En salle

Kirikou et les hommes et les femmes

13 décembre 2012

Sortie : vendredi 14 décembre 2012 – v.o. : français

ANIMATION | Origine : France  – Année : 2012 – Durée : 1 h 29  – Réal. : Michel Ocelot – Voix : Romann Mombo, Awa Senne Sarr – Dist. / Contact : Remstar | Horaires / Versions / Classement : Beaubien – Excentris

Résumé
Dans son enfance, Kirikou a connu diverses aventures. Entre autres, il est venu au secours de la femme forte, il a retrouvé le vieux grincheux et grâce à lui, on a découvert le secret mystérieux du monstre bleu.

En quelques mots
★★
Voici, sur le petit,  très petit même, Kirikou, le troisième film depuis 1998 réalisé et scénarisé au moins en collaboration par Michel Ocelot. Puisque Kirikou a grandi et est devenu adulte dans d’autres films, l’histoire se déroule dans cinq  contes mettant en vedette ce jeune héros de manière imagée, taquine et quelquefois plus sérieuse dans son village du Sahel où il  crée ou trouve entraide et réconfort.  La moralité de ces aventures  où la musique joue un rôle moteur dans un cas, où la différence entre les êtres est montrée dans un autre, est quelquefois plus directe  dans cette fine exploration d’un monde pas si différent du nôtre mais dont l’étrangeté assumée sert de point d’entrée aux enfants de 7 à 77 ans. >> Luc Chaput

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

La Mise à l’aveugle

Sortie : vendredi 14 décembre 2012 – v.o. : français

DRAME | Origine : Canada [Québec]  – Année : 2012 – Durée : 1 h 20  – Réal. : Simon Galiero – Int. : Micheline Bernard, Louis Sincennes, Marc Fournier, Pierre-Luc Brillant, Christine Beaulieu,  Julien Poulin – Dist. / Contact : FunFilm | Horaires / Versions / Classement : Beaubien – Excentris

Résumé
Récemment retraitée et divorcée, Denise s’installe dans son quartier d’enfance. Ses voisins l’invitent un jour à participer à une partie de poker. Mais Denise consacre son quotidien à son fils Alex, qui s’occupe maintenant de la grande entreprise familiale. Petit à petit, cependant, elle cède à l’emprise du jeu.

En quelques mots
★★★
Denise affronte seule un monde où tout vacille. Ayant quitté son mari, ignorée de son fils et se sentant un poids pour ses anciens collègues de travail, Denise décide de retourner vivre dans le quartier populaire de son enfance. Elle se retrouve alors confrontée à un monde grouillant et désordonné où les codes n’ont rien à voir avec ceux qu’elle connaît, mais où les apparences gardent tout leur pouvoir. Cette rencontre de deux milieux apparemment opposés fournit alors à Galiero l’occasion de jouer sur ces différences. Que ce soit les sourires forcés des collègues, les condos luxueux de ceux qui se croient arrivés ou le bluff des joueurs de poker, tout n’est question de façades, que le cinéaste s’amuse à entrecroiser pour pouvoir mieux les décoder par la suite.

Ancré dans un réel bien connu (la dislocation du milieu familial, le manque d’éthique du milieu financier, entre autres), La Mise à l’aveugle affiche néanmoins un sens de l’humour et un décalage parfaitement dosés. Incarnée par des comédiens peu connus qu’il est plaisant de (re)découvrir, cette galerie de portraits touchants et sincères est d’autant plus délectable qu’elle évolue dans un univers cinématographique très personnel, travaillant à merveille les formes et les couleurs. La Mise à l’aveugle est une comédie populaire qui fait du bien, tout en se démarquant de la cinématographie québécoise actuelle, plus souvent qu’autrement plongée dans le pessimisme et la noirceur. >> Charles-Henri Ramond

MISE AUX POINTS
★★★★★
Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Cirque du Soleil … | Ven 7 déc 2012

6 décembre 2012

Cirque du Soleil: Worlds Away
(Cirque du Soleil : Le voyage imaginaire)

SPECTACLE SUR SCÈNE | Origine : Canada / États-Unis – Année : 2012 – Durée : 1 h 32  – Réal. : Andrew Adamson – Avec : Matt Gillanders, Erica Linz, Igor Zaripov  – Dist. / Contact : Paramount | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

Résumé
Une jeune femme venue assister à une représentation d’un cirque ambulant se trouve propulsée dans un univers fantastique. À la recherche de son ami acrobate, elle fait la rencontre de personnages colorés et extravagants

