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Signes du temps

23 décembre 2011

DÉRAPAGES INCONTRÔLÉS

>>  Élie Castiel
Rédacteur en chef

Cette semaine, nous recevions un communiqué de presse plutôt troublant émanant de l’ARRQ (Association des réalisateurs et réalisatrices du Québec). Dans ses décisions rendues publiques, la SODEC a décidé de financer un film avant même qu’un réalisateur soit confirmé. L’organisme gouvernemental accorde en effet une subvention au film Les Boys, le premier chapitre, scénarisé par Richard Goudreau, produit par sa propre maison de production (Melenny Productions), et distribué par les Films Séville.

«Les Boys, le premier chapitre», en voie de production

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Steven Spielberg (2): derrière l’artifice

>> Sylvain Lavallée

Que pouvait faire Steven Spielberg après War of the Worlds? Avec ce film, il parachevait trente ans de réflexions, il avait réussi à réaliser enfin son « divertissement responsable », pour le dire ainsi, un spectacle à grand déploiement respectant les codes du blockbuster hollywoodien tout en restant les pieds bien sur terre, refusant de s’envoler avec ses ovnis ou de s’émerveiller béatement devant leurs lumières aveuglantes. Il lui restait encore quelques questions à régler : si War of the Worlds est son plus grand film « spectaculaire », Munich est son plus grand film « sérieux », redressant tout ce qu’on peut reprocher à ses Color Purple, Schindler’s List ou Amistad. En général, ces films pèchent tous par un excès de spectacle freinant les ambitions discursives de Spielberg : la violence de Color Purple par exemple est aussi déréalisée que celle des Indiana Jones, elle est ressentie comme un simple effet esthétique, un choc dont l’effet s’estompe rapidement, incapable de s’ancrer hors de l’image, comme si la grande inventivité de Spielberg, à l’œuvre même dans ses productions les plus médiocres, le desservait lorsqu’il sort du domaine du spectacle pleinement assumé. C’est tout le problème de l’ouverture tant vantée de Saving Private Ryan, une merveille technique dont la virtuosité et l’aspect chorégraphique supplantent l’émotion (de dégoût? d’horreur?) qu’elle est supposée engendrée : le dernier plan de cette séquence, des vagues léchant la plage jonchée de cadavres, m’a fait exactement le même effet que le plan du tyrannosaure qui hurle dans le musée désert à la fin de Jurassic Park, c’est-à-dire l’impression d’avoir assisté à un spectacle impeccable, un morceau d’anthologie se terminant sur cette dernière note parfaite, ces deux séquences produisant un même genre de satisfaction devant une prouesse cinématographique.

The Adventures of Tintin

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Le Cirque du Soleil

20 décembre 2011

ÉLANS AÉRIENS

>> Élie Castiel

À partir de la tradition philosophique orientale, des arts acrobatiques chinois et de l’harmonie entre l’humain et la nature, Dralion est un amalgame de civilisation orientale et occidentale qui fusionnent par le biais des diverses disciplines propres au spectacle de cirque : danse, acrobatie, jonglerie, chants et autres.

Bande-annonce

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Steven Spielberg (1) : désenchanter le cinéma

16 décembre 2011

>> Sylvain Lavallée

Le discours critique autour de Steven Spielberg a beaucoup évolué au cours des années : d’abord salué comme un génie en début de carrière, il a été largement vilipendé à partir de la moitié des années 80, parce que son cinéma s’enlisait d’abord, ce qui n’est pas tout à fait faux, et surtout, à partir des années 90, parce qu’on commençait à apercevoir plus clairement les résultats de son influence sur Hollywood. Dans son texte Spielbergland Express : Les aventuriers de l’Amérique perdue, Georges Privet (qui a récemment ouvert un blogue, fort intéressant) résume très bien l’ensemble de ces reproches (bien qu’il s’agisse ici d’une analyse plus que d’un jugement de valeur) : « Depuis l’avènement de la génération Spielberg, l’Amérique n’est plus qu’un vaste trucage, sans autre sujet que la foi en sa réalité et sans autre support que la technologie revitalisant les images de son passé. » (Ce n’est pas indiqué sur le blogue, mais si je comprends bien, cet article a été écrit en 1990.) Le cinéma de Spielberg n’aurait aucune prise sur le réel, trop obsédé par ses propres artifices il s’enfonce en ceux-ci, d’où cet infantilisme et cette naïveté souvent décriés, Spielberg tentant toujours de susciter un sentiment d’émerveillement primaire. Plus récemment, on a répété abondamment que le Nouvel Hollywood s’est effondré à la sortie de Jaws en 1975, l’immense succès remporté par ce film ayant préfiguré la forme du blockbuster, mettant fin ainsi à la liberté du cinéma plus « artistique » des années 70 pour la remplacer par l’aspect commercial ostentatoire des productions hollywoodiennes contemporaines. Ainsi, Spielberg aurait non seulement réalisé le premier blockbuster de l’histoire du cinéma, mais il aurait aussi façonné toute notre conception de cette forme de divertissement en popularisant un type de spectacle grandiloquent, bruyant et extrêmement artificiel, qu’il sanctionne d’ailleurs aujourd’hui en produisant de présumés navets tels que Transformers. Bref, il aurait de lourdes responsabilités à assumer.

War of the Worlds

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Ces auteurs trop discrets

9 décembre 2011

>> Sylvain Lavallée

Noël est encore dans deux semaines, mais j’ai décidé de sortir de l’ombre un peu plus tôt que prévu afin de m’offrir un petit cadeau. Non, je ne pense pas à vous, chers lecteurs, ce qui suit est purement narcissique : voilà pratiquement un an que je poursuis une rétrospective de papa Spielberg, revoyant un de ses films de temps à autre et m’étonnant à chaque fois de ce que j’y découvre, même si j’ai déjà vu la plupart de ses films une bonne dizaine de fois il y a quelques années. Bref, ça fait longtemps que je médite sur ce cinéaste et que je passe à un doigt d’écrire quelque chose sur lui, d’autant plus qu’au cours de cette année il m’est devenu précieux (alors qu’auparavant il était très loin dans mes priorités cinéphiles), alors je ne peux cette fois laisser passer l’occasion de m’épancher un brin (peut-être beaucoup) sur son cas, avec ces Adventures of Tintin et War Horse qui sortent sur nos écrans. Mais avant de plonger dans son œuvre, petite introduction cette semaine pour nous permettre d’en saisir l’importance.

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LE GALA DE L’OPÉRA DE MONTRÉAL

2 décembre 2011

La 16e édition du Gala de l’OdM aura lieu le 4 décembre, à 14h, à la Maison Symphonique de Montréal, salle majestueuse à l’acoustique impeccable, dernier-né parmi les théâtres de la Place des arts . Ce Concert-Bénéfice réunira, entre autres, des noms aussi prestigieux que Phillip Addis, Alain Coulombe, Lyne Fortin, Sonia Racine, Lauren Segal, ainsi que Marc Hervieux et Marie-Josée Lord.

Marc Hervieux
Crédit Photo : Yves Renaud

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