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SONDAGE

13 juin 2013

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qui apparaît sur l’affiche et compléter le sondage
que vous propose
la Société de développement des périodiques culturels.
Le tirage se termine le 15 août 2013.
Merci de votre collaboration.

Yves Beauregard (directeur)

Suite

Au-delà des collines

Sortie : Vendredi 14 juin 2013

V.o. : Roumain
S-.t.f.  – Au-delà des collines
S.-t.a. – Beyond the Hills
Titre original : Dupa dealuri

DRAME | Origine : Roumanie / France / Belgique – Année : 2012 – Durée : 2 h 30  – Réal. : Cristian Mungiu – Int. : Cosmina Stratan, Cristina Flutur, Valeriu Andriuta, Dana Tapalaga, Gina Tandura, Vica Agache –  Dist. / Contact : Métropole | Horaires / Versions / Classement : Cinéma du Parc

Résumé
Revenue d’Allemagne, Lina a la ferme intention d’y emmener Voichita, la femme de sa vie. Jadis, elles se sont aimées d’une passion dévorante. Mais entre-temps, laissée à elle-même, Voichita a trouvé le chemin de la foi. Son amour pour Dieu semble encore plus puissant.

En quelques mots
★★★★
L’histoire d’amour entre ces deux femmes est au cœur du film, mais il permet aussi de brosser le portrait critique d’un monastère, un monde fermé qui ne trouve ses points de repère que dans la religion. Ce huis clos de deux heures trente minutes confirme le rôle répressif d’un environnement monacal et sectaire. L’évocation de l’obscurantisme religieux évoqué ici peut aussi nous rappeler des situations similaires vécues en Roumanie sous le régime communiste. Ici ce sont des responsables religieux (Église Orthodoxe) qui font des choix en fonction de leurs croyances, et ces décisions se révèlent négatives. Le générique indique l’utilisation de deux «romans non fictionnels» comme source d’inspiration. Ce qui donne au film un style documentaire. Durant la première partie, le rythme très lent insiste sur de nombreux détails de la vie du monastère (pas d’eau ou électricité). Le tout filmé avec une palette de quasi-absence de couleurs comme celle des peintres hollandais. Cet univers (physique et géographique) est, en apparence, bien loin du nôtre.  Mais sa vision demeure universelle, questionnant les rapports entre les diktats de l’amour et ceux de la religion. >> Pierre Pageau

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Ce que le jour doit à la nuit

Sortie : Vendredi 14 juin 2013

V.o. : Arabe / Français
S.t.f.  – Ce que le jour doit à la nuit

MÉLODRAME HISTORIQUE | Origine : France / Belgique – Année : 2012 – Durée : 2 h 43  – Réal. : Alexandre Arcady – Int. : Nora Arnezeder, Fu’ad Aït Aattou, Anne Parillaud, Anne Consigny, Fellag, Nicolas Giraud, Vincent Perez – Dist. / Contact : A-Z Films | Horaires / Versions / Classement : Beaubien Excentris

Résumé
Un homme, Younes, se souvient de son enfance en Algérie durant les années 1930 alors qu’il avait été confié à son oncle, pharmacien dans la ville d’Oran. Rebaptisé Jonas, il s’est intégré à la population française. Et c’est aussi à ce moment qu’il a rencontré Émilie, la fille de rêve de tous les garçons. Mais un conflit politique secoue le pays.

En quelques mots
1/2
Après quelques comédies anodines réalisées lors de ces dernières années, Alexandre Arcady retrouve ses thèmes favoris avec cette fresque historico-romantique grandiloquente, dont le sujet et la facture ne sont pas sans rappeler Le Coup de sirocco (1979) ou Pour Sacha (1990). Adroitement réalisée, bénéficiant de décors à couper le souffle, la chronique des amours tourmentés de Younès et Émilie baigne dans un élan de générosité convenu et dans une tolérance de bon aloi. Devant tant de consensus, il y a donc fort à parier que les programmateurs de télévision se satisferont d’un tel classicisme et de l’inébranlable polyvalence du film. Ils loueront également les innombrables possibilités fournies par l’histoire de cette saga permettant un découpage sur mesure pour être morcelée selon les besoins de la cause. Le triumvirat romanesque (amour, amitié et trahison) déroule ses rebondissements au fil des nombreux événements historiques qui secouèrent l’Algérie de l’après-guerre. Si la réalisation offre tout juste de quoi satisfaire, il n’en va pas de même avec l’interprétation, très inégale. Au final, malgré les larmes et les cris, malgré la pesanteur du scénario, ce très long mélodrame d’amour manque cruellement de souffle épique. >> Charles-Henri Ramond

