22 avril 2015
RÉSUMÉ SUCCINCT
Le cinéaste Wim Wenders rencontre l’éminent photographe et aventurier brésilien, amoureux des êtres humains, Sebastião Salgado. Toute sa vie, Salgado s’est déplacé avec sa caméra et sa famille, un peu partout sur la planète, au gré des souffrances du 20e siècle.

Le film est hybride dans ses points de départ par l’addition de ces deux réalisateurs focalisant sur un seul sujet qu’on découvre d’ailleurs double. Lélia, l’architecte, l’épouse et la compagne de Sebastião, est là tout au long, en arrière-plan ou au détour, cultivant son jardin. Confidente, elle l’est depuis toujours et associée dans la préparation et la conception de ces pérégrinations, hier dans des zones de guerre (Rwanda, Koweït) et d’autres au Sahel, ou accompagnant des migrations et montrant d’autres Amériques, trop nombreuses pour être énumérées ici. Salgado, par son œil et sa main, capte sur pellicule l’humain travaillant, dormant, en fuite ou confrontant ou calmant ses semblables.
Avec une empathie certaine, Salgado montre que l’homme, la femme, l’enfant, le vieillard existent chacun dans toute sa grandeur et même sa multiplicité. L’objet de la photo devient toujours, pour Sebastião et ses grands confrères, un sujet véritable, unique. Sebastião, par le biais de ces entrevues avec Wenders, peut ainsi mieux nous faire comprendre les tenants et aboutissants de ses images qui l’ont amené souvent à s’enfoncer au plus près des ténèbres de l’âme humaine.
Le scénario de Wenders et Salgado fils permet de montrer comment un économiste brésilien, réfugié à Paris à cause de la dictature dans son pays, a employé des moyens autres pour décrire par le menu les liens qui nous unissent, mais peuvent aussi nous déchirer. Les photos de Salgado qu’on peut voir sur Internet ou dans de beaux et grands livres prennent sur grand écran l’immensité de certains tableaux ou sculptures de Bruegel (Le Portement de croix) ou de Michel-Ange (La Pietà). Le ressourcement que Salgado a entrepris dernièrement dans sa propriété familiale au Brésil, par la reforestation et son Instituto Terra, s’inscrit donc pour Wenders et Salgado fils dans une nécessaire actualisation de ses préoccupations suscitées au loin, et pourtant si proches, qu’ils nous invitent tous trois de si belle et complexe manière à partager.
Genre : Documentaire – Origine : France / Brésil / Italie– Année : 2014 – Durée : 1 h 50 – Réal. : Juliano Ribeiro Salgado, Wim Wenders – Avec : Juliano Ribeiro Salgado, Wim Wenders, Sebastião Salgado, Lélia Wanick Salgado, Jacques Barthélémy, Hugo Barbier – Dist. / Contact : Métropole.
Horaires : Beaubien – Cineplex – Excentris
CLASSIFICATION
Visa GÉNÉRAL
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon. ★★ Moyen. ★ Mauvais. ½ (Entre-deux-cotes) – LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
RÉSUMÉ SUCCINCT
États-Unis, 1870. Jon et son frère Peter ont quitté le Danemark pour s’installer dans une petite communauté de l’Ouest américain. Après des années de séparation, Jon accueille sa femme et son fils. En route vers la maison, la famille est attaquée par des brigands.

Genre : Western – Origine : Danemark / Grande-Bretagne / Afrique du Sud – Année : 2014 – Durée : 1 h 32 – Réal. : Kristian Levring – Int. : Mads Mikkelsen, Eva Green, Jeffrey Dean Morgan, Eric Cantona, Mikael Persbrandt, Douglas Henstall – Dist. / Contact : Métropole.
Horaires : Cinéma Dollar
CLASSIFICATION
Interdit aux moins de 13 ans
(Violence )
RÉSUMÉ SUCCINCT
1919. À la mort de sa femme, Joshua Connor quitte sa ferme du Nord-Ouest australien afin d’honorer sa promesse d’y ramener leurs trois fils. Ceux-ci ont été tués quatre ans auparavant en Turquie, où ils combattaient auprès des Anglais.

Il n’est pas surprenant que The Water Diviner sorte au cours du centenaire de la campagne de Gallipoli, connue aussi sous l’appelation de bataille des Dardanelles. Entre les mains de l’acteur Russell Crowe, dont c’est ici son premier long métrage de fiction, la trame narrative prend intentionnellement une tournure romanesque où les péripéties dramatiques (combats stylisés, suicide de la femme du héros, mort de deux de ses fils à la guerre) et l’élément sentimental (intrigue amoureuse) se conjuguent au rythme du cinéma grand public.
Le côté politique est abordé par défaut, mais demeure ambigu en ce qui a trait aux événements historiques. À partir de ce constat, Crowe montre les combattants grecs comme des ennemis sanguinaires. Le parti pris semble évident. On pourra cependant lui attribuer la bonne idée d’avoir proposé en fin de compte un dénouement réconciliateur et rassembleur. Effort louable qui se conjugue parfaitement bien avec les nouvelles que nous avons vues récemment dans les médias et les nouvelles à la télévision entourant cette question.
Autour de la quête d’un père à la recherche de ses trois fils qu’il croit avoir survécu à la guerre en Turquie, une histoire d’amour invraisemblablement interethnique est traitée avec tendresse et distance. Crowe, comme d’habitude, se donne entièrement à son personnage. Les comédiens, y compris le jeune Dyllan Georgiades, d’une grâce incomparable, sont guidés avec prestance et offrent des petites prouesses dignes de mention.
Genre : Drame – Origine : Australie / Turquie / États-Unis – Année : 2014 – Durée : 1 h 51 – Réal. : Russell Crowe – Int. : Russell Crowe, Olga Kurylenko, Dylan Georgiades, Yilmaz Erdogan, Jai Courtney, Cem Yilmaz – Dist. / Contact : Séville.
Horaires : Cineplex
CLASSIFICATION
Interdit aux moins de 13 ans
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon. ★★ Moyen. ★ Mauvais. ½ (Entre-deux-cotes) – LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
16 avril 2015
RÉSUMÉ SUCCINCT
John Madec, richissime et arrogant homme d’affaires, part assouvir sa passion pour la chasse dans le désert de Mojave. Sur place, il embauche un guide, Ben. Pendant l’expédition, Madec tue accidentellement un vieil ami de Ben.

