8 novembre 2013
Résumé
Bettie, la soixantaine et veuve, a un amant. Elle apprend un jour que la nouvelle compagne de ce dernier attend un enfant. Se sentant trahie, elle décide de partir. Au cours du voyage en voiture, elle fait des rencontres et se trouve un nouvel amant plus jeune qu’elle.
En quelques mots
★ 1/2
Il est très surprenant d’apprendre que cette comédie dramatique, présentée actuellement à Cinemania, a reçu neuf nominations au Festival international du film de Berlin en février dernier. Écrit et réalisé par la comédienne Emmanuelle Bercot, Elle s’en va n’est ni vraiment amusant ni réellement palpitant. Le récit d’une sexagénaire propriétaire d’un restaurant familial en Bretagne qui, délaissée par son amant, décide de tout quitter et prend la route afin de trouver un sens à sa vie fait du surplace et est d’un ennui mortel. Lors de cette échappée et des rencontres du hasard, trop de scènes inutiles, de personnages mal définis, de clichés multiples et de longueurs viennent assombrir ce road movie. Reste tout de même, la prestation de Catherine Deneuve, pour qui Bercot a écrit ce film, qui s’avère touchante et émouvante et qui démontre un large éventail de son talent dans le rôle de cette femme en désarroi. Il aurait sans doute été avantageux d’en faire autant avec les personnages périphériques, dont celui de la fille (la chanteuse Camille, criarde et ennuyeuse) et aussi le petit-fils (Nemo Shiffman, le fils de la cinéaste, peu convaincant). Avec une finale des plus prévisibles, Elle s’en va n’offre rien de très transcendant. Vraiment étrange ce film. >> Pierre Ranger
DRAME | Origine : France – Année : 2013 – Durée : 1 h 56 – Réal. : Emmanuelle Bercot – Int. : Catherine Deneuve, Claude Gensac, Camille, Paul Hamy, Nemo Schiffman – Dist. / Contact : Métropole | Horaires / Versions / Classement : Beaubien – Cineplex
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
Résumé
Estela, 12 ans, habite avec son frère Heli, marié et père d’un jeune enfant. La jeune fille est amoureuse de Beto, 17 ans. Ils souhaitent se marier et même s’enfuir pour échapper et avoir un meilleur avenir ailleurs. Mais un jour Beto vole quelques paquets remplis de drogue et les cache chez Heli. Les conséquences seront désastreuses pour ce dernier.
En quelques mots
★★★★
Au même titre que Carlos Reygadas, d’ailleurs coproducteur du film, Amat Escalante se classe parmi les cinéastes mexicains les plus imaginatifs et originaux des quelques dernières années. Prix de la mise en scène au dernier Festival de Cannes et Louve d’Or au récent Festival du nouveau cinéma, nous sommes confiants que les récompenses sont dues non seulement à la maîtrise de la mise en scène, éclatée, sans compromis, farouchement libre, mais également au radicalisme parfois extrême (et tant mieux !) du réalisateur, montrant la violence dans un milieu criminel comme affaire du quotidien, perméable, fatale bien entendu, presque comme un terrible sort jeté sur l’humanité. Et c’est dans un Mexique sans loi que les personnages se démènent du mieux qu’ils peuvent pour avancer vers un meilleur futur, de plus en plus lointain. La passivité de l’État est montré en sourdine, comme si tout acte d’agression était chose courante, permise, officieusement légalisé. Entre la police et les mécréants, une complicité étrange que Escalante montre avec une rigueur exemplaire, sans jugement, allant droit aux faits.
Nous n’avons pas eu l’opportunité de voir Sangre (2005) et Los Bastardos (2008) les deux premiers films du cinéaste dont les critiques du monde entier saluaient son originalité , voyant là la naissance d’un grand metteur en scène. Avec Heli, nous en avons le cœur net. Film sans pathos, au contraire il y a une froideur qui enveloppe le tout, une distanciation bienvenue qui nous imprègne et qui rend la dramaturgie encore plus réelle. Il s’agit en fait d’un film poétiquement chorégraphié grâce à la lumière et les mouvements de caméra, à la fois violents et saccadés d’un Lorenzo Hagerman inspiré, venu, entre autres, du documentaire et prodiguant à l’espace une sorte de gestuelle surréelle, encombrante et ouverte à la fois, agressive et sereine.
