10 mai 2013
Résumé
Jusqu’ici, Sean a vécu en ville avec sa mère. Et un jour il va rejoindre son père à Bridgewater, en Nouvelle-Écosse. Il devient vite le souffre-douleur de l’école locale et se défoule en écriant un histoire où il est question de revanche. Cela va lui attirer des ennuis.
En quelques mots
★★ 1/2
Le phénomène Internet est ici au service d’un drame sur l’adolescence marginale où le anti-héros diffuse candidement en ligne des publications controversées, comme pour échapper à l’isolement que lui infligent ses camarades. Lorsque la police s’en mêle, Blackbird (titre on ne peut plus significatif) prend des allures d’essai engagé sur la manipulation, l’injustice et l’aveuglement d’une société en proie aux démons des premiers soupçons. Après un séjour en prison, le jeune Sean devient libre mais s’aperçoit qu’il ne l’est pas vraiment, que la société civile n’est pas encore prête à pardonner, encore traumatisée par les événements comme l’affaire de Columbine. Lorsqu’un film donne l’occasion de dénoncer l’intransigeance absolue au détriment du bon sens, il ne peut qu’attirer notre totale adhésion. Et Jason Buxton, dont c’est ici le premier long métrage, le fait avec un savoir-faire contagieux, bénificiant également de la présence du jeune Connor Jessup, une véritable révélation, et dont le jeu intense et cathartique surprend. Avec des films comme Blackbird, le cinéma canadien joint les rangs de notre cinématographie nationale (jusqu’ici la plus édifiante du Canada) avec audace et détermination.>> Élie Castiel
DRAME | Origine : États-Unis – Année : 2012 – Durée : 1 h 46 – Réal. : Jason Buxton – Int. : Connor Jessup, Alexia Fast, Michael Buie, Alex Ozerov, Craig Arnold – Dist. / Contact : Equinoxe| Horaires / Versions / Classement : Cineplex
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★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
Résumé
Nicole, 41 ans, travaille comme pharmacienne et vit avec son mari et ses enfants, des adolescents. Elle trouve sa vie monotone jusqu’au jour où elle reçoit la lettre d’un inconnu qui lui demande de continuer à correspondre avec lui ou, au contraire, de se débarrasser de la lettre et ne plus en entendre parler.
En quelques mots
★ 1/2
Le scénario de Bill Fugler et du réalisateur Sean Garrity débute à la manière de ces histoires érotiques où les messages sur Internet déclenchent des émois chez leurs récipiendaires. La photographie de Ben Lichty rend bien le caractère anonyme de ces banlieues vues à vol d’oiseau ou dans des rues toutes pareilles où se déroule la vie de Nicole. Michelle Giroux rend bien l’évolution de cette épouse et mère qui trouve dans ces messages divers moyens de prendre en main sa vie sous l’œil amusé de sa consœur au travail Glenda (Catherine Disher). Les détours du scénario deviennent ensuite plus prévisibles et Jonas Chernick, qui est un collaborateur de Garrity depuis Inertia, apparaît trop effacé dans son interprétation de son rôle de ce Pygmalion étrange pour que les dernières séquences aient un impact certain. >> Luc Chaput
DRAME | Origine : Canada – Année : 2012 – Durée : 1 h 35 – Réal. : Sean Garrity – Int. : Michelle Giroux, Jonas Chernick, Judah Katz, Kristian Bruun, Catherine Disher, Jake Epstein, Tatiana Maslany– Dist. / Contact : Bedbugs Films | Horaires / Versions / Classement : Cinéma du Parc
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★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

AVENTURES / COMÉDIE | Origine : Inde – Année : 2013 – Durée : 1 h 48– Réal. : Krisha D. K., Raj Nidimoru – Int. : Vir Das, Pooja Gupta, Saif Ali Khan, Kunal Kemu, Anand Tiwari – Dist. / Contact : A-Z Films – Horaires / Versions / Classement : Cineplex
Résumé
Quelque part, dans les côtes de Goa, une soirée rave se transforme en quelque chose d’horrifiant. Un membre de la mafia russe (l’est-il vraiment ?) se voit ainsi forcé de devenir chasseur de zombies.
