23 mai 2013
Résumé
Ils sont trois, jeunes, riches, beaux et passent leur temps à brûler la chandelle par les deux bouts. Vodka, équitation, gourous. Et soudain, c’est la chute, plus terrible qu’imaginée.
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SANS COMMENTAIRES / Film non vu.
DRAME | Origine : Grande-Bretagne – Année : 2013 – Durée : 1 h 19 – Réal. : Alexandra McGuinness – Int. : Antonia Campbell-Hughes, Johnny Flynn, Ben Northover, Liam Browne, Amber Anderson, Jay Choi – Dist. / Contact : Meneret Productions (États-Unis) | Horaires / Versions / Classement : Cinéma du Parc
Résumé
Quelque part, en Italie, deux familles se rencontrent pour le mariage de leurs enfants. Une noce bien préparée, dans les moindres détails, mais à condition que tout se déroule comme prévu.
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★ 1/2
Bien que la description des états d’âme des jeunes mariés et son imbrication dans l’intrigue principale soient intéressantes et témoignent d’une ambition retrouvée de la part de la réalisatrice, cette partie de l’intrigue est trop rapidement expédiée pour s’épanouir de manière satisfaisante. Heureusement, Susanne Bier est parfois capable du meilleur, comme en témoigne l’utilisation touchante de la maladie du personnage interprété par Trine Dyrholm lors d’une très belle scène de baignade. Cependant, lorsque la comédie romantique entre les deux parents reprend ses pleins droits, le rythme est brisé et le charme inhérent au genre s’est effrité. Si la réalisatrice s’était davantage consacrée à ses deux personnages principaux et avait pleinement assumé son envie de faire une comédie romantique, le film aurait probablement été en apparence plus mineur. Il aurait peut-être été paradoxalement plus réussi. >> Jean-Marie Lanlo
COMÉDIE SENTIMENTALE | Origine : Danemark / Suède / Italie / France / Allemagne / Japon – Année : 2012 – Durée : 1 h 56 – Réal. : Susanne Bier – Int. : Pierce Brosnan, Trine Dyrholm, Molly Blixt Egelind, Sebastian Jessen, Paprika Steen, Kim Bodnia – Dist. / Contact : Métropole | Horaires / Versions / Classement : Beaubien – Cineplex
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★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
Résumé
Luciano est chef de famille, individu plutôt exubérant qui fait le clown devant les clients de sa poissonnerie. Jusqu’au jour où, poussé par ses enfants, il participe au casting d’une célèbre émission de téléréalité. Sa vie bascule du jour au lendemain.
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★★ 1/2
Deuxième grand prix cannois en quatre ans pour son auteur, Matteo Garrone, Reality se fonde sur le désir impérieux et maladif de célébrité d’un individu. Plus directement, il nous montre comment un geste au premier abord acté dans une jolie intention (Luciano décide de faire plaisir à sa fille en se présentant à une audition pour une téléréalité), presque désintéressé, en vient à contaminer la réalité d’un individu, d’abord ses rapports les plus extérieurs dans la communauté, puis sa propre cellule familiale. S’il use la téléréalité et le culte de la célébrité comme sources d’inspiration (Louis 19, le roi des ondes, Truman Show , Superstar, l’avaient fait plus frontalement), Reality pose néanmoins son sujet ailleurs. Il réside ni dans une critique de cette forme télévisuelle – on compte à peine quelques plans furtifs où Garrone se permet d’égratigner le voyeurisme satisfait de ces dits programmes. Pas plus qu’il ne réside dans l’évocation de la célébrité (souvent brutale) de ces anonymes qui peuplent ses écrans… Au lieu, Reality compose son sujet dans l’attente fébrile et interminable qui s’étire entre l’audition (prétexte à un passage mémorable aux studios de Cinecittà) de Luciano et sa possible sélection dans l’émission. Cette attente, cette fébrilité grandissante, Garrone en accentue l’ampleur par la prédominance de l’ellipse qui tout en bouleversant la linéarité cristallise le caractère toujours un peu plus déviant de Luciano. D’une séquence à une autre, il se transforme sous nos yeux. On passe de la fascination amusée aux vertiges de sa folie. >> Sami Gnaba
