En salle

Batman v Superman: Dawn of Justice

24 mars 2016

RÉSUMÉ SUCCINCT
La réputation de Superman est chancelante depuis la destruction de la ville Metropolis. Certaines personnes estiment qu’il est une menace pour l’humanité, d’autres le perçoivent comme un authentique justicier. Plus que jamais pourtant, tous attendent la venue d’un véritable sauveur.

Batman v Superman

EN QUELQUES MOTS
★★ ½
Texte : Élie Castiel

Dans l’un des combats les plus spectaculaires du film, quoique arrangé avec le gars des vues, Superman, Batman et Wonder Woman réunissent leurs forces pour battre le monstre increvable qui menace l’avenir du monde. La franchise DC Comics interpelle cette fois-ci Indiana Jones (surtout au début), voire même quelques clins d’œil à James Bond, pour construire  ce film hybride qui ne semble aller nulle part, multipliant les intrigues sans vraiment les développer.

Malgré, visuellement, quelques grands moments éblouissants, les acteurs ont du mal à croire en cette aventure tirée par les cheveux. Il y a de l’action, certes, mais on parle davantage sur le sort du monde et de l’individu. Rien de philosophique, mais des propos intéressants pouvant susciter l’attention des spectateurs auxquels le film s’adresse.

Le duo Ben Affleck/Henry Cavill s’en tire quand même assez bien,  le premier au visage taciturne, l’autre n’ayant pas perdu les traits de ses véritables origines.

La mise en scène s’accorde avec la narration, c’est-à-dire alambiquée, tonitruante, ne comptant que sur les effets spéciaux, les séquences mouvementées et une musique opératique omniprésente pour séduire un public déjà conquis, même s’il doit faire face aux pitreries indigestes de l’insupportable Jesse Eisenberg. La fin, poignante, mais trop longue, nous laisse tout de même un goût amer et le cœur tout meurtri de tristesse.

Sortie : vendredi 25 mars 2016
Version originale : anglais
Version française
Batman v Superman : L’aube de la justice

Suite

Eye in the Sky

RÉSUMÉ SUCCINCT
La colonel Katherine Powell chapeaute une opération afin de mettre hors d’état de nuire certains des terroristes les plus dangereux de la planète. Quand le drone est en place et prêt à frapper la maison dans laquelle se cache les criminels, une petite fille s’installe aux abords de la résidence pour vendre du pain…

Eye in the Sky

EN QUELQUES MOTS
★★★
Texte : Élie Castiel

Plus que centré sur l’action, comme on aurait pu s’attendre, Eye in the Sky tourne autour des prises de décisions cruciales que les gouvernements occidentaux doivent formuler pour mettre fin aux actes terroristes du djihad islamique. Ce que le solide scénario de Guy Hibbert met de l’avant, c’est avant tout les enjeux ethiques et moraux que subissent les principaux intervenants.

La remarquable photographie du Grec Haris Zambarloukos (Mamma Mia!) contribue à établir un suspense permanent qui ne cesse de laisser le spectateur sur ses gardes, comme pris par ces va-et-vient incessants entre agir ou pas. Conscient de la fiction, Gavin Hood se laisse parfois amadouer par les codes du genre, mais d’un coup, reprend ses esprits pour proposer un suspense haletant qui oscille entre les points de vue moraux personnels et la paradoxale déontologie étatique.

Il en résulte un film hors du commun par les temps qui courent, mais glisse parfois dans des redites. L’interprétation, en général, est de premier ordre, même si parfois on souligne un jeu factice de la part de certains comédiens. La finale, partie la plus intéressante du film, demeure d’une poignante véracité, forçant le spectateur à méditer sur ce qui se passe actuellement dans le monde. Si l’on tient compte des enjeux actuels, quand la réalité rejoint la fiction, le cinéma peut sembler un tableau sombre du monde et de l’avenir. C’est avec un pincement dans la gorge que nous revoyons pour la dernière fois le regretté Alan Rickman.

