En salle

Afflicted

3 avril 2014

En quelques mots
SANS COMMENTAIRES / Film non vu.

Sortie : Vendredi 4 avril 2014
V.o. : Anglais

ÉPOUVANTE
Origine :
Canada – Année : 2013 – Durée : 1 h 25  – Réal. : Derek Lee, Clif Prowse – Int. : Derek Lee, Clif Prowse, Baya Rehaz – Dist. / Contact : Séville | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

Bethlehem

GRAND PRIX « GIORNATE DEGLI AUTORI »
Mostra de Venise 2013
MEILLEUR FILM, RÉALISATEUR ET SCÉNARIO – Ophirs 2013

En quelques mots
Texte : Élie Castiel
Cote : ★★★ ½

Le premier long métrage de Yuval Adler brille par la précision du scénario, coécrit avec Ali Wakad, journaliste palestinien. Sur ce point, les deux coscénaristes refusent catégoriquement l’apitoiement, la vision politique au premier degré, évacuée, sans réfléchir. Ils proposent au contraire un regard original sur le conflit israélo-palestinien qui montre jusqu’à quel point les deux camps se battent tous les deux pour défendre des droits tout à fait légitimes. Mais dans le même temps, Bethlehem démontre également que ce combat est mené entre la force militaire et organisée de l’un et la résistance brouillonne et conflictuelle de l’autre. Cette entreprise bicéphale pour le moins inusitée constitue la pierre angulaire d’un thriller politique d’une étonnante virtuosité.

Entre Razi, l’agent israélien des services secrets, et Sanfur, jeune collaborateur palestinien, une étrange relation père/fils, parfois même frisant l’ambiguïté incestueuse si on observe de près, mais que Adler refuse de focaliser davantage pour ne pas déroger du thème principal, la dictature des idéologies. Point de héros dans ce récit qui se déroule à tout haleine et dont les conséquences sur chacun des groupes montre toute l’absurdité du conflit. Qu’il s’agisse des Services secrets israéliens ou des résistants palestiniens, les membres de chacun des camps n’arrivent pas à transiger, prouvant que ce conflit qui s’éternise possède autant de zones d’ombre que d’incompréhensions.

Si esthétiquement, le film est tourné selon les règles du jeu, force est de souligner que la luminosité des plans éclairés par un soleil de plomb s’oppose à l’idiosyncrasie désespérée et intransigeante des intervenants. Si Tsahi Halevi propose un agent secret peut-être un peu trop doux mais bigrement efficace, le jeune Shadi Mar’i surprend par son jeu instinctif, combatif, totalement investi dans un personnage partagé entre les injustices évidentes de la colonisation et le confort dangereusement éphémère de la collaboration.  Essentiel, perspicace et d’un humanisme transcendant.

Sortie : Vendredi 4 avril 2014
V.o. : Arabe ; Hébreu
S.-t.a. – Beit-Lehem

DRAME POLITIQUE
Origine :
Israël / Allemagne / Belgique – Année : 2012 – Durée : 1 h 40  – Réal. : Yuval Adler – Int. : Tsahi Halevi Shadi Mar’i, Hitham Omari, Michael Shtamler, Tarik Kopty, George Iskander – Dist. / Contact : Métropole | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

Mise aux points
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul. ½(Entre-cotes) — LES COTES REFLÈTENT  L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Captain America: The Winter Soldier

En quelques mots
Texte : Luc Chaput
Cote : ★★ ½

Le personnage de Captain America a été créé par Joe Simon and Jack Kirby chez Marvel Comics en 1940 donc pendant la Seconde Guerre mondiale. Il a connu depuis de nombreuses aventures en bandes dessinées et autres médias. En 2011, le réalisateur Joe Johnston réussit une réactualisation du personnage en l’amenant avec succès dans l’époque actuelle. Les productions ciné Marvel décident donc de continuer ici l’aventure en gardant les mêmes scénaristes Christopher Markus et Stephen McFeely mais en donnant, aux deux frères Anthony et Joe Russo, la réalisation.

Dans un futur proche, le super-héros Steve Rogers qui est l’alter-ego de Captain America doit trouver le ver dans le fruit qui mine l’organisation internationale de sécurité S’H.I.E.L.D. dont il est un rouage important. On assiste donc à un canevas sur le thème de l’amitié et du double dans cette lutte du bien et du mal ou plutôt, étant donné le nom du personnage central, sur celui des valeurs porteuses de l’idéal américain et sur la lutte constante pour les libertés individuelles.

L’aspect science-fiction est renforcée par l’emploi de robots et de personnages ayant acquis par le travail de scientifiques des attributs surhumains. L’intelligence artificielle y prend aussi de plus en plus de place à la fois dans le contrôle des divers moyens de communication et de défense. Les combats et autres pétarades grandiloquentes en stéréoscopie ont leur large place dans cette représentation d’un monde où des organisations publiques ou privées ont de plus en plus de contrôle sur la vie intime. Mais des moments plus calmes permettent une meilleure interaction entre des personnages assez bien définis joués par de bons acteurs et même certains plus grands dans des contre-emplois intéressants menant vers une suite déjà annoncée dans le générique final.

