En salle

The Fruit Hunters | Ven 23 nov 2012

22 novembre 2012

The Fruit Hunters
(Chasseurs de fruits)

DOCUMENTAIRE | Origine : Canada  – Année : 2012 – Durée : 1 h 35  – Réal. : Yung Chang – Dist. / Contact : EyeSteelFilm | Horaires / Versions / Classement : Cineplex – Excentris

Résumé
Voyage dans l’univers insolite de la production des fruits et dans celui du commerce auquel il sont associés.

En quelques mots
★★ 1/2
Librement adapté du livre d’Adam Leith Gollner The Fruit Hunters: A Story of Nature, Adventure, Commerce and Obsession, le film est un voyage d’une succulente beauté à travers les aventures de chercheurs de fruits exotiques. Pour raisons gustatives, écologiques ou scientifiques, ils vont par monts et par vaux à travers les jungles et les montagnes, les quartiers de villes éloignées ou proches à la recherche de fruits qui seront répertoriés et protégés et dont certains pourront peut-être nourrir la planète.

Des séquences d’animation rappellent certains faits sur l’importance des plantes dans l’histoire du monde et ce depuis le mythe du verger originel de l’Éden. Le réalisateur nous fait aussi partager la passion de l’acteur Bill Pullman et de plusieurs de ses amis adeptes aussi des fruits rares dont l’existence peut être menacée par la monoculture, la déforestation ou d’autres interventions humaines. Le film est donc aussi une invitation à explorer ces saveurs innombrables qui sont partie intégrante de la nature et donc de la culture. >> Luc Chaput

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Ma vie réelle | Ven 23 nov 2012

Ma vie réelle

DOCUMENTAIRE | Origine : Canada [Québec]  – Année : 2011 – Durée : 1 h 30  – Réal. : Magnus Isacsson – Dist. / Contact : Les Films du 3 mars | Horaires / Versions / Classement : Excentris

Résumé
Dernier film du regretté Magnus Isacsson. Danny, Alex, Mickerson et Michael s’adonnent au hip-hop comme exutoire à leurs problèmes familiaux et à leur univers de la toxicomanie. Portrait d’une jeunesse en transition.

En quelques mots
★★ 1/2
Tantôt émouvant, tantôt dur, mais toujours vrai, le dernier film du regretté Magnus Isacsson se tient à l’écart de l’étude sociale traditionnelle ou du psycho-drame des banlieues, qu’il élude immédiatement après le générique d’ouverture. C’est donc loin du sensationnalisme sur la toxicomanie et des images habituelles de la pauvreté et du décrochage scolaire qu’Isacsson nous plonge dans le quotidien de quatre jeunes de Montréal-Nord.

Filmant de près ses sujets, Isacsson se met en retrait pour mieux les laisser se raconter. Même si parfois certaines interventions nous laissent sur notre faim, le cinéaste leur permet d’exprimer face à la caméra leurs angoisses mais aussi leurs espoirs face à l’avenir. Grâce à l’espace respiratoire offert par Musique X (qui devait à l’origine faire à lui seul l’objet du film) ces quatre jeunes au passé très lourd à porter parviennent à trouver peu à peu le sens de leur vie et donnent corps à leur rage de survivre par le biais de la musique. Bien que leur évolution nous laisse espérer des jours meilleurs, Isacsson reste pourtant très lucide. S’il termine son film sur des changements de cap prometteurs, il laisse aussi grande ouverte la porte de l’incertitude.

Outre la véracité et la sincérité des portraits, plusieurs très belles scènes montrant des bâtisses alignées le long de rues anonymes permettent au spectateur de visualiser l’univers de ce quartier, où les conditions d’un avenir sans soleil semblent tracées d’avance. Toutefois, Ma vie réelle nous enseigne que pour qui sait « prendre position » comme le dit justement Don Karnage, ces destins de misère ne sont jamais immuables. >> Charles-Henri Ramond

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Le Royaume de glace | Ven 23 nov 2012

Le Royaume de glace
– À la recherche de la corne enchantée

(Blåfjell 2 – Jakten på det Magiske horn)

AVENTURES | Origine : Norvège  – Année : 2011 – Durée : 1 h 26  – Réal. : Arne Lindtner Næess – Int. : Ane Viola Semb, Johan Tinus Lindgren, Per Christian Ellefsen, Toralv Maurstad, Elsa Lystad, Rober Skjæstad – Dist. / Contact : Niagara Films | Horaires / Versions / Classement : Beaubien

Résumé
Les Lutins rouges vivent dans une vallée menacée par un immense glacier. Pour les sauver de la catastrophe, la princesse Bleuette et Dreng, le héros, partent à la recherche de la fameuse corne enchantée.

