En salle

Nankana

5 juillet 2018

| PRIMEUR |
Semaine 27
  Du 6 au 12 juillet 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
Entre 1941 et 1947, au Punjab, Karm Singh doit lutter contre l’incompréhension des hommes de son village, particulièrement sur les questions raciales opposant hindous et musulmans.

CRITIQUE
Sans commentaires

Sortie
Vendredi 6 juillet 2018

Version originale
punjabi; s.-t.a.
Nanakan

Réalisation
Manjeet Maan

Genre
Drame historique

Origine
Inde
Année
2018

Durée
2 h 10

Distributeur
Imtiaz Mastan

Horaires & info.
@ Cineplex

Classement
Tous publics

Déconseillé aux jeunes enfants

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Mauvais. 0 Nul / ½ [Entre-deux-cotes]

revuesequences.org

Plonger

 

| PRIMEUR |
Semaine 27
  Du 6 au 12 juillet 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
Un couple, César et Paz. Elle, photographe, cherche les voyages et les rencontres. Il souhaite une vie calme, loin du bruit de son ex-travail de reporter de guerre. Et puis, un jour, Paz disparaît sans laisser de traces.

CRITIQUE
| Élie Castiel |

★★★

RUPTURES

Surtout comédienne (entre autres, Le retour du héros, voir ici, et le dynamique et enjoué Quentin Tarantino Inglourious Basterds), Mélanie Laurent débute derrière la caméra dans le long métrage avec Les adoptés (2011), à ma connaissance, inédit ici, suivi du très remarqué Respire (2014), très bien accueilli par la critique. Dans ce troisième long, elle prend des risques énormes en transposant le récit de Christophe Ono-dit-Biot à l’écran. Genre littéraire aux multiples variations sur l’amour, l’aventure et la déchirure, dans tous les sens du terme.

Beau geste presque convenablement réussi de
la part de Mélanie Laurent, mais tout de même
porteuse d’une proposition audacieuse, bigrement
casse-gueule, qui mérite définitivement notre adhésion.

Deux parties, dont la première en deux temps et passablement biscornue dans sa démarche;  une rencontre, une histoire d’amour. Un couple. Les premiers balbutiements de la rencontre, la lune de miel et très vite, un deuxième mouvement plus grave; les malentendus, les différences entre deux personnalités opposées. L’homme cherchant la stabilité, la femme avide d’aventures frôlant souvent un côté métaphysique. C’est ce qu’on comprend dans une seconde partie où Laurent montre ses talents de réalisatrice, créant une étrange atmosphère de rêve, de fascination pour l’océan et mine de rien, laissant son personnage masculin se perdre dans une quête à la fois intérieure et en quelque sorte, policière.

C’est là aussi où Gilles Lellouche, pourtant très bon dans les deux premières sections, renforce son registre d’acteur de grand talent dans un rôle atypique qu’il défend avec un professionnalisme pointu, voire même poignant. Il intègre son personnage dramatique non seulement avec un sens inné de la répartie, mais transformant ses gestes et ses expressions pour signifier la tristesse, la dérive et les tourments de la perte.

Beau geste presque convenablement réussi de la part de Mélanie Laurent, mais tout de même porteuse d’une proposition audacieuse, bigrement casse-gueule, qui mérite définitivement notre adhésion. Sans oublier de souligner la direction photo aux multiples tonalités d’Arnaud Potier et celle de Jacques Ballard, pour la photographie sous-marine, resplendissante d’autant plus de majestuosité abyssale que d’hostilité sensuelle.


Sortie
Vendredi 6 juillet 2018

Version originale
français

Réalisation
Mélanie Laurent

Genre
Drame
Origine
France
Année
2017
Durée
1 h 42
Distributeur
A-Z Films

Horaires & info.
@ Cinéma Beaubien

Cineplex

Classement
Tous publics

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Mauvais. 0 Nul / ½ [Entre-deux-cotes]

 

The First Purge

| PRIMEUR |
Semaine 27
  Du 6 au 12 juillet 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
À une époque future, le gouvernement totalitaire des États-Unis autorise, une fois par année, tous les actes criminels pendant une période de douze heures. L’expérience, qui vise à diminuer les tensions sociales, se déroule à Staten Island sous l’œil attentif d’un attaché politique ambitieux et d’une psychologue renommée. Or cette fois, contre toute attente, la population rejette la violence.

CRITIQUE
| Élie Castiel |

★★★

L’AMÉRIQUE NUE ET VIOLENTE

La métaphore politique et la critique sociale s’intègrent sournoisement au genre d’exploitation pour grand public averti, plus exigeant, car il est question ici d’une étude sur le nouveau fonctionnement du film de genre. Et quoi de mieux qu’un décor made in USA pour que le message soit plus clair.