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Do Not Disturb

Sortie : Vendredi 14 juin 2013

V.o. : Français

COMÉDIE DRAMATIQUE | Origine : France – Année : 2012 – Durée : 1 h 32  – Réal. : Yvan Attal Int. : Yvan Attal, François Cluzet, Charlotte Gainsbourg, Asia Argento, Laetitia Casta, Joey Starr – Dist. / Contact : Métropole | Horaires / Versions / Classement : Beaubien - Cineplex

Résumé
Ben mène une vie rangée auprès de sa femme, Anna. Un jour, un vieil ami bohème refait surface dans sa vie. Les deux hommes entreprennent de faire un film pornographique artistique qu’ils soumettront à un festival de vidéo amateu
r.

En quelques mots
★★
Il est certain qu’avec ce troisième film, Yvan Attal ne bouleverse pas grand chose dans l’ordre établi de son œuvre. De plus ce remake français d’une comédie américaine peu mémorable (Humpday) – cas trop rare pour ne pas le signaler –  offre une relecture presque à la virgule près du scénario original. Pourtant dans ce confort de mise en scène et de sujets (l’homme, sa virilité, sa fidélité et sa liberté au sein du mariage) quelque chose de fragile et de fort à la fois persiste. Tout en prenant ancrage dans l’idée d’une autre, Attal signe là un joli petit film on ne peut plus fidèle à son cinéma (Ma femme est une actrice, Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants) et tout en continuité dans sa réflexion sur le couple et sa durabilité. Un film loin du ratage annoncé, oscillant entre humour et émotion et  duquel s’impose une évidente délicatesse dans le regard porté sur ses protagonistes… Mineur certes mais une bromance à la française fort sympathique tout de même! >> Sami Gnaba

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

The East

Sortie : Vendredi 14 juin 2013

V.o. : Anglais

DRAME | Origine : États-Unis – Année : 2013 – Durée : 1 h 56  – Réal. : Zal Batmanglij – Int. : Brit Marling, Alexander Skarsgard, Ellen Page, Patricia Clarkson – Dist. / Contact : Fox | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

Résumé
Un agent secret féminin a pour mission de s’infiltrer dans une association terroriste, « The East
». Mais la jeune femme ne sait pas qu’entre-temps, elle tombera amoureuse du leader du groupe.

En quelques mots
★★
The Sound of My Voice
, le film précédent du réalisateur, mettait en scène un petit groupe, une secte en Californie dirigée par une femme interprétée par Brit Marling, faisant l’objet d’une enquête  par de jeunes journalistes. Le succès critique de ce film et l’accès par Brit Marling à un statut plus important dans le cinéma indépendant américain, ont donc donné des moyens plus importants de production pour  ce film scénarisé par le réalisateur et l’actrice principale.  La double vie d’agent infiltré du FBI et de compagnies privées d’enquête est illustrée de manière intelligente dans ce film qui donne corps à un groupe d’éco-terroristes qui semblent inspirés par les communes des années 70 et des organisations comme The Weather Underground, sujet du dernier Redford (The Company You Keep).  La mise en scène oppose la noirceur et la chaleur de la campagne à la froide blancheur des immeubles corporatifs ou gouvernementaux. Certains développements font appel  à des résurgences du passé de certains protagonistes, bien interprétés par Marling (Sarah) et par ses collègues. On aurait pourtant préféré plus de nuances dans l’écriture du personnage de  Sharon qui est un peu trop similaire à celui de Miranda dans The Devil Wears Prada. Les développements ultimes du scénario ont un écho étonnant  avec certaines actions de dénonciateurs très médiatisées récemment. >> Luc Chaput

