4 février 2015
Si l’on en juge par le poids éloquent des mots, la psychologie incontestablement humaniste des réparties, la teneur vigoureuse du propos et la force des échanges entre deux êtres à la recherche d’une âme, la traduction de L’Effet Médée, de Suzie Bastien, par Nadine Desrochers, est un tour de force admirable.

Jennifer Morehouse et James Loye (© Michael Leon)
2 février 2015
Dans une taverne, le poète Hoffman attend la belle Stella, une ballerine, la femme qu’il aime et qui doit le rejoindre. En attendant, il se complait à se rappeler les troix grandes histoires d’amour de sa vie : la poupée Olympia qui s’anime par la magie de l’amour, la chanteuse Antonia et la courtisane Giuliette, une femme maléfique.
Les trois actes d’un des plus célèbres opéras français, sans doute le plus joué, après Carmen de Georges Bizet, brillent par la mise en scène inspirée de Gina Lapinski. C’est virevoltant, dynamique, laissant aux chanteurs la possibilité de rendre leurs personnages aussi vivants que possibles.

Suite au vote des membres de l’AQCC (Association québécoise des critiques de cinéma), le choix du Prix-AQCC du meilleur long métrage international 2014 est allé à Under the Skin (Sous la peau), de Jonathan Glazer. Le film est distribué au Québec par Métropole Films Distribution.

Under the Skin, de Jonathan Glazer
Qu’est-ce que le IOFCP ? En anglais, The International Online Film Critics’Poll. En français, Sondage de l’Association internationale des critiques de cinéma en ligne, ou quelque chose comme ça. Ce qui compte, c’est que cette organisme bénévole entame cette année sa quatrième remise des prix bisanuelle. Ces membres, ils sont de partout dans le monde : États-Unis, bien sûr, Grande-Bretagne, Italie, Espagne, Canada, France, Mexique, Australie, Inde, Turquie, Africque du Sud, Pologne… et de nombreux autres pays.
À quelques exceptions près, la majorité des nominations incluent en très grande partie des films américains (ou de langue anglaise). C’est pour cette raison que je me suis adressé au président du groupe pour lui indiquer qu’il fallait créer une catégoire Meilleur film étranger. Sa réponse me fait croire qu’il le fera.
Mais cela prouve également jusqu’à quel point le cinéma américain (pour certains puristes, états-unien) projette une telle influence à travers le monde, sans doute même sujet à une catégorie à part dans certains endroits.
En attendant, voici les (nombreux) résultats de ma première aventure dans l’univers de ce qu’on pourrait classifier en quelque sorte d’Oscars ( ?) en ligne, couvrant les années 2013-2014. Parmi les finalistes, le gagnant de chaque catégorie est en caractère couleur.

Meilleur film – Boyhood
Faisant suite à notre Billet du 3 octobre 2014, le récent communiqué de presse relatif aux efforts (louables) des membres de l’Association pour le Cinéma sur Grand Écran clame tout haut que des « gestes concrets » seront posés pour que les jeunes générations (re)développent le plaisir de voir les films dans les salles de cinéma.
Comme premier gage de leur bonne foi, l’AGCE a organisé un panel réunissant des jeunes cinéphiles. Le motto : L’expérience ultime du grand écran : à l’écoute des jeunes. Bien entendu, nous n’étions pas là, car ça se passait durant le rendez-vous annuel de Ciné-Québec, événement de l’industrie où seuls quelques journalistes privilégiés sont invités. Nous ne savons donc pas comment ça s’est déroulé.
Qu’est-ce que le taïko ? Pour les néophytes, simplement le tambour traditionnel japonais. Kodò, c’est le nom de la célèbre troupe qui s’apprête à presenter son nouveau spectacle, Mystery. Le journal Le Monde en parle en des termes plus qu’élogieux… « Comme un rêve de perfection. Tout en puissance et en grâce, un spectacle de Kodò… l’ensemble des taïkos le plus prestigieux du Japon, ne laisse jamais indifférent… »
Ne nous perdons pas dans la définition de tous ces termes techniques dont la signification symbolique pourrait nous échapper. À nos yeux, c’est avant tout le spectacle qui compte. En tout, une quinzaine de percussionnistes-danseurs-acteurs se donnent corps (surtout) et âme dans une superproduction haute en couleurs et particulièrement en rythmes effrénés.
Instrument utilisé au Japon lors des fêtes traditionnelles, le taïko prend ici une autre résonance, celle de découverte, d’instrument inusité. En 2007 et en 2011, de passage à la Place des Arts de Montréal, la troupe avait fait salle comble.
Avec le nouveau spectacle, conçu par le célèbre acteur de théâtre Kubuki, Tamasaburô Bandô, désormais trésor national dans son pays, ça risque de se répéter.
Les revoici de nouveau pour un show, sans doute électrisant. Jeune… coloré… athlétique… à la fois raffiné et d’une énergie communicatrice !
Samedi 7 mars 2015, à 20 h – Place des Arts (Salle Wilfrid-Pelletier).
29 janvier 2015
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