22 novembre 2012
COMÉDIE SATIRIQUE | Origine : France / Belgique – Année : 2012 – Durée : 1 h 32 – Réal. : Benoît Delépine, Gustave de Kervern – Int. : Benoît Poelvoorde, Albert Dupontel, Brigitte Fontaine, Areski Belkacem, Bouli Lanners, Gérard Depardieu, Yolande Moreau, Serge Larivière – Dist. / Contact : FunFilm | Horaires / Versions / Classement : Beaubien – Excentris
Résumé
Deux frères, Not le punk, et Jean-Pierre, vendeur dans un magasin de literie, joignent leurs forces pour faire la revolution « à leur façon » suite au licenciement de Jean-Pierre.
En quelques mots
★★★
Le duo de choc Delépine/de Kervern continuent leur démarche iconoclaste tout en l’agrémentant d’une dose d’humour décapant et vitriolique. Leur thème de prédilection, la polémique, particulièrement lorsque celle-ci a affaire aux mœurs sociales et aux enjeux économiques. Si dans Louise Michel, ce discours prenait un ton plus dramatique, ici, au contraire, c’est la comédie qui prend le dessus, à l’extrême. Avec ces réalisateurs complices, nous sommes devant un univers délabré où malgré les temps présents, les grandes surfaces commerciales sont devenues des îlots de consumérisme éhonté. Pour contrer l’apathie des gens, ils dressent deux frères anarchistes en les plaçant dans des situations invraisemblables. Benoît Poelvoorde et Albert Dupontel s’en donnent à cœur joie dans des rôles qui leur vont comme un gant. De leur for intérieur, se dégagent un pathétisme de survie et une volonté contagieuse de traverser la vie et de changer les choses en foutant le bordel. Avec Le Grand Soir, Benoît Delépine et Gustave de Kervern nous prouvent avec énergie que certaines révolutions sont non seulement nécessaires, mais essentielles. >> Élie Castiel
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
21 novembre 2012
>> Élie Castiel
Elle, Alice. Lui, Edgar. Un couple en proie au déchirement même si des années de vie commune les empêchent néanmoins de se séparer, par habitude ou sans doute même par compassion. Et puis Kurt, un énigmatique cousin, un ancien ami de la famille, qui vient bouleverser ce qui ressemble à une improbable rupture.
17 novembre 2012
Douze hommes composant un jury doivent statuer, à l’unanimité, sur le sort d’un jeune homme accusé du meurtre de son père.
>> Élie Castiel
Force est de souligner que Douze hommes en colère sera sans doute l’une des plus belles surprises de la présente saison théâtrale. Tant pour la mise en scène, d’une sobriété et d’une rigueur exemplaires, que pour la prestance des comédiens, tous impeccables, l’œuvre la plus connue du dramaturge américain Reginald Rose soulève autant de questionnements sur la nature complexe du comportement humain même au-delà de six décennies après sa création.
>> Élie Castiel
Lorsque deux grands noms du théâtre québécois contemporain décident d’un commun accord d’aborder un sujet hors du commun, l’impact est immense et produit chez le spectateur une sensation de parfait bonheur intellectuel. Il y a les mots de Michel Marc Bouchard, clairs, directs, limpides, puissants, parfois cruels, se soumettant à une analyse du comportement humain où le personnel et le collectif s’entrecroisent, s’enchevêtrent et finissent par former un tout paradoxalement harmonieux . Sans pour autant nous désorienter, Bouchard élude la simplicité, optant pour l’affect, cet état émotionnel fait de pulsions et de sensations. Les paroles sont celles qui alimentent le discours sur la famille, l’ambiguïté sexuelle, les rapports de force, le sentiment amoureux non partagé, sur la terre et son abandon, sur la politique aussi et sur l’identité tant nationale qu’individuelle.
15 novembre 2012
DRAME historique | Origine : États-Unis – Année : 2012 – Durée : 2 h 30 – Réal. : Steven Spielberg – Int. : Daniel Day-Lewis, Sally Field, David Strathairn, James Spader, Joseph Gordon-Levitt, John Hawkes – Dist. / Contact : Buena Vista | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
Résumé
Au cours de la guerre de Sécession, Abraham Lincoln propose un amendement constitutionnel visant l’abolition de l’esclavage aux États-Unis. Le vote à la Chambre des représentants est précédé d’un jeu de coulisses complexe et délicat.
En quelques mots
★★★
En adaptant une partie du livre de Doris Kearns Goodwin, Team of Rivals: The Political Genius of Abraham Lincoln, le scénariste Tony Kushner (Munich) en garde le concept central de rivalité dans une équipe marchant vers un même but. Véritable cours magistral sur les méandres du processus législatif dans une période cruciale de l’histoire des États-Unis, l’œuvre de Spielberg est de plus servie par une pléthore d’acteurs au mieux de leur forme et ce jusque dans les plus petits rôles. Daniel Day-Lewis, en tant que président, domine comme de bien entendu l’interprétation, mais Tommy Lee Jones, Sally Field et David Strathairn réussissent quelquefois à l’égaler. La mise en scène de Spielberg est élégamment simple, laissant aux acteurs le soin d’être leurs personnages dans un environnement historiquement exact où la présence des citoyens afro-américains, et ce même près du pouvoir, est subtilement soulignée à plusieurs reprises. La musique de John Williams, contrairement à la grandiloquence de War Horse, trouve son diapason dans des thèmes folkloriques retravaillés à la manière de ses illustres prédécesseurs. Spielberg, après Saving Private Ryan et War Horse, clôt ainsi de manière mesurée une trilogie sur l’impact de la guerre et sa nécessaire conclusion. >> Luc Chaput
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
11 novembre 2012
Tout d’abord, les 15 ans sont le temps pour les RIDM de prendre acte et de demander à des artistes ou cinéastes de proposer des films à découvrir ou revoir. La France qui se lève tôt de Hugo Chesnard, choisi par Agnès Varda, tourné en 2011 à partir d’un cas spécifique, celui de Souleymane Bagayogo, s’inscrit dans le mouvement pour l’intégration des travailleurs immigrés clandestinement et ce par les moyens de la comédie musicale à la Jacques Demy même si les chansons ont beaucoup moins de portée que ses illustres ancêtres comme West Side Story ou Remember My Forgotten Man de Gold Diggers of 1933.
>> Luc Chaput
9 novembre 2012
Quelle belle chose de constater, autant pour le public que pour les critiques, que certains cinéastes font leur « meilleur film » à chaque nouvelle proposition. C’est bien le cas de Jacques Audiard qui, après l’édifiant et magnifique Un prophète, surprend de mille et une façons avec De rouille et d’os. Film primaire, concret, où le corps est ominiprésent, filmé avec religiosité, emportement et totalité.
>> Élie Castiel
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