20 décembre 2013
En quelques mots
★★★
À juste titre, David O. Russell s’est fait remarquer par l’éblouissant The Fighter et le séduisant Silver Linings Playbook. Évocant l’univers scorsesien de Goodfellas (narration et chansons d’époque à l’appui), American Hustle n’en garde pas moins son originalité grâce à une mise en scène d’une fluidité extraordinaire. Mais il y a aussi une écriture où l’humour pince-sans-rire côtoie allègrement les paroles assassines, les sautes d’humeur, les changements de camp. À partir d’un récit simple, Russell combine souci narratif et proposition esthétique alors que l’écran large laisse voir toute la complexité et le charme de cette aventure rocambolesque et ludique. Dans la mise en contexte, on sent de la part des concepteurs, une construction mathématique serrée, savamment contrôlée, d’une précision obsessionnelle qui permet aux personnages de se donner totalement. Les comédiens, tous impeccables, livrent des performances au-dessus de la normale ; côté féminin, Amy Adams et Jennifer Lawrence jouent admirablement bien le jeu imprévisible de la séduction et du pouvoir à double tranchant. Les hommes, Christian Bale et Bradley Cooper en tête, sont contraints à des face-à-face où la recherche du vedettariat laisse la place à la complicité assumée. Sans aucun doute, American Hustle est l’un des plus beaux films made in U.S.A. de l’année. >> Élie Castiel
SUSPENSE | Origine : États-Unis – Année : 2013 – Durée : 2 h 18 – Réal. : David O. Russell – Int. : Christian Bale, Amy Adams, Bradley Cooper, Robert De Niro, Jennifer Lawrence, Jeremy Renner – Dist. / Contact : Séville | Horaires / Versions / Classement : Cineplex – Excentris
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
En quelques mots
★★
Après le plutôt moyen Tashan (2008), réunissant tout de même des grosses pointures telles Akshay Kumar, Saif Ali Khan, Kareena Kapoor et Anil Kapoor, Vijay Krishna Acharya, chargé du dialogue du très beau Raavan (2010), de l’excellent Mani Ratnam, prend en charge les rênes de Dhoom 3, lui attribuant un caractère spectaculaire, quitte à prendre d’énormes risques. Pour apprécier le film à sa juste valeur, il faut ignorer toute idée de logique et se laisser emporter par un récit bollywoodien, parfois trop long, qui s’assume totalement pour ce qu’il est, populaire, et comme c’est souvent le cas, avec ses folies et ses excès. Il faut avouer que la présence charismatique d’Aamir Khan en est pour quelque chose, habitant son personnage binaire avec une aisance innée pour les différents registres. Si Katrina Kaif est la belle présence féminine, élément essentiel pour tout bollywood qui se respecte, elle se sent à l’aise dans ce monde d’hommes qui soit crient vengeance ou au contraire, cherchent les coupables. La fin, inattendue, est plutôt émouvante et soigneusement maîtrisée, laissant échapper une petite réflexion philosophique grand public sur l’existence. En somme, Dhoom 3 est une production de bon aloi qui termine l’année en beauté, ou du moins qui donne au mot divertissement, souvent galvaudé, une signification plus favorable. >> Élie Castiel
ACTION | Origine : Inde – Année : 2013 – Durée : 2 h 52 – Réal. : Vijay Kirshna Acharya – Int. : Aamir Khan, Katrina Kaif, Abishek Bachchan, Bipasha Basu, Riya Ray, Uday Chopra – Dist. / Contact : Imtiaz Mastan | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
En quelques mots
★★ 1/2
Si Marius laissait devinait la suite des événements, Fanny les confirme tout en apportant des éléments de mise en scène qui forcent encore plus la dramaturgie. Ici, l’héroïne doit apprendre à vivre avec celui qu’elle doit épouser pour sauver l’honneur familiale. Mais Daniel Auteuil doit doubler d’efforts pour rendre cette conclusion aussi crédible que la première partie. Le retour de Marius, plus tôt que prévu se passe à une vitesse incompréhensible (en comparaison avec la version de 1932, signée Marc Allégret). Au même titre que Marius, le volet Fanny demeure d’un classicisme bon enfant qui rejette toute possibilité d’actualiser le propos. Et c’est grâce à la présence des comédiens, tous d’une grâce élégante que le film parvient à susciter l’intérêt du spectateur. La courte présence d’Ariane Ascaride apporte un certaine dose de spiritualité. Mais une chose est certaine, et dans Marius et dans Fanny, on sent de la part de Daniel Auteuil, une passion contagieuse pour le sujet. >> Élie Castiel
DRAME | Origine : France – Année : 2012 – Durée : 1 h 42 – Réal. : Daniel Auteuil – Int. : Victoire Belezy, Daniel Auteuil, Jean-Pierre Darroussin, Raphaël Personnaz, Marie-Anne Chazel – Dist. / Contact : Métropole | Horaires / Versions / Classement : Beaubien – Cineplex
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
COMÉDIE | Origine : États-Unis – Année : 2013 – Durée : 1 h 53 – Réal. : Peter Segal – Int. : Sylvester Stallone, Robert De Niro, Kevin Hart, Alan Arkin, Kim Basinger – Dist. / Contact : Warner | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
En quelques mots
SANS COMMENTAIRES / Film non vu.
