1er novembre 2013
Résumé
Différent des autres dindons de son clan, Reggie est choisi par le président et gracié le jour de l’Action de grâce. Vivant maintenant dans la maison présidentielle, il est kidnappé par un certain Jake, un autre dindon qui l’oblige à le suivre dans une machine à explorer le temps. La mission n’est pas de tout repos.
En quelques mots
★
Voilà un autre animal, pas reconnu pour son intelligence et ayant un aspect physique quelconque, qui a droit à son traitement anthropomorphique dans un film d’animation. Le scénario du réalisateur et de Scott Mosier, un des producteurs, reprend les formules habituelles du film d’aventures où un quidam découvre des dons qu’il met au service d’une communauté en péril et ce parce qu’il est aussi attiré par une des personnes de cette société. Certains y verront des références à Star Wars et d’autres films de science-fiction et même à des westerns pour la période de la colonisation du Massachusetts. L’irritant de ce film, où l’animation est de bonne facture mais que ne sauvent pas quelques bons gags et jeux de mots, est la présence évidente de placement de produits spécialement d’une chaîne de restaurants qui inciteront certains jeunes spectateurs à vouloir visiter après visionnement un de ces établissements. Sommes-nous donc dans ce cas devant une longue publicité déguisée sous les aspects d’un film dit pour toute la famille? >> Luc Chaput
ANIMATION | Origine : États-Unis – Année : 2012 – Durée : 1 h 32 – Réal. : Jimmy Hayward – Voix (v.o) : Woody Harrelson Amy Poehler, Owen Wilson, Colm Meaney, Keith David, George Takei – Dist. / Contact : Séville | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
Résumé
Krishna et sa femme Priya vivent paisiblement. Mais voici que le mal revient, cette fois-ci sous une forme plus foudroyante. Kaal et son armée déploient leurs pouvoir pour tout détruire. Krishna va devoir reprendre son masque de Krrish.
En quelques mots
★★
Après le premier Krrish (2006), également réalisé par Rakesh Roshan, père de Hrithik Roshan dans la vie, le nouveau Superman indien se fait, à l’instar de son homologue américain, le défenseur du Bien contre le Mal. Mais à la sauce bollywoodienne, sa vie privée est montrée avec plus d’emphase, ce qui n’empêche pas les auteurs d’assaisonner le film de multiples scènes d’action. Les codes du genre exigent néanmoins des numéros de danses et des séquences chantées, ce à quoi les protagonistes sont toujous prêts à se plier à ces multiples conventions. La critique sociale est à un niveau élémentaire, cconférant au film un certain charme suranné. Hrithik Roshan, comme d’habitude, exprime toute une gamme d’émotions avec un naturel qui fait de lui une des vedettes bolywoodiennes des plus adulées. On ne serait pas surpris que Fantasia ajoute Krrish 3 à sa programmation l’été prochain ; car le film possède assez d’action extrême pour satisfaire les fans d’un genre de plus en plus populaire. >> Élie Castiel
SCIENCE-FICTION | Origine : Inde – Année : 2013 – Durée : 2 h 32 – Réal. : Rakesh Roshan – Int. : Hrithik Roshan, Priyanka Chopra, Vivek Oberoi, Kangna Ranaut, Arif Zakaria, – Dist. / Contact : A-Z Films | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
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★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
Résumé
Ils sont quatre amis de longue date, tous mariés, sauf un. Ils décident alors de se rendre à Las Vegas pour faire un enterrement de vie de garçon pour le seul célibataire du groupe.
En quelques mots
★
Chose bizarre, l’affiche publicitaire de Last Vegas ressemble à s’y méprendre à celle du remarquable Husbands de l’irremplaçable John Cassavetes. Mais c’est là le seul point commun aux deux films. Car Last Vegas n’essaie qu’à mettre en évidence le talent de comédiens qui ont jadis connu des heures de gloire plus fécondes. Si le thème de l’amitié procure ici des moments de pure tendresse et de sincérité, force est de souligner la mise en scène sans allant de Turteltaub, réalisateur plutôt moyen (National Treasure). Les gags empesés finissent par irriter et le fil narratif suit son cours sans faire trop de vagues, confirmé par un message des plus moralisateurs. Parmi une brochette de comédiens chevronnés, Robert De Niro s’en tire avec tous les honneurs. Las Vegas est ici le lieu des tous les plaisirs et vertus du monde, y compris la voie vers la rédemption. >> Élie Castiel
COMÉDIE | Origine : États-Unis – Année : 2013 – Durée : 1 h 47 – Réal. : Jon Turtertaub – Int. : Morgan Freeman, Robert De Niro, Michael Douglas, Kevin Kline, Mary Steenburgen, Jerry Ferrara, Romany Malco – Dist. / Contact : Séville | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
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★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
Résumé
En 1979, l’ex-Shah d’Iran est conduit aux États-Unis pour y être soigné d’un cancer. Profitant de son absence, 400 étudiants en colère s’emparent de l’ambassade américaine, à Téhéran et prennent 52 otages. Six diplomates parviennent néanmoins à trouver refuge dans la résidence du diplomate canadien John Sheardown. Ils seront cachés pendant plus de deux moins. Le premier ministre Joe Clark accepte de leur remettre un passeport canadien. Entretemps, la CIA prépare une mission pour libérer les prisonniers.