Sortie : vendredi 25 mars 2016
Version originale : anglais

Genre :  SUSPENSE DE GUERRE – Origine : Grande-Bretagne  –  Année :  2015 – Durée :  1 h 42  – Réal. : Gavin Hood – Int. : Helen Mirren, Aaron Paul, Alan Rickman, Iaian Glen, Jeremy Northam, Barkad Abdi. Dist. / Contact : Séville.
Horaires :  @  Cineplex

CLASSEMENT
Interdit aux moins de 13 ans

MISE AUX POINTS
★★★★★  Exceptionnel★★★★  Très Bon★★★  Bon★★  Moyen★  Mauvais½  [Entre-deux-cotes]  –  LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

La démolition familiale

RÉSUMÉ SUCCINCT
Depuis 15 ans, David Godbout ne vit que pour les courses de démolition de voitures auxquelles il participe activement en tant que pilote. Maintenant âgé de 31 ans, il réalise que sa vie familiale a cependant subi les contrecoups de sa passion.

La démolition familiale

EN QUELQUES MOTS
Texte : Charles-Henri Ramond
★★★ 

Natif d’Armagh, Patrick Damien a vécu dans sa jeunesse avec les courses de « démolle », sortes de stock-car féroce où le seul objectif est de cogner le plus possible jusqu’à ce que les voitures des concurrents soient inutilisables. Tourné dans la région natale du cinéaste, La démolition familiale nous présente ce sport méconnu et sans aucun doute fortement dénigré sous deux aspects complémentaires. D’un côté, il y a les séquences de combat, les chars emboutis jusqu’à en être méconnaissables, ainsi que la tension et l’intensité du moment que plusieurs scènes filmées en caméra embarquée qui nous permettent de saisir. Et de l’autre, il y a les pilotes et leurs histoires familiales décousues et marquées.

La force de ce documentaire au titre justement évocateur est d’avoir su dépasser l’aspect purement mécanique de ce sport moderne en s’attardant sur l’intimité de cette famille et en montrant une reconstruction personnelle qui s’opère chez ces jeunes et moins jeunes compétiteurs. En délaissant le côté un peu freak-show folklorique de son sujet, le réalisateur parvient à pointer du doigt des problématiques plus importantes et plus profondes qui touchent la société québécoise dans son ensemble. Dépassement de soi, jeunesse en manque de repères, deuil, quête de confiance dans la vie, autant d’aspects qui ressortent de ce premier long métrage réussi qui, en allant chercher l’aspect humain de son sujet très « mécanique », parvient à en extraire une valeur sociétale intéressante.

Sortie : vendredi 25 mars 2016
Version originale : français

Genre :  DOCUMENTAIRE – Origine :  Canda [Québec]  –  Année :  2015 – Durée :  1 h 33  – Réal. : Patrick Damien – Avec : David Godbout, Stéphane Godbout, Christopher Roy –  Dist. / Contact : Eye Steel Inc.
Horaires :  @  Le Clap Cinémathèque québécoise (dès le 1er avril 2016)

CLASSEMENT
Tout public

MISE AUX POINTS
★★★★★  Exceptionnel★★★★  Très Bon★★★  Bon★★  Moyen★  Mauvais½  [Entre-deux-cotes]  –  LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Le rang du lion

RÉSUMÉ SUCCINCT
Alex accepte la proposition de Jade, son nouvel amour, d’aller passer un peu de temps dans une maison de campagne avec des amis. Rapidement, Alex constate que l’ambiance particulière est alimentée par les propos d’un des personnages qui prône un milieu de vie où il n’y a ni artifices, ni préjugés et ni surtout de morale.

La rang du lion

CRITIQUE
★★ ½
Texte : Luc Chaput

Un goût d’inachevé

Le phénomène des communes a fleuri comme mauvaises herbes durant les années 60 et 70, exemples de contre-culture qui luttent d’une autre manière sur la mainmise du capitalisme. Certaines de ces groupes sont devenus des sectes avec organisation très ordonnée et fondement dans une masse sous la direction très forte d’un gourou qui dicte les agissements.