En quelques mots
★★★
Contrairement à ce qu’on pourrait penser, le dernier film des frères Coen n’est pas un biopic. Il recèle bien entendu d’une foule de références à la vie de Dave Van Ronk, ce chanteur folk qui a marqué la scène folk américaine des années 1950 et 1960. Entre autres, le titre du film qui est un clin d’œil à celui d’un album intitulé Inside Dave Van Ronk paru en 1963. Pourtant, un autre nom nous vient en tête en lisant cet intitulé : celui des frères Llewelyn Davis, qui, selon la légende, auraient inspiré J. M. Barrie dans l’écriture de la pièce Peter Pan, or The Boy Who Wouldn’t Grow Up. L’histoire raconte ainsi les tribulations de Llewyn Davis (fabuleusement interprété par Oscar Isaac), un auteur-compositeur de chansons folk immature et irresponsable, qui arpente la scène musicale du Greenwich Village new-yorkais durant les années 1960. De l’aveu même des créateurs, le film n’a pas vraiment d’intrigue, d’où la présence inusitée d’un chat roux, Ulysses, qui ponctue le récit de quelques évasions rocambolesques et apporte un peu de suspense dans une histoire sans véritable rebondissement. C’est donc malgré certaines longueurs, comme ce road trip vers Chicago en compagnie de Roland Turner − joué par l’inévitable John Goodman, malheureusement sous-utilisé −, que les frères Coen arrivent à nous divertir, forts d’une esthétique froide et sans tache, sans oublier la magnifique trame sonore signée T. Bone Burnett (le même directeur musical qui était derrière la musique folk de O Brother, Where Art Thou?). La musique y joue d’ailleurs un rôle de premier plan et la performance de Oscar Isaac y est pour beaucoup, l’acteur ayant interprété toutes les chansons tirées du répertoire de Van Ronk, s’accompagnant lui-même à la guitare dans toutes les scènes de performances musicales qui donnent un certain rythme au récit. C’est un film à voir, non seulement parce qu’il s’est mérité le Grand prix du jury au Festival de Cannes cette année, mais pour sa distribution impressionnante, sa trame sonore mémorable et une photographie saisissante. > > François D. Prud’homme
DRAME MUSICAL | Origine : États-Unis – Année : 2012 – Durée : 1 h 45 – Réal. : Ethan Coen, Joel Coen – Int. : Oscar Isaac, Carey Mulligan, Justin Timberlake, Max Casella, Ethan Phillips, John Goodman – Dist. / Contact : Métropole | Horaires / Versions / Classement : Cinéma du Parc – Cineplex – Excentris
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
En quelques mots
★★ 1/2
Voici, après Les Trois Brigands, la deuxième collaboration réussie entre Stephan Schesch et l’auteur strasbourgeois Tomi Ungerer. Comme dans l’œuvre précédente, l’irruption d’une personne différente change la dynamique d’un groupe, là une jeune fille amadoue des vieux voleurs, ici un extraterrestre vient sur la terre. Certains spectateurs verront des ressemblances avec E.T. de Spielberg qui date de 1982, mais le texte original avec illustrations Der Mondmann a été publié en 1966. Des individus dessinés dans ces illustrations sont devenus, dans le long métrage, des personnages à part entière qui permettent ainsi au récit de naviguer par l’imaginaire, de la campagne à la ville, de la Terre à la Lune, là où demeure un être qui s’y ennuie. Ce personnage existe d’ailleurs dans plusieurs mythologies et la lune, certains soirs, a l’aspect d’un visage humain rondouillard et souriant. L’animation est enjouée, coloriée et inclut des passages plus difficiles où la conquête spatiale et la domination du monde sont évoquées de manière plus directe. Les trois trames de l’histoire se nouent finalement dans une ode à l’amitié qui réjouira petits et grands et les fera même réfléchir. >> Luc Chaput
ANIMATION | Origine : France / Allemagne / Irlande – Année : 2012 – Durée : 1 h 35 – Réal. : Sarah Clara Weber, Stephan Stephan Schesch– Dist. / Contact : Le Pacte (France) | Horaires / Versions / Classement : Excentris
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
DOCUMENTAIRE MUSICAL | Origine : États-Unis – Année : 2013 – Durée : 1 h 35 – Réal. : Jon M. Chu – Dist. / Contact : Séville | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
En quelques mots
SANS COMMENTAIRES / Film non vu.
2026 © SÉQUENCES - La revue de cinéma - Tous droits réservés.