En salle

Phantom Thread

11 janvier 2018

Semaine du 12 au 18 janvier 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
À Londres, dans les années 1950, Reynolds Woodcock est à la tête d’une maison de haute couture prospère. Dans un petit restaurant de la campagne britannique, il rencontre une serveuse, Alma, qui devient sa muse. C’est ainsi que commence une étrange relation, à la fois tumultueuse et passionnée.

COUP DE CŒUR
| PRIMEUR |

★★★★★

LE CHARME DISCRET DE L’ABANDON

_ Élie Castiel

Brillant, une surprise étonnante, d’un goût machiavélique aussi intense que suggéré, car dans Phantom Thread, les cris sont chuchotés, les larmes intériorisées et vite traduites par un sentiment de survie qui rappelle le grand Hitchcok, celui de Rebecca, où l’univers clos bien régimenté se transforme en « siège » de tergiversations avortées et de complots exécutés.

Et derrière ce portrait narratif sans concessions, un film d’une élégance étincellante et viscontienne, d’un autre monde. Comme si pris par l’étrange pouvoir du décor, les personnages se trouvaient prisonniers d’une complicité non partagée, en quelque sorte à l’abandon, laissés à eux-mêmes.

« Meilleur réalisateur »
IndieWire Critics Poll 2017

Sem 02. Phantom Thread_En salle

Car Phantom Thread, ce « fil caché », c’est justement cet enchaînement d’évènements qui se succèdent sans crier gare, donnant à Paul Thomas Anderson la possibilité de proposer un des films les plus intuitifs de l’année. La nature humaine est complexe, multiforme, remplie d’aspérités, le cinéma d’autant plus, avec ses codes, les anciens et les nouveaux, ceux à venir; l’auteur du superbe There Will Be Blood (2007), conscient de cet état des lieux, confirme ici une maturité exceptionnelle, comptant aveuglément sur la présence d’un Daniel Day Lewis possédé par les démons du vice et de la vertu et qui livre ici une interprétation diaboliquement remarquable. Nous souhaitons qu’il ne s’agisse pas, comme il l’a laissé entendre, de son dernier film.

La luxembourgeoise Vicky Krieps (Le jeune Karl Marx) illumine l’écran par son mélange d’innocence innée et de perversité acquise, face à la brillante Lesley Manville, mêlant avec dextérité, jalousie, inceste latent, à peine suggéré, et une attention portée au traits du visage, pièce maîtresse pour le rôle qu’elle défend.

Derrière ce portrait narratif sans concessions, un film d’une élégance étincellante, d’un autre monde. Comme si pris par l’étrange pouvoir du décor, les personnages se trouvaient prisonniers d’une complicité non partagée, en quelque sorte à l’abandon, laissés à eux-mêmes.

Et pour les spectateurs, l’occasion rare de voir un film d’auteur accessible, porté par la grâce et la classe, évoquant les années 40 et une partie des 50, alors qu’aller au cinéma était souvent perçu comme un acte de contrition, pour nous rendre meilleur et apaiser, du mieux, l’âme

On compte aussi sur la musique de Jonny Greenwood, étincelant ce film proche de l’opéra, aux accents de tragédie, transcendant la réalité pour la rendre encore plus vulnérable. Les maîtres du classique comme Fauré et autres grands noms participent au montage musical, partie intégrante du film où tous les ingrédients collaborent étroitement pour assurer sa grandeur et sa lumineuse sublimité.

Sortie : vendredi 12 janvier
V.o. : anglais / Version française
Le fil caché

Réalisation
Paul Thomas Anderson

Genre : Drame – Origine : États-Unis – Année : 2017 – Durée : 2 h 11 – Dist. : Universal Pictures.

Horaires&plus
@ Cineplex Cinéma du Parc (dès le vendredi 19 janvier)

Classement
Tout public

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon. ★★ Moyen. Mauvais. ½ [Entre-deux-cotes] – Les cotes reflètent uniquement l’avis des signataires.

