En salle

Far Out Isn’t Far Enough: The Tomi Hungerer Story

21 juin 2013

Résumé
Artiste hors-normes, mais tout aussi extraordinaire, Tomi Ungerer n’a aucune gêne à sortir des sentiers battus. Alsacien de naissance, on suit son parcours de son Alsace nazie à la New York beatnik, toujours aussi provocant et tendre à la fois.

En quelques mots
★★ 1/2
C’est presque à un parcours du siècle que nous présente ce portrait de Jean-Thomas dit Tomi Ungerer né en 1931. Le cinéaste a su employer les commentaires acides ou amusés de l’artiste comme contrepoint d’une biographie foisonnante intégrant les divers aspects de son œuvre. Auteur reconnu de livres pour enfants (Les Trois Brigands adapté de bonne manière au cinéma) et d’affiches où son sens de la ligne laisse pointer sa hargne contre la guerre, l’artiste a connu aussi des moments difficiles face à la censure pour ses œuvres pour adultes avertis. Son exil de New York apporte un sens géographique au titre original qui a aussi un parfum hippie. Ce long métrage, où les critiques d’Ungerer ne sont pas assez présents, incitera plusieurs à visiter au moins sur la toile ce musée que Strasbourg, sa ville natale, lui a consacré. >> Luc Chaput

Sortie : Vendredi 21 juin 2013
V.o. : Anglais
S.-t.f. – Tomi Ungerer – L’esprit frappeur

DOCUMENTAIRE | Origine : États-Unis – Année : 2012 – Durée : 1 h 38  – Réal. : Brad Bernstein – Dist. / Contact : First Run Features | Horaires / Versions / Classement : Cinéma du Parc

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Fill the Void

Résumé
La belle Shira, 18 ans, est la plus jeune des filles d’une famille juive orthodoxe de Tel-Aviv. Elle est sur le point d’épouser un jeune homme du même âge et de la même classe sociale. Mais son beau-frère vient de devenir veuf.

En quelques mots
★★★
Le premier long métrage de Rama Burshtein est avant tout un pari : montrer la  communauté hassidique de Tel-Aviv comme un espace social replié sur lui-même, avec ses propres lois, ses valeurs, ses contradictions, ses traditions, ses obligations et avant tout la foi qui l’anime. Mais derrière toute cette démonstration méticuleusement documentée, aucune critique, aucune prise de position. Elle-même issue de ce milieu particulier, Burshtein ne fait que dépeindre un univers insulaire qui, par ses règles de conduite, se protège des influences extérieures. Mais dans le même temps, ces personnages nous ressemblent, tant par leur souci d’aimer que par celui de s’accorder à l’autre. Le rapport au corps n’est pas le même, mais tout aussi essentiel, exprimé autrement, mais toujours avec la peur de la tentation. Et c’est dans la narration, proche de l’univers littéraire de Jane Austen (Orgueil et Préjugés), que le récit fonctionne admirablement bien, ce qui permet une forme cinématographique à la fois limpide et rigoureuse. Chez les personnages, les règles du comportement sont façonnées selon un ordre divin, et c’est de cette mission céleste que parle la réalisatrice, documentant son film avec un sens méticuleux de l’observation. Efficace dans la direction d’acteurs, à l’aise dans la mise en scène et usant de l’ellipse  avec soin, Rama Burshtein montre que le cinéma peut devenir un  excellent facteur d’intervention sociale, même dans une communauté aussi fermée que la hassidique.  >> Élie Castiel

Sortie : Vendredi 21 juin 2013
V.o. : Hébreu
S.-t.a. – Lemale et ha’-halal

DRAME | Origine : Israël – Année : 2012 – Durée : 1 h 30  – Réal. : Rama Burshtein – Int. : Hila Feldman, Razia Israeli, Yivtach Klein, Renana Raz, Ido Samuel, Chayim Sharir – Dist. / Contact : Métropole | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Monsters University

Résumé
Mike Wazoski caresse un rêve : devnir le plus effrayant des monstres. Mais il sait aussi que pour y arriver, il devra fréquenter la célèbre Monsters University. Dès le premier trimestre, ses plans sont mis à dur épreuve lorsqu’il s’aperçoit qu’il n’est pas le seul à poursuivre ce rêve.

