15 juillet 2010

FADOS
Documentaire musical| Espagne / Portugal 2008, 90 minutes – Réal. : Carlos Saura – Avec : Camané, Carlos Do Carmo, Mariza – Dist. : K-Films Amérique | Horaires : AMC – Cinéma Beaubien – Cineplex Divertissement
Chants, danses, effets spéciaux et cinéma s’entremêlent avec sensualité pour raconter le fado, ces chants portugais empreints de nostalgie.
9 juillet 2010

DESPICABLE ME (DÉTESTABLE MOI)
Animation| Espagne 2009, 94 minutes – Réal. : Pierre Coffin, Chris Renaud – Voix (v.o.) : Julie Andrews, Russell Brand, Steve Carell, Jason Segel – Dist. : Universal | Horaires : Cineplex Divertissement
Un malfaisant savant fou projette de voler la Lune en la réduisant à la taille d’une orange. Mais son plan est perturbé par l’arrivée dans sa vie de trois petites orphelines.
Le blogue prend congé cette semaine. De retour la semaine prochaine!
2 juillet 2010
– Sylvain Lavallée
On célèbre ces temps-ci le trente-cinquième anniversaire de Jaws, le troisième long métrage de Steven Spielberg, ce film tristement célèbre pour avoir amorcé le règne du blockbuster à Hollywood : ouvert dans 409 salles simultanément le 20 juin 1975, le film remporte 7 millions de dollars le premier week-end et avant la fin de l’été devient le premier film à franchir le cap des 100 millions en revenus domestiques. Les studios avaient auparavant l’habitude d’ouvrir leurs films dans une ou deux salles à New York et Los Angeles afin de prendre le pouls du public avant de lancer leurs productions à la grandeur de l’Amérique du Nord, question d’économiser sur le coût des copies de projection. Avec Jaws, Hollywood découvre qu’une campagne de promotion efficace peut être beaucoup plus productive que leur stratégie habituelle, trop frileuse. Jaws est non seulement lancé sur un nombre record d’écrans, il est aussi l’un des premiers films dont la date de sortie a été planifiée en fonction d’une période de l’année spécifique : en effet, le grand requin blanc de Spielberg vient terroriser ses spectateurs au début de l’été, moment propice puisque commence les vacances et que l’on se dirige tranquillement vers les plages, ce qui implique aussi que l’on vise un public assez précis, c’est-à-dire ces jeunes adultes qui profitent généralement le plus de cette plage, ceux-là même dont le requin se fait un festin.

Jaws
1er juillet 2010

« Metropolis » de Fritz Lang
Le phénomène annuel est de retour du 8 au 28 juillet, le plus long événement cinématographique se déroule pendant trois semaines, fidèle à nos attentes, qu’il s’agisse de cinéma populaire ou d’œuvres plus pointues. Nul autre que FanTasia.
Au rendez-vous des centaines de mètres de pellicule où sang, meurtres, cannibales, vampires et maîtres en arts martiaux côtoient le rire, l’émotion, la peur, l’effroi, les sueurs froides et de temps en temps, la tendresse, l’amour et l’amitié.
Un festin qu’on savoure sans compromis.
Parmi les films, trois classiques, Housemaid, du sud-coréen Kim Ki-young, Kuroneko, du japonais Kaneto Shindo et Battle in Outer Space, du grand Ishiro Honda, le père spirituel et cinématographiquement biologique de Godzilla.
Sans oublier la présentation de Metropolis, de Fritz Lang, à la Place des Arts.
Impossible d’y résister!
Un des pionniers de la Nouvelle Vague, François Truffaut triomphe sur la scène internationale en tant que précurseur d’une nouvelle façon de filmer. Il contribue à la naissance d’un cinéma porté sur un réalisme à la fois sensible et romantique. La mélancolie est sans aucun doute son point d’ancrage. Il parle du couple, de la sexualité, de l’amitié et du simple plaisir d’être. Si son cinéma est considéré d’auteur, ce n’est pas par ses sujets, pris du quotidien ou à partir d’observations fugitives, mais par son approche, une idée autre du cinéma et des dialogues.
La rétrospective Truffaut se tient du 2 au 22 juillet, au Cinéma du Parc.
Parmi les films, l’incontournable Les 400 Coups, mais aussi le rarement vu Tirez sur le pianiste, l’essentiel Jules et Jim, la très peu vu La Peau douce, la leçon de cinéma La Nuit américaine et bien entendu, Vivement dimanche, son dernier film.
À ne pas manquer simplement pour se rapperler que le cinéma est surtout un Art.
— Luc Chaput
Certaines personnalités, spécialement si elles meurent dans des circonstances tragiques au milieu de leur gloire, voient leur aura grandir, c’est le cas de Marilyn Monroe, de Romy Schneider et de Coluche. Comme le démontre Romain Frétar dans ce livre, rien ne prédisposait de prime abord Michel Colluci, né à Paris dans une famille ouvrière, d’un père d’origine italienne, à devenir plus qu’un amuseur public. L’auteur est né l’année de la mort de l’objet de son livre, mais il réussit à rendre palpable l’évolution de la France, de la Libération aux années 80, dans cette époque appelée « les Trente Glorieuses » à cause du boom économique qui ne profita pas à tous, loin de là.
Petits bonhommes et idéologies
— Luc Chaput
Le dessin animé, et plus généralement l’animation, a été pendant longtemps considéré comme une partie négligeable du cinéma, car réservée aux enfants. Les Mickey, Tom et Jerry, Félix, et autres Bugs Bunny étaient regardés de haut. Pourtant, depuis les débuts du cinéma, l’animation avait souvent été employée pour divertir ou éduquer les adultes, et ce, même à des fins de propagande.

Tex Avery
En 1918, l’Américain Winsor McKay sort The Sinking of the Lusitania sur le torpillage du paquebot qui fut une des causes de l’entrée en guerre des États-Unis aux cotés des Alliés. Durant onze minutes, le film rappelle cet événement par le biais d’un témoin important, le journaliste américain Augustus Beach. L’ampleur de la catastrophe est soulignée à la fois par le nombre de morts et la célébrité de certaines des victimes. En Union soviétique, durant la NEP (Nouvelle Politique économique), Dziga Vertov critique les travers des nouveaux riches dans Sovietskie igrushki (Jouets soviétiques, 1924), où le parti communiste apparaît comme un rempart contre les dérives. L’animation est donc employée là comme le cinéma en général, comme moyen d’endoctrinement. Les États-Unis sont vus par l’État soviétique comme un des ennemis primordiaux et le voyage de Vladimir Maïakovski à Cuba dans les années 30 est source de nombreux écrits, dont un poème, « Noir et Blanc », qu’il illustre de dessins, sur le racisme blanc contre les Noirs dans les plantations américaines de canne à sucre dans cette île des Caraïbes. Les dessins et le poème sont ensuite transformés par Leonid Amalrik et Ivan Ivanov-Vano en un pamphlet très dur sur cet aspect abject de la culture américaine d’alors.
30 juin 2010

Cliquez sur chacun des premiers titres pour accéder à la bande-annonce
A SINGLE MAN (UN HOMME AU SINGULIER)
Drame | Canada / États-Unis 2009, 100 minutes | DVD : 2010 — Réal. : Tom Ford | Avec suppléments — Dist. : Alliance | Sortie : 6 juillet
À la mort de son amant, un professeur d’université essaie de redonner un sens à sa vie.
Cote : *** ½ / 5 Suite
2009 © SÉQUENCES - La revue de cinéma