En salle

Gangster Squad

11 janvier 2013

Sortie : vendredi 11 janvier 2013 – v.o. : anglais
v.f. – Escouade gangster

GANGSTERS / POLICIER | Origine : États-Unis – Année : 2013 – Durée : 1 h 53  – Réal. : Ruben Fleischer – Int. : Sean Penn, Josh Brolin, Ryan Gosling, Nick Nolte, Emma Stone, Giovanni Ribisi, Robert Patrick, Anthony Mackie – Dist. / Contact : Warner | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

Résumé
Los Angeles, 1949. Mickey Cohen, puissant mafioso, fait la loi. Un groupe d’agents de la LAPD mené par le sergent John O’Mara tente de le coincer afin de briser son règne de terreur et de corruption.

En quelques mots
★★ 1/2
Est-ce un hasard de la distribution ? Toujours est-il que Gangster Squad sort à un moment où la tragédie de Newton, au Connecticut, est encore fraîche dans la mémoire des gens et que le sensible débat du port d’armes fait fureur aux États-Unis. Les amendements que Barack Obama  pense y apporter fait courir les adeptes dans les lieux spécialisés afin de s’approvisionner de leurs outils favoris. Ce qu’on constate dans Gangster Squad (dont a apparemment retiré la séquence de fusillade dans un cinéma pour ne pas trop rappeler le drame à Aurora, au Colorado), c’est la méthode avec laquelle les armes à feu sont filmées. En quelque sorte, elles constituent les véritables protagonistes d’un récit qui s’inscrit parfaitement bien dans le genre film noir et qui rappelle le Mullholland Falls (1996) de Lee Tamahori, plus inspiré. Dans un plan qui pourrait passer inaperçu, les balles couleur or tombent sur le sol et sont filmées avec une sensualité hallucinante, comme si l’acte d’agression était en soi un exutoire contre toute espèce de frustration. Mafioso intraitable, véritable dictateur, sans-gêne, vulgaire et misogyne, l’anti-héros Mike Cohen (magnifique Sean Penn qui, ici, carbure aux projectiles comme s’il s’agissait d’une seconde nature) contrôle la ville de Los Angeles dans une fin de décennie (les années 1940) d’une extraordinaire violence. Avouons que la distribution est impressionnante et ne vient ici que confirmer qu’avec des acteurs solides, qu’importe le thème, qu’importe la controverse, la réussite est assurée.  >> Élie Castiel

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

The Impossible

Sortie : vendredi 11 janvier 2013 – v.o. : anglais
v.f.  – L’Impossible
Titre original – Lo imposible

DRAME | Origine : Espagne – Année : 2012 – Durée : 1 h 54  – Réal. : J. A.  Bayona – Int. : Ewan McGregor, Samuel Joslin, Naomi Watts, Oaklee Pendegast  – Dist. / Contact : Séville | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

Résumé
Le 26 décembre 2004, un tremblement de terre provoque un gigantesque tsunami qui s’abat sur les côtes de l’océan Indien. Séparés par un torrent d’eau boueuse et de débris, les membres d’une famille tentent de survivre et de se retrouver.

En quelques mots
★★ 1/2
C’est une famille espagnole à qui est arrivée cette effrayante histoire, une des nombreuses de ce tsunami dont les images ont fait le tour de la planète durant cette période des fêtes de fin d’année 2004 et dont l’ampleur du désastre a amené la constitution d’un réseau d’alerte autour du Pacifique pour éviter que de tels événements se reproduisent. La famille devient anglophone dans le film et, sauf pour le père, garde les mêmes prénoms. La réalisation de Bayona et de toute son équipe technique essentiellement espagnole tournant en Thaïlande réussit à nous faire de l’intérieur cette catastrophe. L’horreur soudaine, les petites joies, les désespoirs successifs suivis d’attentes longtemps déçues, les aides des inconnus souvent pauvres du coin et la reconstitution d’une chaîne d’entraide constitue la trame de cette aventure humaine où  Naomi Watts mérite sa nomination aux Oscars dans ce film dont les effets spéciaux réussis sont au service d’une histoire familiale universelle. >> Luc Chaput

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Matru ki Bijlee ka Mandola

Sortie : vendredi 11 janvier 2013 – v.o. : hindi, haryanvi
s.-t.a. – Matru’s and Bijlee’s Mind Sways

COMÉDIE DRAMATIQUE | Origine : Inde – Année : 2012 – Durée : 2 h 31  – Réal. : Vishal Bhardwaj – Int. : Pankaj Kapur, Imran Khan, Anushka Sharma, Shabana Azmi, Arya Babbar  – Dist. / Contact : Fox | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

Résumé
Industriel réputé, Harry a promis la main de sa fille Biljee à un jeune politicien. Mais un concours de circonstances va changer la suite des événements.