La blaxpoitation des années 70, très ancrée dans l’illustration d’une culture afro-américaine bien précise, était à l’époque un genre en soi.

Aujourd’hui, depuis l’avènement Obama, elle ne se distingue pas, du moins à Hollywood, de la blanche. Mêmes genres de films, mêmes scénarios, des personnages issus de toutes couches sociales, Noirs et Blancs confondus. Et pourtant, le racisme revient en force. C’est sur point que cette nouvelle mouture de la série Purge ne ressemble à aucune des précédentes.

Les citoyens des classes ouvrières et des oubliés sont en grande partie contre cette nuit de « crime légalisé ». Nouvelle approche scénaristique de la part d’un James Monaco en pleine puissance d’écriture. Mais les choses se compliquent un peu dans la réalisation de Gerard McMurray, dont le premier long métrage Burning Sands (2017) n’est disponible que sur le tout-puissant et incontournable Netflix.

La NFFA (New Founding Fathers of America) dont il est question dans The First Purge n’est-elle le substitut de la NRA (National Rifle Association)? Tout est affaire d’État. Par ailleurs, le KKK se mêle de la partie et c’est à une lutte de classes, de races et de couleurs de peau que nous avons droit.

Une lutte de classes sociales

Ici, les Bad guys sont les blancs (Trump et sa politique); les Noirs aussi le sont parfois : c’est peut-être le seul moyen qu’ils ont de se débrouiller dans une Amérique qui ne donnent pas les mêmes chances à tous. D’où l’utopie d’un rêve américain qui n’a jamais existé.

Un film intentionnellement déséquilibré dans sa forme, soutenu par la caméra d’Anastas N. Michos très souvent excessivement proche des personnages. Le directeur photo ne jure que pour le cadre, sa composition, son contenu, son rapport au récit et à la couleur.

Aucun comédien connu, un ensemble d’enthousiastes en délire devant les directives d’un cinéaste conscient de son époque, un tant soi peu bordélique dans la structure de sa mise en scène, des rapports entre les protagonistes, mais qui possède un ton, une démarche qui devrait se confirmer dans sa prochaine réalisation. Du moins, nous le souhaitons.

L’Amérique de Trump est malade et corrompue. Mais elle permet néanmoins de donner libre cours aux scénaristes engagés qui osent s’aventurer dans des chemins de traverse où on trouve toujours des idées à débattre. Le contraire aurait été consternant.

Un film intentionnellement déséquilibré dans sa
forme, soutenue par la caméra d’Anastas N. Michos
très souvent excessivement proche des personnages. Le
directeur photo ne jure que pour le cadre, sa composition,
son contenu, son rapport au récit et à la couleur.


Sortie
Vendredi 6 juillet 2018

Version originale
anglais / Version française
La première purge

Réalisation
Gerard MacMurray

Genre
Suspense
Origine
États-Unis
Année
2018
Durée
1 h 47

Distributeur
Universal Pictures

Horaires & info.
@ Cineplex

Classement
Interdit aux moins de 13 ans
Violence / Langage vulgaire

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Mauvais. 0 Nul / ½ [Entre-deux-cotes]

 

Animal World

28 juin 2018

| PRIMEUR |
Semaine 26
Du 29 juin au 5 juillet 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
Zhang Haisi, un homme sans but et bon à rien, a accumulé les dettes. Pour les effacer, on lui propose de jouer à un jeu de hasard aux règles plutôt douteuses.

Suite

Design Canada

| PRIMEUR |
Semaine 26
Du 29 juin au 5 juillet 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
Ce documentaire porte sur ce qui définit une identité nationale. Est-ce un hymne, un drapeau, un emblème? Comment ces éléments façonnent-ils ce que nous sommes?

Suite

Grace Jones: Bloodlight and Bami

| PRIMEUR |
Semaine 26
Du 29 juin au 5 juillet 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
Étoile de la musique pop et du mannequinat depuis les années 70, Grace Jones n’est pas une habituée des palmarès et pourtant, son image artistique est l’une des plus connues du grand public. Sa grande stature androgyne, ses costumes extravagants et sa personnalité décomplexée ont fait d’elle un personnage unique du show business. La caméra de Sophie Fiennes jette un regard sur cette icône de la communauté homosexuelle.

Suite

Hearts Beat Loud

| PRIMEUR |
Semaine 26
Du 29 juin au 5 juillet 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
Dernier été avant que Sam quitte le nid familial pour joindre les bancs de l’université. Ces dernières semaines, il décide d’écrire des chansons avec son père.

CRITIQUE
Sans commentaires

Sortie
Vendredi 29 juin 2018

V.o.
Anglais

Réalisation
Brett Haley

Genre
Drame musical
Origine
États-Unis
Année
2018
Durée
1 h 37
Distributeur
Les Films TVA

Horaires & info.
@ Cineplex

Classement
Tous publics

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