En quelques mots
★ 1/2
Après, entre autres, Shaadi.com (2002), le duo Krishna D.K. et Raj Nidimoru poursuivent leurs tentatives dans la série B avec une satire amusante des films de zombies. Pour les besoins de cette histoire sans queue ni tête, mais joussivement époustouflante, peu d’effets spéciaux, des clins d’œil aux films hindous d’action des années 1970 et chose bizarre, ni séquences chantées, ni inserts chorégraphiques, s’inscrivant ainsi dans un nouveau style bollywoodien, celui d’une nouvelle génération lassée des vieilles recettes souvent improductives. Le très efficace Saif Ali Khan agit comme coproducteur et se donne un rôle qui lui donne l’occasion idéale de s’autodériser. Quant aux séquences « zombies », elles sont dignes de figurer dans la programmation de Fantasia, l’incontournable festival des films de genre montréalais. >> Élie Castiel
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★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
Résumé
Jeune millionaire réputé pour les soirées qu’il organise dans sa somptueuse demeure, Jay Gatsby constate la superficialité de son entourage. Sauf dans le cas d’un certain Nick Carraway, qui voit en lui une certaine grandeur, malheureusement mise à dure épreuve par les nombreux hasards et coïncidences.
En quelques mots
★★★ 1/2
Avec cette adaptation atypique du roman de F. Scott Fitzgerald, et à l’instar de Romeo + Juliet (1996) et de Moulin Rouge! (2001), Baz Luhrmann se permet un traitement anachronique, notamment dans la bande son, d’une exubérance contagieuse, voire excessive, et sans doute blasphématoire pour les puristes. Contrairement au classicisme de la version 1974 de Jack Clayton, le cinéaste australien risque le tout pour le tout en optant pour une déconstruction systématique, mais bien pensée, de la mise en scène. Au ton calme et pondéré de la version des années 1970, celle-ci s’avère tourbillonnante, exaltée ; Luhrmann préfère filmer les gestes et les situations par le biais d’une caméra énervée qui capte le tout comme s’il s’agissait d’un récit chorégraphique, sorte de ballet sentimental de l’âme. Cela indique que le montage (très beau travail de Jason Ballantine, Jonathan Redmond et Matt Villa), d’une impressionnante rapidité, transperse l’écran, transformant ce drame intime en une sorte de conte sublimée. Il y a, dans cette version de The Great Gatsby, quelque chose qui ressemble à du patchwork, en quelque sorte un puzzle narratif qui, petit à petit, se construit instinctivement, par impulsions et donne forme à quelque chose à laquelle on ne s’y attend pas. Certes, notre adhésion peut être ébranlée durant les quelques brefs moments morts, mais très vite la magie reprend son souffle. Il faut une ouverture d’esprit pour apprécier ce film, malgré les apparences, difficile à cerner. Mis à part le jeu un peu fade et trop contempain de Carey Mulligan dans le rôle de Daisy Buchanan, qui méritait d’extérioriser davantage le charme romantique du personnage, les autres comédiens s’en tirent admirablement bien : en mari jaloux et impulsif, Joel Edgerton vole sans doute la vedette ; Toby Maguire donne au personnage de Nick Carraway, dépassé par les événements, la sensibilité voulue et la distance nécessaire ; et puis, bien entendu, Leonardo DiCaprio dans le rôle de Jay Gatsby, ce héros puissant, viscéral, d’un charme dévastateur, mais également désenchanté et frappé par les foudres du destin. On soulignera le passage furtif et remarqué du bollywoodien Amitabh Bachchan. Et en fin de compte, on ne peut rester insensible devant le message final, triste et poignant, sur ce qu’il a à dire sur la solitude de l’être et son irréversible finitude. >> Élie Castiel
DRAME | Origine : États-Unis / Australie – Année : 2011 – Durée : 2 h 22 – Réal. : Baz Luhrmann – Int. : Leonardo DiCaprio, Tobey Maguire, Joel Edgerton, Carey Mulligan, Isla Fisher, Amitabh Bachchan, Jason Clarke, Jack Thompson – Dist. / Contact : Warner | Horaires / Versions / Classement : Cinéma du Parc – Cineplex
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Résumé
Le voyage du jeune aventurier norvégien Thor Eyerdahl qui, un jour de 1947, s’embarque dans une incroyable expédition de 4 300 mille marins sur l’océan Pacifique à bord du radeau Kon-Tiki. Le but : prouver que les îles polynésiennes ont été peuplées par des Incas. Dans son dangereux périple, il est accompagné de cinq autres personnes qui croient en sa théorie.