Évocant l’univers de Buñuel, notamment celui du remarquable Los Olvidados (1950), non pas par le sujet, mais par la démarche quant à la peinture d’un certain pan de la société, Heli et un état des lieux d’une société axée sur le crime et dans le même temps la radioscopie impartialement clinique d’une certaine forme de violence. Les thèmes du couple, de la famille, de la fraternité, de la lutte pour la survie, de la rédemption et de l’incontournable roue de la fatalité sont traités avec une justesse de ton et une connaissance freudienne du comportement paradoxal de l’individu. Le temps et l’espace ne sont plus des entités inséparables, mais sources de toutes les contaminations de l’homme, que l’on soit victime ou tortionnaire, comme si sa présence sur terre ne tenait qu’à un fil. Inoubliable, terrible et profondément humain. À voir sans faute, ne serait-ce que pour cette chanson qui traverse le film et qui nous chavire l’âme pour la transformer en un bel et inoubliable écrin d’amour. >> Élie Castiel
DRAME | Origine : Mexique / France / Allemagne / Hollande – Année : 2013 – Durée : 1 h 45 – Réal. : Amat Escalante – Int. : Armando Espitia, Andrea Vergara, Linda González, Juan Eduardo Palacios, Ramón Álvarez – Dist. / Contact : K-Films Amérique | Horaires / Versions / Classement : Excentris
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
Résumé
Allen Ginsberg est accepté à l’Université Columbia de New York. Il fait la connaissance de Lucien Carr qui l’entraîne dans le monde de la nuit et tout ce que cela comporte. Lucien, cependant, se sent étouffé par la relation qu’il entretien avec David Kammener, ex-professeur devenu concierge.
En quelques mots
★★
John Krokidas et son coscénariste Austin Bunn revienent sur les débuts de la Beat Generation quand, dans un New York où les échos de la Guerre mondiale sont malgré tout diffus, des jeunes intellectuels tentent de construire un nouveau mode artistique. La mise en scène épouse cette recherche frénétique par son montage souvent accéléré incluant des flashbacks mais aussi des périodes plus calmes d’étude et de discussion. Le scénario introduit aussi de nombreux points documentaires sur la censure et le rigorisme de l’enseignement universitaire que certains tentent de contourner de manière festive ou plus directe. Daniel Radcliffe étonne par son implication dans le personnage de Ginsberg qui a depuis pris âgé une telle aura si différente de l’étudiant auquel Radcliffe se plait à ressembler. Les autres acteurs font montre aussi d’un talent certain même si les personnages féminins auraient pu être mieux structurés dans cette recréation d’un épisode secondaire mais marquant de ce groupe. >> Luc Chaput
DRAME BIOGRAPHIQUE | Origine : États-Unis – Année : 2013 – Durée : 1 h 44 – Réal. : John Krokidas – Int. : Daniel Radcliffe, Dane DelHaan, Jack Huston, Ben Foster, Elizabeth Olsen, Michael C. Hall – Dist. / Contact : Séville | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
Résumé
Ils sont trois, Nicolas, Samir et Dédé, et habitent à Bruxelles. Rêvant d’ouvrir un petit restaurant, ils versent une avance, mais perdent leur travail peu de temps après. Pour gagner du fric, ils vont avoir recours à un moyen des plus extravagants.
