En salle

Patch Town

6 juin 2015

Après des années au sein d’une maisonnée remplie d’amour, Jon, un jouet, a été oublié, abandonné puis, finalement, trahi par sa mère adoptive.

Patch Town

SANS COMMENTAIRES
Film non vu.

revuesequences.org
Sortie : Vendredi 5 juin 2015
Version originale : anglais

Genre : Conte – Origine : Canada – Année : 2011– Durée : 1 h 24 – Réal. : Craig Goodwill – Int. : Julian Richings, Zoie Palmer, Scott Thompson, Jon Cor, Rob Ramsay, Alan C. Peterson – Dist. / Contact : VSC.
Horaires : @
Dollar Cinema

CLASSIFICATION
Visa Général

Souvenirs de Marnie

Du haut de ses 12 ans, Anna est une fille solitaire qui passe son temps à dessiner. Lorsque son asthme s’aggrave, sa mère adoptive décide de l’envoyer tout l’été chez une famille qui habite dans un village au nord du pays.

When Marnie Was There

DÉMARCATION FLUIDE
ENTRE RÊVE ET RÉALITÉ
Luc Chaput
CRITIQUE
★★★

La découverte d’un autre monde parallèle, dangereux dans lequel la sorcellerie existe (Spirited Away) ou intriguant (Arrietty) est un point forts des productions du Studio Ghibli de Miyasaki et Takahata. Après Arrietty, sur des petits êtres chapardeurs, le réalisateur Hiromasa Yonebayashi et ses coscénaristes Keiko Niwa, Masashi Ando adaptent ici un roman pour adolescents de l’écrivaine britannique Joan G. Robinson.

La grande ville oppresse Anna qui se sent de plus mal aimée. Dans le village côtier, l’accueil de l’oncle et de la tante artisans est plus chaleureux et les vacances s’annoncent bucoliques, remplies d’explorations de toute sorte. L’animation de Yonebayashi et de son équipe est d’une fluidité et d’une précision exemplaires, mêlant couleurs pastels dans la préhension des animaux, des plantes et des diverses personnalités qui peuplent cet environnement où la frontière entre la mer et la terre n’est pas toujours tracée de la même manière à toutes les heures du jour et de la nuit.

Un manoir inhabité intrigue Anna. Y vit peut-être Marnie dont la blondeur évoque certains personnages d’Hitchcock qui a peut-être aussi influencé aussi la scène de panique dans le moulin La distinction entre rêve, cauchemar, réalité et temps retrouvés devient de plus en plus ténue alors qu’Anna prend confiance en elle-même et en ses amitiés nouvelles. La gracieuse animation de Yonebayashi enchâsse ce roman d’apprentissage naviguant harmonieusement entre les durs thèmes de l’abandon et de la maladie vers une réconciliation pressentie.

revuesequences.org
Sortie : Vendredi 5 juin 2015

Version originale : japonais
Version doublée : anglais / S.-t.a. > When Marnie Was There
Version doublée : français / S.-t.f.  >  Souvenirs de Marnie

Genre : Animation – Origine : Japon – Année : 2014 – Durée : 1 h 43 – Réal. : Hiromasa Yonebayashi – Dist. / Contact : Gkids.
Horaires : @ Beaubien Cinéma du Parc

CLASSIFICATION
Visa GÉNÉRAL

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon. ★★ Moyen. Mauvais. ½ [ Entre-deux-cotes ] – LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Spy

Susan Cooper, analyste à la CIA, doit porter assistance aux agents lors de missions périlleuses. Mais elle est secrètement amoureuse de l’un d’eux, Bradley Fine.

Spy

JAMES BOND GIRL

Élie Castiel
CRITIQUE
★★★

Comédien dans plus d’une quarantaine de productions, très actif dans la télésérie en tant qu’acteur et réalisateur, Paul Feig a toujours opté pour un cinéma grand public qui n’a pas toujours impressionné la critique, ou du moins la majorité d’entre elle. Dans cet hommage parodique tout à fait évident à la série James Bond, Feig fait appel à une comédienne improbable pour mener à bien la mission.

Spy est une comédie estivale par excellence,
sans oublier que l’extravagante comédienne
nous prouve à nouveau qu’elle entretient
un rapport délicieusement amoureux à la caméra.

C’est inventif, drôle, amusant, se permet quelques trouvailles dans la mise en scène et finit par convaincre le spectateur que Melissa McCarthy est une talentueuse actrice. Déjà remarquée dans Bridesmaids (2011), un autre succès commercial du même réalisateur, l’imposante comédienne se donne à cœur joie dans ce film d’espionnage à la sauce gaillarde qui, entre vulgarités chronométrées et action époustouflante, offre un divertissement de bon aloi qui repose essentiellement sur le jeu des protagonistes et l’appel à des séquences ludiquement menées.

