27 avril 2012
DAMSELS IN DISTRESS
CHRONIQUE SENTIMENTALE | Origine : États-Unis – Année : 2011 – Durée : 99 minutes – Réal. : Whit Stillman – Int. : Greta Gerwig, Analeigh Tipton, Hugo Becker, Carrie MacLemore, Adam Brody, Megalyn Echikunwoke – Dist. : Métropole| Horaires / Versions /Classement: AMC
Résumé
Quatre étudiantes tentent de faire le bien en prodiguant des conseils aux dépressifs de leur campus. Or, elles se trouvent elles-mêmes bientôt happées par des intrigues sentimentales qui bousculent leurs certitudes.
En quelques mots
Le nouveau Whit Stillman (Cosmopolitan, Barcelona, The Last Days of Disco), devenu trop rare ces dernières années, est son film le plus atypique. Refusant les moyens d’expression contemporains, particulièrement en ce qui a trait aux nouvelles technologies, le réalisateur nous présente un univers intemporel où la parole et les comportements sont seuls maîtres suprêmes. De ces mots se dégage un humour décalé, certes, mais qui s’avère dépolué du cynisme ambiant actuel. Livrés à eux-mêmes, les protagonistes s’engagent dans un polémique sur les choses de l’amour et du sexe avec une désinvolture. Les hommes, ici, se comportent commes des adolescents, comme presque des perdants, et c’est justement leur vulnérabilité qui les rend si attachants et séduisants. Les femmes par contre sont les gagnantes, toutes sous la gouverne d’une Greta Gerwig étincelante de raillerie, de sournoiserie et de raffinement. Tout compte fait, Damsels in Distress est un vrai délice. >> Élie Castiel
26 avril 2012
>> Élie Castiel
Au royaume de la reine Prospéra, en l’occurrence une île mystérieuse gouvernées par des déesses et où les habitants vivent selon les cycles de la lune, la jeune princesse va tomber amoureuse d’un beau prétendant faisant partie d’un groupe de jeunes hommes débarqués dans l’île à la suite d’une tempête provoquée par la reine.
25 avril 2012
>> Élie Castiel
Deux femmes, l’une la mère, l’autre la fille. Deux générations qui s’affrontent, se déchirent, et malgré elles, assument leurs liens de consanguinité. Deux comédiennes sous l’influence d’un texte aussi complexe que foudroyant.
>> Luc Chaput
À l’occasion de son 50e anniversaire à Montréal, l’Institut Goethe déménage ses pénates cet été de la rue Sherbrooke à un nouveau lieu dans le quartier des spectacles. La diffusion de la langue et de la culture allemandes est depuis longtemps entre autres passée par le cinéma allemand aidée en cela par le succès des Fassbinder, Herzog, Kluge, Schlöndorff, Schroeter — quand aura lieu une rétro complète de ce réalisateur mort en 2010? — et Wenders. Au printemps revient, au Goethe de Montréal depuis 20 ans, la série «Découvertes allemandes» qui nous a permis ainsi de voir chaque année de nouveaux cinéastes.
23 avril 2012
>> Élie Castiel
Les Sépharades l’ont organisé en mars dernier. C’est au tour des Ashkénazes de proposer leur édition 2012 avec un menu plus restreint, ce qui veut vouloir dire sans les quelques courts métrages fort intéressants que le premier festival comprenait. Si Footnote (Hearat shulayim), le magnifique film de Joseph Cedar, se retrouve dans les deux cas, c’est sans doute parce qu’il s’agit d’une des productions récentes les plus importantes en provenance d’Israël.
19 avril 2012
>> Élie Castiel
La culture est toujours la première cible lorsqu’il y a crise budgétaire au sein des gouvernements. Côté pratique, c’est tout à fait normal puisque les autres domaines d’intervention comme la santé et l’éducation paraissent et sont en fin de compte plus urgents, même si en ce qui a trait à l’accès démocratique aux études, tout n’est pas rose en ce moment au Québec, comme on peut s’en rendre compte depuis déjà quelques semaines.
REBELLE
(War Witch)
DRAME | Origine : Canada [Québec] – Année : 2012 – Durée : 90 minutes – Réal. : Kim Nguyen – Int. : Rachel Mwanza, Serge Kanyinda, Alain Bastien – Dist. : Métropole | Horaires / Versions / Classement : AMC – Cinéma Beaubien – Cineplex Divertissement
Résumé
Une jeune fille de 14 ans raconte au bébé qui grandit dans son ventre les événements qui ont mené à ce qu’elle devienne enfant-soldat dans le conflit armé en Afrique sub-saharienne.
En quelques mots
Fort bien servi par le jeu de Rachel Mwanza et de Serge Kanyinda, l’excellent scénario de Kim Nguyen est soutenu par une très belle mise en scène, des lieux naturels magnifiques, des décors criants de vérité et une trame sonore qui restitue la richesse musicale propre à cette région du monde. La caméra menée de main de maître par Nicolas Bolduc se concentre sur les enfants, au point de laisser les adultes dans une espèce de flou. Le pays dans lequel on se trouve, le nom des gens, des villes, la raison d’être des groupes armés, tout cela est heureusement mis de côté au profit de la perspective des enfants et de leur perception du monde qui les entoure. Quoique le film ait été entièrement tourné en République démocratique du Congo, il pourrait être de partout. Sans jamais tomber dans le gore ou le morbide, Nguyen nous rappelle fortement à la réalité sanglante de la récente histoire de l’Afrique subsaharienne. Quand Komona et Magicien se réfugient chez l’oncle de ce dernier, surnommé le Boucher à cause de son métier, Komona raconte à son enfant à naître que le Boucher garde toujours un sceau à vomir près de son étal, parce que son travail lui rappelle comment sa famille a été tuée. Mais Komona taira, à son enfant comme à nous, ces sinistres détails, parce que sinon, nous ne pourrions plus rien entendre. Mais il y a des silences plus éloquents que tous les mots. Le courage de Komona et ses capacités de résilience ne peuvent nous faire oublier son trouble. Ni celui de son pays. >> Anne-Christine Loranger
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