Séquences_Web

Proud Mary

Semaine du 12 au 18 janvier 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
Tueuse à gages pour une famille du crime organisé de Boston, Mary rencontre un jeune garçon qui va changer sa vie.

| PRIMEUR |
SANS
COMMENTAIRES

Sortie : vendredi 12 janvier
V.o. : anglais

Réalisation
Babak Najafi

Genre : Gangsters – Origine : États-Unis – Année : 2018 – Durée : 1 h 29 – Dist. : Columbia Pictures.

Horaires&plus
@ Cineplex

Classement
Interdit aux moins de 13 ans
(Violence)

 

Séquences_Web

The Commuter

Semaine du 12 au 18 janvier 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
Dans le train qui doit le conduire en direction de l’Hudson Nord, Michael, ex-policier, repère quelques visages familiers mais aussi des inconnus, dont une femme séduisante qui prend place sur la banquette en face de lui. Celle-ci l’aborde et lui lance un dangereux défi qui mettra à l’épreuve ses valeurs enracinées.

CRITIQUE
| PRIMEUR |

★★ ½

REBONDISSEMENTS FERROVIAIRES

_ Élie Castiel

Habitué depuis quelques années au genre, Liam Neeson connaît si bien son personnage qu’il donne l’impression de naviguer constamment en eaux calmes. Efficace, il se fait le défenseur de la loi avec une assurance et détermination vertigineuses; charismatique, l’acteur irlandais illumine l’écran de sa présence et ses fans sont prêts à oublier les faiblesses du scénario pour peu que le héros manifeste sa grandeur, sa pugnacité virile et subtile à la fois, sans oublier sa dignité d’Homme.

Rien de nouveau dans tout cela; et même si
quelques invraisemblances se faufilent
par-ci, par-là, il n’en demeure pas moins que nous
suivons avec  entrain ces péripéties de voies ferrées.

Mutant européen en terre d’Amérique, Le Catalan (j’allais dire « Espagnol ») Jaume Collet-Serra a choisi le droit chemin en tournant pour l’industrie la plus puissante du monde occidental. En suivant les codes établis du type de films qu’il aborde, le jeune cinéaste, à peine la quarantaine, comprend admirablement bien le cinéma américain grand public et ses multiples fonctionnements. Il ne cède pas devant le prévisible, mais ajoute tout de même une petite touche du vieux continent, parfois difficile à cerner, mais présente.

Sem 02. The Commuter

La mise en scène, alerte, rappelant immanquablement le premier The Taking of Pelham One Two Three (1974) de Joseph Sargent, propose un récit haletant dont les balises illustrent la complexité humaine et la corruption. Rien de nouveau dans tout cela; et même si quelques invraisemblances se faufilent par-ci, par-là, il n’en demeure pas moins que nous suivons avec entrain ces péripéties de voies ferrées.

Sortie : vendredi 12 janvier
V.o. : anglais / Version française
Dernier arrêt

Réalisation
Jaume Collet-Serra

Genre : Suspense – Origine : États-Unis, France, Grande-Bretagne – Année : 2018 – Durée : 1 h 46 – Dist. : V V S Films.

Horaires&plus
@ Cineplex

Classement
Tout public
(Déconseillé aux jeunes enfants)

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon. ★★ Moyen. Mauvais. ½ [Entre-deux-cotes] – Les cotes reflètent uniquement l’avis des signataires.

Séquences_Web

The Post

Semaine du 12 au 18 janvier 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
En 1971, Ben Bradlee, rédacteur en chef du Washington Post, est informé de l’existence de documents secrets sur l’implication politique et militaire des États-Unis dans la guerre du Vietnam. Comprenant l’énorme impact que peut avoir cette nouvelle pour la relance du journal, il contacte Katharine Graham, l’éditrice, qui tergiverse sur la décision à prendre. Entre-temps, le département américain de la Justice a tôt fait de bloquer la diffusion, par le New York Times, de ces informations considérées comme un risque pour la sécurité nationale.

