10 mai 2012
DARK SHADOWS
(Ombres et Ténèbres)
CONTE FANTASTIQUE | Origine : États-Unis – Année : 2012 – Durée : 120 minutes – Réal. : Tim Burton – Int. : Johnny Depp, Eva Green, Helena Bonham Carter, Michelle Pfeiffer, Jackie Earle Haley, Johnny Lee Miller – Dist. : Warner | Horaires / Versions / Classement : Cineplex Divertissement
Résumé
Libéré de son cercueil de plomb après y avoir passé plus de deux siècles, un vampire se retrouve à l’air libre en 1972 pour se réapproprier son manoir qu’habitent des descendants de sa famille qui ont besoin de sa protection.
En quelques mots
Évocateur de la célèbre télésérie The Addams Family, créée au milieu des années 60, Dark Shadows se concentre particulièrement sur le personnage énigmatique de Barnabas Collins, donnant ainsi à Johnny Depp l’occasion de parfaire son humour pince-sans-rire avec une rare dextérité, tant dans le geste que dans la parole. Mais il s’agit ici d’un vampire étrangement romantique, plus humain que son entourage, sorti des ombres du 18e siècle pour se retrouver dans le vacarme ambiant des années 70 du 20e siècle. Cela donne l’occasion à Tim Burton, chantre invétéré de l’imagerie cinématographique expressionniste, de traduire à coups de baguette magique sa folie créatrice. Mais cela ne va sans quelques ruptures de ton, de mélanges de déjà-vu et de moins de surprises enlevantes. Le film se concentre sur les amours entre Collins et Angélique Bouchard (Eva Green, d’une sensualité dévastratice) de telle façon que les autres personnages semblent réduits. C’est une question de scénario, moins bâti que d’habitude, mais qui n’en demeure pas moins fidèle à l’esprit burtonien. Car en fin de compte, malgré ces quelques réserves, Dark Shadows évoque avec vigueur et nostalgie les exemples majestueux de l’âge d’or de la Hammer, la compagnie britannique responsable des grands chefs-d’œuvre populaires du cinéma d’horreur des années 1950 et 1960. Quant aux comédiens, tous impeccables. >> Élie Castiel
7 mai 2012
>> Élie Castiel
Transposer sur scène en forme chorégraphique Le Petit Prince, l’œuvre maîtresse d’Antoine de Saint-Exupéry, tenait tout simplement du pari. Gageure d’autant plus risquée qu’elle aurait pu finir par offusquer les tenants puristes de la littérature. De quelle façon aborder un conte, en l’occurrence traduit en plus de 250 langues, sans en transformer sa carapace, sa raison d’être.
6 mai 2012
>>Élie Castiel
Nous apprenons des choses par le biais des quotidiens, par Internet, grâce aussi aux bouche à oreille que nous recueillons. Avec tant de médias, aujourd’hui, sur le marché, versions virtuelles comprises, il est impossible que notre revue soit inscrite dans la liste des médias de tous les organismes, d’autant plus que souvent les communiqués de presse ne sont pas liés tout à fait directement au cinéma. Ce qui nous oblige de plus en plus à rester coincés devant notre PC pour nous assurer que nous sommes à jour. Ceci dit, arrêtons de nous plaindre et faisons le point sur deux nouvelles qui nous interpellent.
5 mai 2012
>> Élie Castiel
Trois tragédies de Sophocle : Les Trachiniennes + Antigone + Électre. Trois héroïnes : dans la première, Déjanire ou comment survivre à la trahison et à la déraison. Dans la seconde, Antigone ou la condition féminine réinventée. Et puis Électre, femme libre, matricide, annonçant par son crime complice et symbolique le début d’un temps nouveau. Trois pièces prophétiques nées de la plume d’un auteur grec assoiffé de mots, de justice et d’humanité.
4 mai 2012
>> Élie Castiel
George et Doris, tous deux mariés, lui comptable du New Jersey, elle épouse et mère de famille de la californie, se rencontrent par hasard dans un motel et passent une nuit ensemble, comme ça, sans attaches. Un jeu tendre et innocent qui va se perpétuer le temps d’un week-end, d’année en année, à travers les quelques prochaines décennies.
HABEMUS PAPAM
(Nous avons un pape / We Have a Pope)
COMÉDIE DRAMATIQUE | Origine : Italie / France – Année : 2011 – Durée : 106 minutes – Réal. : Nanni Moretti – Int. : Michel Piccoli, Nanni Moretti, Margherita Buy, Franco Graziosi, Renato Scarpa, Jerzy Stuhr – Dist. : Séville | Horaires / Versions / Classement : AMC – Cinéma Beaubien – Cineplex Divertissement – Excentris
Résumé
Au Vatican, un long conclave se conclut avec l’élection d’un cardinal inconnu comme nouveau pape. À la consternation générale, au moment d’être présenté à la foule impatiente, le Saint-Père est pris d’une crise de panique.
En quelques mots
Déjà dans La messa è finita, Moretti se posait la question du rôle de l’Église dans la société actuelle. Après avoir décrit sur un ton ironique les épisodes de l’élection par ce petit collège des cardinaux d’un monarque qui est aussi chef d’une Église, Moretti et ses coscénaristes dramatisent l’action par ce cri primal d’un homme qui se sent trop faible pour la tâche. Ce cardinal porte le nom de Melville, auteur de Bartleby, personnage défini par sa phrase fétiche « Je ne préfère pas ». Parti à la rencontre de ses concitoyens, le prélat, interprété magnifiquement par Piccoli, devient un vieil homme anonyme en quête de sens dans un monde où tout change par le moyen de l’action de chacun comme le dit si bien la chanson. Cette musique relie les nonnes et les cardinaux coincés au Vatican aux Romains et touristes déambulant et vaquant à leurs occupations. Moretti intègre aussi l’exercice physique et le théâtre comme lieux de partage dans cette comédie dramatique au final désarçonnant. >> Luc Chaput
3 mai 2012
C’est sous les vocables émotion, identification et remise en question que la Compagnie Jean-Duceppe annonce sa nouvelle saison. Comme il se doit, le côté québécois est honoré de la présence de deux voix essentielles, Michel Tremblay et Michel Marc Bouchard. En premier lieu, une nouvelle mise en scène de Thérèse et Pierrette à l’école des Saints-Anges de Tremblay, signée Serge Denoncourt (du 12 septembre au 20 octobre 2012).
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