5 mai 2016
RÉSUMÉ SUCCINCT
Recyclé comme gardien de sécurité dans l’immense propriété d’un riche homme d’affaires libanais impliqué dans des activités louches, un ancien militaire accepte d’assurer la protection de la femme de son patron.

Diane Kruger (magnifique dans Les adieux à la reine) possède toujours la grâce, la retenue et le raffinement qui rendent son interprétation superlativement envoûtante. Et puis Mathias Schoenaerst, qui affiche une présence physique mâtinée d’homoérotisme séducteur (après tout, le film est réalisé par une femme, Alice Winocour) et de virilité involontaire. Entre les deux acteurs, une connivence, une symbiose discrète faite d’expressions du visage à peine exprimées, et qui consiste à donner à l’acte d’interprétation une autre dimension, plus intime et singulière. Le montage de Julien Lacheray combine harmonieusement suspense, action et séquences plus nuancées.
Un militaire traumatisé par son expérience en Afghanistan, la femme d’un énigmatique homme d’affaires au comportement louche qui, malgré elle, se retrouve dans une intrigue qui n’a pas vraiment d’importance. Car seule compte l’efficacité de la mise en scène, le ton en forme de thriller politico-financier, l’atmosphère à la fois troublante et sensuelle. Des éléments narratifs qui font de Maryland (le nom de la villa où a lieu la majeure partie du film), une œuvre parfois prévisible, mais confirmant l’originalité d’une jeune réalisatrice annonçant sans aucun doute d’autres belles surprises après le beau Augustine (2012) et le scénario de Mustang de Deniz Gamze Ergüven.
Genre : SUSPENSE – Origine : France / Belgique – Année : 2015 – Durée : 1 h 38 – Réal. : Alice Winocour – Int. : Mathias Schoenaerts, Diane Kruger, Paul Hamy, Percy Kemp, Victor Pontecorvo, Zaïd Errougi-Demonsant – Dist. / Contact : SVBiz Inc.
Horaires : @ Beaubien / Cineplex
CLASSEMENT
Interdit aux moins de 13 ans
(Violence)
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon. ★★ Moyen. ★ Mauvais. ½ [Entre-deux-cotes] – LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
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RÉSUMÉ SUCCINCT
Trois femmes au tempérament différent deviennent associées en affaires.
Genre : COMÉDIE SENTIMENTALE – Origine : Chine – Année : 2016 – Durée : 1 h 41 – Réal. : Yoo Jang Tae – Int. : Tang Yan, Uao Chen, Hao Lei, Li Chan, Tang Zhengye, Luo Jialang – Dist. / Contact : Eye Steel Inc.
Horaires : @ Cineplex
CLASSEMENT
Tout public
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RÉSUMÉ SUCCINCT
Max est fébrile à l’idée de recevoir Paul et Simon, ses amis depuis près de 35 ans, pour une partie de cartes dans son somptueux appartement parisien. Son arrivée tardive provoque toutefois une véritable commotion au sein du trio. En effet, le retardataire apprend à ses amis qu’il vient d’étrangler sa femme dans un élan précipité.

Pour sa cinquième réalisation au cinéma, le comédien Richard Berry se joint à nouveau avec son fidèle collaborateur Éric Assous pour la comédie Nos femmes. Adaptée de sa propre pièce éponyme à succès créée à Paris à l’automne 2013, Assous et Berry reprennent leurs rôles respectifs de scénaristes et metteur en scène. Mais ce passage au cinéma frôle la catastrophe ! Le seul aspect réussi de ce film navrant de bêtise est de transposer à l’écran avec succès l’esprit particulier du théâtre de boulevard
Cette comédie désolante aborde avec un humour peu inspiré un sujet délicat (l’agression conjugale) en cherchant à banaliser la violence qui est dépeinte sans la moindre finesse. De plus, on nage à la fois en pleins clichés rétrogrades sur les relations tendues (voire impossibles) entre hommes et femmes dans le couple moderne ou sur le sens de la camaraderie entre amis inséparables depuis toujours.
Outre quelques retours en arrière, ce huis clos conserve le traitement théâtral du matériel original alors que la mise en scène à la fois allurée et somptueuse s’efface derrière des dialogues abondants et le cabotinage prononcé de son trio de quinquagénaires masculins.
Genre : COMÉDIE – Origine : France – Année : 2015 – Durée : 1 h 37 – Réal. : Richard Berry – Int. : Daniel Auteuil, Richard Berry, Thierry Lhermitte, Pauline Lefèvre, Mireille Perrier, Pascale Louange – Dist. / Contact : TVA.
Horaires : @ Le Tapis rouge
CLASSEMENT
Tout public
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon. ★★ Moyen. ★ Mauvais. ½ [Entre-deux-cotes] – LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
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RÉSUMÉ SUCCINCT
Chaque premier lundi de mai a lieu au Metropolitan Museum of Art de New York, un gala-bénéfice au profit de son département des costumes. Ainsi, en ce mai 2014, les hôtes du gala sont invités à déambuler au cœur de l’exposition China: Through the Looking Glass, consacrée à l’influence de la Chine sur le travail des designers contemporains.

