15 mars 2015
C’est à un essai hybride, dans son sens le plus articulé et positif, que nous assistons avec Richard III, avant-dernière pièce de la saison-TNM 2014-2015. Telle que conçue par l’esprit imaginatif de Brigitte Haentjens, on constate avec étonnement que la dame de théâtre pousse les expériences scénographiques, narratives et de direction de comédiens jusqu’au paroxysme.

En premier plan, Sébastien Ricard (Richard III) PHOTO : © Yves Renaud
C’est drôle, dramatique, tragique, survolté, désorientant, jusqu’à une certaine limite, grand-guignolesque, tâtant simultanément plusieurs terrains vagues de l’expérience scénique, imposant aux comédiens un incessant va-et-vient aux allures de confrontations et de combats, sans compter sur la dualité de leurs personnages. Suite
Évitant coûte que coûte le parti pris consensuel voulant que le très abouti Mommy, déjà multiple primé dans d’autres manifestations, obtienne une autre récompense, le jury du PCCQ, composé d’étudiants de plus de 45 cégeps, ont choisi Tu dors Nicole, de Stéphane Lafleur, comme Meilleur film québécois 2014.
Ce qui ressort de cette prise de position, c’est avant tout que la nouvelle génération a, malgré les apparences légères qu’on lui accorde souvent, conservé un goût pour les œuvres personnelles marquées du sceau de l’originalité.
12 mars 2015
PRIX DU PUBLIC9 mars 2015
Depuis quelque temps, le National Theatre de Londres a fait ses preuves dans la programmation Premières Loges de Cineplex. Fidèle à sa mission, la chaîne de divertissement de tous genres continue ses séries très prisées par le public en proposant un mois de mars tout à fait éclectique.

Behind the Beautiful Forevers (PHOTO : © Richard Hubert Smith)
Jeudi 12 mars – 19 h (Reprise : Dimanche 18 avril – 12 h 55 | Durée : 3 h)
Behind the Beautiful Forevers
La mise en scène de Rufus Norris est une adaptation pour la scène du livre primé de Katherine Boo, documentant la vie des résidents des taudis d’Annawadi, à Mumbai, en Inde. Par le biais de la fiction, une histoire ecolo-sociale percutante et humaine.
6 mars 2015

5 mars 2015
Ils sont six adolescents d’aujourd’hui, deux jeunes filles et deux jeunes hommes. Leur crédo : le chat (clavardage), comme s’il s’agissait d’une question de vie ou de mort, pour parler, pour se défouler, pour qu’on soit du même avis, de la même lutte contre les parents et bien plus, contre la société des adultes.
Ils se cherchent par les mots, provoquent le discours à l’emporte-pièce, philosophent comme si ce qu’ils ont appris à la télé et dans les réseaux sociaux suffisait pour se permettre quelques semblants de réponses aux multiples interrogations. Mais ils sont à l’âge où le futur se décide. Que seront-ils et qui seront-ils dans quelques années ?

PHOTO : © Jean-Philippe Baril-Guérard
4 mars 2015
Il y a chez Emio Greco et Pieter C. Scholten quelque chose de cryptique, d’impossible de cerner à l’œil nu. Tout au cours de l’heure que dure la représentation, les deux couples de danseurs mâles se jettent pratiquement corps et âme dans un rituel subversif qui ramène l’art chorégraphique à un âge originel.
Le ballet classique est remis aux calendes grecques ; tous ces mouvements de bras évoquent par moments le ballet jazz. Mais c’est surtout la danse post-moderne qui étale les fragments à la fois fragiles, subtiles et complexes de sa diversité. Sur ce point, elle est définitivement au diapason d’un société pour qui l’art du spectacle peut aussi être un discours politique. Spasmes contraignants et du même coup familiers, contractions aliénantes, rapprochements des corps, homoérotisme assumé de la représentation.
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