En quelques mots
1/2
Monsters, Inc.
, il y a douze ans, démontrait de manière  éclatante et ludique l’utilité énergétique des monstres qui hantent les rêves d’enfants. Les mêmes personnages centraux Mike et Sulley se rencontrent donc auparavant comme étudiants de première année à l’université dans cette réutilisation peu imaginative du concept. On y retrouve la plupart des activités qui sont le lot de ces comédies de campus universitaires qui forment un sous-genre du cinéma américain depuis très longtemps. Les scénaristes Daniel Gerson, Robert L. Baird et  Dan Scanlon, qui est aussi le réalisateur,  en voulant garder le film pour toute la famille, ne sont pas allés assez loin dans l’horreur ou les gags de surprise. Seule une séquence qui satirise une scène de film d’horreur pour adultes avec quelques fins effets spéciaux sort du lot et montre ce  qu’on aurait dû réussir à de plus nombreuses reprises dans ce petit produit Pixar loin du calibre de Toy Story 3. >> Luc Chaput

Sortie : Vendredi 21 juin 2013
V.o. : Anglais
V.f. – L’Université des monstres

ANIMATION | Origine : États-Unis – Année : 2013 – Durée : 1 h 44  – Réal. : Dan Scanlon – Voix (v.o) : John Goodman, Billy Crystal, Steve Buscemi, Ken Jeong, Frank Oz, Rob Riggle, John Ratzenberger – Dist. / Contact : Buena Vista | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Much Ado About Nothing

20 juin 2013

Résumé
Version moderne de la célèbre comédie de William Shakespeare,
Beaucoup de bruit pour rien. Deux couples d’amoureux ont des points de vue différents sur l’amour et le sens des mots que cet incontournable sentiment cache.

En quelques mots
★★
1/2
Une troupe d’acteurs solides venant des mêmes séries télé, une belle propriété californienne, un réalisateur et scénariste télé qui a connu de nombreux succès populaires et critiques, voilà la version du siècle nouveau  qui remplace les King’s  Players ou la Troupe du Duc d’alors. Whedon rajoute un prologue muet à cette adaptation par ailleurs fidèle (malheureusement non sous-titrée) dans un lieu où écrans télé et téléphones portables renvoient d’autres images du monde. La présence de gardes du corps ineptes et bonasses apparait dans ces circonstances plus risquée. L’utilisation du noir, blanc et gris amène une distanciation nécessaire à ces propos si souvent joués et entendus. Certaines séquences, dont la procession mortuaire aux flambeaux, soulignent le caractère dramatique de cette comédie romantique où les étincelles ironiques donnaient lieu aussi à l’amour dans ces textes si modernes et pourtant anciens. >> Luc Chaput

Sortie : Vendredi 21 juin 2013
V.o. : Anglais

COMÉDIE DRAMATIQUE | Origine : États-Unis – Année : 2012 – Durée : 1 h 47 – Réal. : Joss Whedon – Int. : Amy Ecker, Emma Bates, Sara Blindauer, Spencer Treat Clark, Alexis Denisof, Reed Diamond  – Dist. / Contact : Séville | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Raanjhanaa

Résumé
Comme pour la plupart des individus, le premier amour est celui qui compte et qu’on n’oublie jamais. La ville de Bénarès tient une place importante dans la vie de Kundan, car c’est là où il a connu ses premiers émois amoureux en la personne de la belle Zoya, la fille de ses rêves.

En quelques mots
SANS COMMENTAIRES / Film non vu.