CRITIQUE
| PRIMEUR |

★★★★½

SPIELBERG, STREEP, HANKS…

_ Anne-Christine Loranger

Dans son autobiographie Personal History, Katherine Graham raconte que lorsqu’elle était étudiante au Vassar College, elle se trouva face à une situation inattendue : comment laver son chandail de laine, devenu crasseux à l’usage? Issue de la riche famille Meyer, elle n’avait jamais eu à laver un seul vêtement de sa vie. Trop timide pour demander à ses camarades comment faire, elle finira par l’amener chez le nettoyeur. Jamais, de son propre aveu, elle n’apprit. C’est cette femme-là, grande bourgeoise maniérée et incertaine, aussi victime de son milieu patricien que de son époque, que nous montre le film de Spielberg. The Post, c’est en effet autant le récit palpitant de l’ascension d’un modeste journal local au rang d’organe de presse national, que celui d’une femme à réaliser son pouvoir. Seule femme aux États-Unis à posséder un journal, Katherine Graham (Meryl Streep) mènera le Washington Post tambour battant, jusqu’à faire tomber un président.

Sem 02. The Post

En 1971, les États-Unis envoient des soldats depuis vingt-cinq ans au Vietnam. Daniel Ellsberg (Matthew Rhys), ex-marine travaillant pour le gouvernement, tombe sur une étude réalisée en 1967 prouvant que les gouvernements successifs de Lyndon B. Johnson, John F. Kennedy et Richard Nixon étaient au courant qu’il était impossible de gagner la guerre et que cette dernière se poursuivait, en envoyant toujours plus de troupes, pour sauver la face. Horrifié et dégoûté, l’ancien soldat trouve le moyen de copier les documents et de les faire parvenir au New York Times, qui commence à publier une série de textes. Nixon force alors par une injonction le journal à cesser de publier. C’est alors que le Washington Post, alors en mauvaise situation financière, obtient une copie des documents.

En les publiant, Graham risque de perdre le soutien financier de son journal et de se retrouver en prison, en compagnie de son rédacteur en chef Ben Bradlee (Tom Hanks) et d’une partie de ses journalistes, dont Ben Bagdikian (Bob Odenkirk), qui a obtenu d’Ellsberg les dossier complet sur le Vietnam.

Véritable voyage capsule d’histoire du journalisme, The Post
est aussi un plaidoyer passionné pour la liberté de la presse et
son importance en démocratie. Les nostalgiques, les
féministes, les activistes, les acteurs médiatiques, les historiens,
les étudiants et les cinéphiles y trouveront leur compte.
Et d’autres, aussi… Beaucoup d’autres, on l’espère.

Stephen Spielberg, on le sait, a le sens du timing. Jamais, pourtant, aucun de ses films n’a eu la pertinence historique de celui-ci, alors que les mouvements #Metoo et Timesup ont mis le harcèlement sexuel et la cause des femmes au centre des débats. Le fait que l’administration Trump dénigre systématiquement les média et cherche à remettre en cause la loi américaine sur le libel ou en français « diffamation » (ce qui revient à remettre en cause le premier amendement défendant la liberté de parole) rend The Post doublement pertinent. Triplement même, puisqu’il renvoie au rôle des banques dans le choix du contenu éditorial. Streep et Hanks interprètent leurs personnages avec juste assez de gouaille (Hanks) et de vulnérabilité (Streep) pour faire passer un contenu somme toute aride. La jouissive caméra de Janusz Kaminski fait voyager le spectateur entre les salles de rédaction enfumées, les équipes de montage, les presses et jusqu’aux restaurants chics de l’époque, avec un luxe du détail étourdissant.

Si l’on peut faire une critique au film, c’est de ne pas montrer les conséquences très réelles de l’affaire sur Daniel Ellsberg, qui fera face à 115 ans de prison pour haute trahison, jugement qui sera renversé quand on apprendra que les fameux plombiers du gouvernement Nixon avaient monté un dossier contre lui.

Véritable voyage capsule d’histoire du journalisme, The Post est aussi un plaidoyer passionné pour la liberté de la presse et son importance en démocratie. Les nostalgiques, les féministes, les activistes, les acteurs médiatiques, les historiens, les étudiants et les cinéphiles y trouveront leur compte. Et d’autres, aussi… Beaucoup d’autres, on l’espère.

Sortie : vendredi 12 janvier
V.o. : anglais / Version française
Le Post

Réalisation
Steven Spielberg

Genre : Chronique historique – Origine : États-Unis – Année : 2017 – Durée : 1 h 56 – Dist. : 20th Century Fox.