En quelques mots
★★
Le réalisateur néo-zélandais des trois Shrek et des deux Chronicles of Narnia profite du système 3D pour offrir un spectacle féérique, précieux cadeau du temps des Fêtes. Collage de plusieurs prestations qui ont fait la gloire du Cirque du Soleil, notamment celles vues dans , Love et O, Cirque du Soleil: Worlds Away bénéficie d’une direction photo époustouflante, inventive et flexible ; contrairement à la scène où les spectateurs, en grande partie, voient de loin, la proximité créée par l’écran rend les épisodes encore plus saisissants. L’effet 3D fonctionne à merveille, captant les personnages avec une dextérité étonnante, laissant deviner la complexité des mouvements. Le début, conventionnel, question de créer un semblant de fiction, ne convainc guère, mais dès que le rideau se lève, l’attention est totale, nous laissant une sensation de rêve éveillé, entre la grandiloquence joyeuse de l’univers fellinien et le monde fantastique et merveilleux de Guy Laliberté. >> Élie Castiel

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Deadfall | Ven 7 déc 2012

Deadfall
(Chute mortelle)

SUPSENSE | Origine : États-Unis – Année : 2012 – Durée : 1 h 34  – Réal. : Stefan Ruzowitzky – Int. : Eric Bana, Olivia Wilde, Charlie Hunnam, Sissy Spacek, Kris Kristofferson, Kate Mara  – Dist. / Contact : Alliance | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

Résumé
Deux des trois complices d’un vol survivent à un accident de la route. Entretemps, Jay, un ancien boxeur qui vient de sortir de prison, doit de nouveau échapper à la justice après avoir blessé et peut-être bien tué un des responsables de son incarcération. Par un concours de circonstances, tous ces personnages vont se retrouver dans un duel sans merci.

En quelques mots
★★
En têtes d’affiche, Eric Bana semble avoir un malin plaisir à cabotiner dans un rôle atypique de voleur-tueur sans scrupules et Olivia Wild ne semble pas du tout gênée de changer de registre d’une minute à l’autre sans avertir. C’est un film américain tourné à Montréal, et ça paraît un peu trop, laissant aux spectacteurs locaux un goût de déjà vu agaçant. Côté mise en scène, Stefan Ruzowitzky fait de son mieux pour évoquer le célèbre et inimitable Fargo des frères Coen, mais n’y arrive pas. Au contraire, les situations sont parfois forcées, souvent laborieuses, prévisibles et même, par moments, risibles. On se résignera néanmoins devant la splendeur des paysages enneigés, lieux, dans Deadfall, de tous les dangers. >> Élie Castiel

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

The End of Time | Mer 12 déc 2012

The End of Time
(La Fin du temps)

DOCUMENTAIRE | Origine : Canada / Suisse – Année : 2012 – Durée : 1 h 54  – Réal. : Peter Mettler – Dist. / Contact : Métropole | Horaires / Versions / Classement : Excentris

Résumé
À travers diverses rencontres et entrevues filmées aux quatre coins de la planète, le cinéaste se questionne sur la notion du temps et sur notre rapport avec la nature.

En quelques mot
★★★★
Projet philosophique et artistique de grande envergure, The End Of Time est une rencontre de  la science et de la technologie décomposée en plusieurs tableaux illustrant diverses facettes de la notion du temps et de notre rapport avec lui. Après une introduction très technique se déroulant au CERN, dans les voûtes de l’accélérateur à particules, où les chercheurs analysent la moindre particule élémentaire produite, le film nous transporte aux quatre coins de la planète pour tenter de comprendre les rapports très étroits qui unissent l’être humain, la nature et l’espace. En chemin, Mettler nous présente comment certains, par leur quotidien atypique, parviennent à vivre suspendus dans un univers détaché de toute notion concrète du temps.

Des images hallucinantes que le cinéaste et ses collaborateurs ont pu saisir au gré de leurs voyages, plusieurs nous font l’effet d’un véritable retour sur les origines de la Terre et nous questionnent sur la vulnérabilité de notre existence. Ainsi, en plein centre ville de Détroit, on rencontre plusieurs habitants vivant au milieu d’une nature sauvage qui reprend peu à peu ses droits après que l’industrialisation ait fait place au délabrement. Sur l’île de Big Island à Hawaï, on découvre un homme vivant au flanc d’un volcan dans une maison isolée, encerclée des laves incandescentes, jetant les fondations géologiques à de nouveaux espaces. Et le film se conclue dans les entrailles d’un télescope géant, véritable machine à remonter le temps qui permet de replonger dans le passé de l’humanité.

