En salle

NO

21 mars 2013

Résumé
À la suite de pressions internationales, le général Pinochet soumet la population chilienne à un référendum sur le prolongement de sa présidence. Deux publicitaires s’affrontent alors dans une campagne télévisée qui réservera bien des surprises.

En quelques mots
★★★★
Avec Tony Manero (2008) et Santiago 73, Post mortem (2010), Pablo Larraín nous avait séduit par des mises en scène articulées plaçant le cinéma latino-américain et plus particulièrement le chilien parmi les dignes représentants annonçant la deuxième décennie des années 2000. Ce troisième long métrage, sobre adaptation d’une pièce de théâtre, confirme la stabilité, l’intelligence, la pertinence et la rigueur de sa réflexion sur le régime Pinochet au Chili. À Cannes, en 2012, présenté à la Quinzaine des réalisateurs, NO remporte la Art Cinema Award. Récompense amplement méritée pour une œuvre lumineuse, usant adroitement de l’humour alors qu’il s’agit d’un sujet grave. La tumultueuse campagne du No de 1988 au Chili est ici présentée selon une approche volontairement télévisuelle, et de surcroît journalistique, que Larraín impose et assume avec un sens inné de la litote visuelle, puisqu’en termes de mots, il demeure fidèle à la tradition latino-américaine, expressive, libérée, prenant des risques avec la pensée, se livrant « mots et âme » dans une diatribe du débat intellectuel. Sur ce plan, Gabriel García Bernal livre une performance inoubliable dans le rôle de René Saavedra, jeune publiciste qui utilise sa profession pour des fins politiques et dont les méthodes peu orthodoxes feront gagner le No . Et derrière ce pensum politique, une mise en situations remarquable, un souci du détail, des décors en parfaite harmonie avec l’époque représentée et surtout et avant tout, une aventure humaine qui, par les temps qui courent, ne peut qu’affirmer son caractère essentiel et sa lucidité. Le cinéma chilien n’aura jamais été aussi expressif et perspicace. À voir absolument ! >> Élie Castiel

Sortie : vendredi 22 mars 2013
v.o. : espagnol
s.-t.a. / s.t.f. – NO

DRAME HISTORIQUE | Origine : Chili / France / États-Unis – Année : 2012 – Durée : 1 h 58  – Réal. : Pablo Larraín – Int. : Gael García Bernal, Alfredo Castro, Antonia Zegers, Luis Gnecco, Marcial Tagle, Pedro Peirano, Nestor Castillana – Dist. / Contact : Métropole | Horaires / Versions / Classement : Cineplex – Excentris

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Olympus Has Fallen

Résumé
Un ancien agent des services secrets muté reprend du service pour venir à la rescousse du président américain, retenu prisonnier à la Maison-Blanche par des terroristes. Dans un combat inégal, il devra affronter seul des ennemis armés jusqu’aux dents.

En quelques mots
1/2
Le  scénario des nouveaux venus Creighton Rothenberger et Katrin Benedikt reprend l’idée de base des Die Hard avec un peu d’Air Force One du policier obligé de combattre dans un environnement restreint contre des forces maléfiques superbement armées. Mike Banning, l’agent des services secrets muté ailleurs à Washington, connait  tous les recoins et les procédures secrets de la Maison-Blanche où il était garde du corps du président et a donc un avantage assuré sur certains de ses adversaires. Antoine Fuqua réussit avec moult décès et explosions la longue séquence de la prise de contrôle de cet édifice supposément imprenable avec de nombreux plans sur des symboles américains défigurés. L’introduction de Banning dans cette forteresse sous contrôle ennemi transforme l’action en un jeu sanglant de chat et de souris où le chef des terroristes emploie avec une certaine maestria les médias rivés sur cet événement. Gerald Butler réussit donc son retour dans un rôle de super-héros après des excursions malheureuses récentes dans la comédie romantique. Malgré quelques surprises de parcours, l’issue finale est déjà définie par le genre du suspense militaro-terroriste aux accents jingoistes. >> Luc Chaput

Sortie : vendredi 22 mars 2013
v.o. : anglais
v.f. – Assaut sur la Maison-Blanche

THRILLER | Origine : États-Unis – Année : 2013 – Durée : 1 h 59  – Réal. : Antoine Fuqua – Int. : Gerard Butler, Aaron Eckhart, Rick Yune, Dylan McDermott, Finley Jacobsen, Morgan Freeman, Melissa Leo, Ashley Judd – Dist. / Contact : VVS Films | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Trois Mondes

Résumé
Un délit de fuite mortel change irrémédiablement la vie de plusieurs personnes : le chauffard fautif, la veuve de la victime et jusqu’au témoin de la scène.