La mise en scène de Feig, nettement plus réussie que dans ses précédentes réalisations, s’avère d’une sincérité touchante dû particulièrement au manque de présomption. Jude Law hésite entre le James Bond de service et le faux coupable imprévisible. Quant à Jason Statham, il laisse respectueusement à la McCarthy le soin de lui voler la vedette, geste qu’elle commet avec une délicatesse surprenante. Côté américain, Spy est une comédie estivale par excellence, sans oublier que l’extravagante comédienne nous prouve à  nouveau qu’elle entretient un rapport délicieusement amoureux à la caméra. Melissa… forever !

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Sortie : Vendredi 5 juin 2015
Version originale : anglais
Version doublée : français   > Espionne

Genre : Comédie d’espionnage – Origine : États-Unis – Année : 2015 – Durée : 2 h – Réal. : Paul Feig – Int. : Melissa McCarthy, Morena Baccarin, Rose Byrne, Jason Statham, Jude Law, Allison Janney – Dist. / Contact : Fox.
Horaires : @
Cineplex

CLASSIFICATION
Interdit aux moins de 13 ans
(Lange vulgaire)

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon. ★★ Moyen. Mauvais. ½ [ Entre-deux-cotes ] – LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Une nouvelle amie

À la mort de sa meilleure amie, une jeune femme jure de soutenir le nouveau veuf et son bébé.

LE FILM DE LA SEMAINE

Une nouvelle amie_En salle

PRIX « Sebastiane»
Festival de San Sebastián 2014

TRANSFICTION

Mathieu Séguin-Tétreault
CRITIQUE
★★★ ½

Mais devenir femme pour Ozon, c’est passer nécessairement par dix couches de fond de teint, les talons hauts, les mises en plis, les robes fleuries échancrées, le gloss et les glitters, comme si l’expression de la féminité ne dépendait que de cette mascarade réduite à l’apparence et à l’illusion. En s’affranchissant de toutes justifications psychologiques et motivations profondes de ses personnages en pleine crise identitaire (personnelle et sexuelle), Ozon frôle constamment la caricature en maquillant jusqu’au bout des ongles un Romain Duris qui, entre bouffonneries grotesques, parades de mode et virées shopping entre filles, semble obnubilé par la recherche de la performance.

Femmes en devenir, femmes-poupées, femmes-enfants, les héroïnes chez Ozon, diront ses détracteurs, traduisent sa vision outrancière de la féminité, du fétichisme, de 8 Femmes à la jeune prostituée automate de Jeune & jolie. Mais ce serait oublier toute la dose queer qu’il injecte depuis ses débuts dans le cinéma populaire français, de même que la réflexion sur la différence et la question du genre qu’il creuse ici, dans cette histoire d’amour entre un homme qui aime les femmes – jusqu’à en devenir une – et une femme qui finalement aime les hommes déguisés en femmes (ou peut-être même les femmes tout court). Et le sujet du travestissement ne lui sert que de prétexte à parfaire, à l’aide d’un plaisir évident, sa métaphore sur le cinéma et le théâtre, arts du déguisement, du factice et de l’artifice.

… Ozon s’impose maître de jeu de fausses pistes
et de trompe-l’œil,composant un univers ludique
et foisonnant, où toute certitude est un leurre…

De la comédie américaine (Some Like It Hot, Victor Victoria, Tootsie, Mrs. Doubtfire) à la comédie française (La Cage aux folles, Tenue de soirée, Chouchou), en passant par le suspense (Psycho, The Crying Game), le drame psychologique (L’Année des 13 lunes, Boys Don’t Cry, Laurence Anyways) et la série B (tout Ed Wood et John Waters), la figure du travesti traverse les genres au même titre qu’Une nouvelle amie les traverse. Film doublement transgenre donc, mêlant féminin/masculin et homo/hétéro/bisexualité, cette love story glamour flirtant avec le marivaudage et la comédie burlesque se travestit sans cesse, passant de l’érotisme vintage de De Palma à la morbidité obsessionnelle de Chabrol. Film noir maquillé en mélo banlieusard chic à la Douglas Sirk, ce thriller au décor clinquant, digne des soaps des années 1980, emprunte surtout au débordement farcesque d’Almodovar, à Vertigo (et à sa matrice : l’obsession pour une femme qui disparaît, puis revient dans la peau d’une autre), de même qu’à La Femme d’à côté (pour la partie de tennis, les trench-coats cintrés et le triangle amoureux déchirant).

À partir de ce jeu de références filmiques, Ozon s’impose maître de jeu de fausses pistes et de trompe-l’œil, composant un univers ludique et foisonnant, où toute certitude est un leurre : d’entrée de jeu, les premiers plans trompeurs donnent l’illusion qu’une jeune femme se prépare pour une cérémonie de mariage, alors qu’il s’agit en fait d’une défunte que l’on maquille dans son cercueil. Le film acquiert par la suite une dimension quasi polanskienne en multipliant les scènes fantasmatiques ou oniriques, reconnaissables comme si elles clignotaient. Et voilà peut-être l’un des grands paradoxes du cinéma d’Ozon : alors que tout est complexe et sibyllin chez les personnages, la forme demeure impeccablement huilée et surligne chaque intention de mise en scène.

