5 mars 2010
C’est l’excellent blogue de l’Independant Film Channel (IFC) qui nous pointait récemment vers un article de Newsweek portant sur la représentation des militaires américains dans The Hurt Locker de Kathryn Bigelow. Écrit par le président d’une association de vétérans américains (Iraq and Afghanistan Veterans of America ou IAVA), l’article stipule que le film serait non respectueux de la réalité militaire. Cette critique n’est pas nouvelle, déjà à la sortie du film certains l’avaient noté. Pourtant, dénoncer l’irréalisme de certaines situations, c’est un peu passer à côté de la plaque : ce qui se veut réaliste dans le film, ce ne sont pas tant les situations elles-mêmes que les émotions qu’elles suscitent.

The Hurt Locker
4 mars 2010

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Drame — France 2009, 104 minutes | DVD : 2010 — Réal. : Jean-Claude Brisseau | Sans suppléments — Dist. : Séville
Après Les Anges exterminateurs et Choses secrètes, troisième volet d’une trilogie-fiction sur l’orgasme au féminin.
Cote : **½_5
27 février 2010
Pour une éthique de la différence
Il n’y a pas d’exceptions, pas plus qu’il n’y a de compromis chez Jim Jarmusch : son corpus n’a jamais cessé de réfléchir les questions de marginalité et de pluralisme. « L’univers n’a ni frontières ni centre », répèteront plusieurs personnages de The Limits of Control, son tout dernier métrage. Avec cet aphorisme, le cinéaste rappelle sa conception résolument punk du monde et du cinéma. Examen d’une éthique de la différence.
Dominic Bouchard
Issu de la scène new-wave et punk new-yorkaise de la fin des années 1970 et du début des années 1980, Jarmusch est fortement influencé par les courants intellectuels de son époque, celle des post-. Plusieurs l’ont souligné, cette génération accorde une importance croissante aux nouvelles identités sociales ; amorce un révisionnisme culturel intense ; discrédite les métarécits ; brouille les frontières entre la culture de masse et la culture élitiste ; célèbre l’arrivée des idées mineures dans le débat public. Bref, elle se méfie des positions universalisantes qui font abstraction du pluralisme constitutif de toutes sociétés ; pluralisme que les films de Jarmusch ont toujours su défendre.

Jim Jarmusch
26 février 2010
— Élie Castiel | Rédacteur en chef
Qu’est ce que le www.movieguide.org? Simplement un organisme de la droite conservatrice américaine qui a pour mission d’évaluer les films d’un point de vue chrétien évangélique. Ce qui veut vouloir dire que bon nombre de films se méritent, selon leurs cotes morales et leurs critères d’évaluation, soit le blâme, la désapprobation ou l’incitation au rejet total.


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AMREEKA / AMERRIKA
Comédie — États-Unis / Canada 2009 | DVD : 2010, 96 minutes — Réal. : Cherien Dabis | Sans suppléments — Dist. : Séville
Divorcée et mère d’un adolescent, Mouna se débrouille tant bien que mal en territoire palestinien. Elle décide d’aller rejoindre des membres de sa famille aux États-Unis.
Cote : ***½ / 5

The Oath Keepers, la milice armée gardienne de la République...
Sur Pressthink, le blogue de Jay Rosen à propos du journalisme, un article publié récemment s’attarde sur un reportage de David Barstow pour le New York Times, une enquête concernant le mouvement du Tea Party. Le texte de Rosen pose sous un angle nouveau des questions souvent entendues, sur la différence entre une opinion et un fait, sur le journalisme moderne qui semble de plus en plus se désintéresser de la réalité au profit des opinions. Le texte de Barstow au Times ne fait pas dans le subjectivisme en émettant une opinion dénuée de fondement, au contraire ce reportage est basé sur une grande investigation d’une durée de cinq mois, l’auteur rapporte tout ce qu’il a vu, lu ou entendu en participant aux manifestations du Tea Party; son travail journalistique est difficilement blâmable. Il n’y a en fait qu’une seule expression employée par Barstow qui agace Rosen, celle mentionnant une « tyrannie imminente » qui guetterait le gouvernement américain selon les tenants du Tea Party. Suite
20 février 2010
— Élie Castiel
Ancien professeur de cinéma au cégep Ahuntsic, animateur d’une émission hebdomadaire de cinéma à Radio Centre-Ville, rédacteur à Séquences et collaborateur sur plusieurs ouvrages traitant de cinéma, Pierre Pageau braque cette fois-ci son objectif sur un pan d’histoire disparu : la salle de cinéma à écran unique.
Vestiges d’un espace social révolu, les cinémas-palaces d’autrefois brillent aujourd’hui par leur absence, ne laissant derrière eux que le souvenir. Pageau est un nostalgique de cette époque et cette caractéristique se ressent à chaque page de son Salles de cinéma au Québec, 1896-2008.
2009 © SÉQUENCES - La revue de cinéma