En quelques mots
★★★
Film d’action, Trois Mondes a aussi une dimension morale, dans lequel des questions d’actualité rejoignent des préoccupations métaphysiques sur notre place dans le monde. Les personnages sont confrontés à des choix moraux. Ces trois mondes sont distincts, Ali incarne celui de l’entreprise, Juliette celui de la parole, de la pensée, et Vera, à qui tout est refusé, incarne un monde illégitime. Dans ses films précédents, Catherine Corsini nous a surtout décrit des personnages féminins ; dans Trois mondes, Ali est un personnage masculin très fort, Ali qui avait un destin tout tracé, qui fait tout pour s’en sortir et qui finit par chuter et sera complètement détruit. Vera est moldave, originaire d’un pays qu’on connaît peu, un pays qui a beaucoup souffert, très pauvre. Quant à Juliette, elle vient d’un milieu éduqué, d’un monde instruit, elle représente, comme le dit Corsini, la bonne conscience. Elle voudrait réconcilier la victime et le coupable, elle voudrait faire le bien, mais elle ne fait qu’empirer les choses parce qu’elle hésite. Ali et Juliette sont attirés l’un vers l’autre, ce sont deux personnes perdues qui s’accrochent l’une à l’autre, mais au moment où quelque chose pourrait se passer entre eux, Adrien meurt et sa mort relance le drame, leur histoire est vouée à l’échec. Trois mondes parle de la vie d’aujourd’hui, une vie dans laquelle on ne prend jamais le temps, où l’on veut réussir à tout prix, un monde dans lequel beaucoup de choses tournent autour de l’argent, avec lequel on voudrait se racheter; à partir du moment où Vera accepte de l’argent, elle en veut toujours plus. Le film avance à travers une trame tendue, du suspense; le scénario est construit sur des rebondissements émotionnels. Ali, qui fuit, ne veut pas renoncer à son ascension sociale, mais il est pris soudain de remords et va voir si l’homme qu’il a renversé est en vie; Juliette le voit, le suit jusqu’au garage et l’histoire est relancée. >> Janine Euvrard

Sortie : vendredi 22 mars 2013
v.o. : français

DRAME | Origine : France – Année : 2012 – Durée : 1 h 40 –  Réal. : Catherine Corsini – Int. : Raphaë l Personnaz, Clothilde Hesme, Arta Dobroshi, Reda Kateb, Alban Aumard, Adèle Haenel, Jean-Pierre Malo, Laurent Capelluto, Rasha Bukvik – Dist. / Contact : A-Z Films | Horaires / Versions / Classement : Beaubien Cineplex

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

A Dark Truth

14 mars 2013

Résumé
Espion de la CIA à la retraite, Jack Bogosian est aujourd’hui animateur de radio. Une femme l’engage pour enquêter sur l’implication de sa compagnie, qu’elle gère avec son frère, dans le massacre d’un village en Amérique du Sud.

En quelques mots

Le Canadien Damian Lee propose un film à message (sacrilège par les temps qui courent) : les faux pas entrepris par une importante compagnie d’eau canadienne en Amérique du Sud. La relation entre l’ancien agent de la CIA devenu animateur de radio socialement engagé et la suite des événements (qu’on ne révélera pas) s’appuie sur une idée passéiste du cinéma, notamment celle des films d’action des années 1970. Bizarrement, on pense à Chuck Norris (mais en moins éclatant), à Jean-Claude Van Damme (en moins physique) et à Steven Seagal (sans son humour caustique). Andy Garcia, de plus en plus absent des écrans, se prend trop au sérieux, mais arrive néanmoins à un mélange adroit de pugnacité et de vulnérabilité. Entre le télévisuel et le cinématographique, A Dark Truth ne sait trop bien sur quel pied danser. >> Élie Castiel

