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Les Mondes de Vincent

21 mai 2015

De retour en France pour visiter son frère Vincent, sujet à des troubles psychologiques, la réalisatrice décide de le conduire dans un lieu qui a marqué leur enfance.

Les Mondes de Vincent

TOURMENTS INTÉRIEURS

Charles-Henri Ramond
CRITIQUE
★★★

À l’instar de Karina Garcia Casanova et son récent film Juanicas qui explorait l’impact de la maladie de son frère sur une famille déchirée, c’est à un voyage des plus intimes que nous convie Les Mondes de Vincent de la réalisatrice Rozenn Potin (Attention Féministes!, 2011), littéralement partie à la rencontre de son frère Vincent, un homme aussi déroutant qu’attachant dont le quotidien bat au rythme de la schizophrénie. Suite

Poltergeist

Une famille tranquille et prospère emménage dans une maison qui devient le théâtre d’étranges phénomènes.

ÉCRAN FATIDIQUE

Élie Castiel
CRITIQUE
★★★

Plus de 30 ans après le Poltergeist (1982) de Tobe Hooper, cinéaste converti aujourd’hui essentiellement aux productions pour la télé, Gil Kenan (Monster House) tente un remake qui calque son prédécesseur sur le plan du récit, mais n’offre pas le côté innovateur que la première mouture proposait, du moins aux yeux de ceux qui ont vu le film de Hooper.

Poltergeist

Poltergeist version-2015 peut également
se voir comme une satire de son ascendant,
l’humour étant présent tout le long du film,
même dans des séquences vraiment angoissantes.

Comme dans le film de 1982, celui-ci se base sur la même idée de Steven Spielberg. À la scénarisation, David Lindsay-Abaire – entre autres, Rabbit Hole (2010) et Oz the Great and Powerful (2013) laissait présager un film satisfaisant. La famille américaine de la classe moyenne d’aujourd’hui n’est pas la même que celle d’il y a trente ans. Kenan, suivant les cordes du scénario, la situe donc dans un contexte actuel où les variations dans la langue parlée, le comportement des personnages et les rapports familiaux entraînent des enjeux formatés au goût du jour. Sur ce point, Kenan réussit son pari.

Mais il s’agit d’un film d’épouvante, et sur ce point, le côté suspense n’invente rien, se basant sur un système de codes empruntés à ceux des années 80, âge d’or dans le genre. Si dans l’originale, la seule présence de la médium naine provoquait un étrange sentiment d’angoisse, l’expert en questions paranormales incarné par un Jared Harris (fils du grand Richard Harris) à l’ironie mordante donne une vision de la chose qui ne se prend pas trop au sérieux.

Car Poltergeist version-2015 peut également se voir comme une satire de son ascendant, l’humour étant présent tout le long du film, même dans des séquences vraiment angoissantes. Des thèmes d’aujourd’hui sont à peine effleurés : la puissance du capitalisme sauvage dans les grands projets immobiliers, l’engouement irréversible pour la télé-réalité et l’emprise des images dans nos vies. Les comédiens, dont un Sam Rockwell à la fois incrédule et touchant, génèrent un synergie communicative qui finit par susciter l’intérêt du spectateur. Le jeune Kyle Catlett est excellent dans un rôle aux multiples niveaux d’interprétation.

revuesequences.org
Sortie : Vendredi 22 mai 2015

VO : anglais
VF > Poltergeist

Genre : Suspense d’épouvante – Origine :   États-Unis – Année : 2014 – Durée : 1 h 35 – Réal. : Gil Kenan – Int. : Kennedi Clements, Kyle Catlett, Sam Rockwell, Rosemarie DeWitt, Saxon Sharbino, Jared Harris – Dist./Contact : Fox.
Horaires : Cineplex

CLASSIFICATION
Interdit aux moins de 13 ans

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon. ★★ Moyen. Mauvais. ½ (Entre-deux-cotes) – LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Saint Laurent

Portrait du grand couturier Yves Saint Laurent, de la fin des années 1960 aux années 1970, son époque la plus mouvementée tant sur le plan intime que professionnel.

LE FILM DE LA SEMAINE
Saint Laurent_En SalleMEILLEUR ACTEUR (Gaspard Ulliel)
MEILLEURS ACTEURS DE SOUTIEN (Louis Garrel / Jérémie Renier)
César 2015

ALL ABOUT YVES

Mathieu Séguin-Tétreault
CRITIQUE
★★★ ½

À peine quelques mois après le prêt-à-filmer aseptisé Yves Saint Laurent de Jalil Lespert, Bertrand Bonello débarque avec Saint Laurent, (anti)biopic haut de gamme non autorisé, enivrant comme un parfum d’opium et enfiévré comme un chant d’amour et de mort. Suite

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