Sortie : Vendredi 21 juin 2013
V.o. : Hindi
S.-t.a. – Beloved

COMÉDIE SENTIMENTALE | Origine : Inde – Année : 2013 – Durée : 2 h 20  – Réal. : Aanand Rai – Int. : Dhanush, Sonam Kapoor, Abhay Deol, Swara Bhaskar, Mohammed Zeeshan Ayyub, Kumud Mishra, Deepika Amin – Dist. / Contact : A-Z Films – Horaires / Versions / Classement : Cineplex

Room 237

Résumé
Si d’une part, The Shining est considéré par les exégètes du cinéma comme l’une des œuvres marquantes de Stanley Kubrick, de l’autre, on retrouve de nombreux sceptiques qui croient en la théorie du complot. Avec Room 237, Rodney Ascher tente de percer l’énigme.

En quelques mots
★★ 1/2
Dès le départ, nous avons l’impression d’assister à un cours universitaire en études cinématographiques, tant les diverses théories sur la conception narrative du célèbre The Shining relève autant de l’enthousiasme envers un des films les plus percutants et énigmatiques de Kubrick que de l’imaginaire fertile du cinéphile averti. Si d’une part les diverses propositions sont savamment illustrées, souvent même par des films autres que ceux du réalisateur, nous avons devant nous  le portrait d’un cinéaste hors du commun bercé par une puissante capacité intellectuelle. Le chiffre « 42 » revient souvent pour évoquer les effrois de l’Holocauste, tragique épisode de l’Histoire humaine qui semble avoir fortement influencé une œuvre ambivalente, intentionnellement iconoclaste et aux multiples symboles et métaphores sur l’art et la vie. Mais ce qu’on retient de ce Room 237 (autre chiffre énigmatique), c’est surtout l’idée selon laquelle le véritable cinéphile est essentiellement celui qui s’inscrit totalement dans l’œuvre de celui qu’il admire pour essayer de comprendre les rapports complexes et parfois indéchiffrables entre la forme et le fond. Tout simplement, le cinéma comme « art » de la représentation. >> Élie Castiel

Sortie : Vendredi 21 juin 2013
V.o. : Anglais

DOCUMENTAIRE | Origine : États-Unis – Année : 2012 – Durée : 1 h 43  – Réal. : Rodney Ascher – Dist. / Contact : Métropole – Horaires / Versions / Classement : Cinéma du Parc

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

World War Z

Résumé
Une pandémie s’est abattue sur le monde, transformant les individus en zombies. Ex-employé des Nations Unies, Gerry Lane se voit forcé de reprendre son travail pour essayer de résoudre ce problème qui menace la race humaine.

En quelques mots
1/2
Dans ce pot-pourri de film d’action, de film catastrophe et de drame d’horreur pure, on voyage aux antipodes de la planète pour découvrir les origines d’une invasion de zombies déchaînés. Comme dans tout bon film de genre qui se respecte, l’honneur de la patrie et la bravoure caractérisent un héros unidimensionnel et parsèment ici et là leurs stéréotypes archi-connus. Le film a toutefois bien du mal à démarrer tant le sujet semble mal défini, fort heureusement, la dernière demi-heure replace de belle manière l’horreur et le suspense au premier plan. Le combat à finir entre le héros et ses adversaires hideux est rythmé et le huis clos circonscrit parfaitement les joutes finales, photographiées sous les jeux de lumières froides et bleutées. Quelques réflexions plus profondes, quoiqu’assez mal exploitées, sur la surconsommation et la destruction de la planète par l’homme permettent au film de trouver un sens plus large que le simple combat du bien et du mal. Signalons également les pointes d’autodérision ménagées par les auteurs tout au long de l’intrigue, qui élèvent presque le film au rang de pastiche. Les effets spéciaux abondants et la 3D subtile caractérisent les aspects techniques de cette méga-production hollywoodienne qui devrait plaire aux amateurs du genre. >> Charles-Henri Ramond

Sortie : Vendredi 21 juin 2013
V.o. : Anglais
V.f. – World War Z

DRAME D’Épouvante/anticipation | Origine : États-Unis – Année : 2013 – Durée : 1 h 56 – Réal. : Marc Forster – Int. : Brad Pitt, Matthew Fox, Mireille Enos, James Badge Dale, Elyes Gabel, Julia Levy-Boeken, Katrina Vasilieva – Dist. / Contact : Paramount | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

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