Horaires&plus
@ Cineplex

Classement
Tout public

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon. ★★ Moyen. Mauvais. ½ [Entre-deux-cotes] – Les cotes reflètent uniquement l’avis des signataires.

Séquences_Web

Hanson and the Beast

4 janvier 2018

Semaine du 5 au 11 janvier 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
Pour en finir avec ses problèmes financiers, Yuan Shuai, éleveur d’animaux, souhaite rencontrer une jeune fille de famille riche par le biais de « rendez-vous arrangés ». Il fait alors la connaissance de Bai Xianchu, une beauté sculpturale, mais également véritable bête féroce.

| PRIMEUR |
SANS
COMMENTAIRES

Sortie : vendredi 5 janvier
V.o. : mandarin; s.-t.a. & chinois
Èr dāi yāojing

Réalisation
Yang Xiao

Genre : Comédie fantaisiste – Origine : Chine – Année : 2017 – Durée : 1 h 50 – Dist. : Films Eye Steel inc. – Horaires / Informations : @ Cineplex

Classement
Tout public
(Déconseillé aux jeunes enfants)

 

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I, Tonya

Semaine du 5 au 11 janvier 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
En 1994, pendant l’épreuve de sélection des athlètes pour l’équipe nationale des États-Unis aux Jeux olympiques de Lillehammer, un petit délinquant blesse gravement la patineuse artistique Nancy Kerrigan. Les enquêteurs du FBI établissent rapidement un lien entre cette agression et Jeff Gillooly, l’ancien conjoint de Tonya Harding, sa concurrente.

COUP DE CŒUR
| PRIMEUR |

★★★★★ ½

RÉAPPROPRIATION D’UN GENRE

_ Jules Couturier

L’histoire de la patineuse olympique Tonya Harding se devait d’être abordée au cinéma tant ses dimensions rocambolesques et ridicules la rendent difficile à croire. Et pourtant, le film, sous ses allures loufoques, aspire réellement à raconter la vérité.

Sem 01. I Tonya_En salle

La carrière de patineuse de Harding ainsi que sa relation amoureuse toxique avec son ex-mari Jeff Gillooly au début des années 1990 furent des plus rockn’ roll. La réalisation hyper dynamique de Craig Gillespie traduit avec une vigueur comparable cette énergie explosive ayant habitée la jeunesse de la patineuse. Imitant de plusieurs façons le cinéma de Martin Scorsese avec sa caméra mouvante, ses personnages tordus, son humour noir, sa reconstitution d’époque et surtout sa narration omniprésente et sa multiplication de classique musicaux rock, Gillespie s’approprie une technique de narration déjà bien connue.

« Prix du jury »
Key West Film Festival 2017

Ce qui distingue pourtant son film d’autres productions à la sauce Scorsese est qu’il raconte le destin d’un personnage de sexe féminin, ce style de film étant habituellement campé dans des univers majoritairement masculins, voire machos, où les femmes campent la plupart du temps des rôles secondaires, soit d’objets de désir sexuel ou de femmes à la maison victimes d’infidélité, souvent dégradants.

Imitant de plusieurs façons le cinéma de Martin Scorsese
avec sa caméra mouvante, ses personnages tordus, son
humour noir, sa reconstitution d’époque et surtout sa narration
omniprésente et sa multiplication de classique  musicaux rock,
Gillespie s’approprie une technique de narration déjà bien connue.

Le film montre la force de cette femme qui s’est toujours relevé malgré les coups, ceux de son mari violent et ceux des médias et des juges qui prenaient plaisir à toujours la rabaisser. Malgré son humour et sa narration des plus divertissantes, I, Tonya est un film tragique. Tonya Harding est l’incarnation de la tragédie américaine, victime d’injustice, de violence et d’abus, autant physique que psychologique. Comme le montre cette dernière scène, où elle se relève, une fois de plus, du sol, en y laissant une grande flaque de sang, Tonya, malgré tout, est pourtant prête à continuer à se battre, et elle porte avec elle la cause de toutes les autres femmes victimes du même genre d’abus que le film nous a auparavant brutalement présenté.