Le scénario n’individualise malheureusement que
très peu la plupart des membres du groupe et ces jeunes
acteurs n’ont  ainsi que peu de grain à moudre dans
ce long plutôt court à moins de quatre-vingt minutes.

Le film de Stéphan Beaudoin et de sa conjointe et scénariste Sophie-Anne Beaudry tente de revoir ce phénomène aujourd’hui avec des jeunes qui recherchent encore et toujours des repères. L’introduction est gentille dans un cadre champêtre d’été où les travaux et les jours ont plus l’air d’un camp de vacances pour adultes. Le propriétaire des lieux vit à l’écart dans une belle petite maison où il pratique des séances individuelles de croissance personnelle. Les autres cohabitent dans une grande maison de ferme. L’emprise de Gabriel, l’ex-professeur de cégep, passe surtout par son maniement de certains concepts qui lui permettent de prendre corps avec les interrogations des jeunes pour les recentrer et même les dévoyer.

Le scénario n’individualise malheureusement que très peu la plupart des membres du groupe et ces jeunes acteurs n’ont ainsi que peu de grain à moudre dans ce long plutôt court à moins de quatre-vingt minutes. Une autre version du scénario contenait des scènes à Montréal qui auraient pu être bienvenues.

Frédéric Lemay, dans le rôle d’Alex, et Sébastien Delorme dans celui de Gabriel réussissent à rendre crédibles ces deux coqs qui s’opposent de manière de plus en plus directe. Avec Geneviève Bédard, la copine Jade, Katrine Duhaime, Martine, ils portent ce film dont la mise en scène de Beaudoin est plutôt télévisuelle. En fin de compte, dans cette œuvre qui rappelle Le bonhomme de Pierre Maheu par plusieurs côtés, nous ne sommes qu’aux prolégomènes d’une véritable secte comme celles dénoncées en 1981 dans le canadien Ticket to Heaven ou récemment par Alex Gibney dans Going Clear

Sortie : vendredi 25 mars 2016
Version originale : français

Genre :  DRAME PSYCHOLOGIQUE – Origine : Canada [Québec] – Année :  2015 – Durée :  1 h 18  – Réal. : Stephan Beaudoin – Int. : Frédéric Lemay, Genevière Bédard, Sébastien Delorme, Catherine-Audrey Lachapelle, Étienne Pilon, Félix-Antoine Boutin  –  Dist. / Contact :  FunFilm.
Horaires :  @  Beaubien Cineplex

CLASSEMENT
Interdit aux moins de 13 ans

MISE AUX POINTS
★★★★★  Exceptionnel★★★★  Très Bon★★★  Bon★★  Moyen★  Mauvais½  [Entre-deux-cotes]  –  LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Séquences_Web

Mobile étoile

RÉSUMÉ SUCCINCT
Passionnés de chant classique, Hannah et son époux Daniel ne vivent que pour la musique et leur chorale. Leur répertoire attirant de moins en moins les foules, Hannah semble abandonner sa confiance et sa foi, mais continue de vouer un amour immuable aux chansons d’autrefois. Lorsque son ancien professeur et mentor, Samuel, vient à sa rencontre avec une partition âgée, véritable antiquité de la musique, Hannah retrouve enfin l’espoir.

Moblie Étoile

EN QUELQUES MOTS
Texte : Charles-Henri Ramond
½

Produit par la France et le Québec, Mobile Étoile est un drame musical dans lequel les auteurs Vincent Poymiro et Raphaël Nadjari abordent la survivance de la culture ancienne et la situation précaire des artistes au Québec, obligés de se battre contre les préjugés ou contre l’absence de financement institutionnel. Hélas, ces sujets à priori prometteurs et inédits ne nourrissent en rien une intrigue qui fait du sur-place, dont les rebondissements mollassons, les personnages sans relief et le dénouement final très mal amené sont les principales caractéristiques.