En quelques mots
★★ 1/2
Compositeur de plus d’une trentaine de Bollywood, remarqué par son intriguant et très bien ficelé 7 Khoon Maaf (Seven Sins Forgiven), à Berlin en 2011, Vishal Bhardwaj signe ici un septième long métrage surprenant, tant du côté formel que dans la structure du récit. À première vue, Matru ki Bijlee ka Mandola déconcerte ; on se croirait dans ces comédies bollywoodiennes sans importance qui innondent  les écrans du pays par centaines. Mais petit à petit, sûrement, alors que les ficelles de l’intrigue se métamorphosent en un regard original sur la narration, on se rend alors compte que le cinéaste n’a pas perdu de sa perspicacité. Son film est aussi une déclaration comme quoi les réalisateurs du cinéma populaire indien peuvent, eux aussi, au grand dam des nouveaux intervenants d’un cinéma agressivement anti-Bollywood, avoir une vision du cinéma. Il y a dans les éclairages, la couleur, la composition des plans et l’utilisation de l’espace, une  singularité qu’on ne saisit pas d’habitude dans ce cinéma. Mais il faut également souligner la magnifique présence des comédiens. En premier lieu, celle de Imran Khan qui se dépasse dans la peau d’un personnage mêlant bravoure et  vulnérabilité avec une aisance peu commune, sans oublier celle de la trop rare Shabana Azmi, dans un rôle atypique. Et le message habituel n’est pas sans rappeler que dans un sens, une grande partie des films bollywoodiens sont farouchement politiques. >> Élie Castiel

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Memories Corner

Sortie : vendredi 11 janvier 2013 – v.o. : anglais, français, japonais
s.-t.f. – Memories Corner

DRAME | Origine : France / Canada – Année : 2011 – Durée : 1 h 30  – Réal. : Audrey Fouché – Int. : Déborah François, Hidetoshi Nishigima, François Papineau, Hiroshi Abe, Sansei Shiomi  – Dist. / Contact : Séville | Horaires / Versions / Classement : Beaubien

Résumé
Jeune journaliste française, Ada Servier se rend à Kobé, au Japon, pour effectuer un reportage sur les cérémonies commémoratives du tremblement de terre survenu en 1995.  Quinze ans après le tragique événement,  les survivants n’ont pas encore réussi à cicatriser leurs blessures. Malgré leurs réticences, Ada parvient à en savoir plus sur les « morts solitaires », grâce au témoignage d’un sinistré.

En quelques mots
★★
Le premier long métrage de la jeune réalisatrice Audrey Fouché est un essai aussi surprenant que convaincant dans lequel une journaliste française se confronte aux silences d’une collectivité japonaise n’ayant pas encore achevé le deuil collectif du tremblement de terre survenu à Kobé en 1995. Plongée au centre d’une culture dont elle ne connaît ni ne comprend les traditions, la jeune femme se retrouve seule face à au mystérieux phénomène de la mort solitaire (Kodoku-shi). L’un des atouts principaux du film est de nous faire découvrir un pan de la culture japonaise que l’on connait très peu, une société qui souffre encore de ses milliers de morts et qui fait le choix d’en taire ou d’en diaboliser les conséquences. Traité de manière lente et contemplative, le film manque toutefois de rythme et finit par se perdre dans des imbroglios fantastiques un peu trop travaillés. Malgré tout, la beauté des lieux, amplifiée par la maîtrise des cadrages de Nicolas Gaurin, rend fascinante cette histoire de morts inavouables. Au centre de la distribution dans laquelle François Papineau a un rôle secondaire (uniquement là pour satisfaire les exigences de la coproduction), Déborah François, évanescente et perturbée, s’en tire relativement bien. Sorti en France en mai 2012, en dehors du radar de médias trop concentrés sur les étoiles de la croisette, Memories Corner n’a pas eu l’attention souhaitée. Voici pourtant un premier essai réussi qui mérite que l’on s’y attarde. >> Charles-Henri Ramond

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Saadi Love Story

Sortie : vendredi 11 janvier 2013 – v.o. : punjabi
s.-t.a. – This Is Our Love Story

COMÉDIE ROMANTIQUE | Origine : Inde – Année : 2012 – Durée : 1 h 52  – Réal. : Dheeraj Rattan – Int. : Diljit Dosanjh, Surveen Chawla, Neetu Singh, Dolly Ahluwalia, Kulbbashan Kharbanda, Amrinder Gill  – Dist. / Contact : A/Z Films | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

Résumé
Romantique invétérée, Preeti rêve du Prince charmant. Lorsque deux présumés prétendants de sa sœur Gurleen, dans le coma à la suite d’un accident, se présentent dans la famille, la jeune fille écoute leur histoire et petit à petit commence à caresser des espoirs.

