En salle

Liv & Ingmar

20 décembre 2013

En quelques mots
★★ 1/2
Ce premier long métrage du réalisateur indien vivant à Londres Dheeraj Akolkar est une longue entrevue à l’île de Faro dans la demeure d’Ingmar Bergman et dans une salle de cinéma de l’actrice norvégienne Liv Ullmann. Celle-ci évoque avec discrétion les divers moments de sa relation artistique et personnelle avec le très grand cinéaste Bergman et ce depuis leur collaboration sur Persona. Le réalisateur insère judicieusement des extraits de films qui illustrent les diverses étapes de cette relation amoureuse tumultueuse, marquée par la jalousie possessive d’Ingmar. Les extraits ne sont pas identifiés par un texte à l’écran ce qui rendra le visionnement plus compliqué pour certains cinéphiles. Liv Ullman apparaît, à  plus de soixante-dix ans, rayonnante dans ce témoignage qui recoupe son livre Devenir et qui montre comment ces deux artistes ont pu construire une relation amicale tout aussi enrichissante après la passion et la séparation. >> Luc Chaput

Sortie : Vendredi 20 décembre 2013
V.o. : Anglais
S.-t.a. – Liv og Ingmar

DOCUMENTAIRE  | Origine : Norvège / Grande-Bretagne – Année : 2012 – Durée : 1 h 23  – Réal. : Dheeraj Akolkar Avec : Liv Ullmann – Dist. / Contact : Janus Films | Horaires / Versions / Classement : Cinéma du Parc

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Mandela: Long Walk to Freedom

En quelques mots
★★
Le cinéma a traité par le biais de la fiction plus ou moins biographique de l’aprtheid en Afrique du Sud et ce depuis les années 50 : Cry My Beloved Country de Zoltan Korda, A Dry White Season d’Euzhan Palcy, Cry Freedom de Richard Attenborough sur Steve Biko et même Winnie de Darrell Roodt, une récente biographie assez gentille de Winnie Mandela mettant en vedette Jennifer Huston. L’homme politique Nelson Mandela a même vu son utilisation du sport comme facteur d’unification sociale visitée par Clint Eastwood dans Invictus. Le personnage avait donc déjà une allure mythique soutenue par de nombreuses photographies et interviews ainsi que par son prix Nobel lorsque ce film fut finalement mis en chantier par son ami le producteur sud-africain Anant Singh. Le résultat manque de nerf et de passion dans beaucoup de moments, ce qui est un comble pour ce vibrant dirigeant politique. La faute en est peut-être à l’aspect chronologique de l’adaptation par William (Gladiator) Nicholson de l’autobiographie qui forme la deuxième partie du titre. Une construction plus éclatée par flashbacks aurait sans doute pu donner plus d’intérêt à la recréation d’épisodes comme Sharpeville dont les images sont très connues.

Nelson Mandela venait de deux familles de dirigeants héréditaires Thembu de langue xhosa. Cela n’est pas évoqué dans les les premiers épisodes de sa vie car le film préfère reprendre l’idée du selfmade man chère au système ciné-biographique américain. Jeune, son surnom était Rolihlahla (fauteur de troubles). Il le fut mais il avait aussi appris de ses mentors et son éducation à négocier avec un art consommé. Idris Elba habite très bien son personnage, sa prestance et son charisme ont canalisé en partie l’esprit de Mandela. Malheureusement plusieurs des collaborateurs de Madiba sont trop rapidement exclus du scénario comme il arrive très souvent dans ces longs métrages. Mais ici au moins, on ne cache pas sous le tapis les épisodes moins glorieux de cette vie. Même Winnie Madikizela, deuxième épouse de Nelson, a droit à un traitement assez équitable aidé en cela par la prestation de Naomi Harris. Les reconstitutions d’époque semblent exactes dans ce film qui constitue malgré tout une bonne introduction à ce leader très important du dernier demi-siècle. >> Luc Chaput

Sortie : Mercredi 25 décembre 2013
V.o. : Anglais
V.f. – Mandela : Un long chemin vers la liberté

DRAME BIOGRAPHIQUE  | Origine : Grande-Bretagne / Afrique du Sud – Année : 2013 – Durée : 2 h 28  – Réal. : Justin Chadwick – Int. : Idrik Elba, Naomie Harris, Tony Kgoroge, Riaad Moosa, Zolani Mkiva, Simo Moguwaza – Dist. / Contact : Séville | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Ressac