Texte complet : Séquences (nº 296, p. 10-11)

 

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Sortie : Vendredi 5 juin 2015
Version originale : français
S.-t.a. > The New Girlfriend

Genre : Drame sentimental – Origine : France – Année : 2014 – Durée : 1 h 48 – Réal. : François Ozon – Int. : Romain Duris, Anaïs Demoustier, Raphaël Personnaz, Isild Le Besco, Aurore Clément, Jean-Claude Bolle-Reddat – Dist. / Contact : Métropole.
Horaires : @
Beaubien Cineplex Excentris

CLASSIFICATION
Interdit aux moins de 13 ans

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon. ★★ Moyen. Mauvais. ½ [ Entre-deux-cotes ] – LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Aloha

28 mai 2015

Les rapports professionnels entre un expert de la NASA et l’attachée à une mission militaire se transforment en relation sentimentale.

Aloha

PARFUM HAWAÏEN

Élie Castiel
CRITIQUE
★★ ½

Le charme suranné d’Aloha réside dans la tendance de Cameron Crowe à jouer la carte de la nostalgie sur un ton doux-amer, voire même caramélisé, d’où se profilent de bonnnes performances d’acteurs. L’auteur de Jerry Maguire et, entre autres, de Almost Famous concentre son scénario sur un récit sentimental inscrit à l’intérieur d’une intrigue politique, malheureusement, à peine frôlée. Le thème de la privatisation de la conquête spatiale est abordé ici à la légère, assorti d’un humour le plus souvent sans effet. Sur ce dernier point, la présence du toujours espiègle Bill Murray et de Alec Baldwin, en pleine forme, n’arrive pas à nous convaincre des véritables enjeux sur la question.

Car c’est l’intrigue sentimentale et ses dialogues taillés sur mesure qui prennent le dessus, la caméra jetant la plupart du temps son objectif sur Bradley Cooper, toujours aussi performant, et Emma Stone, au charme indéniable, tous deux partageant des scènes aux répliques à double sens d’où émergent des vérités sur les rapports amoureux.

L’attrait des contraires (Cooper/Stone) sonne juste, participant à quelques séquences réussies. Le happy-end, tout à fait prévisible, s’impose par défaut et nous donne l’occasion d’assister à une séquence père/fille vraiment touchante autant par sa candide simplicité que par son non dit éloquent.

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Sortie : Vendredi 29 mai 2015

VO : anglais

Suite

Ce qu’il ne faut pas dire

Annick, une réalisatrice de cinéma dans la trentaine, collectionne les conquêtes romantiques, mais ne peut se résoudre à ce qu’on lui déclare de l’amour.

Ce qu'il ne faut pas dire

JE, ME, MOI, PERSONNELLEMENT…

Patricia Robin
CRITIQUE
½

Dans l’urgence de créer pour se sentir à nouveau vivante et pour contrer la lourdeur de plusieurs deuils, Marquise Lepage écrit, réalise et produit, avec l’aide de la comédienne principale Annick Fontaine, cette nouvelle fiction qui se veut à la fois légère et profonde. Concrétisé avec peu de moyens et surtout sans les subventionnaires traditionnels, Ce qu’il ne faut pas dire s’avère l’autopsie du déni amoureux d’une trentenaire centrée sur elle-même et victime de ses propres démons.

Malgré une facture empreinte de bonne volonté, un montage dont la structure rappelle celle de l’enquête, une distribution novatrice sans vedette, le scénario trace le portrait d’une génération qui n’apporte rien de nouveau, et la mise en scène pêche par sa aménité forcée. Annick Fontaine convainc assez peu de la profondeur de son drame intérieur, et ses amis, à la complicité factice, ont l’air empruntés à un mauvais feuilleton. L’accumulation des refus d’entrer en relation sérieuse avec un soupirant ne soulève pas l’enthousiasme humoristique prévu, les entrevues avec l’entourage, la thérapeute et les amoureux ne rendent pas le rôle principal plus attachant.

Pour sa part, le symbolisme appuyé et les caricatures des protagonistes ne facilitent pas l’adhésion à l’univers du personnage d’Annick qui, finalement, surfe sur l’existence narcissique de cette soi-disant réalisatrice célèbre chez qui on ne sent surtout pas l’engouement pour son métier et le cinéma. Les détours nombreux pour en arriver à un happy end peu captivant s’amalgament avec difficulté, laissant le spectateur peu enclin à sympathiser avec Annick et son petit monde. Ce qu’il ne faut pas dire réunit tous les ingrédients nécessaires pour composer une histoire agréable, bien que perturbante, mais il y manque le feu, la passion. Ce dernier opus de Marquise Lepage ressemble davantage à un devoir, une commande habilement exécutée, mais sans âme. Et ça, malheureusement, il faut le dire…

revuesequences.org
Sortie : Vendredi 29 mai 2015

VO : français

Suite

Debug

En échange d’une réduction de peine, un groupe de pirates informatiques est envoyé dans l’espace sur un vaisseau abandonné, avec pour mission de remettre en état de fonctionner l’ordinateur de bord infecté par des virus.

Debug

SANS COMMENTAIRES
Film non vu.

revuesequences.org
Sortie : Vendredi 29 mai 2015

VO : anglais

Suite

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