En quelques mots
★★ 1/2
En janvier 1979, le chah d’Iran s’exile, créant un vide du pouvoir comblé par l’arrivée de l’ayatollah Khomeini. Les relations entre le nouveau régime et les États-Unis se dégradent. Le cancer du chah et son hospitalisation aux États-Unis amènent l’occupation de l’ambassade américaine par des étudiants révolutionnaires iraniens et le début de la crise des otages qui durera 444 jours. Le documentaire de Larry Weinstein et Drew Taylor refait donc, tout d’abord par l’utilisation d’archives et de témoignages de journalistes et de diplomates, un rapide survol de l’histoire de l’Iran et de ses rapports avec les Américains, oubliant d’ailleurs le coup d’état de 1953 contre Mossadegh. Le long métrage redonne ainsi aux Canadiens Ken Taylor et John Sheardown et à leurs épouses à Téhéran l’importance qu’Argo avait réduite dans son approche fictionnelle des faits. Le film d’Affleck donnait d’ailleurs la part belle à l’implication de personnes à Hollywood et minimisait les erreurs de la CIA. Le premier ministre Joe Clark et la ministre Flora MacDonald apparaissent aussi dans ce contexte ardu comme des serviteurs de l’état compétents et passionnés. Des révélations sur d’autres implications canadiennes dans la résolution de la crise sont aussi présentées calmement. Les réalisateurs ont donc réussi un rappel vivant et plutôt nuancé de cette période et de cette action tout à l’honneur des services diplomatiques souvent décriés par ailleurs. >> Luc Chaput
DOCUMENTAIRE | Origine : Canada – Année : 2013 – Durée : 1 h 26 – Réal. : Larry Weinstein, Drew Taylor – Avec : Joe Clark, Flora MacDonald, Tony Mendez, Ken Taylor – Dist. / Contact : Séville | Horaires / Versions / Classement : Cinéma du Parc
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24 octobre 2013
Résumé
Un homme voyage en solitaire sur un yacht, en plein Océan Indien. À un moment donné, il est réveillé par un bruit. La coque de son embarcation est trouée et une tempête se prépare. Pourra-t-il s’en sortir ?
En quelques mots
★ 1/2
On ne sait trop pourquoi ni comment mais certains films malgré leurs qualités indéniables nous interpellent moins. C’est ce que j’ai ressenti pendant la projection du deuxième long métrage de J.C. Chandor (Margin Call). Oui, le récit d’un homme âgé qui tente de survivre à un accident au beau milieu de l’Océan Indien et à une kyrielle de mésaventures est rondement mené. Vrai, Robert Redford dans le rôle de cet homme taciturne poussé dans ses derniers retranchements qui lutte contre les éléments avec force et détermination, impressionne tant par son jeu très physique que par la sobriété de son langage non verbal. Vrai aussi, All is Lost est un film intimiste, peu bavard, teinté de philosophie et qui est toujours ancré sur la réalité. Ce qui n’en fait pas un grand film pour autant. Car ce croisement entre Life of Pi et Cast Away manque également de substance et s’avère en bout de ligne épisodique, ce qui m’a profondément ennuyé. Sans trop dévoiler d’éléments de l’intrigue, mentionnons entre autres qu’il aurait été avantageux d’avoir une finale différente afin de donner encore plus d’impact à toute l’entreprise. Comment un réalisateur européen par exemple se serait-il affranchi d’un tel film? Est-ce somme toute ce huit clos sur mer qui fait obstacle? Quoiqu’il en soit, tout n’est pas perdu dans All is Lost. Seulement, un tel film mineur à mon sens ne mérite vraiment pas le détour. >> Pierre Ranger
DRAME | Origine : États-Unis / Canada – Année : 2013 – Durée : 1 h 46 – Réal. : J. C. Chandor – Int. : Robert Redford – Dist. / Contact : Séville | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
Résumé
Caroline, ancienne dentiste, est maintenant à la retraite et possède du temps libre. Ses filles lui offrent un abonnement dans un établissement pour retraité, « Les Beaux Jours ». C’est là qu’elle va rencontrer un jeune professeur d’informatique qui deviendra son amant.
