16 avril 2015
RÉSUMÉ SUCCINCT
Soucieux du sort de la terre qu’on léguera aux générations futures, l’auteur-compositeur d’origine gaspésienne Kevin Parent s’interroge sur l’exploration pétrolière dans le golfe du Saint-Laurent. Il part à la rencontre de citoyens qui se mobilisent pour contrer les projets de ces entreprises.
Pour son premier long métrage documentaire, le réalisateur Ian Jaquier a choisi de s’attaquer à un sujet d’actualité sensible qui lui donnera sans doute une importante visibilité auprès de la population, tout d’abord lors de son passage en salles, mais surtout lors de ses diffusions à la télévision. Coordonné par le chanteur Kevin Parent, idéateur du projet qui a lui-même connu les désagréments de l’exploration pétrolière sur son propre terrain, L’Or du Golfe remet en question de manière percutante les promesses de l’or noir, tant louangé par les autorités et les industriels québécois concernés.

Même si le ton est parfois vindicatif, le film sait éviter les pièges de l’excès et traite son sujet à l’aide d’éléments factuels et d’entrevues éclairées, tandis que l’iconographie claire et précise renforce la rigueur de l’exposé. Plusieurs malaises naissent alors, laissant le spectateur perplexe sur les enjeux réels de ces programmes, desquels bien peu des retombées attendues verront concrètement le jour.
Organisé en chapitres distincts voyageant de Gaspé à Anticosti, le film de Jaquier et Parent trace donc un alarmant portrait de la situation du pétrole au Québec, démontant avec vigueur les arguments – parfois bien frêles – des pouvoirs politiques et économiques, engagés dans une course folle dont on sait déjà qu’elle bafoue toute notion de développement durable. Quelle que soit la plateforme, L’Or du Golfe est un bel exemple de documentaire marquant les consciences. À voir sans aucun doute.
Genre : Documentaire – Origine : Canada [Québec]– Année : 2015 – Durée : 1 h 31 – Réal. : Ian Jaquier – Narration : Kevin Parent – Dist. / Contact : Rapide-Blanc.
Horaires : Excentris
CLASSIFICATION
Visa GÉNÉRAL
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon. ★★ Moyen. ★ Mauvais. ½ (Entre-deux-cotes) – LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
RÉSUMÉ SUCCINCT
Une mère macaque et son nouveau-né luttent pour survivre au sein d’un groupe de primates fortement hiérarchisé installé dans d’anciennes ruines au fond de la jungle au Sri Lanka.
Depuis plusieurs années, Disney sort un documenaire animalier le Jour de la Terre pour sensibiliser petits et grands à la diversité biologique. Disney a d’ailleurs déjà gagné, dans les années 50, des Oscars pour de tels documentaires.

Encore une fois, à partir de belles images captées pendant de longs mois de tournages dans des conditions difficiles, le scénario écrit par le réalisateur Mark Linfield recadre ce récit animalier dans un mélange de Cendrillon et de Mère courage. Une jeune macaque à toque d’une sous-classe vit donc chichement avec ses confrères et consœurs dans la région de Polonnâruvâ au Sri Lanka, reconnu comme site du patrimoine mondial par l’Unesco. Le réalisateur utilise adroitement les diverses constructions bouddhiques et les paysages divers pour susciter un parcours initiatique à ces primates individualisés par des prénoms et des attitudes. Certains épisodes, comme la confrontation avec un varan du Bengale, cousin du dragon de Komodo, ou l’envol des termites réussissent à capter l’attention du spectateur qui en aura vu d’autres.
Toutefois la narration trop présente, dite par Tina Fey, guide de façon quasi enfantine le quidam qui souvent a parfaitement compris ce que ces expressions, dites sur un ton doctement enjoué, lui expliquent. La musique d’Harry Gregson-Williams manque entre autres d’accents bollywoodiens et universalise d’américaine manière cette plongée dans la vie de cette société qui nous ressemble par plus d’un aspect.
Genre : Comédie dramatique – Origine : France– Année : 2014 – Durée : 1 h 36 – Réal. : Alastair Fothergill, Mark Linfield – Dist. / Contact : Buena Vista.
Horaires : Cineplex
CLASSIFICATION
Visa GÉNÉRAL
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon. ★★ Moyen. ★ Mauvais. ½ (Entre-deux-cotes) – LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
RÉSUMÉ SUCCINCT
Paul Blart est invité à un colloque à Las Vegas. Quand il annonce la nouvelle à sa fille, Maya, celle-ci omet de lui apprendre son acceptation à l’université en Californie. Cet oubli les force à vivre des moments mouvementés.