Genre : Suspense – Origine : États-Unis – Année : 2014 – Durée : 1 h 31 – Réal. : Jean-Basptiste Léonetti – Int. : Michael Douglas, Jeremy Irvine, Hanna Mangan Lawrence, Ronny Cox, Martin Palmer, Patricia Bethune – Dist./Contact : V V S.
Horaires : Cinéma Dollar
CLASSIFICATION
En attente de classement
RÉSUMÉ SUCCINCT
Montréal, 1966. À 16 ans, Jean Corbo, né d’un père italien et d’une mère québécoise, grandit à Ville Mont-Royal. Épris d’un désir de liberté, il commence à fréquenter les cercles de militants idéologiques révolutionnaires.
Si Laurentie (2011), premier long métrage de Denis – coréalisé avec Simon Lavoie – n’était souvent que pure provocation, Corbo, à l’instar du Torrent (2012) de Lavoie (son deuxième long métrage à lui aussi), est une œuvre beaucoup plus sérieuse et mature, et ce, aussi bien sur le plan de la forme que du contenu. Près de 50 ans après la mort de Jean Corbo, il existait peu de documents sur cet épisode de notre histoire. Le film de Mathieu Denis vient jeter un peu de lumière sur cet événement et sur l’époque effervescente, sur les plans sociaux et politiques, qui l’a occasionné. Suite
RÉSUMÉ SUCCINCT
Portrait du chef péruvien Gastón Acurio qui nous dévoile la source de ses inspirations ainsi que les rêves qui l’ont poussé à vouloir révolutionner son pays par la cuisine.
Un cuisinier péruvien célèbre, Gastón Acurio, parcourt le monde et reçoit les accolades de ses confrères. Il visite aussi des lieux de son pays à la rencontre de ses fournisseurs, paysannes ou pêcheurs, établissant un rapprochement économique avec eux qui se traduit aussi bien entendu en une découverte de nouvelles saveurs et recettes.
RÉSUMÉ SUCCINCT
Kumiko, une jeune femme solitaire, peine à trouver un sens à sa vie. Employée, son existence morne prend toutefois une tournure inattendue lorsqu’elle découvre enfouie dans le sable, une cassette VHS du film américain Fargo.
Tokyo. Employée de bureau mal-aimée, Kumiko, 29 ans, n’est toujours pas mariée. Sa mère et son patron, consternés par sa situation, ne manquent pas une occasion de la questionner à ce sujet. Mais le chemin qu’on tente de lui imposer ne convient pas à Kumiko, plutôt emportée par ses rêves d’aventures. Kumiko est une exploratrice, un conquistador à la recherche de trésors cachés. Lorsqu’elle trouve une vidéocassette d’un film relatant les évènements – prétendument véritables – qui auront menés en 1987 à l’enfouissement d’une valise contenant près d’un million de dollars dans un pays lointain et enneigé, elle y verra une chasse au trésor vers ce butin perdu. Nous, spectateurs, serons toutefois plus enclins à reconnaitre le célèbre film de 1996 des frères Coen, Fargo.

À travers l’étrange périple de Kumiko au Minnesota, les frères David et Nathan Zellner tissent un heureux réseau de vérités et de mensonges, de fiction et de réalité. Car si la fausse déclaration d’authenticité qui ouvre Fargo aura pu en tromper plusieurs, le récit de Kumiko se base sur une légende urbaine. Le traitement des Zellner procure de ce fait divers amplifié par les médias américains en 2001 un air de réalisme magique tout à fait saisissant.
Les films ont la capacité de captiver l’imagination. Quel cinéphile n’a pas déjà eu le sentiment de grande découverte lors du visionnement d’un film excellent, mais injustement méconnu ? La quête de Kumiko peut sembler être le symptôme d’une folie naïve, mais les spectateurs rêveurs, les obsédés de tous genres se reconnaîtront certainement en elle.
Genre : Conte – Origine : États-Unis– Année : 2013 – Durée : 1 h 45 – Réal. : David Zellner – Int. : Rinko Kikuchi, Nobuyuki Katsube, Kana Higachi, Ayaka Onishi, Manyako Kawakika, Yumito Hioki – Dist. / Contact : Mila Aung-Thwin.
Horaires : Cinéma du Parc
CLASSIFICATION
Visa GÉNÉRAL
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon. ★★ Moyen. ★ Mauvais. ½ (Entre-deux-cotes) – LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
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