, un couple d’immigrants trentenaires, Lesage fait du quartier le théâtre de toutes les confidences de jeunes et de moins jeunes, rencontrés par Severyan au gré de ses déambulations nocturnes. Si ce point de départ hors norme pouvait laisser espérer une intéressante analyse d’une certaine jeunesse montréalaise, le film souffre au final d’un manque flagrant de profondeur et aurait mérité d’être étoffé par un travail d’écriture plus approfondi. La caméra se contente de filmer des monologues – parfois inaudibles – sur des ruptures, des tourments amoureux et autres problèmes d’infidélité dans le couple. Hélas, ces discours anonymes restent, pour la plupart, au niveau du témoignage de péripéties personnelles et ne présentent que peu d’intérêt. Malgré sa courte durée, le portrait s’avère vite limité et répétitif.
Cependant, Lesage fait preuve d’une technique adroite et d’une habileté à filmer son quartier différemment. Au-delà des discours de ses protagonistes, il porte sur ce lieu une vision tout en introspection et poésie, illustrant cette quête de sens avec une sensibilité touchante et inattendue. >> Charles-Henri Ramond
DOCUDRAME | Origine : Canada [Québec] – Année : 2013 – Durée : 1 h 08 – Réal. : Jean-François Lesage – Dist. / Contact : Films du 3 mars | Horaires / Versions / Classement : Excentris
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
Résumé
Le Diego Star est un cargo vétuste. Naviguant sur le Saint-Laurent en plein hiver, il tombe en panne dû à un accident majeur. Traoré, mécanicien africain, est soupçonné d’être le coupable. L’équipage multiethnique du Diego Star est hebergé par des familles locales et Traoré aboutit chez Fanny, une jeune mère monoparentale.
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★★★
La force d’évocation d’une situation sociale déséquilibrée, mais tout de même réaliste, telle que montrée dans le premier long métrage de Frédérick Pelletier résonne comme un écho forçant le spectateur à une prise de conscience. Interventionniste, politique et centré sur le côté binaire de l’individu, Diego Star, dont le titre évoque bizarrement ceux des westerns à l’italienne, oscille entre le documentaire et la fiction, même si c’est le narratif qui l’emporte. Les marins exploités n’y peuvent rien contre le pouvoir des autorités ; à cela s’incruste le triste récit d’une mère célibataire qui se démène du mieux qu’elle peut (ou presque) pour survivre. Entre elle et son nouveau chambreur, une relation père-fille, parfois prenant des allures d’amant-maîtresse, qui donne au film une saveur à la fois intense et particulière. Un sorte de répit avec l’espace extérieur qui canalise certains problèmes du monde actuel ne cessant de briser l’individu. D’où un goût de la part du réalisateur pour le fatalisme abstrait.
Cette caractéristique n’est que le résultat émanant d’une plume aiguisée qui égratigne intentionnellement les mots, sans aspérités, évitant d’aller à la surface des choses. Pour rendre l’ensemble crédible, il y a également deux présences : celle d’abord d’un Issaka Sawadogo en pleine possession de ses moyens, sensible, d’une grande force de caractère, pouvant alterner les extrêmes avec une assurance triomphante ; et puis Chloé Bourgeois, dont l’évolution psychologique de son personnage la place parmi les grandes jeunes comédiennes d’aujourd’hui. Car elle a aussi un visage, une présence magnifiquement sauvage à l’écran. Pour un premier film de fiction, Frédérick Pelletier débute en grand. >> Élie Castiel
DRAME | Origine : Canada [Québec] / Belgique – Année : 2012 – Durée : 1 h 27 – Réal. : Frédérick Pelletier – Int. : Issaka Sawadogo, Chloé Bourgeois, Nicole-Sylvie Lagarde, Marie-Claude Guérin, Yassine Fadel, Artur Gorishti – Dist. / Contact : Métropole | Horaires / Versions / Classement : Beaubien – Excentris
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
Résumé
Gary vogue de petits boulots en petits boulots. Embauché dans une centrale nucléaire, il tombe amoureux de Karole, la femme de Toni, un collègue de travail. À l’usine, les doses radioactives sont souvent des menaces. L’amour interdit et les radiations finissent par contaminer Gary.