Une femme parcourt à pas rapides le Metropolitan Museum de New York. Anna Wintour, par son travail de levée de fonds pour l’Institut de la Mode de ce musée, a réussi à avoir un secteur nommé en son honneur. Chaque année, le premier lundi de mai, elle organise un gala qui ramasse des fonds importants pour cet Institut et suscite ainsi des photos et des reportages dithyrambiques sur cet événement.
Andrew Rossi, réalisateur de Page One: Inside the New York Times, a eu un accès privilégié sur la préparation, pendant huit mois, de l’exposition China:Through The Looking Glass à l’occasion du centenaire du département des Arts asiatiques. qui a été inaugurée à l’occasion du dit gala. Le film est donc aussi une chronique du travail du conservateur Andrew Bolton qui, fort du succès de son exposition sur Alexander McQueen, doit maintenant discuter avec ses collègues des autres secteurs du musée et tenter d’aplanir les difficultés qui surviennent. Bolton va donc de Paris à Beijing pour avoir des artefacts ou des vêtements qui seront placés dans un dialogue avec des images mises en scène par Wong Kar Wai et placées près de sculptures à caractère religieux pendant que les autres départements de soutien technique s’activent.
Les informations nombreuses arrivent quelquefois trop rapidement et des arrêts sur certains objets eurent dû être insérées. Se pose tout au long du film la place de l’influence éditoriale de Condé Nast, de son magazine phare Vogue et de certains de ses employés dans la production finale du film puisqu’ils apparaissent aussi comme producteur exécutif alors qu’on les voit travailler. Certains épisodes montrent Anna Wintour répondant à des critiques, elle qui a fait des célébrités un des points d’ancrage de Vogue et donc de ce gala qui rend hommage à cet art encore considéré comme mineur qu’est la mode.
Genre : DOCUMENTAIRE – Origine : États-Unis – Année : 2016 – Durée : 1 h 31 – Réal. : Andrew Rossi – Dist. / Contact : Métropole.
Horaires : @ Cinéma du Parc
CLASSEMENT
Tout public
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon. ★★ Moyen. ★ Mauvais. ½ [Entre-deux-cotes] – LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
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RÉSUMÉ SUCCINCT
Narré par Roger Waters et présentant des témoignages d’observateurs majeurs du conflit israélo-palestinien, le film explore la manière dont les gouvernements israéliens et américains, ainsi que le puissant lobby pro-israélien, ont joint leurs forces, souvent pour des motifs différents, afin de façonner une couverture médiatique du conflit en faveur de l’État d’Israël.