Sortie : vendredi 15 mars 2013
v.o. : anglais

SUSPENSE | Origine : Canada – Année : 2012 – Durée : 1 h 46  – Réal. : Damian Lee – Int. : Andy Garcia, Forest Whitaker, Kim Coates, Eva Longoria, Deborah Kara Unger, Devon Bostick Dist. / Contact : Séville | Horaires / Versions / Classement : Côte-des-Neiges

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

L’Arbre et le Nid

Résumé
Au Québec, plusieurs personnes remettent en cause la surmédicalisation des naissances et revendiquent le droit à un accouchement naturel. Dans ce film, des experts expriment leur point de vue et des familles partagent leur expérience d’enfantement.

En quelques mots
★★
Si ce documentaire redonne aux sages-femmes la place dans l’histoire que la constitution de l’Ordre des médecins leur avait fait perdre au XIXe siècle, il manque pourtant de recul historique et ne présente essentiellement qu’un point de vue bien documenté par ailleurs. On aurait préféré plus de voix discordantes au chapitre surtout que la situation au Québec, du moins dans les grands centres, semble avoir changé. Certains pourraient être offusqués par les images très directes d’accouchements à domicile, à la maison des naissances et à l‘hôpital et être étonnés de la participation de certains à ce long métrage qui dévoile beaucoup. Le film donc risque de ne prêcher qu’aux convertis même si l’approche d’accompagnement sur une longue période apparaît évidemment nécessaire pour informer, soutenir et aider ces parents quelquefois déboussolés par l’arrivée d’un nouvel être. >> Luc Chaput

Sortie : vendredi 15 mars 2013
v.o. : français

DOCUMENTAIRE | Origine : Canada [Québec] – Année : 2013 – Durée : 1 h 24  – Réal. : Valérie Pouyanne – Dist. / Contact : L’Œil fou Inc. | Horaires / Versions / Classement : Beaubien

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

The Call

Résumé
Une réceptionniste du 911 demeure en contact téléphonique avec une jeune fille qu’un ravisseur a enfermée dans le coffre de son auto. En dernier ressort, la réceptionniste tente de sauver elle-même la captive.

En quelques mots
SANS COMMENTAIRES / FILM NON VU.

Sortie : vendredi 15 mars 2013
v.o. : anglais
v.f.  – L’Appel

SUSPENSE | Origine : États-Unis – Année : 2012 – Durée : 1 h 34  – Réal. : Brad Anderson – Int. : Halle Berry, Abigail Breslin, Morris Chesnut, Michael Eklund, Michael Imperioli – Dist. / Contact : Columbia | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

Le Chant des ondes – Sur la piste de Maurice Martenot

Résumé
À l’aide de films d’archives, d’entrevues et de prestations musicales, ce film nous présente les origines et le fonctionnement de l’instrument de musique électronique inventé par Maurice Martenot au début du XXe siècle.

En quelques mots
★★★
Comme dans Le Fantôme de l’opératrice en 2004, sur les téléphonistes qui étaient partie intégrante de l’industrie des télécommunications pendant une grande partie du XXe siècle, la réalisatrice Caroline Martel fait  encore une fois œuvre d’archiviste redonnant ici comme là la  juste note. Dans cet autre œuvre, elle employait la musique éthérée de ces  ondes pour souligner d’une autre manière le passage du temps. Elle redonne donc ici de multiples manières ses lettres de noblesse à cet instrument plutôt oublié car conçu et produit de manière artisanale  après la Première Guerre mondiale par un musicien et technicien de génie. Son périple dans le temps et l’espace nous permet de rencontrer des passionnés, hommes et femmes, qui continuent de servir cet instrument aux accents différents et de tenter de retrouver certains secrets de fabrication. On peut pourtant être étonné parmi les œuvres représentées de musique dite classique ou plus populaire de l’absence de Maurice Jarre dans la série des compositeurs cités puisque sa musique pour Doctor Zhivago, entre autres,  donnait une place certaine à l’invention de Martenot. >> Luc Chaput

Sortie : vendredi 15 mars 2013
v.o. : français

DOCUMENTAIRE | Origine : Canada [Québec] – Année : 2012 – Durée : 1 h 37  – Réal. : Caroline Martel – Dist. / Contact : ONF | Horaires / Versions / Classement : Excentris

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

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