12 mai 2017
Hong Sang-soo, je fume une cigarette par année et j’ai décidé de la fumer avec vous.
Oh ! C’est bien ! Comme ça, ce sera quelque chose de spécial.
Avant cela, je dois prendre une minute pour réorganiser mon matériel, je suis désolée.
Faites, je vous en prie. Vous êtes Canadienne mais vous demeurez ici, à ce que j’ai compris ? Qu’est-ce qui vous a amenée à Berlin ?
L’amour.
Ah ! L’amour… Votre ami est Allemand ?
Ce n’est pas que On the Beach a At Night Alone (2017) soit un mauvais film. Au contraire ! Mais l’oeuvre de Hong Sang-soo nécessite un état d’être bien particulier pour faire apparaître ses merveilles. Il faut accepter le louvoiement, se laisser porter par les flux et les reflux d’histoires ni parallèles ni divergentes, adopter l’incertitude comme traducteur universel. Dès lors, la fascination commence. Parce que les dérives de Hong nous amènent dans des havres humains où l’immensité domine et où la beauté jamais n’est exclue. « La mer, sans forme, simplement incomparable », écrivait Marguerite Duras dans L’amant pour décrire l’orgasme. C’est un peu cela…
Le 50e anniversaire de la Société de musique contemporaine du Québec (SMCQ) complète sa saison 2016-2017 avec Niemandslandhymen, création de Sandeep Bhagwati. De son Inde mystique, en passant par une Europe protectrice d’une musique contemporaine bien ancrée dans la tradition, tout en passant par le Québec, dont la réputation de la SMCQ n’est plus à faire, l’homme de musique a bien voulu nous accorder une entrevue.
Sandeep Bhagwati, pouvez-vous tracer votre parcours musical.
Je suis né en Inde, de mère allemande et de père indien. Et dès l’âge de six ans, on a fait souvent des allers-retour entre l’Inde et l’Allemagne. J’ai étudié la musique dans plusieurs institutions dédiées à cette discipline un peu partout en Europe. Très tôt, j’ai opté pour la musique contemporaine. Après mes études, j’ai travaillé comme chef d’orchestre et comme compositeur. J’ai également fondé plusieurs festivals de musique contemporaine en Allemagne. Au fur et à mesure, je me suis bâtie une carrière qui continue jusqu’à aujourd’hui. En 2006, je me suis intallé au Québec où j’ai été titulaire d’une chaire de recherche en arts inter-x, à l’Université Concordia, c’est-à-dire inter-culturels, inter-disciplinaires. J’ai toujours été intéressé par les moyens d’expession pluriels.

Sandeep Bhagwati
11 mai 2017

CITIZEN JANE: BATTLE FOR THE CITY



8 mai 2017
Il y a quelque chose qui peut nous faire vibrer dans tout acte d’improvisation. Et au théâtre, l’effet et d’autant plus impressionnant que c’est en direct que ça se passe. C’est aussi ce que l’on retient de cette courte pièce à un personnage, que d’autres protagonistes, issus d’extraits vidéo en forme de home-movie, viendront virtuellement partager la scène avec lui.

© Emily Cooper
5 mai 2017

© Anne Van Aerschot
Le dernier spectacle de la saison 2016-2017 de Danse Danse est magique, atteint par la finesse et la grâce, une pièce dont la simplicité et le raffinement concilient grand public et connaisseurs ; comme ça devrait l’être.
Tout d’abord une musique enlevante, Music for 18 Musicians, de l’électrisant Steve Reich qui, dès le départ, annonce ses couleurs : rythme, séduction, sensualité. C’est aussi du côté des lumières de Jan Versweyveld et des costumes de Dries Van Noten : pastel, accents de l’arc-en-ciel, luminosité diurne donnant une atmosphère printanière. Et un décor scénique du même Versweyveld d’une grande perspicacité, priviliégiant la circularité de l’espace. Tout cet attirail au profit d’une chorégraphie exceptionnel, Rain, sans véritable thème, simplement créée pour le plaisir de danser. Suite
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