En salle

Dog Days

9 août 2018

| PRIMEUR |
Semaine 32
Du 10 au 16 août 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
Quelques personnes de Los Angeles vivent des situations qui les dépassent, toutes liées à la race canine.

CRITIQUE
Sans commentaires


Sortie

Vendredi 10 août 2018

Version originale
anglais / Version française
Par amour des chiens

Réal.
Ken Marino

Genre
Comédie sentimentale

Origine
États-Unis

Année : 2018 – Durée : 1 h 53

Dist.
Entract Films

Horaires & info. @
Cineplex

Classement
Tous publics

Larguées

| PRIMEUR |
Semaine 32
Du 10 au 16 août 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
Rose, une musicienne volage et irresponsable, et sa sœur Alice, une mère de famille plutôt coincée, ont décidé de prendre en mains le destin de leur mère, Françoise. Dans l’espoir de lui faire oublier leur père qui l’a quittée pour une femme plus jeune, elles l’emmènent célébrer son 60e anniversaire dans un hôtel de villégiature de La Réunion.

CRITIQUE
Sans commentaires

Sortie
Vendredi 10 août 2018

Version originale
français

Réal.
Éloïse Lang

Genre
Comédie

Origine
France

Année : 2018 – Durée : 1 h 32

Dist.
A-Z Films

Horaires & info. @
Cinéma Beaubien

Cineplex

Classement
Tous publics

McQueen

| PRIMEUR |
Semaine 32
Du 10 au 16 août 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
Alexander McQueen, artiste, modéliste avant-gardiste, à l’esprit gothique qui se manifeste dans toutes ses créations. Un voyage des plus percutants dans le monde de la mode.

CRITIQUE
| Élie Castiel |

★★★★

LA MODE À VIE ET À MORT

Rien ne prédisposait le Britannique Lee Alexander McQueen à une carrière brillante auréolée de succès dans le monde de la mode; fils d’un père Écossais, chauffeur de taxi, et d’une mère professeure de sciences sociales, issus de la petite bourgeoisie. Pourtant, le plus jeune d’une famille de six enfants possède une imagination sans bornes pour le dessin, un mélange de brouillons et de sketches de costumes féminins.

Entre les mains de Ian Bonhôte et de Petter Ettedgui, fils du designer franco-marocain Joseph Ettedgui (mort, comme McQueen, en 2010), McQueen organise la mise en scène documentaire autour du scénario classique (têtes parlantes) dont les propos édifiants des intervenants nous touchent au plus profond. Il y a aussi des captations de défilés de mode, des univers sortis d’une imagination constante, alliant mythologie antique, dont une prédilection pour la grecque, modernité, liberté du corps et une approche homoérotique même si les modèles sont essentiellement féminins. L’homme est simple, imprégné dans son travail, amoureux de ses proches; l’artiste se nourrit de son imaginaire et des chimères qu’il réussit à réaliser. Le Swinging London influence son travail.

Fragilié du corps, instabilité de la vie, et une
dernière parade où le
catwalk des mannequins
suit les traces de Platon et de son Atlantis.

Tout comme les documentaristes qui, dans leur mise en situation, épousent le plus près possible les formes et les tonalités de McQueen. Éléments narratifs que la musique de Michael Nyman (rappelant celle dans The Cook, the Thief, His Wife and Her Lover, de Peter Greenaway) rendent encore plus poignants.

Il y a l’influence Givenchy, Andy Warhol et David Bowie, autant d’artistes de la movida européenne des années 80. Il s’adapte à tout puisque c’est sa marque de commerce qui prédomine. Ses défilés sont autant de spectacles scéniques proches de la chorégraphie et de la danse contemporaine.

Et ses thèmes de prédilection, la vie, la mort, la nature, l’animalité, le monde de la mer; consciemment ou le contraire, un rendez-vous avec son for intérieur, brisé et vivant à la fois, prudent et envolé, mais toujours dominé par le spectre de la finitude, comme ces séquences où le rouge-sang domine; fragilié du corps, instabilité de la vie, et une dernière parade où le catwalk des mannequins suivent les traces de Platon et de son Atlantis. Et puis la descente aux enfers, suite à la mort de Isabella Blow, éditrice de magazine de mode, une seconde mère, une sœur. Un dernier tour de piste avant de s’en aller, un départ auto-annoncé.

