En salle

Runner Runner

4 octobre 2013

Résumé
Étudiant en finances à l’Université de Princeton, au New Jersey, Richie Furst perd la totalité de ses économies en misant sur un site de poker en ligne. Menacé d’expulsion par son université pour avoir fait la promotion des jeux de hasard, il se rend au Costa Rica pour recouvrer la somme qu’il a perdue aux mains du propriétaire du site, un escroc dénommé Ivan Block.

Suite

La Tête en l’air

Résumé
Emilio  a vécu une vie professionnelle bien remplie. Arrivé à l’âge de la retraite, sa mémoire lui joue des tours. Son fils le place dans une maison de retraite. Il y rencontre une série de personnages aussi colorés les uns que les autres, dont Miguel, avec qui il se lie d’amitié.

Suite

Une jeune fille

Résumé
Adolescente introvertie, Chantal s’enfuit vers la Gaspésie au décès de sa mère. Elle y retrouve les paysages que la défunte avait photographiés. Elle rencontre également Serge, un fermier solitaire qui accepte qu’elle travaille pour lui et avec qui elle se lie d’amitié. Mais la sœur de ce dernier tente de convaince son frère les lots sur la terre à bois reçus en héritage.

Suite

La Vie d’Adèle — Chapitres 1 & 2

Résumé
Comme toutes les adolescentes de son âge, Adèle, 15 ans, bavarde souvent avec ses amies et sort avec Thomas, un jeune homme de son école. Mais sa vie est totalement chamboulée lorsqu’elle rencontre Emma, une jeune fille aux cheveux bleus, étudiantes aux Beaux-Arts. Quelque temps après, elles se revoient et entament une relation amoureuse. Adèle réalise son rêve de devenir institutrice et Emma poursuit une carrière de peintre. Mais des années plus tard…

En quelques mots
★★★★
La Palme d’or du 66e Festival de Cannes, pleinement méritée, va à La Vie d’Adèle – Chapitres 1 & 2, Abdellatif Kechiche. Comme Amour (Michael Haneke) l’an dernier, ou Entre les murs (Laurent Cantet) en 2008, La Vie d’Adèle fut la surprise miraculeuse de ce festival. Trois preuves que l’on peut faire simple et atteindre une expression crédible de la Vie. Ce film est une première sélection à Cannes pour Abdellatif Kechiche (Vénus noire, La Graine et le Mulet). Il s’agit, en partie, d’une adaptation de la bande dessinée Le Bleu est une couleur chaude de Julie Maroh (le titre anglais du film le reprend : Blue Is the Warmest Color). Le jour où Adèle aperçoit le bleu des cheveux d’Emma, elle sent que sa vie va changer. La bande dessinée de Maroh raconte une histoire d’amour initiatique entre deux jeunes filles ; c’est de là que vient donc la dimension érotique du film, avec des scènes  assez corsées d’amour lesbien. La controverse était prévisible. Kechiche est-il trop explicite dans la représentation des rapports  physiques entre les deux jeunes femmes ? Comment cela sert-il le propos ? Dans les faits, cette proximité des corps fait de nous des spectateurs privilégiés d’une grande, et toute naissante, histoire d’amour. Donc, ce choix est très justifié. En conférence de presse, Kechiche devait se défendre d’avoir voulu faire un film militant pour la cause du mariage gay ou pour les droits des homosexuel(le)s en général. Effectivement, le film est ailleurs. Il est dans une vérité exceptionnelle des personnages, de leurs sentiments, de leurs milieux. Avec sa scénariste habituelle Ghalia Lacroix, Kechiche renoue avec Marivaux, comme dans L’Esquive (César du Meilleur scénario en 2005). Marivaux est un grand scruteur des émotions humaines. Il y a, de plus, dans ces deux films un jeu sur des niveaux de langue, sur les mots. Parfois, ils sont bien simples et vrais, parfois ils sont composés et artificiels (cela est surtout vrai pour Emma, ses amis, ses parents, celle-ci venant d’un milieu plus aisé que celui d’Adèle). Ce maniement des niveaux de langue définit les personnages. Abdellatif Kechiche rejoint ici aussi bien le cinéma de Cantet (Entre les murs) que celui d’un Ken Loach, un cinéma qui n’a pas son pareil pour mettre en valeur la beauté propre de ses personnages et leur humanité singulière. Le réalisateur a soutiré le maximum possible de vérité de ses deux interprètes, Léa Seydoux (Emma) et Adèle Exarchopoulos (Adèle ). Le casting est ici fondamental, comme l’étaient l’an dernier les choix de Jean-Louis Trintignant et Emmanuelle Riva pour Amour. Rarement un film de trois heures m’a-t-il paru si court. >> Pierre Pageau

Sortie : Mercredi 9 octobre 2013
V.o. : Français
S.-t.a.  – Blue Is the Warmest Color

DRAME  | Origine : France – Année : 2013 – Durée : 2 h 59  – Réal. : Abdellatif Kechiche – Int. : Adèle Exarchopoulos, Léa Seydoux, Jérémie Laheurte, Salim Kechiouche, Catherine Salée, Aurélien Recoing, Mona Walravens – Dist. / Contact : Métropole | Horaires / Versions / Classement : Beaubien Cinéma du Parc [dès le vendredi 11 octobre 2013] – Cineplex

MISE AUX POINTS
★★★★★
Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Alyah

27 septembre 2013

Résumé
Un revendeur de drogue de Paris espère ouvrir un restaurant en Israël. Il tente d’amasser l’argent de son voyage en exerçant son commerce illicite, tout en tenant à distance son frère, éternel emprunteur.