COMÉDIE SATIRIQUE | Origine : Italie / France – Année : 2012 – Durée : 1 h 55 – Réal. : Matteo Garrone – Int. : Aniello Arena, Loredana Simioli, Nando Paone, Graziella Marina, Nello Ionio, Nunza Schiano– Dist. / Contact : Métropole – Horaires / Versions / Classement : Excentris
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★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
Résumé
Octogénaire, ancien projectionniste en Égypte, Monsieur Noun vit maintenant à Paris. Anne, sa voisine d’origine roumaine est une prostituée. Ils partagent régulièrement leurs joies et leurs peines et soudain, un jour, le vieil homme disparaît
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★ 1/2
Voilà un film hybride, mélange pas toujours réussi de réalisme magique avec un poisson rouge qui vole, des faits divers qui s’accumulent, des truands etc. dans le quartier de Pigalle à Paris. Les scènes réalistes entre Anna interprétée avec conviction par Anamaria Marinca vue dans 4 mois, 3 semaines, 2 jours et Monsieur Noun, retraité égyptien qu’incarne le grand acteur Gamil Ratib, servent de fil conducteur à cette trame de comédie policière dramatique où la relation entre Noun et son petit-fils complique la donne. La pixilation et d’autres techniques d’effets spéciaux servent à enrober le tout dans un propos où l’émotion pourtant ne réussit que rarement à atteindre le spectateur tant le ton vacille. >> Luc Chaput
DRAME | Origine : France / Canada [Québec] – Année : 2012 – Durée : 1 h 32 – Réal. : Srinath C. Samarasinghe – Int. : Gamil Ratib, Anamaria Marinca, Tewfik Jallab, Jean-Michel Correia, Claude Perron, Guillaume Verdier– Dist. / Contact : Locomotion – Horaires / Versions / Classement : Beaubien
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★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
16 mai 2013
Résumé
La montée à un âge mur, 62 ans, de l’artiste Charles Bradley. Sa soudaine réussite l’a sauvé d’une vie d’abandon, d’itinérance, de la tragédie et de la violence. Le film trace son parcours vers la realisation de son rêve.
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★★ 1/2
Un chanteur découvert dans un club par un dirigeant de compagnie de disques, cela est arrivé souvent dans la fiction et la réalité depuis 100 ans. Ce dirigeant de Daftone prépare donc un enregistrement de « Black Velvet » puisque c’est là le nom d’artiste de Bradley à ce moment là. Le réalisateur Poull Brien s’intéresse à son histoire et intercale des moments de studio et de spectacles avec un retour sur les lieux de son enfance et de sa vie de sans-abri et de simple cuisinier qui ont façonné aussi son interprétation des classiques de James Brown entre autres. L’empathie de Brien pour Bradley qui réussit à faire chanter par ses tripes sa douleur, sa foi de charbonnier et son humanisme se transforme en une amitié réciproque de plus en plus visible aux détours de ce film simple et direct qui montre l’arrivée tardive d’un artiste important sur la scène du néo-soul. >> Luc Chaput
DOCUMENTAIRE | Origine : États-Unis – Année : 2012 – Durée : 1 h 15 – Réal. : Poull Brien – Dist. / Contact : Kinosmith (Toronto) | Horaires / Versions / Classement : Cinéma du Parc
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★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
Résumé
Élève dans une garderie, la petite Klara laisse entendre que Lucas, employé de l’établissement, aurait posé des gestes indécents à son égard. Et comme par magie, tous les enfants de la garderie semblent présenter des symptômes d’abus sexuels. Lucas devient la bête noire de la communauté. Une enquête a lieu.