En quelques mots
1/2
Suite d’un autre film norvégien, Le Secret de la montagne bleue, lui-même adapté d’une célèbre télésérie produite dans le même pays et écrite par Gudny Hagen,   ce conte de Noël reprend des vieux thèmes  qui ont aussi inspiré Tolkien et bien d’autres auteurs. Bleuette, devenue reine, arbore une couronne de cristaux qui ressemble à la couronne de lumière que certaines jeunes Scandinaves portent pendant la fête de sainte Lucie.  Par le biais des aventures des lutins bleus et rouges et des trolls mousseux, le récit permet aux  jeunes Scandinaves d’apprendre de manière ludique   la vie frugale de leurs ancêtres fermiers ou mineurs au XIXe siècle. Les aventures se déroulent  sur un mode enjoué car les risques sont restreints et les méchants caricaturaux. Les chansons sont trop courtes pour avoir un véritable effet et l’utilisation de la stéréoscopie n’est efficace que dans les scènes de montagnes russes dans les couloirs de la mine. L’interprétation est bonne sans plus et l’ensemble  constitue un amusement réservé aux jeunes.  On est bien loin de Fifi Brindacier. >> Luc Chaput

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

La Vierge, les Coptes et moi | Ven 23 nov 2012

La Vierge, les Coptes et moi

DOCUMENTAIRE FANTAISISTE | Origine : France – Année : 2012 – Durée : 1 h 31  – Réal. : Namir Abedel Messeeh – Avec : Namir Abdel Messeeh, Sihan Abdel Messeeh, Walguilh Abdel Messeeh  – Dist. / Contact : K-Films Amériques | Horaires / Versions / Classement : Beaubien – Excentris

Résumé
Un documentariste franco-égyptien se rend dans son pays d’origine pour y tourner un reportage sur des apparitions de la Vierge Marie au sein de la communauté chrétienne copte
.

En quelques mots
★★
1/2
Après deux courts métrages, dont un documentaire, Namir Abdel Messeeh risque le tout pour le tout avec ce premier long métrage, docufiction douce-amère en constante gestation.Car dans La Vierge, les Coptes et moi, titre on ne peut plus interrogatif, c’est le cinéma documentaire qui est remis en cause, son pouvoir de persuasion, ses limites, son intrusion dans la vie privée, ses codes éthiques, ses mensonges et ses vérités. Et lorsqu’il s’agit de filmer des proches, il ne reste que la fiction. Brillante mise en abyme que le jeune cinéaste, intentionnellement omniprésent, nourrit d’une mise en scène construite à la dernière minute, d’une riche efficacité, parfois même émouvante. Messeeh s’impose, colonise les lieux de tournage, se permet quelques amusantes digressions au passage, convoque la chance de son côté et s’autorise des séquences étonnantes, particulièrement celle où le film tourné est montré aux habitants du village, dont les membres-acteurs de sa propre famille. Cette scène est d’une émotion à la fois palpable et compte tenu du sujet … miraculeuse. >> Élie Castiel

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Avant que mon coeur bascule | Ven 16 nov 2012

15 novembre 2012

Avant que mon cœur bascule

DRAME | Origine : Canada [Québec]  – Année : 2012 – Durée : 1 h 35  – Réal. : Sébastien Rose – Int. : Clémence Dufresne-Deslières, Sophie Lorain, Alexis Martin, Étienne Laforge, Sébastien Ricard – Dist. / Contact : Métropole | Horaires / Versions / Classement : Beaubien Cineplex

Résumé
Dépouillé par une adolescente qu’il a prise en autostop, un homme meurt d’une crise cardiaque. Bouleversée et prise de remords, la jeune fille va remettre le portefeuille de la victime à sa veuve en prétextant l’avoir trouvé.

En quelques mots
★★ 1/2
Qu’il s’agisse de Comment ma mère accoucha de moi durant sa ménopause, de La vie avec mon père ou encore du Banquet (2008), Sébastien Rose a toujours favorisé les études de caractère, comme si en tant que sociologue de l’image, il devait mener une introspection de l’âme, de ce qui pousse les individus à agir de telle ou telle façon. Dans Avant que mon cœur bascule, ce sont les moments entre Sarah et Françoise qui sont les plus intéressants, parce que c’est au cours de leurs fréquentes rencontres que toutes les deux vont construire de nouvelles bases, de nouveaux modes de comportement.