De ce scénario mal fichu, on retiendra avant tout la grâce et la légèreté de quelques moments musicaux envoûtants malgré leur longueur, mais on regrettera très vite qu’ils soient noyés dans une intrigue minimaliste et maladroite qui survole son sujet sans savoir comment le rendre captivant. Au final, les petites misères ce groupe de musique liturgique ancienne ne convainquent guère, pas plus que les drames personnels qui se nouent entre les protagonistes.

La réalisation au style très télévisuel et un montage abscons n’arrangent rien. Une grosse déception donc pour ce cinéaste qui nous avait donné les très touchants Avanim (2004) et Téhilim (2007), deux œuvres fortes du cinéma israélien contemporain.

Sortie : vendredi 25 mars 2016
Version originale : français / S.-t.a.
Night Song

Genre :  DRAME MUSICAL – Origine :  France / Canada [Québec]  –  Année :  2015 – Durée :  1 h 59  – Réal. : Raphaël Nadjari  – Int. : Géraldine Pailhas, Luc Picard, Éléonore Lagacé, Paule Baillargeon, Felicia Shulman, Dorothée Berryman –  Dist. / Contact : Filmoption.
Horaires :  @  Beaubien Cineplex

CLASSEMENT
Tout public

MISE AUX POINTS
★★★★★  Exceptionnel★★★★  Très Bon★★★  Bon★★  Moyen★  Mauvais½  [Entre-deux-cotes]  –  LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Séquences_Web

My Big Fat Greek Wedding 2

RÉSUMÉ SUCCINCT
Mariée et mère d’une adolescente de 17 ans, Toula habite dans un quartier grec de l’Illinois, à proximité de tous les membres de sa famille grecque et tissée serrée. Pendant que sa fille Paris se prépare à s’éloigner du giron familial pour entrer à l’université, son père fouille avec frénésie sa généalogie dans l’espoir de se découvrir une quelconque filiation avec Alexandre le Grand. Les recherches du doyen le mènent plutôt vers son propre contrat de mariage, non officialisé, 50 ans auparavant.

My Big Fat Greek Wedding 2

SANS
COMMENTAIRES

Sortie : vendredi 25 mars 2016
Version originale : anglais
Version française
Le mariage de l’année 2

Genre :  COMÉDIE – Origine :  États-Unis  –  Année :  2015 – Durée :  1 h 34  – Réal. : Kirk Jones – Int. : Nia Vardalos, John Corbett, Elena Kamouris, Lainie Kazan, Michael Constantine, Andrea Martin –  Dist. / Contact :  Universal.
Horaires :  @  Cineplex

CLASSEMENT
Tout public

MISE AUX POINTS
★★★★★  Exceptionnel★★★★  Très Bon★★★  Bon★★  Moyen★  Mauvais½  [Entre-deux-cotes]  –  LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Séquences_Web

Rocky Handsome

RÉSUMÉ SUCCINCT
Lorsqu’un baron de la mafia kidnappe une jeune enfant de huit ans, un proche de la petite a pour mission de la retrouver.

Rocky Handsome

SANS
COMMENTAIRES

Sortie : vendredi 25 mars 2016
Version originale : hindi / S.-t.a.
Rocky Handsome

Genre :  ACTION – Origine : Inde  –  Année :  2015 – Durée :  2 h 04  – Réal. : Nishikant Kamat – Int. : John Abraham, Shruti Haasan, Nikishant Kamt, Sharad Kelkar, Nathalia Kaur, Kazu Patick Tanng  –  Dist. / Contact : Imtiaz Mastan.
Horaires :  @  Cineplex

CLASSEMENT
Interdit aux moins de 13 ans
(Violence)

Séquences_Web

2026 © SÉQUENCES - La revue de cinéma - Tous droits réservés.