La difficulté avec certains documentaires idéologiques se trouve parfois dans l’argumentation des thèses initialement proposées. Dans ce jeu impulsif qui consiste en premier lieu à « prêcher aux convertis » (ça sonne mieux en anglais « preaching to the converted »), force est de souligner que dans le cas présent, tous les éléments à l’appui sont recherchés, mis en évidence, soulignant à gros traits (à la manière d’Amos Gitai) les dessous de ces injustices, illégales selon les lois internationales.
Israël, la Palestine, deux entités où la religion, dans les deux cas, a pris le dessus sur la raison. Deux têtes de mule intraitables, la première, profitant de sa puissance économique et de sa (pseudo)démocratie (venues surtout de l’étranger), et de son pouvoir militaire pour asservir une terre, en grande partie, conquise ; la seconde cherchant un territoire perdu, mais évitant le discours ou les négociations, souvent pour des questions religieuses, préférant la lutte (dés)organisée.
Les Accords d’Oslo, les multiples tentatives d’une réconciliation, les divergences au sujet de Jérusalem (encore ces foutues religions), des gouvernements arabes ne comprenant la Palestine que par des sentiments sans action, Israël évoquant la tragédie de l’Holocause (bien réelle malgré les propos inadmissibles des révisionnistes), pour justifier un système du domaine de l’Apertheid.
Des colonies qui ne cessent de croître dans des terrains illégaux. Et un droit biblique insupportable qui ne cesse de se justifier grâce aux histoires d’un bouquin écrit il y a des milliers d’années et que des recherches archéologiques1 prouvent qu’une grande partie de ces récits mille fois racontées relèvent du domaine du mythe.
Les victimes sont les Palestiniens, les agressseurs, les (soldats et gouvernement) israéliens ; tout cela au non du « nous avons le droit de nous défendre », phrase d’autant plus communautaire qu’elle exerce un pouvoir de séduction d’une incroyable précision aux principaux intéressés, c’est-à-dire à ceux qui voit les choses de la politique d’un œil à demi ouvert.
Côté palestinien, le peu de pouvoir en Cisjordanie persiste quotidiennement ; Gaza et son Hamas se débrouillent dans la misère. Tout est contrôlé officieusement par Israël, ce qui n’empêche pas les forces du Hamas à tirer des roquettes.
Mais comme l’expliquait, au cours d’un débat après la projection, Bruce Katz, membre fondateur et co-président actuel de la Palestinian and Jewish Unity (PAJU), une organisation militant pour les droits humains basée à Montréal, « dans l’état géographique actuel, il est impossible de rêver à deux états, l’un à côté de l’autre » (traduction libre de l’anglais).
Postes de contrôle (checkpoints), murs de séparation, agressions, intimidations, stress du quotidien. De l’autre côté, des agressions, de nos jours, en milieu urbain, roquettes lancées de Gaza sur Israël. Chacun défendant son idéologie avec un détermination aussi foudroyante que fanatique.
Quelle solution pour résoudre ce problème chronique, comme un maladie qui ne cesse de se propager dans les consciences du monde. D’un côté, l’islamophobie galopante ; de l’autre, une nouvelle forme d’antisémitisme, en partie, due au conflit dans la région.
Tant et aussi longtemps qu’Israël sera soutenue agressivement par un gouvernement d’extrême droite, couvé par des partis religieux, le dénouement positif de cette histoire sans fin se laissera attendre pendant des générations.
Arrêter de construire dans des endroits illégaux ; résoudre politiquement la question de Jérusalem, ville sainte aux trois religions monothéistes ; écarter catégoriquement la religion des affaires sociales et politiques (plus facile pour Israël que pour la Palestine). Et quant à Israël, officiellement pays des Juifs, le débat est plus épineux. Mais une chose est certaine, les divers territoires des deux autres confessions monothéistes affichent légalement leurs fois respectives. La réponse au sujet du peuple juif devient alors assez claire et tout à fait justifiée, mais comme les pays occidentaux, ouvert à accueillir d’autres pratiques.
Sur la plan cinématographique, The Occupation of the American Mind n’innove rien. Et ce n’est pas si grave que ça. La thèse proposé est l’unique chose qui compte. Finalement, le lobby pro-Israël en Amérique n’est-il pas une chose évident auprès de la population mondiale depuis longtemps ? Sur ce point, rien de nouveau que nous ne sachions pas. Car l’autre côté, néanmoins, possède lui aussi ses armes de séduction et de conviction tout à fait crédibles et efficaces.
Un document essentiel par les temps qui courent, quel que soit le parti pris que nous défendons.
1Finkelstein, Israël / Silberman, Neil Asher
The Bible Unearthed: Archaeology’s New Vision
of Ancient Israel and the Origin of Its Sacred Texts
États-Unis : Touchstone (Simon & Schuster), 2002
385 pages, ill.
Genre : DOCUMENTAIRE POLITIQUE – Origine : États-Unis – Année : 2015 – Durée : 1 h 22 – Réal. : Loretta Alper, Jeremy Earp – Dist. / Contact : MundoVision.
Horaires : @ Cinéma du Parc
CLASSEMENT
Tout public
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon. ★★ Moyen. ★ Mauvais. ½ [Entre-deux-cotes] – LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
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RÉSUMÉ SUCCINCT
Un soldat se rend à Durban, en Afrique du Sud, afin de retrouver son père, établi là depuis de nombreuses années.
Genre : ACTION – Origine : Inde / Afrique du Sud – Année : 2016 – Durée : 2 h 31 – Réal. : Vinnil Markan – Int. : Yo Yo Honey Singh, Makul Dev, Parul Gulati, Pavan Malhotra, Amit Behl, Achint Kaur – Dist. / Contact : Imtiaz Mastan.
Horaires : @ Cineplex
CLASSEMENT
Interdit aux moins de 13 ans
(Violence)
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28 avril 2016
RÉSUMÉ SUCCINCT
Un jour de décembre 1970, Elvis Presley tient à rencontrer le président Richard Nixon afin de lui proposer une étrange requête.

Un homme arrive à une des entrées du parc de la Maison Blanche à Washington. Au gardien à la guérite, il remet une lettre manuscrite pour le président. C’est Elvis Presley qui veut rencontrer Nixon pour offrir ses services comme agent secret. Cette histoire, à première vue abracadabrante, s’est bien déroulée en décembre 1970 et une photo célèbre, prise dans le Bureau ovale, la documente. Suite
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