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Hannah Arendt

Sortie : Vendredi 14 juin 2013

V.o. : Allemand  / Anglais
S.t.f. / S.-t.a. – Hannah Arendt

DRAME BIOGRAPHIQUE | Origine : Allemagne / Luxembourg / France – Année : 2012 – Durée : 1 h 53  – Réal. : Margarethe von Trotta – Int. : Barbara Sukowa, Janet McTeer, Julia Jentsch, Ulrich Noethan, Axel Milberg, Michael Degan – Dist. / Contact : EyeSteelFilm | Horaires / Versions / Classement : Cineplex Excentris

Résumé
En 1961, la philosophe juive allemande Hannah Arendt est envoyée à Jérusalem par le New Yorker  pour couvrir le procès d’Adolf Eichmann, accusé d’avoir déporté de millions de Juifs. Mais les faits qu’elle rapporte et sa théorie sur la notion du mal sèment la controverse dans son entourage.

En quelques mots
★★★
Une femme,  assise dans une salle de presse, regarde un petit écran télé dans lequel se déroulent les images noir et blanc du procès Eichman. Par cette mise en  scène, Margarethe von Trotta établit une distanciation entre la chroniqueuse  Hannah Arendt et son sujet qu’est  la culpabilité d’Adolf Eichman, responsable des transports des Juifs déportés vers les camps d’extermination. Le scénario de la réalisatrice et de sa collaboratrice Pamela Katz (Rosenstrasse)  montre  les divers aspects de cette vie de professeure d’université, d’auteure et donc d’intellectuelle dans le milieu trépidant et quelquefois coupe-gorge de l’intelligentsia new-yorkaise des années 60. Les discussions s’animent avec Mary McCarthy et d’autres confrères alors qu’Hannah retrouve aussi ses amis de l’Allemagne de Weimar dont certains sont devenus importants en Israël. Les flashbacks où l’étudiante universitaire rencontre Heidegger apparaissent plus figés spécialement face à la tempête que constitue la publication de cette étude qui met en avant la banalité du mal comme principe important d’explication de l’emprise du nazisme. Barbara Sukowa habite complètement cette Hannah et Janet McTeer ainsi qu’Axel Milberg lui apportent un soutien artistique sans faille dans cette œuvre où l’importance de la pensée, de la discussion critique est mise en évidence de  belle façon. >> Luc Chaput

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Man of Steel

Sortie : Vendredi 14 juin 2013

V.o. : Anglais
V.f. – L’Homme d’acier

AVENTURES / SCIENCE-FICTION | Origine : États-Unis / Grande-Bretagne / Canada – Année : 2013 – Durée : 2 h 23  – Réal. : Zack Snyder – Int. : Henry Cavill, Amy Adams, Kevin Costner, Russel Crowe, Diane Lane, Julia Ormond, Michael Shannon – Dist. / Contact : Warner – Horaires / Versions / Classement : Cineplex

Résumé
Cette fois-ci, le héros populaire doit faire face à deux autres survivants de la planète Krypton. Il s’agit du général Zod, individu infâme, et de sa partenaire, la diabolique Faora.

En quelques mots
★★
Le début, sombre et crépusculaire, laisse entrevoir une suite du récit aussi originale, apportant à cette nouvelle lecture du mythe Superman un vent de fraîcheur et d’inspiration souhaitée. Malgré sa longueur, Man of Steel tire profit du soin apporté au montage, faisant de l’ellipse et de l’économie narrative un art en soi. Nous sommes les témoins d’une nouvelle aventure axée autant sur l’action que sur la psychologie à la fois nuancée et descriptive des personnages. Mais lorsque le ton monte et que les conflits se concrétisent, on a l’impression de retrouver Superman (1978) et Superman II (1981). Les effets spéciaux conçus pour tâter le pouls des spectateurs deviennent de plus en plus évidents, agressifs, stimulants. Zach Snyder retrouve ainsi la verve  et l’énergie de son conceptuel 300 qui avait confirmé son succès de cinéaste mainstream. Mais ce nouveau Superman bénéficie également de la présence d’Henry Cavill (Immortals), dont le charisme bon-enfant et une carure à la Steve Reeves font de lui un nouvel héros populaire qui, si l’on se fie aux derniers plans, sera de retour pour encore quelques nouvelles aventures. Car Superman fait lui aussi partie du mythe hollywoodien. >> Élie Castiel