Genre : Comédie – Origine : Canada [Québec]– Année : 2014 – Durée : 1 h 34 – Réal. : Andy Fickman – Int. : Kevin James, Raini Rodriguez, Eduardo Verástegui, Daniella Alonso, Nicholas Turturro, David Henrie – Dist. / Contact : Columbia.
Horaires : Cineplex
CLASSIFICATION
Visa GÉNÉRAL
RÉSUMÉ SUCCINCT
La vie s’écroule pour le reporter Michael Finkel lorsque la rédaction du New York Times le congédie pour manquement à l’éthique professionnelle. Mais la nouvelle que le tueur en série Christian Longo, récemment arrêté par le FBI, a utilisé son nom durant une longue période le sort de cet accablement.
L’histoire racontée dans ce long métrage apparaît abracadabrante mais pourtant pour l’essentiel, elle s’est réellement passée. Le scénariste David Kajganich adapte les mémoires éponymes de Michael Finkel publiées en 2005 où ce journaliste du New York Times explique comment il a perdu tout d’abord son emploi dans ce prestigieux journal pour avoir joué avec les faits dans un article sur la culture du chocolat pour le magazine du dimanche.

Le Britannique Rupert Goold a réalisé des téléfilms et son premier film de fiction, produit pour la compagnie de Brad Pitt, s’en ressent un peu tant ces personnages surtout secondaires sont rapidement définis. Jonah Hill emploie avec bonheur sa rondeur bonhomme pour incarner ce journaliste tentant de se refaire une carrière en rencontrant l’homme qui utilisait son nom et qui est accusé du meurtre de sa femme et de ses trois jeunes enfants. James Franco, sourire narquois illuminant quelquefois son visage, est ce Christian Bongo qui clame son innocence puis attire Finkel dans un jeu du chat et de la souris.
Le réalisateur confine souvent les deux protagonistes dans une pièce de rencontre très blanche et trop éclairée dans le pénitencier de l’Oregon où Bongo attend son procès. Le thème du double se passe à plusieurs niveaux chute et rédemption d’un côté, chute et spirale de l’enfermement de l’autre. L’enquête menée par Finkel suit les préceptes du genre. Son épouse Jill, jouée par Felicity Jones, rendue célèbre récemment avec The Theory of Everything est de plus en plus alarmée par l’implication de Michael dans cette histoire et y mettra le holà de brillante manière. Pourtant aidée par le travail de Masanobu Takayanagi, directeur photo japonais, responsable de l’atmosphère oppressante d’Out of the Furnace, la mise en scène, un tantinet glacée, de Goold, corrode l’intérêt du spectateur devant ces retournements d’opinions d’un suspect à l’allure psychopathe.
Genre : Drame psychologique – Origine : États-Unis– Année : 2015 – Durée : 1 h 39 – Réal. : Ruppert Goold – Int. : James Franco, Jonah Hill, Felicity Jones, Ethan Suplee, Gretchen Mol, Rebecca Henderson – Dist. / Contact : Fox Searchlight.
Horaires : Cineplex
CLASSIFICATION
Interdit aux moins de 13 ans
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon. ★★ Moyen. ★ Mauvais. ½ (Entre-deux-cotes) – LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
RÉSUMÉ SUCCINCT
Devant son écran d’ordinateur, Blaire se prépare à passer une soirée à discuter sur Skype avec son amoureux Mitch et leurs copains. Par un concours de circonstances, cette initiative se transforme en cauchemar.
Sortie : Vendredi 17 avril 2015Genre : Suspense – Origine : États-Unis – Année : 2015 – Durée : 1 h 23 – Réal. : Leo Gabriadze – Int. : Cal Barnes, Matthew Bohrer, Courtney Halverson, Shelley Henning, Renee Olstead, Will Peltz – Dist. / Contact : Universal.
Horaires : Cineplex
CLASSIFICATION
Interdit aux moins de 13 ans
(Violence / Langage vulgaire)
8 avril 2015

Genre : Drame – Origine : Égypte – Année : 2015 – Durée : 1 h 42 – Réal. : Tarek El Aryan – Int. : Mona Zaki, Amr Saad, Asser Yassine, Mohamed Shahin, Salwa Mohamed Ali, Hamdy Nada – Dist./Contact : Cinéma Cosmopolitain.
Horaires : Sphèretech 14 (Guzzo)
CLASSIFICATION
Interdit aux moins de 13 ans
Serait-ce la nostalgie d’un certain cinéma européen qui a tracé le personnage de Maria ? En conférence de presse, Assayas esquisse ses troubles intérieurs : « Est-elle la jeune fille qui autrefois a interprété Sigrid dans le film de Wilhelm Melchior; est-elle l’adulte, la femme mûre que lui renvoie le regard d’autrui ? Ou bien encore l’un ou l’autre des personnages qu’elle a incarnés, l’un ou l’autre des visages qui apparaissent lorsque l’on clique son nom sur Google Images ou sur YouTube ? Y a-t-il quelque chose à quoi elle pourrait se raccrocher, sinon le secret de son intimité, où le temps ne s’inscrit pas, là où il ne fait que s’écouler, comme le phénomène nuageux de Maloja ? » Suite
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