En couverture

Jim Jarmusch | Filmer la marginalité

27 février 2010

Pour une éthique de la différence

Il n’y a pas d’exceptions, pas plus qu’il n’y a de compromis chez Jim Jarmusch : son corpus n’a jamais cessé de réfléchir les questions de marginalité et de pluralisme. « L’univers n’a ni frontières ni centre », répèteront plusieurs personnages de The Limits of Control, son tout dernier métrage. Avec cet aphorisme, le cinéaste rappelle sa conception résolument punk du monde et du cinéma. Examen d’une éthique de la différence.

Dominic Bouchard

Issu de la scène new-wave et punk new-yorkaise de la fin des années 1970 et du début des années 1980, Jarmusch est fortement influencé par les courants intellectuels de son époque, celle des post-. Plusieurs l’ont souligné, cette génération accorde une importance croissante aux nouvelles identités sociales ; amorce un révisionnisme culturel intense ; discrédite les métarécits ; brouille les frontières entre la culture de masse et la culture élitiste ; célèbre l’arrivée des idées mineures dans le débat public. Bref, elle se méfie des positions universalisantes qui font abstraction du pluralisme constitutif de toutes sociétés ; pluralisme que les films de Jarmusch ont toujours su défendre.

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Ligue de droite

26 février 2010

— Élie Castiel | Rédacteur en chef

Qu’est ce que le www.movieguide.org? Simplement un organisme de la droite conservatrice américaine qui a pour mission d’évaluer les films d’un point de vue chrétien évangélique. Ce qui veut vouloir dire que bon nombre de films se méritent, selon leurs cotes morales et leurs critères d’évaluation, soit le blâme, la désapprobation ou l’incitation au rejet total.

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Coup de cœur | UN PROPHÈTE de Jacques Audiard

19 février 2010

Le fil du rasoir

Grand Prix du jury au dernier festival de Cannes, Un prophète1 renoue avec le cinéma choc, un cinéma qui ne laisse pas indifférent, qui ose franchir des pas, même si parfois un peu trop vite. Film accessible au grand public, le nouvel opus de Jacques Audiard contient suffisamment d’éléments sur le plan du récit pour satisfaire également une grande partie de la critique.

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The Red Shoes

17 février 2010

Drame | Grande-Bretagne 1947, 133 minutes | Réal. : Michael Powell, Emeric Pressburger  — Int. : Moira Shearer, Marius Goring, Jean Short, Léonide Massine, Ludmilla Tchérina

L’imprésario Lermontov engage Victoria, une jeune danseuse, et Julian, un compositeur, pour la création d’un ballet, Les Chaussons rouges. Le succès est immédiat. Victoria et Julian décident de se marier. Mais Lermontov veut faire de la jeune femme une véritable vedette de la danse…

«Bien plus qu’une comédie musicale, [Red Shoes] bouleverse à la fois le paysage cinématographique britannique d’après-guerre et les conventions du spectacle filmé, jusqu’ici incapable de restituer l’atmosphère féerique des ballets que Powell aime tant. À une époque où les films d’auteurs ne se signalaient pas au public par un label art et essai, consacrer un long métrage aux coulisses de la danse était un pari plus que risqué. La Rank, qui finançait le film (écrit, réalisé et produit par Les Archers, société de production indépendante de Powell et Pressburger), se préparait même à un échec public cuisant. » Pamela Messi (iletaitunefoislecinema.com)

Présentation spéciale au Cinéma du Parc — du 21 au 27 mai 2010

Bande-annonce

Coup de cœur | UN AUTRE HOMME de Lionel Baier

12 février 2010

Le faussaire

Pourquoi avoir choisi de parler d’un film en guise d’éditorial ? Pour la simple raison qu’il aborde, entre autres, le sujet si rarement1 exploré au grand écran : la critique de cinéma.

Mais ce film, Un autre homme2, atteint d’une savoureuse dérision et d’un cynisme mélancolique, se savoure grâce à un noir et blanc qui assume sa place avec aplomb,  son ambivalence face à son personnage candidement plagiaire et à un dialogue magnifiquement exécuté.

Un autre homme

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Le jeu du comédien : un art consommé

5 février 2010

En général, les revues spécialisées de cinéma abordent très rarement le jeu des comédiens, au profit (et à juste titre) d’analyses formelles et, selon le cas, théoriques. Certains films se prêtent cependant à une appréciation de cet exercice où s’incarnent souvent comme par magie gestuelle, jeux de masques, expression, mouvement, danse, autant d’éléments de l’art d’interprétation qui, parfois, subjuguent notre attention jusqu’à perdre pendant quelques secondes le fil de l’intrigue.

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Architectonies et cinéma

Le 10 et 11 février à 19h30 constituent deux rares occasions de découvrir (ou redécouvrir) deux chef-d’œuvres incontournables du cinéma mondial réalisés par des maîtres incontestés des images en mouvement, Jacques Tati et Federico Fellini.

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