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★★★ 1/2
En 1998, avec Festen, Vinterberg signait un troisième long métrage selon les codes rigides du Dogme créé par Lars von Trier. Tout en conservant certains signes du fameux manifeste cinématographique, il construit La Chasse selon une structure beaucoup plus proche du cinéma standardisé (et tant mieux !), alliant récit linéaire à certains caprices bienvenus de mise en scène. Ici, c’est la bourgeoisie bien-pensante, voire même étouffante, injuste, qui est la cible de cette véritable chasse aux sorcières contre un honnête homme accusé du plus vils des maux : la pédophilie. L’aspect original tient dans la relation de complicité à la fois sadique et compatissante qui existe entre les spectateurs (qui connaissent la vérité), le coupable désignée (celui qu’on accuse) et les habitants (qui jugent trop vite). Si le début, peut-être un peu trop fastidieux, suffit à situer les personnages dans leurs contextes social et individuel, la deuxième partie, plus poignante, démarre avec un sens extraordinaire du rythme et du suspense. Sur ce point, le comportement d’abord pathétique et passif de Mads Mikkelsen dans le rôle ingrat de Lucas, le faux bad guy, se transforme petit à petit en désespoir, rage et envie de survivre. Ce qui lui a valu l’an dernier, à Cannes, le prix fort mérité de meilleur acteur. Une fois installé, le drame suit son cours, s’empare des protagonistes et réussit à captiver. Certains seront choyés par une fin ambigüe, laissant planer des zones d’ombre que d’autres trouveront discutables. Mais une chose est claire : jusqu’à date, La Chasse est l’une des plus belles propositions de l’année, offrant aux cinéphiles (et autres) une occasion de constater encore une fois que même par le biais d’un fait divers, le cinéma peut être aussi affaire d’analyse, d’observation sur l’état du monde et de réflexion. >> Élie Castiel
DRAME | Origine : Danemark – Année : 2012 – Durée : 1 h 51 – Réal. : Thomas Vinterberg – Int. : Mads Mikkelsen, Thomas Bo Larsen, Annika Wederkopp, Lasse Fogelstrøm, Alexanda Rapaport, Anne Louise Hassing – Dist. / Contact : Métropole | Horaires / Versions / Classement : Cineplex – Excentris
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
Résumé
Thomas et Lola s’aiment d’un amour sincère ; ils décident de se marier. Lors d’un week-end chez les parents de la jeune fille, Gilbert, son père, tente de convaincre Thomas de changer d’idée.
En quelques mots
★★ 1/2
Jolie surprise que Les Gamins, premier long métrage maîtrisé d’Anthony Marciano, sur un scénario hilarant signé Marciano et Max Boublib, en collaboration avec Mona Achache (Le Hérisson) et Noé Debré. Les dialogues incisifs, cyniques et mordants, les répliques assassines et les mots sincères de tendresse ordinaire se superposent à un récit amoureux qui se permet un dialogue savoureux sur le couple, la nostalgie de l’adolescence et la prise de conscience de la réalité. Si d’une part le tout est prévisible, c’est sans doute la verve des comédiens, leur enthousiasme et leur complicité contagieuse qui en sont pour quelque chose dans la réussite du film. Alain Chabat se surpasse et Max Boublib, d’un naturel à la fois pudique et engageant, s’avère un interprète singulièrement versatile, alliant la grâce de la maturité, une poigne d’adolescent et une heureuse touche de mélancolie décalée. Sandrine Kiberlain et Mélanie Bernier s’en tirent avec tous les honneurs. Et si quelques légères touches d’humour douteux se glissent dans l’ensemble, Les Gamins demeure une comédie alerte qui réserve, malgré son côté improbable, une petite surprise sur le plan musical qui laisse chez le spectateur une sensation de bonheur. >> Élie Castiel
COMÉDIE | Origine : France – Année : 2013 – Durée : 1 h 37 – Réal. : Anthony Marciano – Int. : Max Boublil, Alain Chabat, Mélanie Bernier, Sandrine Kiberlain, Arié Elmaleh, Alban Lenoir – Dist. / Contact : Niagara Films| Horaires / Versions / Classement : Beaubien – Cineplex
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
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