Toutefois, ce qui frappe d’emblée dans le quatrième long métrage de Rose, c’est son absence de jugement, son non-recours à une quelconque analyse psychanalytique des personnages. Il y a dans leurs agissements une crudité, une énergie primaire qui les rend à la fois vulnérables et solides. Bien plus encore, le réalisateur ne s’embarrasse guère de potions magiques pour résoudre les problèmes qui les accaparent.  Avec Avant que mon coeur bascule, Sébastien Rose confirme son grand talent de conteur et montre son intégrité dans le processus de création cinématographique. >> Élie Castiel

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

L’Enfant d’en haut | Ven 16 nov 2012

L’Enfant d’en haut

DRAME | Origine : France / Suisse – Année : 2012 – Durée : 1 h 38  – Réal. : Ursula Meier – Int. : Léa Seydoux, Martin Compston, Gillian Anderson, Kacey Mottet Klein, Jean-François Stévenin  – Dist. / Contact : Axia | Horaires / Versions / Classement : Beaubien

Résumé
Simon vole de la nourriture et des objets qu’il revend. Il vit avec sa grande soeur Louise qui, de son côté, n’arrive pas à joindre les deux bouts. Toutefois, entre ces moments de petits conflits et de simples bonheurs , se cache un douloureux secret.

En quelques mots
★★ 1/2
Louise, avec son jean, son parka, ses bottes blanches à talons, est déjà socialement marquée, est évidemment d’« en bas ». Quand elle travaille, c’est en usine, comme femme de ménage ou comme serveuse. Si elle change souvent d’amoureux, c’est que ce sont eux qui la lâchent. Ils la prennent puis la jettent, comme ses employeurs. Louise et Simon savent très bien que l’argent achète tout, qu’il s’agit de « faire » de l’argent. À ce jeu, Simon est plus apte que Louise. Si on n’a pas d’argent, de capital, si on n’a à vendre que sa force de travail, on n’a que des « boulots de merde » (Louise), pénibles, précaires… si on est un enfant (Simon), on vole avec le sentiment d’impunité, privilège de l’enfance, fragile, temporaire. Bref, Louise et Simon sont foncièrement, pour des raisons différentes qui tiennent à l’âge, au sexe, aux circonstances, voués à la précarité.

Ursula Meier  montre sans avoir à démontrer, sans théoriser. Elle constate. Elle n’a pas eu besoin, comme dans Home, son grandiose et baroque film précédent, d’inventer une situation aussi improbable — cette famille nombreuse installée sur une portion morte d’autoroute — pour mettre en évidence ce qui semble être son thème de prédilection, un monde où la réussite est un leurre, le bonheur fragile et la survie précaire. Léa Seydoux et Kacey Mottet Klein contribuent formidablement, par la conviction pour lui et le désenchantement las pour elle, par le naturel avec lequel ils habitent leur personnage, à authentifier sa fable. >> Michel Euvrard

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Life of Pi | Mer 21 nov 2012

Life of Pi
(L’Histoire de Pi)

CONTE | Origine : États-Unis / Canada / Taïwan – Année : 2012 – Durée : 2 h 07  – Réal. : Ang Lee – Int. : Suraj Sharma, Irfan Khan, Rafe Spall, Adil Hussain, Tabu, Ayan Khan, Gérard Depardieu  – Dist. / Contact : Fox | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

Résumé
Rescapé d’une tempête, un jeune homme se retrouve dans une embarcation de sauvetage en compagnie de quelques animaux. Bientôt, ces derniers s’entre-tuent et il ne reste plus qu’un seul, un tigre dangereux qu’il réussit à amadouer.

En quelques mots
★★★
Les images en 3D procurent une ampleur extraordinaire à ce conte philosophique tiré du roman de Yann Martel. L’auteur de Hulk et de Brokeback Mountain se limite aux côtés symboliques et métaphysiques de l’œuvre, permettant ainsi plus d’élasticité dans la narration. Les rapports entre l’humain et la bête sont présentés selon une perspective à la fois onirique et quasi surréaliste. Et si le film paraît long, il n’en demeure pas moins qu’il soumet le spectateur à une réflexion profonde sur le sens de la vie. Dans le rôle de Pi adulte, Suraj Sharma est captivant, alliant à merveille corporalité et jeu intense. Mais c’est dans la structure narrative que le cinéaste américano-taïwanais excelle. Brisant les règles du récit traditionnel et par là-même les principes de la mise en scène linéaire, le cinéaste aborde les thèmes de la conscience religieuse et de la survie avec une singularité étonnante. Life of Pi est également riche de séquences majestueuses mises en images par le directeur photo par Claudio Miranda, totalement investi. >> Élie Castiel

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

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