 
Sortie

Vendredi 10 août 2018

Version originale
anglais

Réal.
Ian Bonhôte
Peter Ettedgui

Genre
Documentaire

Origine
Grande-Bretagne

Année : 2018 – Durée : 1 h 49

Dist.
Entract Films

Horaires & info. @
Cineplex

Classement
Tous publics

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Mauvais. 0 Nul
½ [Entre-deux-cotes]

 

Slender Man

| PRIMEUR |
Semaine 32
Du 10 au 16 août 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
Lors d’une soirée entre amies, quatre adolescentes découvrent sur Internet une vidéo qui permettrait d’invoquer un monstre mythique qui traque, kidnappe et tue des enfants. Quoique perturbées par le visionnement, les filles sont persuadées qu’il ne s’agit que d’une histoire.

CRITIQUE
| Élie Castiel |

★★

ENTRAILLES DE LA TERRE

Naviguant entre le film d’épouvante et l’horreur esthétique, Slender Man puise dans les dessins sur le monstrueux tueurs d’enfants et d’adolscents, créature sans visage, aux bras d’une longueur indéterminée et qui ne prend ses victimes que la nuit venue.

Pourtant, dans la création d’atmosphère,
White ne s’est pas trompé.

Les rares fois qu’il apparaît, c’est pour effrayer de mauvaise foi les spectateurs. Sa présence à l’écran est limitée, Le cinéaste franco-américain aurait pu faire quelque chose de solide en se concentrant essentiellement sur cet aspect du film plutôt que de livrer ses personnages féminins à un flux de paroles émanant des pires clichés.

Les comédiens s’en tirent du mieux qu’ils peuvent; mais avouons que visuellement, le film est réussi; le Slender Man se transforme progressivement en araignée géante, entourant le visage de la dernière survivante pour la pousser vers un arbre démoniaque qui la possède et l’intègre dans son tronc. En attendant sans doute la suite.

L’interprétation est sincère, mais pas plus et les principaux acteurs se prêtent à cet exercise plus malmené que mis en scène. S’abstenir si vous ête de bonne foi. Pour les autre, ne vous laissez pas corrompre par les banalités. Pourtant, dans la création d’atmosphère, White ne s’est pas trompé.


Sortie

Vendredi 10 août 2018

Version originale
anglais / Version française
Slender Man

Réal.
Sylvain White

Genre
Épouvante

Origine
États-Unis

Année : 2018 – Durée : 1 h 33

Dist.
Columbia Pictures

Horaires & info. @
Cineplex

Classement
Interdit aux moins de 13 ans
Horreur

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Mauvais. 0 Nul
½ [Entre-deux-cotes]

The Island

| PRIMEUR |
Semaine 32
Du 10 au 16 août 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
Les nouvelles selon lesquelles un météorite va bientôt s’abattre sur Terre n’effraient pas Ma Jin. Au contraire, il ne rêve que de la belle Shanshan et de gagner à la loterie. Mais bientôt il va avoir la surprise de sa vie.

CRITIQUE
Sans commentaires

Sortie
Vendredi 10 août 2018

Version originale
mandarin; s.-t.a. & chinois
Yi chu haoxi / Jat ceot houhei

Réal.
Huang Bo

Genre
Comédie dramatique

Origine
Chine

Année : 2018 – Durée : 2 h 14

Dist.
A-Z Films

Horaires & info. @
Cineplex

Classement
Tous publics
Déconseillé aux jeunes enfants

 

The Meg

| PRIMEUR |
Semaine 32
Du 10 au 16 août 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
Au cœur de l’océan Pacifique, le sous-marin d’une équipe de chercheurs a été attaqué par une créature gigantesque qu’on croyait disparue : le Mégalodon, un requin préhistorique de 23 mètres de long. Le sauveteur-plongeur Jonas Taylor doit risquer sa vie pour sauver les hommes et les femmes prisonniers de l’embarcation.