En quelques mots
1/2
Scénariste d’une dizaine de bollywoods dans la veine populaire, Dheeraj Rattan tend habituellement vers une cible tenue par des dialogues chronométrés, la plupart du temps penchant vers leur côté comique, parfois frôlant le mélodramatique sous un angle satirique à peine voilé. Pour son premier long métrage derrière la caméra, il décide d’aborder un des genres de prédilection du public indien (punjabi) : la comédie sentimentale. C’est peu crédible, certes, idéaliste, rêveur (comme la belle Preeti du film, pince-sans-rire à souhait), mais il y une fraîcheur dans la façon dont le jeune réalisateur assume son projet. Les imbroglios sentimentaux dans Saadi Love Story ressemblent à ceux de ces inombrables comédies-consœurs émanant de l’industrie Bollywood, partageant avec elles une idée simpliste de l’amour et de la vie, à des années lumière de la réalité. Mais chose intéressante, le film ne fait qu’un peu plus de 1 h 45, montrant une fois de plus que tous en conservant les règles du jeu (chansons et danses), les récits populaires indiens peuvent se limiter dans la durée. Et sans oublier que la morale didactique à la toute fin fait, comme toujours, bel état de présence. >> Élie Castiel

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Zero Dark Thirty

Sortie : vendredi 11 janvier 2013 – v.o. : anglais
v.f. – Opération avant l’aube

DRAME D’ESPIONNAGE | Origine : États-Unis – Année : 2012 – Durée : 2 h 37  – Réal. : Kathryn Bigelow – Int. : Jessica Chastain, Kyle Chandler, James Gandolfini, Mark Strong, Jason Clark, Joel Edgerton – Dist. / Contact : Alliance | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

Résumé
À la suite des attentats du 11 septembre 2001, Maya, agente de la CIA, est dépêchée au Pakistan dans le but de traquer les pas de Oussama Ben Laden. La mission dure de nombreuses années, mais lorsqu’elle tente de convaincre les autorités que Ben Laden se cache bel et bien au Pakistan, celles-ci hésitent avant de prendre la décision définitive.

En quelques mots
★★★
Le scénario de Mark Boal qui est aussi producteur avec Bigelow du film comme il le fut pour The Hurt Locker, leur précédente collaboration, est le fruit d’une longue période de recherches sur la traque de Ben Laden, très longtemps infructueuse. C’est donc une enquête criminelle détaillée que nous présente Boal et Bigelow nous menant des scènes de torture et d’interrogatoire musclé  aux divers lieux de détention des suspects débusqués par des moyens électroniques sophistiqués ou par des filatures à l’ancienne. Jessica Chastain interprète, avec une hargne intérieure, cette jeune agente qui s’aperçoit que ses confrères font fausse route et qui devient obsédée par la recherche d’un acolyte du dirigeant d’’Al-Qaïda dont on semble protéger l’existence. La réalisatrice rend crédible à la fois le travail routinier dans les bureaux, les discussions animées entre collègues, intercalant dans le récit de dix ans, divers autres attentats  qui rendent plus urgente la conclusion dramatique de cette enquête. C’est ainsi que pendant plus de 150 minutes la tension ne faiblit pas et malgré certains épisodes  plus improbables  et ce jusqu’à la  finale qui recrée de manière énergique l’attaque dont on vit peu de temps après les images. Le dernier plan du film montre une femme ayant réalisé son objectif et qui peut se permettre alors de lâcher du lest. Le parallèle entre la réalisatrice et son personnage y est alors évident. >> Luc Chaput

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

56 Up

3 janvier 2013

Sortie : vendredi 4 janvier 2013 – v.o. : anglais

Documentaire | Origine : Grande-Bretagne – Année : 2012 – Durée : 2 h 24  – Réal. : Michael Apted, Paul Almond – Avec : Bruce Balden, Jacqueline Bassett, Symon Basterfield, John Brisby, Peter Davies, Suzanne Dewey  – Dist./Contact : Kinosmith (Toronto) | Horaires / Versions / Classement : Cinéma du Parc

Résumé
Huitième épisode de la célèbre série entamée en 1964 par Paul Almond avec 7 Up. Dépassés la cinquantaine, les personnages font désormais face à des décisions importantes qui pourraient changer leurs vies.

En quelques mots
★★ 1/2
Une émission unique de 1964 de la télé britannique, portrait d’enfants de milieux et de régions différents, réalisée par le réalisateur canadien Paul Almond et où Michael Apted était son assistant, est devenue une série respectée de l’histoire du documentaire parce qu’un autre producteur télé a décidé de la continuer sept ans plus tard. La plupart des quatorze participants sont encore de retour à 56 ans et c’est là le principal intérêt de la série. Le spectateur a des nouvelles de personnes vivant en Grande-Bretagne, aux États-Unis et en Australie auxquelles il s’est attaché de manière diverse depuis  les épisodes précédents qu’il peut avoir vu individuellement à intervalle espacé ou par le biais de rétrospective ou maintenant sur DVD. L’équipe de réalisation traite les intervenants de manière posée et égalitaire, ne les enfermant pas dans des scénarios dégradants de téléréalité. Ces individus sont conscients et quelquefois désolés d’être devenus des personnalités épisodiques de la télé reconnues par des quidams sur la rue. La récession qui a frappé le monde en 2008 et les coupures budgétaires  qui s’en suivirent, trouvent bien entendu écho directement dans plusieurs des vies commentées et montrées. Certains spectateurs trouveront sûrement des similitudes avec leur vécu ou celui de leurs proches. La diversité des points de vue et des parcours amoureux et professionnels dresse un portrait nécessairement partiel et malheureusement un peu court de l’évolution de la société britannique depuis cinquante ans. >> Luc Chaput

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

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