Toute cette résilience est incarnée par une Margot Robbie excellente, exprimant la force, mais également très bien la vulnérabilité de son personnage lors de quelques scènes bouleversantes.

Sortie : vendredi 5 janvier
V.o. : anglais / Version française
Moi, Tonya (dès le ven 19 jan)

Réalisation
Craig Gillespie

Genre : Drame biographique – Origine : États-Unis – Année : 2017 – Durée : 2 h – Dist. : V V S – Horaires / Info. : @ Cineplex

Classement
Interdit aux moins de 13 ans
(Langage vulgaire)

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel.★★★★ Très Bon.★★★★★ Bon.★★★★★ Moyen.★★★★ Mauvais. ½ [Entre-deux-cotes] – Les cotes reflètent uniquement l’avis des signataires.

 

Séquences_Web

 

Insidious: The Last Key

Semaine du 5 au 11 janvier 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
Après avoir reçu un appel désespéré, Elise Rainier, une médium réputée, se rend au Nouveau-Mexique, dans la maison macabre de son enfance. Tourmentée par le souvenir de son père violent et autoritaire, elle décide de régler ses comptes avec l’entité maléfique qui hante les lieux depuis plusieurs décennies.

CRITIQUE
| PRIMEUR |

★★★★★

LES REPLIS DU DIABLE

_ Élie Castiel

Après quelques courts sujets et son premier long, The Taking (2014), selon nos recherches, inédit au Québec, Adam Robitel signe un deuxième long métrage prometteur, abordant plusieurs thèmes à la fois (fondements de la foi judéo-chrétienne, superstitions, cinéma d’horreur, mythe du diable, la peur du néant, l’au-delà, les contradictions de notre civilisation occidentale…), terrains maintes fois rebattus avec plus d’ampleur et d’originalité, mais qui, ici, bénéficient d’une mise en scène sincère, alerte et candidement bon enfant; car tout bien considéré, la violence est quasi absente dans Insidious: The Last Key, proposant de préférence une vision psychoanalytique des thèmes et des personnages, et par ailleurs teintée d’un humour particulier, presque indicible, se taillant une place dans un geste posé, un accessoire filmé, une couleur approprié.

Soulignons la belle mise en images de Toby Oliver
Happy Death Day / Bonne fête encore! (2017) –
qui, pour la circonstance, parcourt les labyrinthes
de l’intrigue avec élégance et sens de la retenue.

Sem 01_Insidious. The Last Key

Mais c’est aussi un film qui permet au critique de donner libre cours à son imagination en tentant le jeu dangereux et parfois ingrat de la plaidoirie. Il est évident que la présence de la charismatique Lin Shaye octroie au film une dimension extraordinaire, sise entre le paroxisme, la sérénité et une suave candeur sauvage qu’il n’est pas possible de gérer. C’est ce qui fait la force de ce film, avouons-le, plutôt malmené par la Bible des critiques Metascore, en quelque sorte, disons-le, encore sujette aux revendications critiques 70’huitardes.

Les références cinéphiliques, comme il se doit dans le genre, sont nombreuses et en forme d’hommage aux grands de l’épouvante. Pour une raison difficile à expliquer, car notre cerveau travaille d’étrange façon lorsque nous visionnons un film sur grand écran, on songe à The Haunting / La maison du diable (1963), le magnifique film de Robert Wise. Soulignons la belle mise en images de Toby Oliver – Happy Death Day / Bonne fête encore! (2017) – qui, pour la circonstance, parcourt les labyrinthes de l’intrigue avec élégance et sens de la retenue.

Sortie : vendredi 5 janvier
V.o. : anglais / Version française
Insidieux : La dernière clé

Réalisation
Adam Robitel

Genre : Suspense d’épouvante – Origine : États-Unis – Année : 2018 – Durée : 1 h 43 – Dist. : Columbia Pictures – Horaires / Informations : @ Cineplex

Classement
Interdit aux moins de 13 ans
(Violence / Horreur)

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★★★ Bon. ★★★★★ Moyen. ★★★★ Mauvais. ★★★½ [Entre-deux-cotes]Les cotes reflètent uniquement l’avis des signataires.

Séquences_Web

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