CRITIQUE
Sans commentaires


Sortie
Vendredi 10 août 2018

Version originale
anglais / Version française
Mégalodon

Réal.
Jon Turteltaub

Genre
Aventures

Science-fiction

Origine
États-Unis
Chine

Année : 2018 – Durée : 1 h 53

Dist.
Warner Bros. Canada

Horaires & info. @
Cineplex

Classement
Tous publics
Déconseillé aux jeunes enfants

The Miseducation of Cameron Post

| PRIMEUR |
Semaine 32
Du 10 au 16 août 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
Pennsylvanie, 1993. Bienvenue à God’s Promise, établissement isolé au cœur des Rocheuses. Cameron, vient d’y poser ses valises. La voilà, comme ses camarades, livrée à Mme. Marsh qui s’est donnée pour mission de remettre ces âmes perdues dans le droit chemin. La faute de Cameron? S’être laissée griser par ses sentiments naissants pour une autre fille.

CRITIQUE
| Élie Castiel |

★★★ ½

(DÉ)CONVERSIONS

Un exemple à suivre que celui de Desiree Akhavan, de parents iraniens qui ont fui la révolution islamique pour des horizons plus libres. Son enfance, solitaire, et plus tard, sa bisexualité assumée ont sans doute nourri le personnage de Cameron dans cette adaptation à la fois charmante (pour son humour) et bouleversante (pour la souffrance interne de ses personnages) du roman de Emily M. Danforth.

Les retours en arrière sont essentiellement de brèves séquences de relations affectives où le sexe adolescent lesbien n’est pas tabou, mais une question biologique tout à fait normale. L’époque, 1993. Un début de décennie qui ose parler d’un des sujets (malheureusement encore) tabou de la société en général, et américaine en particulier, le sexe. Et lorsqu’il s’agit d’homosexualité, les choses se compliquent.

Et puis une fin, non pas ouverte, mais libre, imposante,
qui annonce avec fierté, beauté plastique de l’image et
une ode à la liberté, les mouvements LGBT qui, aujourd’hui,
ébranlent le système malgré parfois la censure et des idées
encore primitives sur les droits sexuels et
un rapport au monde conciliateur et rassembleur.

La tolérance, est-ce que ce mot existe encore dans le dictionnaire? C’est donc sur des thèmes uniques, ciblés, qui sous-tendent des situations, des possibilités, comme être libre de ses actes, de suivre sa propre nature, de s’imposer au monde – que The Miseducation of Cameron Post jette son regard.

Chloë Grace Moretz, plus d’une soixantaine de rôles à son actif, atteint ici une sorte d’apogée dans sa carrière de comédienne; comme il s’agit ici d’un film d’acteurs, elle joue avec une conviction magique et éthérée une Cameron (Cam – vous saurez pourquoi si vous faites attention au dialogue) distante, perdue dans un univers dont elle ne saisit pas les dimensions psychologiques (voir même illogiques). Akhavan a du culot, du savoir-faire, une propension à l’art culte et devenu classique du camp et du dramatique. Les deux ensemble forment des étincelles.

Et puis une fin, non pas ouverte, mais libre, imposante, qui annonce avec fierté, beauté plastique de l’image et une ode à la liberté, les mouvements LGBT qui, aujourd’hui, ébranlent le système malgré parfois la censure et des idées encore primitives sur les droits sexuels et un rapport au monde conciliateur et rassembleur. Et aussi, faut-il rappeler, parce que politique.
Et un film qui confirme une fois de plus, qu’en général, la femme, bien plus que l’homme, est plus libre de son corps et de ses mouvements, qu’elle soit hétérosexuel ou homosexuelle, même si pour cela elle doit  traverser un long processus.

Sortie
Vendredi 10 août 2018

Version originale
anglais; s.-t.f.
La rééducation de Cameron Post


Réal.
Desiree Akhavan

Genre
Drame

Origine
États-Unis

Année : 2017 – Durée : 1 h 31

Dist.
Eye Steel Film

Horaires & info. @
Cinéma du Parc

Cineplex

Classement
Interdit aux moins de 13 ans

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Mauvais. 0 Nul
½ [Entre-deux-cotes]

 

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