21 février 2019
| PRIMEUR |
Semaine 08
Du 22 au 28 février 2019
RÉSUMÉ SUCCINCT
Masato, jeune chef de Ramen au Japon, a toujours rêvé de partir à Singapour pour retrouver le goût des plats que lui cuisinait sa mère quand il était enfant. Alors qu’il entreprend le voyage culinaire d’une vie, il découvre des secrets familiaux profondément enfouis.
Bien qu’encore très peu connu en Amérique et hors des sentiers des festivals, Eric Khoo est le porte-étendard du cinéma singapourien depuis plus de 20 ans. Son cinéma se situe quelque part entre le cinéma d’auteur et les drames intimistes. Moins commercial et prolifique que le cinéma de Jack Neo (I Not Stupid, Ah Boys to Men et ses suites) qui a pourtant débuté sa carrière en tant que comédien dans notamment l’excellent 12 Storeys, le deuxième long métrage de Khoo, La saveur des ramen, son neuvième film, continue sa démarche de poursuivre dans une voie plus sereine qu’à ses débuts avec ce (mélo)drame culinaire au charme opératoire qui se base sur un drame factuel.
C’est un film rassembleur à portée diplomatique
(entre le Japon et Singapour) où il fait bon de vivre
malgré les éléments troubles du passé.
Coproduite avec la France et le Japon et mettant en vedette l’ex-modèle et vedette japonais Takumi Saitoh (13 Assassins, Shin Godzilla) est une œuvre moins intimiste que ses films précédents. C’est un drame aux thèmes universels (le pardon, le rachat, la réconciliation) auquel on est confié alors que la nourriture sert de vecteur réconfortant tout en cherchant à définir l’identité culturelle des individus. C’est un film rassembleur à portée diplomatique (entre le Japon et Singapour) où il fait bon de vivre malgré les éléments troubles du passé.
Finalement, la recette n’est certes pas parfaite et manque un peu d’originalité, mais le mélange de sentimentalisme, de l’héritage et de ses traditions ainsi que l’importance de la transmission des valeurs entre les siens et la préservation d’une identité culturelle font en sorte qu’en fusionnant ces ingrédients, le réalisateur parvient à combler nos sens, nos yeux ainsi que nos papilles gustatives.

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FICHE TECHNIQUE
Sortie
Vendredi 22 février 2019
Réal.
Eric Khoo
Origine(s)
Singapour
Japon
France
Année : 2017 – Durée : 1 h 30
Genre(s)
Drame
Langue(s)
V.o. : japonais / s.-t.a. & s.-t.f.
Ramen Shop
Ramen Teh
Dist. @
MK2 / Mile End
—
Classement
Tous publics
Info. @
Cinéma Beaubien
Cinéma du Parc
—
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. ★ Mauvais. 0 Nul.
½ [Entre-deux-cotes]
| PRIMEUR |
Semaine 08
Du 22 au 28 février 2019
RÉSUMÉ SUCCINCT
Guddu est la cible de Pintu, qui le trahit suite à une affaire d’agrent. Johnny, le sous-fifre de Guddu se mêle de la partie et ne crée que des problèmes. D’autres personnalités, l’une plus malhonnête que l’autre, s’ajoute à ces personnages qui vivent une aventure des plus rocambolesques.
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FICHE TECHNIQUE
Sortie
Vendredi 22 février 2019
Réal.
Indra Kumar
Origine(s)
Inde
Année : 2018– Durée : 2 h 20
Genre(s)
Aventures fantaisistes
Langue(s)
V.o. : hindi / s.-t.a.
Total Fun
Dhamaal 3
Dist. @
Fox Star Studios
—
Classement
Tous publics
Info. @
Cineplex
—
| PRIMEUR |
Semaine 08
Du 22 au 28 février 2019
RÉSUMÉ SUCCINCT
Laura, qui vit depuis des années en Argentine, revient dans son village natal en Espagne à l’occasion du mariage de sa sœur cadette. Son mari Alejandro étant resté à Buenos Aires, elle est accompagnée par ses deux enfants pour ces retrouvailles tant attendues. Tout en renouant avec les plaisirs simples de sa jeunesse, Laura revoit Paco, son ancien amoureux devenu propriétaire du vignoble qui appartenait jadis à sa famille. Mais…
Si la tendance se maintient, Asghar Farhadi pourrait décrocher le titre de cinéaste iranien le plus européen, après l’imaginatif Le passé (2013) et le récent Tout le monde le sait, dont il est question ici. Le couple, les amours du passé, la filiation, les regrets, l’ambition et le suspense psychologique qui nourrit, en grande partie, le cinéma.
De quoi bâtir un scénario truffé de bonnes intentions cinéphiles, comme le recours à des cinéastes comme Hitchcock et d’autres du même acabit qui ont probablement marqué le parcours de spectateur de ce cinéaste humaniste. Un récit qui tient donc la route malgré quelques longueurs par-ci, par-là, écrit par lui-même, conscient de l’âme espagnole et plus encore de la mentalité régionale, le récit ayant lieu dans un village où les mœurs semblent avoir évolué, alors qu’un dialogue magnifiquement fignolé nous prouvent que ce n’est pas tout à fait le cas.
Malgré la simplicité du récit, Tout le monde le sait est
un film un tant soit peu intentionnellement alambiqué
car il propose plusieurs pistes d’entendement,
les unes aussi convolutives que les autres.
Une disparition, celle d’Irene, la fille adolescente de Laura, qui retrouve un ancien amour, lui-même en ménage avec une autre femme du coin. Et qu’importe, le rapt, si tel est le cas, de la jeune fille est un prétexte à la mise en œuvre d’une direction d’acteurs époustouflante tant le réalisateur, d’entre autres, le magnifique À propos d’Elly / Darbareye Elly (2009) épouse une mentalité européenne qu’il acclimate à ses films iraniens. On s’en rend compte dans quelques détails, mais le but principal est de rendre l’expérience cinématographique aussi universelle que possible.
Qu’est-il arrivé à Irene. On le saura, et puis… aucune explication. Simplement un rapport entre l’âge adulte et l’adolescent. Un lien entre le cinéma et l’art d’interprétation. C’est-à-dire, dans le cas qui nous intéresse, une Penélope Cruz peut-être un peu trop envahie par son rôle, un Javier Bardem exceptionnel, rarement aussi vulnérable que conscient de ses limites. Et en fin de parcours, un Ricardo Darín présent, savourant chaque instant de sa présence devant la caméra comme d’un jeu séduisant entre la réalité et la fiction.
Malgré la simplicité du récit, Tout le monde le sait est un film un tant soit peu intentionnellement alambiqué car il propose plusieurs pistes d’entendement, les unes aussi convolutives que les autres. Car c’est de la nature humaine, de ses complaisances, des ses émerveillements et de ses caprices que parle le film. Ce n’est sans doute pas le meilleur film d’Asghar Farhadi, mais il demeure quand même une œuvre aussi intense que sincère.

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FICHE TECHNIQUE
Sortie
Vendredi 22 février 2019
Réal.
Asghar Farhadi
Origine(s)
Espagne
France
Italie
Année : 2018 – Durée : 2 h 14
Genre(s)
Drame
Langue(s)
V.o. : espagnol, catalan / s.-t.a. & s.-t.f.
Everybody Knows
Todos lo saben
Dist. @
Universal Pictures
—
Classement
Tous publics
Info. @
Cinéma du Parc
Cineplex
—
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. ★ Mauvais. 0 Nul.
½ [Entre-deux-cotes]
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