7 octobre 2010
Suite au succès à guichet fermé à la Cinémathèque québécoise, le Cinéma du Parc projettera de nouveau ces films du 15 au 21 octobre, à 20h45.
Choisis par le grand réalisateur grec, ces œuvres s’inspirent de la mémoire collective. Chez Angelopoulos, cinéma est synonyme de réflexion, d’analyse et de synthèse. Ces films, en général, font référence aux mythes anciens. Esthétiquement, par le biais du plan-séquence, entité immuable en soi, ils participent au mouvement perpétuel de l’histoire.
À revoir ou à découvrir pour se rappeler que le cinéma de la modernité, le cinéma contemplatif et celui de l’intellect existe toujours!
23 août 2010
— CHEMINS DE TRAVERSE —
Dans le prochain numéro de la revue Séquences (268), nous vous proposons une toute nouvelle étude de quelques œuvres du légendaire cinéaste italien Pier Paolo Pasolini : Le Décaméron, Les contes de Canterbury, Les Mille et unes nuits, formant la Trilogie de la vie, ainsi que Salo ou les 120 journées de Sodome. L’auteure, Nelly Pla, propose une sémiotique du cinéma pasolinien et, plus spécifiquement, elle examine la relation entre le corps et le social au sein de ces œuvres. Dans le but de poursuivre la réflexion autour de cet auteur phare du cinéma moderne, nous vous offrons, en exclusivité sur notre site Internet, une série d’articles portant sur le cinéaste publiés dans les pages de Séquences au fil des décennies. Ainsi, vous pourrez notamment lire une entrevue avec Pasolini réalisée par Réal La Rochelle, parue en 1965 ou encore découvrir une analyse de Salo brillamment menée par André Giguère, publiée en 1982.
Dominic Bouchard | Textes colligés par Luc Chaput Suite
1er juillet 2010
Petits bonhommes et idéologies
— Luc Chaput
Le dessin animé, et plus généralement l’animation, a été pendant longtemps considéré comme une partie négligeable du cinéma, car réservée aux enfants. Les Mickey, Tom et Jerry, Félix, et autres Bugs Bunny étaient regardés de haut. Pourtant, depuis les débuts du cinéma, l’animation avait souvent été employée pour divertir ou éduquer les adultes, et ce, même à des fins de propagande.
En 1918, l’Américain Winsor McKay sort The Sinking of the Lusitania sur le torpillage du paquebot qui fut une des causes de l’entrée en guerre des États-Unis aux cotés des Alliés. Durant onze minutes, le film rappelle cet événement par le biais d’un témoin important, le journaliste américain Augustus Beach. L’ampleur de la catastrophe est soulignée à la fois par le nombre de morts et la célébrité de certaines des victimes. En Union soviétique, durant la NEP (Nouvelle Politique économique), Dziga Vertov critique les travers des nouveaux riches dans Sovietskie igrushki (Jouets soviétiques, 1924), où le parti communiste apparaît comme un rempart contre les dérives. L’animation est donc employée là comme le cinéma en général, comme moyen d’endoctrinement. Les États-Unis sont vus par l’État soviétique comme un des ennemis primordiaux et le voyage de Vladimir Maïakovski à Cuba dans les années 30 est source de nombreux écrits, dont un poème, « Noir et Blanc », qu’il illustre de dessins, sur le racisme blanc contre les Noirs dans les plantations américaines de canne à sucre dans cette île des Caraïbes. Les dessins et le poème sont ensuite transformés par Leonid Amalrik et Ivan Ivanov-Vano en un pamphlet très dur sur cet aspect abject de la culture américaine d’alors.
10 juin 2010
— Élie Castiel
Dans un communiqué daté du 9 juin 2010, les membres1 du Regroupement des distributeurs indépendants de films du Québec déplorent la politique gouvernementale en ce qui a trait au manque de salles diffusant du cinéma québécois, du documentaire, des films étrangers, et particulièrement de qualité.
Sur ce plan, le complexe AMC Forum 22 fait un travail remarquable, mais du côté anglophone, puisque tous les films étrangers qui y sont présentés le sont dans leurs versions originales, sous-titrées en anglais.
14 mai 2010
— Élie Castiel (rédacteur en chef)
À propos du décès de Marcel Simard, l’éditorialiste Marie-Andrée Chouinard du Devoir lançait un cri d’alarme dans l’édition du 10 mars 2010. Lorsqu’elle déclare que « ces départs volontaires, dans toute leur brutalité, ne lèguent que des questions sans écho », c’est tout un système qui est remis en question.

Love-moi — une des fictions de Marcel Simard
23 avril 2010
— Élie Castiel | Rédacteur en chef
Les images en mouvement sur la catastrophe haïtienne ont été véhiculées au petit écran uniquement. Fort heureusement d’ailleurs. Si nous prenons partie d’en parler malgrè le fait que nous soyions une revue de cinéma, c’est d’autant plus choquant que ces images de la douleur, du désespoir, de la souffrance et de la peur s’entremêlent quotidiennement à celles de l’espoir et de la perennité de la position philosophique qu’est l’humanisme.

Anderson Cooper de CNN en Haïti après le séisme
19 mars 2010
Il s’agit tout d’abord d’un premier long métrage collectif dont on sent la passion du cinéma qui anime les quatre réalisateurs. En fins observateurs du quotidien, ils nous offrent une brillante comédie de mœurs urbaine, moderne, au diapason de son époque. Il y a un peu de Trogi dans Lucidité passagère, son dynamisme, sa verve, son sens de la répartie, son cynisme approprié.
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