Sortie : Vendredi 4 avril 2014
V.o. : Anglais
V.f. – Capitaine America : Le soldat de l’hiver

AVENTURES FANTASTIQUES
Origine :
États-Unis – Année : 2014 – Durée : 2 h 16  – Réal. : Anthony Russo, Joe Russo – Int. : Chris Evans, Scarlett Johansson, Robert Redford, Samuel L. Jackson, Sebastian Stan, Anthony Mackie, Cobie Smulders, Frank Grillo, Emily VanCamp, Hayley Atwell, Toby Jones, Georges St-Pierre – Dist. / Contact : Buena Vista | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

Mise aux points
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul. ½ (Entre-cotes) — LES COTES REFLÈTENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

La Garde

En quelques mots
SANS COMMENTAIRES / Film non vu.

Sortie : Vendredi 4 avril 2014
V.o. : Français

DRAME
Origine :
Canada [Québec] – Année : 2012 – Durée : 1 h 31  – Réal. : Sylvain Archambault – Int. : Paul Doucet, Antoine L’Écuyer, Sandrine Bisson – Dist. / Contact : Séville | Horaires / Versions / Classement : Beaubien Cineplex

Il ventait devant ma porte

En quelques mots
Texte : Charles-Henri Ramond
Cote : ★★★

Absent des écrans depuis La vérité est un mensonge tourné il y a plus de dix ans, Pierre Goupil nous revient dans Il ventait devant ma porte. Dans ce documentaire sensible et intimiste, nous suivons le cheminement d’un artiste libre et revendicateur, malmené par des troubles bipolaires et contraint à vivre en marge de la communauté. Coréalisé par Goupil et son complice Rénald Bellemare, le film porte autant sur le rapport avec la maladie d’un artisan exempt de toute contrainte créative que sur le rapport qu’il entretient avec une société qui a tendance à écarter ses citoyens « non conformes ».

La caméra, proche mais pudique, nous fait partager l’intimité et l’univers d’un artiste hors norme qui a réussi en quelques œuvres seulement à puiser l’inspiration dans sa maladie pour poser des jalons importants dans le cinéma expérimental québécois. En rappel, sont repris ici quelques passages de Celui qui voit les heures, son long métrage de 1985 (finaliste au prix annuel de l’Association québécoise des critiques de cinéma). Il ventait devant ma porte s’avère également une célébration du cinéma indépendant et montre les liens d’amitié qui unissent Goupil et plusieurs cinéastes québécois, notamment ceux de la Casa Obscura.

De ce regard complice sur un ami en quête de retrouvaille avec lui-même et son public, en ressort un documentaire à voir comme une continuation de La vérité est un mensonge, une œuvre que notre collègue Luc Chaput qualifiait en 2001 de film sur la reconquête de soi1.

1 Voir Séquences (nº 215, p. 60)

Sortie : Vendredi 4 avril 2014
V.o. : Français

DOCUMENTAIRE
Origine :
Canada [Québec] – Année : 2014 – Durée : 1 h 15 – Réal. : Pierre Goupil, Rénald Bellemare – Avec : Pierre Goupil, Richard Brouillette, Serge Lavoie – Dist. / Contact : ONF | Horaires / Versions / Classement : Excentris

Mise aux points
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul. ½ (Entre-cotes) — LES COTES REFLÈTENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Jodorowsky’s Dune

En quelques mots

Texte : Élie Castiel
Cote : ★★★ ½

L’édifiant documentaire de Frank Pavich est avant tout l’incroyable aventure d’un projet avorté racontée en grande partie à la première personne, Alejandro Jodorowski lui-même. Cette approche rend Jodorowsky’s Dune encore plus saisissant. D’une part, nous sommes en présence d’un réalisateur multidisciplinaire, également conteur on ne peut plus extravagant et passionné. Il divulgue les méandres d’un long périple cinématographique dont il reste heureusement un très volumineux  ouvrage, storyboard détaillé du premier au dernier plan.

Suite

Main Tera Hero

En quelques mots
SANS COMMENTAIRES / Film non vu.

Sortie : Vendredi 4 avril 2014
V.o. : Hindi
S.-t.a. – I Am Your Hero

COMÉDIE ROMANTIQUE
Origine :
Inde – Année : 2014 – Durée : 2 h 08 – Réal. : David Dhawan – Int. : Sonam Kapoor, Nargis Fakhri, Ileana, Rajpal Yadav, Varun Dhawan, Arudoday Singh – Dist. / Contact : n.d. | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

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