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★★
Grand central est le deuxième film de Rebecca Zlotowski après Belle Épine (prix Louis Delluc, et prix de la critique du meilleur premier film à Cannes en 2010). L’incursion dans un univers méconnu du cinéma de fiction, une centrale nucléaire et ses abords, rend l’atmosphère froide voire inhumaine. On y rencontre des individus paumés à la recherche d’un emploi, des employeurs à la limite de l’interdit, sur fond d’histoire d’amour compliquée et assez banale. Grand central – sans être un film politique – montre un espace nocif pour des travailleurs qui n’exercent pas n’importe quel métier, tout en relatant subtilement les solitudes des uns et des autres. Des solitudes qui vont se rencontrer sur le terrain des contaminations, réelles et amoureuses.
Il est impossible de parler de chaleur des personnages, cette chaleur est leur quête impossible, sur fond de distance entre sentiments et engagements, aussi bien dans le milieu du travail que dans les relations amicales et amoureuses. Tahar Rahim joue bien son rôle même si parfois on ne sent pas qu’il l’incarne, l’habite. Léa Seydoux, quant à elle, est parfaite en jeune femme paumée et adultère. Olivier Gourmet est plus que crédible dans la tension qu’il dégage, et pour tout dire qu’il incarne. On a parfois l’impression que le lieu est prétexte à l’histoire d’amour, et qu’au fond, la centrale n’est pas assez exploitée. Il y a une sorte de coupure entre ce qui se passe à l’intérieur de ce lieu et l’histoire d’amour. Cette histoire pourrait très bien se dérouler dans une cité ouvrière, près d’une usine automobile. C’est pourquoi nous ne retenons pas l’idée d’une métaphore possible entre la nocivité de la centrale et celle des sentiments, trop simpliste. Si le spectateur peut être fasciné par un tel lieu, il aurait été avantageux de le fasciner par une histoire d’amour moins banale, ou à tout le moins davantage liée à son centre névralgique. >> Asher Pérez-Delouya
DRAME | Origine : France / Autriche – Année : 2013 – Durée : 1 h 34 – Réal. : Rebecca Zlotowski – Int. : Tahar Rahim, Léa Seydoux, Olivier Gourmet, Denis Ménochet, Johan Libéreau, Nozha Khouadra – Dist. / Contact : K-Films Amérique | Horaires / Versions / Classement : Beaubien – Excentris
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
Résumé
Vacances de Noël, 1967. Stan, Bob, Méo, Jean-Charles, Fern et Marcel jouent au hockey pour l’équipe des As de Saint-Michel. Ils s’entraînent avec ardeur pour participer au tournoi des Fêtes organisé par leur paroisse. Ils rêvent cependant de championnat, mais des obstacles s’imposent, autant dans leurs vies personnelles que dans la patinoire.
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★
Le scénario et la réalisation sont de Richard Goudreau, idéateur et producteur des séries de films et d’émissions télé qui portent sur cette équipe de ligue de garage. L’évocation d’une petite ville du Québec en 1967 est empreinte de nostalgie et l’on n’y sent pas l’influence que l’Expo avait eue par exemple sur les Montréalais de toutes conditions. La pratique du hockey constitue le principal exutoire de cette bande de copains adolescents dont certains des jeunes interprètes réussissent mieux à rendre les tics et autres manies de ce qu’ils deviendront plus âgés. Les acteurs âgés, qui en ont fait des personnages et même des types dans cette longue série, jouent des rôles de mentors ou de parents et il y a donc un effet miroir qui déroute et amuse également. La progression dramatique est inégale et plusieurs gags tombent à plat servant à alléger des moments plus difficiles. Ce retour sur une époque révolue clôt donc inadéquatement cette série qui avait pris des allures mythiques. >> Luc Chaput
COMÉDIE DRAMATIQUE | Origine : Canada [Québec] – Année : 2013 – Durée : 1 h 46 – Réal. : Richard Goudreau – Int. : Marc Messier, Samuel Gauthier, Rémy Girard, Pierre Lebeau, Simon Pigeon, Maxime Desjardins-Gauthier – Dist. / Contact : Séville | Horaires / Versions / Classement : Beaubien – Cineplex
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
Résumé
Il est existe des alternatives aux musiques de Noël traditionnelles. Jingle Bell Rocks! nous en donnent la preuve alors que la caméra de Mitchell Kezin nous fait découvre ces chansons méconnues en disques vinyle, pour la plupart oubliés.
En quelques mots
SANS COMMENTAIRES / Film non vu.
DOCUMENTAIRE | Origine : États-Unis / Canada – Année : 2012 – Durée : 1 h 23 – Réal. : Mitchell Kezin – Dist. / Contact : EyeSteelFilm | Horaires / Versions / Classement : Cinéma du Parc
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