Faisant preuve d’audace visuelle et sonore, ce documentaire hors du commun baigné de poésie mystique a certes quelques côtés prétentieux dans ses références et dans certaines de ses citations. Toutefois, bien qu’il mette des images concrètes sur l’éphémère de notre civilisation, Mettler laisse suffisamment de libertés au spectateur en ne donnant pas toutes les clés pour décoder son film. Ce faisant, il invite à une rare et précieuse introspection sur nous-mêmes et permet de nous interroger sur notre relation avec le temps qui passe. Remarqué lors de ses passages à Locarno, Toronto et aux RIDM, The End Of Time est un essai cinématographique grandiose et envoûtant, de la première à la dernière image.  >> Charles-Henri Ramond

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

La Fée | Ven 7 déc 2012

La Fée

COMÉDIE BURLESQUE | Origine : Belgique / France – Année : 2011 – Durée : 1 h 33  – Réal. : Dominique Abel, Fiona Gordon, Bruno Romy – Int. : Dominique Abel, Fiona Gordon, Philippe Moritz, Bruno Romy, Vladimir Zongo  – Dist. / Contact : Axia | Horaires / Versions / Classement : Beaubien

Résumé
Une jeune femme qui se prétend être une fée propose d’exaucer trois souhaits au veilleur de nuit d’un petit hôtel du Havre.

En quelques mots
★★ 1/2
Pour leur troisième réalisation (qui nous parvient plus d’un an après sa sortie en France), le duo comique Abel & Gordon nous convie à une fort sympathique comédie romantique aussi improbable qu’absurde, mais dont l’humour déjanté fonctionne à merveille. Ce couple de comédiens indépendants, par ailleurs fort connus en Europe, joue comme à son habitude sur un comique de situations, dans lequel les numéros chorégraphiés alternent avec la poésie de passages plus calmes.

Certes La Fée est avant tout une comédie sans prétention, mais se permet aussi de faire sienne la cause des délaissés, des réfugiés et autres personnages ordinaires dont on ne fait pas grand cas en général. Voilà une autre constante qui fait que nous trouvons le cinéma d’Abel & Gordon inspirant et magique, à l’instar de leur carrière théâtrale et cinématographique qui fait de plus en plus figure de cas d’espèce. Hirsute et hors normes, l’humour de La Fée procure un très agréable moment de divertissement tout en naïveté et optimisme, à mi-chemin entre le burlesque de Buster Keaton et la folie douce de Roberto Benigni. À découvrir sans trop tarder. >> Charles-Henri Ramond

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Keep the Lights On | Ven 7 déc 2012

Keep the Lights On

COMÉDIE DRAMATIQUE | Origine : États-Unis – Année : 2012 – Durée : 1 h 41  – Réal. : Ira Sachs – Int. : Thure Lindhardt, Zachary Booth, Marilyn Neimark, Paprika Steen, Sebastian La Cause, Stella Schnabel  – Dist. / Contact : Music Box (États-Unis) | Horaires / Versions / Classement : Cinéma du Parc

Résumé
L’aventure d’un soir entre Eric, cinéaste documentaire, et Paul, qui travaille dans une agence de rencontre, se transforme en rapports amoureux et conflictuels qui les poussent à prendre une décision afin de survivre l’un à l’autre.

En quelques mots
★★
Avec The Delta (1996), Forty Shades of Blue (2005) et encore plus Married Life (2007), Ira Sachs plaçait ce qu’on appelle dans la plupart des cercles branchés le queer cinema (injustement puisque ce qualificatif lui donne un sens, à mon avis, péjoratif) dans la mouvance mélodramatique, lui attribuant ainsi une saveur à la fois prodigieuse et sensible. Ici, la relation amoureuse entre les deux amants se situe entre 1998 et 2007, dans le milieu gai du Manhattan plutôt aisé. Erik est jeune documentariste fervent du sexe par téléphone ; Paul travaille comme avocat et penche du côté de la bouteille et des drogues, mais sans vraiment perdre le nord. À travers ce rapport de force raconté du point de vue d’Erik, le réalisateur suggère une mise en scène elliptique, mais également construite autour d’épisodes secondaires parfois stériles culminant vers une issue tout à fait, et c’est dommage, prévisible. Ce qui manque à Keep the Lights On, c’est surtout l’émotion et l’elasticité des précédentes réalisations. Nous devons toutefois concéder à Thimios Bakathakis les honneurs qu’il mérite pour sa direction photo, jouant la carte de la nostalgie dans sa composition visuelle tamisée d’une lumière dorée. Mais le film vaut surtout pour l’interprétation plus que convaincante des deux comédiens, respectivement Thure Lindhardt et Zachary Booth, lumineux. >> Élie Castiel

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

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