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Pierre de patience

Sortie : vendredi 14 juin 2013

V.o. : Persan
S.-t.f. – Syngué sabour

DRAME | Origine : Afghanistan / France – Année : 2012 – Durée : 1 h 43 – Réal. : Atiq Rahimi – Int. : Golshifteh Farahani, Hamid Djavadan, Hassina Burgan, Massi Mrowat, Mohamed Al Maghraoui, Malak Djaham Khazal – Dist. / Contact : Séville | Horaires / Versions / Classement : Beaubien

Résumé
Le conflit armé s’étend dans la ville de Kaboul. Une femme prie pour que son mari, un héros de la guerre, survive à ses blessures. Mais obligée de fuir, elle se réfugie à l’autre bout de la ville, dans une maison close tenue par sa tante. À mesure que le temps passe, elle prend conscience de son corps. C’est alors que…

En quelques mots
★★★
L’actrice iranienne Golshifteh Farahani est de la plupart des plans dans le nouveau film du français d’origine afghane Atiq Rahimi (Terre et Cendres). Lourde tâche qu’elle accomplit avec une sensualité enivrante et un charisme altier et souverain. Mais avant tout, Pierre de patience est un film sur la confession tant la parole est rédemptrice, coupable et son contraire, âpre et répétitive, comme les mouvements de la vie. Il est question de sexualité, du couple, de la condition humaine, et même de religion. Aux extérieurs à l’approche documentaire, conflit armé oblige, se succèdent des séquences intérieurs théâtrales, parfois figées par le temps ou encore mieux par la gravité des mots. La comédienne est habitée par un espace qui la domine et l’emprisonne dans une sorte de jeu de sentiments, entre l’amour, la fidélité, la tentation de l’interdit et l’abandon. Son nom n’est pas prononcée. Elle est femme tout simplement. Dans un environnement où virilité et misogynie innées vont de pair, le scénario rigoureux et astucieux de Jean-Claude Carrière et Atiq Rahimi lui donne l’occasion d’inverser les rôles dans une séquence charnelle tout à fait brillante. Sa cause, elle la défend dans une finale libératrice ouverte à toutes les possibilités, peu importe  la teneur de l’aboutissement. >> Élie Castiel

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Scatter My Ashes at Bergdorf’s

Sortie : vendredi 14 juin 2013

V.o. : Anglais

DOCUMENTAIRE | Origine : États-Unis – Année : 2013 – Durée : 1 h 33 – Réal. : Matthew Miele – Dist. / Contact : Séville | Horaires / Versions / Classement : Cinéma du Parc

Résumé
Incursion dans les coulisses du mythique magasin Bergdorf’s, lieu de prédilection des amateurs de mode. Mais c’est également une illustre institution new-yorkaise faisant partie des mœurs vestimentaires haut de gamme de la grande mégalopole.

En quelques mots
1/2
À Manhattan, juste au sud de Central Park, sur la 5e avenue, se trouve le magasin Bergdorf Goodman qui depuis plus d’un siècle propose des vêtements et accessoires de qualité à une clientèle huppée de l’Amérique et du reste du monde. Le propos du réalisateur s’éparpille dans ce portrait en donnant voix à plusieurs personnalités pour des propos redondants et répétitifs et même inutiles. C’est dans le portrait de la famille Goodman qu’il aurait pu et dû se concentrer pour illustrer le lien qui existe entre l’histoire de la mode dans ces magasins et les musées. Les épisodes de conception et de préparation des fameuses vitrines de Noël structurent de meilleure façon le film en donnant à voir et entendre de véritables artisans et artistes. Certains employés réussissent à donner un aperçu informatif de leur travail, gardant une certaine ironie face à certains de leurs clients nouveaux riches. L’effet final tient plus du reportage télévisuel que d’une étude sur la surconsommation en ce début du XXIe siècle. >> Luc Chaput

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

2009 © SÉQUENCES - La revue de cinéma