En quelques mots
★★★ 1/2
Avec le vieillissement de la population qui s’accroît chaque année, aborder le thème aussi universel que celui de la retraite dans un long métrage ne peut être plus actuel. La comédie dramatique française Les Beaux Jours de Marion Vernoux (Rien à faire, Reines d’un jour) traite habilement la question. Écrit à quatre mains par la réalisatrice et Fanny Chesnel, auteure du roman Une jeune fille aux cheveux blancs duquel le film est inspiré, le scénario trace le périple d’une sexagénaire mariée au même homme depuis plusieurs années qui, après avoir quitté son métier de dentiste, arrive à contrecœur à un club de loisirs du troisième âge où elle apprend à se réinventer. C’est à cet endroit également qu’elle se laisse séduire par un homme beaucoup plus jeune avec qui elle entretient une liaison à l’insu de son mari.
« Vouloir simplement réduire ce personnage au fait que c’est une femme âgée qui a un amant qui pourrait être son fils, c’est se tromper sur l’histoire, raconte en entrevue Fanny Ardant qui interprète le rôle principal. C’est une femme assez tourmentée. Elle est non conformiste et libre, mais sa liberté a un prix. Et elle ne cherche pas l’amour Caroline. Je dis toujours que le vrai homme qu’elle aime, l’homme magique, c’est son mari et non l’amant. » Au fil du récit et ce, jusqu’à son dénouement, on y suit parallèlement les transformations de ce couple qui, malgré les épreuves et les maladresses, a traversé vents et marées et est demeuré uni. Il existe entre eux une grande complicité et une réelle tendresse.
Le film amuse, fait réfléchir et provoquera sans doute des discussions autour de la fidélité et des relations hommes-femmes. Certaines scènes sont marquantes, drôlement efficaces, bien jouées et merveilleusement écrites. Au passage, la cinéaste fait quelques clins d’œil au cinéma, notamment à celui de Mike Nichols et la célèbre scène du film The Graduate. Fanny Ardant que l’on découvre en blonde pour la toute première fois est, comme toujours, magistrale et lumineuse dans le rôle de cette femme en quête de bonheur. Patrick Chesnais qui campe le mari et Laurent Lafitte, l’amant, jouent avec brio leur personnage respectif. Il n’y a pas à dire, Les Beaux Jours est un film jubilatoire, antidote à toute morosité devant l’inéluctable. >> Pierre Ranger
DRAME SENTIMENTAL | Origine : France – Année : 2013 – Durée : 1 h 34 – Réal. : Marion Vernoux – Int. : Fanny Ardant, Laurent Lafitte, Patrick Chesnais, Jean-François Stévenin, Fanny Cottençon, Marie Rivière – Dist. / Contact : Métropole | Horaires / Versions / Classement : Beaubien – Cineplex
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★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
Résumé
Bien que marié à la richissime Mayka, Alex tombe amoureux de Carla. Mais il craint de tout perdre s’il demande le divorce. Il prépare alors un plan dont il n’est pas conscient des conséquences qu’il pourrait engendrer.
En quelques mots
★★ 1/2
Oriol Paulo, scénariste en vue de la télé et du cinéma espagnol (Les Yeus de Julia), réalise ici son premier film où les hommages à Clouzot et à Hitchcock, entre autres, émergent de ci de là. Un cadavre disparu dans une morgue est le point de départ de cet habile casse-tête où une garde à vue oppose un inspecteur hanté par la mort d’un proche et un dirigeant d’une entreprise pharmaceutique. La mise en scène joue aussi sur les contrastes entre la nuit pluvieuse de cette rencontre et les moments ensoleillés de la vie de certains protagonistes. Elle facilite ainsi certains tours de passe-passe de l’intrigue qui risquent d’apparaître plus évidents lorsque le spectateur reconstituera chronologiquement les événements après la fin de la projection. L’interprétation sentie des quatre actrices et acteurs principaux (José Coronado, Hugo Silva, Belén Rueda et Aura Garrido) rend crédible ces divers personnages et augmente ainsi l’intérêt de la démonstration à l’issue étonnante. >> Luc Chaput
SUSPENSE | Origine : Espagne – Année : 2012 – Durée : 1 h 51 – Réal. : Oriol Paulo – Int. : José Coronado, Hugo Silva, Belén Rueda, Aura Garrido, Oriol Vila, Juan Pablo Shuk, Miquel Gelabert – Dist. / Contact : A-Z Films | Horaires / Versions / Classement : Beaubien – Cineplex
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
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