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Doris Day | 1922–2019

14 mai 2019

Pillow Talk / Confidences sur l’oreiller

< HOMMAGE >
Yves Laberge

LA FILLE D’À CÔTÉ

Plus qu’une simple actrice et chanteuse, Doris Day était une icône du cinéma populaire hollywoodien, emblématique de la femme « honnête », par opposition aux « mauvaises filles » de son temps comme Marilyn Monroe ou Jayne Mansfield. Ce fut son image durant toute sa carrière. En 1969, John Lennon mentionnait le nom de Doris Day à la suite d’une longue énumération de célébrités dans une chanson obscure des Beatles, Dig It (sur l’album Let It Be).

The Man Who Knew Too Much / L’homme qui en savait trop

Suite

Le schpountz

13 mai 2019

Critique
SCÈNE  >
Élie Castiel

★★★ ½

LES FEUX DE LA RAMPE

L’adaptation en québécois d’Emmanuel Reichenbach brille par les dialogues empruntés à Marcel Pagnol, d’après son scénario de film, un mélange de drôlerie, de phrases parfaitement symétriques et empreinte d’un humanisme attendrissant.

Le schpountz se prend pour quelqu’un qu’il n’est pas, mais finit par nous convaincre qu’il a tout le talent du monde comme comédien, qu’il a le sens de la scène, et plus que tout, il peut nous faire rire autant que nous émouvoir. Dans un sens, oser, quitte à se casser la gueule. Comme le fait un Rémi-Pierre Paquin impérial, enivré par son personnage, s’offrant la scène comme un cadeau princier. Suite

Marvel à l’avant-garde

11 mai 2019

HUMEUR  >
Sylvio Le Blanc

Les Studios Marvel sont à la recherche « d’un interprète masculin ouvertement homosexuel », préférablement, pour jouer un superhéros gai[1]. On croirait presque à une infox[2]. Il ne suffit donc plus qu’un acteur soit crédible dans son jeu, il faut qu’il soit ce qu’il personnifie. Inquiétant, oui merci. Les fanatiques qui font la guerre à l’appropriation culturelle sont en train d’imposer partout leur étroite vision du monde, même à Hollywood.

Marvel surprendra ses millions de fans dans dix ans en cherchant une interprète ouvertement lesbienne pour jouer une superhéroïne gaie.

Suivant ce credo, les excellents Heath Ledger (s’il était toujours de ce monde) et Jake Gyllenhaal ne pourraient pas jouer aujourd’hui les rôles principaux dans le film Souvenirs de Brokeback Mountain (Brokeback Mountain)[3], car ils ne sont pas homosexuels. À l’inverse, le tout aussi excellent Kevin Spacey ne pourrait pas jouer le rôle d’un politicien qui saute une jeune journaliste dans House of Cards, car il n’est pas hétérosexuel. Les pauvres Montgomery Clift[4] et Rock Hudson[5], qui ont embrassé tant de femmes dans leur carrière, ne pourraient plus le faire aujourd’hui, car ils étaient homosexuels.

Marvel surprendra ses millions de fans dans dix ans en cherchant une interprète ouvertement lesbienne pour jouer une superhéroïne gaie. Dans vingt ans, ce sera au tour des transgenres, dans trente celui des transsexuels, sans oublier les allosexuels[6]. On n’arrête pas le progrès.

Jake Gyllenhall et Heath Ledger dans Brokeback Mountain d’Ang Lee

[1]https://www.lapresse.ca/cinema/nouvelles/201903/05/01-5217038-marvel-recherche-un-superheros-gai.php

[2] http://www.granddictionnaire.com/ficheOqlf.aspx?Id_Fiche=26542775

[3] https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Secret_de_Brokeback_Mountain

[4] https://fr.wikipedia.org/wiki/Montgomery_Clift

[5] https://fr.wikipedia.org/wiki/Rock_Hudson

[6] http://www.granddictionnaire.com/ficheOqlf.aspx?Id_Fiche=8353764

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