En quelques mots

Le travail est rare en région, les hommes s’éloignent au gré des petits boulots trouvés ici ou là et laissent leurs proches livrés à eux-mêmes, dans un état d’attente permanente. Pour sa première fiction, la documentariste Pascale Ferland a choisi d’illustrer la résistance de la cellule familiale en se basant sur des faits malheureusement bien connus des régions éloignées. Nous plongeons avec elle dans le quotidien tourmenté de ces trois femmes de génération différente qui représentent autant de visages du combat contre la douleur. Quelque part entre résignation (Gemma la mère), révolte (Chloé la fille) ou compassion (Dorine la grand-mère), les personnages vivent une souffrance continuelle qui les enferme progressivement dans leur solitude. Dans un univers aussi difficilement soutenable, peut-on vivre normalement ?

Voilà la question qui établit les bases de ce drame sombre et lent qui fait feu de tout bois en abordant plusieurs thématiques maintes fois explorées par le cinéma québécois. Ne parvenant guère à recentrer son intrigue, le film souffre en outre d’une construction chaotique, et ne parvient qu’en de rares occasions à trouver le ton juste pour dépeindre les errances de ces vies brisées par le désespoir. Fort heureusement, Muriel Dutil apporte au personnage de Dorine une émouvante touche de sensibilité. Tout en silences et en résignation, Ressac, malgré une prémisse alléchante et d’évidentes qualités de mise en scène, n’émeut que trop rarement. >> Charles-Henri Ramond

Sortie : Vendredi 20 décembre 2013
V.o. : Français

DRAME | Origine : Canada [Québec] – Année : 2013 – Durée : 1 h 37  – Réal. : Pascale Ferland – Int. : Clémence Dufresne-Deslières, Nico Lagarde, Muriel Dutil, Martin Dubreuil, Pierre-Luc Lafontaine, Gabrielle Fontaine – Dist. / Contact : K-Films Amérique | Horaires / Versions / Classement : Beaubien – Excentris

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Saving Mr. Banks

En quelques mots
★★
L’auteure australo-britannique P.L. Travers était-elle comblée par le Mary Poppins des studios Disney ? Dans sa finale larmoyante, Saving Mr Banks tente de nous convaincre de l’affirmative. Pour en arriver là, le film aura montré que le déplacement de l’auteure en Californie afin de superviser l’écriture du scénario a surtout été une affaire d’affrontement et de tractations avec le géant de l’animation, alors au plus fort de sa gloire. Cette confrontation entre un producteur malin et charmeur et une auteure têtue désireuse de protéger des personnages avec lesquels elle partage des racines profondément ancrées, donne lieu à des répliques pince-sans-rire qui procurent au film ses meilleurs moments.

Pour le reste, le chemin est très balisé. Que les scénaristes aient dressé de Walt Disney un portrait aux allures de propagande n’a rien d’étonnant. Qu’ils aient choisi d’élaborer sur un schéma narratif archi-connu en attribuant au personnage d’Emma Thompson le rôle de corps étranger immergé en terre inconnue, et le faire sans tomber dans le cliché est une réussite à mettre à leur actif. Car ce voyage n’est pas seulement la confrontation de mondes étrangers, bien que le film insiste à de nombreuses reprises sur l’antagonisme des cultures, il illustre aussi la vision de processus créatifs différents et aborde indirectement la résistance menée par un auteur pour préserver l’intégrité de son œuvre.

Contrebalançant les passages comiques avec une incursion dans la période plus mélodramatique de l’auteure, son enfance en Australie au début du siècle, le film permet de découvrir les racines de l’univers de P.L. Travers. L’alcoolisme de son père et la pauvreté de sa famille, mais aussi les mondes enchantés, la rêverie et les mystères, aident à dessiner les contours d’une personnalité complexe et somme toute peu connue.

Voilà le principal avantage de cette comédie familiale réalisée sans grande inventivité par John Lee Hancock (Alamo, The Blind Side), qui use de mouvements de caméra convenus et de gros plans évocateurs. Mais Saving Mr Banks ne répondra pas à la question originale en occultant le fait, entre autres, que P.L. Travers n’a jamais plus cédé les droits de ses œuvres pour d’autres adaptations cinématographiques. Walt Disney est donc, à ce jour, le seul à avoir pu imager le monde fantastique  de la romancière. >> Charles-Henri Ramond