DRAME | Origine : Canada / Suède – Année : 2012 – Durée : 1 h 41 – Réal. : Espen Sandberg, Joachim Rønning – Int. : Pål Sverre Hagen, Anders Baasmo Christianson, Gustav Skarsgård, Odd Magnus Williamson, Tobias Santelmann – Dist. / Contact : Séville | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
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★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
Résumé
À 17 ans, on n’est pas sérieux. On joue au soccer, on s’apprête à porter la robe pour le bal des finissants. On passe des soirées autour du feu avec des amis. C’est l’âge de l’insouciance car on se fout de tout. Lou et Laylou traversent cet âge.
En quelques mots
★★ 1/2
Dans son quatrième film, Philippe Lesage aborde à nouveau le thème de la jeunesse, était déjà au cœur de Pourrons-nous vivre ensemble ?, son premier long métrage. Dans Laylou, il filme, sur un ton plus léger et avec une contemplation certaine, le quotidien en apparence banal de quelques jeunes filles au sortir de leur secondaire. Passé le bal des finissants, oubliée la robe de location mal ajustée ou les talons hauts qui blessent, elles se retrouvent en « gang » autour de feux de camps improvisés, ou passent le plus clair de leurs soirées d’été sur un terrain de soccer. Les personnalités opposées des deux protagonistes principales permet à Lesage de nous montrer un visage bien réel de la jeunesse québécoise francophone actuelle, diversifiée, alerte et ouverte sur le monde, mais en même temps, craintive et encore tellement enfant. Tantôt hilarant, tantôt grave, leur naturel émeut à tout coup, et leurs craintes d’un avenir encore très incertain font écho à nos propres angoisses passées. Filmées sans moralisation, étudiées sans dissertation, ces jeunes femmes partagent avec nous quelques instants éphémères de leur fin d’adolescence, en toute simplicité. Sous l’œil attendrit de Philippe Lesage, qui réussit à capter ces instants fragiles comme autant de tableaux complémentaires, ces jeunes révèlent malgré tout une étonnante décontraction. >> Charles-Henri Ramond
DOCUFICTION | Origine : Canada [Québec] – Année : 2012 – Durée : 1 h 20 – Réal. : Philippe Lesage – Dist. / Contact : Les Films du 3 mars | Horaires / Versions / Classement : Excentris
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Résumé
Un vieil homme et une jeune femme font connaissance à Tokyo. Elle ne sait rien de lui et il croit la connaître. Il l’invite chez lui. Elle lui propose son corps. Qui sont-ils vraiment ?
En quelques mots
★★
Fidèle à son style des quelques dernières années, l’iranien Abbas Kiarostami poursuit son œuvre avec un film dont la simplicité de la trame narrative se laisse presque submerger par le côté formel. La fixité du plan, sa durée et son contenu s’associent pour former un tout d’une richesse visuelle réfléchie et habilement structurée. L’image de Katsumi Yanagijima illumine ces séquences en forme de tableaux naturalistes. Comme dans Ten (2002), l’automobile prend une place importante, espace de toutes les observations philosophiques sur la vie. Si le jeu des interprètes paraît improvisé, mais certes efficace, l’octogénaire Tadashi Okuno se surpasse tant par sa présence charismatique que par sa sagesse contagieuse. Le plan final, abrupte, sec et d’une certaine façon imprévisible, laisse la porte ouverte à plusieurs interprétations, laissant le spectateur décontenancé. Mais il s’agit là d’un geste esthéthiquement prémédité de la part d’un cinéaste qui préfère les zones grises aux recettes établies. >> Élie Castiel
DRAME | Origine : France / Iran – Année : 2012 – Durée : 1 h 49 – Réal. : Abbas Kiarostami – Int. : Tadashi Okuno, Rin Takanashi, Ryo Kase, Denden, Raido Mori, Kaneko Kubota – Dist. / Contact : EyeSteelFilm | Horaires / Versions / Classement : Cinéma du Parc – Excentris
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★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
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