En quelques mots
★★★
Apprendre à renaître, prendre son avenir en main, refaire le monde, sans doute inconsciemment, par instinct. Il y a là des propositions narratives qui dépassent les lois du genre. Le polar s’affiche ainsi sa quête existentielle et donne l’occasion à Élie Wajeman de concocter une mise en scène d’une brillante fluidité. Il y a du James Gray dans Alyah – particulièrement celui de The Yards – là où le quotidien est pris en charge par le cinéaste et recomposé par bribes de comportements, d’amours fragiles qu’on pourrait briser, de risques à prendre. Et pour rendre cet univers palpable, des comédiens hors pair. Guillaume Gouix est exemplaire dans sa dégaine d’anti-héros et Cédric Kahn, le réalisateur, confirme ici son talent d’acteur. Et puis Pio Marmaï, parfait. Pourquoi tant d’éloges pour un film qui se veut simple ? Justement, parce qu’il s’agit d’un projet inusité, d’une idée saugrenue qui se convertit en une recherche de la lumière et de l’accomplissement. D’où le titre du film qui, en hébreu, signifie aller (accomplir le voyage), pour tout juif de la diaspora, en terre sainte. Dans la mouvance du jeune cinéma français d’aujourd’hui, Alyah est un film inspiré, inspirant, qui respire à chaque pas. >> Élie Castiel

Sortie : Vendredi 27 septembre 2013
V.o. : Français

DRAME | Origine : France – Année : 2012 – Durée : 1 h 28  – Réal. : Élie Wajeman – Int. : Pio Marmaï, Cédric Kahn, Adèle Haenel, Guillaume Gouix, Sarah Lepicard, David Geselson  – Dist. / Contact : A-Z Films | Horaires / Versions / Classement : Beaubien – Cineplex

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Baggage Claim

Résumé
La sœur cadette de Montana est sur le point de se marier. Sa mère presse cette dernière de se trouver un mari, de peur que la jeune femme ne se retrouve vieille fille. La tâche ne sera pas facile pour cette charmante hôtesse de l’air.

En quelques mots
SANS COMMENTAIRES / Film non vu.

Sortie : Mercredi 2 octobre 2013
V.o. : Anglais

COMÉDIE SENTIMENTALE  | Origine : États-Unis – Année : 2013 – Durée : 1 h 36  – Réal. : David E. Talbert – Int. : Paula Patton, Adam Brody, Djimon Hounsou, Taye Diggs, Christina Milian, Lauren London – Dist. / Contact : Fox | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

Besharam

Résumé
Mécanicien d’autos, Babli vit dans un orphelinat, à Delhi. Jeune homme charment, il profite du mieux qu’il peut de la vie. Mais pour soutenir financièrement l’orphelinat, il vole des voitures. En fait, Babli ne fait pas la différence entre ce qui est bien et ce qui est mal. Le jour où il déçoit Tara, la fille qu’il aime, il décide de changer… tout en ne sacrifiant pas totalement ses mauvaises habitudes.

En quelques mots

Après Dabangg (Audacious, 2010), film grand public satisfaisant, Abhinva Sing Kashyap signe Besharam (Shameless) en prenant une approche beaucoup plus légère, voire même embarrassante par moments (comme l’inutile séquence scatologique) et faussement comique. Si le premier long métrage mettait en scène un Salman Khan en pleine forme, ce second montre un héros plutôt intraitable et survolté sous les traits de Ranbir Kapoor, toujours égal à lui-même, montrant différentes facettes dans son jeu, mais pas nécessairement intéressantes. Face à ses parents (dans la vraie vie) qui jouent dans le film, il ne s’embarrasse guère de les caricaturer comme s’il s’agissait d’un exercice de style. Les chorégraphies sont réussies même si elles s’inscrivent dans un genre qui commence à s’essouffler. Pour survivre, le genre Bollywood devra changer quelques codes, faute de quoi il ne pourra renouveler son public, notamment celui des nouvelles générations. >> Élie Castiel

Sortie : Mercredi 2 octobre 2013
V.o. : Hindi
S.-t.a. – Shameless

ACTION / COMÉDIE ROMANTIQUE  | Origine : Inde – Année : 2013 – Durée : 2 h 22  – Réal. : Abhinav Kashyap– Int. : Ranbir Kapoor, Pallari Sharda, Rishi Kapoor, Neetu Singh, Javed Jeffrey, Kural Agrawal, Kamal Kiri – Dist. / Contact : Imtiaz Mastan | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

2026 © SÉQUENCES - La revue de cinéma - Tous droits réservés.