Sortie : Vendredi 20 décembre 2013
V.o. : Anglais
V.f. – Sauvons M. Banks

CHRONIQUE BIOGRAPHIQUE  | Origine : États-Unis – Année : 2013 – Durée : 2 h 06  – Réal. : John Lee Hancock – Int. : Tom Hanks, Emma Thompson, Colin Farrell, Paul Giamatti, Jason Schwartzman, Rachel Griffiths – Dist. / Contact : Buena Vista | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

The Secret Life of Walter Mitty

En quelques mots
★★
La très courte histoire satirique de James Thurber publiée avant la Seconde Guerre mondiale dans le New Yorker a déjà été adaptée au cinéma en 1947 en comédie fantaisiste réalisée par Norman Z. McLeod et mettant en vedette le clown du moment Danny Kaye. Le scénariste Steven Conrad emploie le terme « Life» (vie)  littéralement  puisque le magazine Life est le lieu de travail de cet anonyme célibataire presqu’oublié dans les bas-fonds de l’immeuble. Walter imagine donc une vie plus trépidante pour séduire la belle de son cœur. La mise en scène de Stiller place Walter  dans des contrées plus improbables les unes que les autres. Par contre Stiller l’acteur le joue un peu trop calme dans cette odyssée sur les pas de son idole, un photographe de presse encore accro à la pellicule.  Les images générées par ordinateur sont bien intégrées dans ce long métrage qui contient plusieurs placements de production qui risquent de faire grogner certains. Quelques acteurs comme Shirley MacLaine ont peu à faire dans ce périple qui traite de manière un peu trop oblique de la réduction de personnels compétents lors de restructurations. >> Luc Chaput

Sortie : Mercredi 25 décembre 2013
V.o. : Anglais
V.f. – La Vie secrète de Walter Mitty

DRAME  | Origine : États-Unis – Année : 2013 – Durée : 1 h 55  – Réal. : Ben Stiller – Int. : Ben Stiller, Kristen Wiig, Adrian Martinez, Shirley MacLaine, Sean Penn, Kathryn Hahn – Dist. / Contact : Fox | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Un château en Italie

En quelques mots
★★ 1/2
Voilà le genre de film qui divisera la critique. Il y a ceux qui trouveront Un château en Italie à la fois lourd et inconséquent, un film lourdement centré sur les thèmes de la famille et de la maternité. Mais il y a également ceux qui verront en Valeria Bruni Tedeschi non seulement une très bonne comédienne, mais une réalisatrice qui tout en étant consciente de ses limites, remet en question les balises mêmes de la mise en scène traditionnelle. Cela se voit dans la  façon dont elle déconstruit les séquences, les champs/contrechamps, la direction d’acteurs. Il y a, dans son film, une sorte de liberté salvatrice qui donne aux passages les plus dramatiques leur véritable portée narrative. Il faut s’entendre qu’Un château en Italie n’est pas un film facile, donné à tout le monde. Pour suivre cette aventure où la parole est reine et les conflits se créent au gré du vent, il est recommandé d’avoir l’esprit ouvert. Tchékov et convoqué, mais sous un angle actuel, notamment lorsqu’il s’agit de tourner dans des lieux improbables et où la nature reprend ses droits. La maternité est prise selon un angle philosophique, la famille dans une approche freudienne et les rapports avec autrui suivant l’instinct du moment. Manifestement, on peut apprécier le film pour sa construction inhabituelle et le regard obsédant sur le monde et le cinéma qu’exprime pourtant avec tendresse et humanité Valeria Bruni Tedeschi. >> Élie Castiel

Sortie : Vendredi 20 décembre 2013
V.o. : Français ; Italien
S.t.f. – Un château en Italie

DRAME FAMILIAL  | Origine : France – Année : 2013 – Durée : 1 h 44  – Réal. : Valeria Bruni Tedeschi – Int. : Valeria Bruni Tedeschi, Louis Garrel, Filippo Timi, Marisa Borini, Xavier Beauvois, André Wilms – Dist. / Contact : Axia | Horaires / Versions / Classement : Beaubien – Excentris

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★
★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Walking with the Dinosaurs

Sortie : Vendredi 20 décembre 2013
V.o. : Anglais
V.f. – Sur la terre des dinosaures : Le film

ANIMATION /AVENTURES  | Origine : Grande-Bretagne / États-Unis / Australie – Année : 2013 – Durée : 1 h 29  – Réal. : Barry Cook, Neil Nightingale – Voix (V.o.) : Charlie Rowe, Karl Urban, Justin Long, John Leguizamo, Skyler Stone, Tiya Sircar – Dist. / Contact : Séville | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

En quelques mots
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