17 septembre 2018
Dans les premières minutes du spectacle, les voix n’atteignent pas suffisamment les quelques dernières rangées du parterre ; c’était, du moins, ma sensation. Mais très vite, le Rigoletto 2018 de l’OdM apparaît comme un songe éveillé, dû particulièrement non seulement à sa mise en scène traditionnelle, mais également à un éclairage adéquat qui fait briller autant les décors que les costumes, accomplis.
Attirer un public 21e siècle semble être la devise de plusieurs maisons d’art lyrique, mais force est d’ajouter que l’ancien peut parfaitement s’harmoniser avec contemporain et que les scénographies traditionnelles survivent, sans obstacles, pour participer à la culture contemporaine.

James Westman (Rigoletto) – Crédit photo : © Yves Renaud
16 septembre 2018
Voltaire, l’homme, le philosophe, l’écrivain. Misogyne ? Homophobe ? Antisémite ? Islamophobe ? Toutes ces néfastes qualités à la fois ? Et son Candide, transportant avec lui, encore mieux, en lui, ces attributs douteux. Pourtant, le timide et naïf jeune homme traverse les contrées poursuivant un rêve de bonheur obstrué par les Hommes (et les Femmes sur leur passage) qui font de ce monde ci-bas un espace de convoitise, de haine, d’amour, certes, mais qui le rendent difficilement habitable. Et pourtant, nous sommes toujours là.

Crédit photo : © Yves Renaud
14 septembre 2018
Nous l’attendions avec impatience puisque les classiques grecs ne sont pas monnaie courante dans le théâtre québécois par les temps qui courent et que l’Espace Go inspire surtout par ses nouvelles créations.
Et puis, un texte original de Martin Crimp d’après Les Phéniciennes d’Euripide, traduit en québécois et mis en scène par Christian Lapointe. Un Lapointe en plein délire où les cris fusent de partout avec, parfois, quelques secondes d’accalmie au cours desquelles autant les comédiens que les spectateurs peuvent respirer.
Nous sommes devant un spectacle fourre-tout où les règles du drame antique sont déconstruites selon une perspective actuelle, proche du Québec contemporain. Autant de signes identitaires, témoignages d’une deuxième décennie du 21e siècle annonçant une troisième avec un grand point d’interrogation.

Nathalie Mallette (Crédit photo : © Yannick Macdonald)
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