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Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ?

13 mai 2017

THÉÂTRE
★★★★
Texte : Élie Castiel

AIMEZ-VOUS LES UNS LES AUTRES
OU LA DOUCE SAGESSE DES CLICHÉS

Il est temps d’arrêter de comparer les films adaptés au théâtre pour la bonne raison que ces deux formes de la représentation partagent certains points en commun, mais d’autre part, ont leurs propres codes, exigences,rituels et certaines limites.

David Ospina

© David Ospina

L’adaptation d’Emmanuel ReichenbacH a ceci de particulier qu’elle se démarque par le sens inné qu’il donne au rythme, aux répartiees et à cet instinct communicatif qui consiste à situer les personnages dans des zones d’inconfort propices à la comédie. Le texte de Philippe de Chauveron et Guy Laurent soutient des idées toujours actuelles sur la classe moyenne, toujours prisonnière de ses vieilles idées sur la différence. Comme il s’agit ici de race et de religion, tous sont pareils. Les préjugés existent partout ; soulignons que c’est aussi le cas dans les milieux artistiques et même intellectuels. Suite

Hong Sang-soo

12 mai 2017

EXTRAIT /
ENTREVUE

Questions, transcription et
traduction de l’anglais
Anne-Christine Loranger

UNE CIGARETTE AVEC HONG SANG-SOO

Hong Sang-soo, je fume une cigarette par année et j’ai décidé de la fumer avec vous.
Oh ! C’est bien ! Comme ça, ce sera quelque chose de spécial.

Avant cela, je dois prendre une minute pour réorganiser mon matériel, je suis désolée.
Faites, je vous en prie. Vous êtes Canadienne mais vous demeurez ici, à ce que j’ai compris ? Qu’est-ce qui vous a amenée à Berlin ?

L’amour.
Ah ! L’amour… Votre ami est Allemand ?

Hong Sang-soo Suite

On the Beach at Night Alone

EXTRAIT /
CRITIQUE

Texte : Anne-Christine Loranger

INCERTITUDES

Ce n’est pas que On the Beach a At Night Alone (2017) soit un mauvais film. Au contraire ! Mais l’oeuvre de Hong Sang-soo nécessite un état d’être bien particulier pour faire apparaître ses merveilles. Il faut accepter le louvoiement, se laisser porter par les flux et les reflux d’histoires ni parallèles ni divergentes, adopter l’incertitude comme traducteur universel. Dès lors, la fascination commence. Parce que les dérives de Hong nous amènent dans des havres humains où l’immensité domine et où la beauté jamais n’est exclue. « La mer, sans forme, simplement incomparable », écrivait Marguerite Duras dans L’amant pour décrire l’orgasme. C’est un peu cela…

On the Beach at Night Alone Suite

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