En quelques mots
★
Abordant plusieurs thématiques reliées au mal de vivre dans une société urbaine actuelle de moins en moins ouverte à tous et où la difficulté de vivre est de plus en plus tenace, Moroccan Gigolos aurait pu être une comédie dramatique bien plus signifiante. Encore aurait-il fallu que le sujet ne soit pas traité avec une telle légèreté. Car hélas, aucun des aspects importants de l’histoire (entre autres : prostitution, solitude, immigration) n’est pris au sérieux, voire même complètement tourné en dérision. Le film se contente donc d’aligner ses saynètes prévisibles et plus ou moins abouties, avec en guise de liant un trio de comédiens principaux que l’on devine laissé à eux-mêmes. Avec désinvolture, nos gigolos de fortune se livrent à des face-à-face manquant souvent de cohérence, desquels toutefois de rares répliques bien senties se font jour. Ces moments comiques épars sont bien les seuls atouts de cette comédie naïve, qui, en dehors de quelques scènes dans lesquelles Guylaine Tremblay parvient à donner un peu de consistance à son personnage, se limite à n’être qu’un divertissement paresseux. >> Charles-Henri Ramond
COMÉDIE | Origine : France / Belgique – Année : 2013 – Durée : 1 h 23 – Réal. : Ismaël Saidi – Int. : François Arnaud, Eddy King, Reda Chebchoubi, Guylaine Tremblay, Stéphanie Van Vye – Dist. / Contact : Filmoption | Horaires / Versions / Classement : Beaubien – Cineplex
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
Résumé
Un alignement unique des mondes est en voie de se préparer. Malekith, le chef des Elfes noirs tente de s’accaparer d’une force puissante, Aether. À Londres, un phénomème spatial conduit Jane Foste jusqu’à l’Aether, mais elle est infectée. Thor décide de la soigner. Pendant ce temps, Malekith a attaqué la ville.
En quelques mots
SANS COMMENTAIRE / Film non vu.
AVENTURES FANTASTIQUES | Origine : États-Unis – Année : 2013 – Durée : 1 h 52 – Réal. : Alan Taylor – Int. : Chris Hensworth, Natalie Portman, Anthony Hopkins, Christopher Eccleston, Kat Dennings, Tom Hiddleston —Dist. / Contact : Walt Disney Canada | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
1er novembre 2013
Résumé
Solomon Northup, violoniste afro-américain de Saratoga, État de New York, accepte un contrat à Washington. Nous sommes en 1841, et le hasard fait qu’il est enlevé et vendu comme esclave à un planteur de la Louisiane. Pour retrouver sa liberté, il devra faire face à de multiples péripéties, parfois au péril de sa vie.
En quelques mots
★★★
À la base de ce film, se trouve un récit détaillé de Solomon Northup qui relate cette terrible expérience, récit qui fut publié avec grand succès en 1853. Le scénariste John Ridley réussit à partir de ce terreau fertile à créer des personnages très différenciés qui peuplent un univers complexe basé sur le racisme et la propriété d’êtres humains vus et traités comme du bétail Le réalisateur afro-britannique Steve McQueen nous place rapidement dans ce monde, d’il y a cent soixante dix ans, où les Noirs dans le Nord des États-Unis ont atteint le statut d’hommes libres respectés par leurs voisins mais peuvent être kidnappés par des Sudistes chasseurs de têtes. L’emprisonnement, les sévices puis le voyage éreintant sont mis en scène de manière directe et les conseils donnés par les confrères de Solomon sont distillés avec parcimonie. Une galerie de propriétaires, d’homme de main, de contremaîtres et de serviteurs et d’esclaves de maison ou aux champs qu’ils soient hommes ou femmes est mise en place au fil de l’histoire, servis par de forts interprètes parmi lesquels on doit distinguer Paul Dano, Michael Fassbender, Lupita Nyong’o et bien entendu Chiwetel Ejiofor dans le rôle de Solomon. McQueen, dans ce récit fluide, place quelquefois des moments de pause qui intriguent le spectateur tels ces plans de nature paisible avant que le drame reprenne ses droits et de ce fait rend l’expérience de ce calvaire et de cette libération ultime encore plus prenante. >> Luc Chaput
DRAME BIOGRAPHIQUE | Origine : États-Unis – Année : 2013 – Durée : 2 h 14 – Réal. : Steve McQueen – Int. : Benedict Cumberbatch, Chiwetel Ejiofor, Michael Fassbender, Brad Pitt – Dist. / Contact : Fox | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
Résumé
Tom vient d’avoir 21 ans. Son père lui confie un secret de famille qui le surprend. Apparemment, la descendance masculine dispose d’un don surnaturel qui lui permet de voyager dans le temps. D’abord sceptique, Tom décide de vivre cette expérience avec, comme résultat, des conséquences inattendues, notamment dans le domaine des relations affectives.
En quelques mots
★ 1/2
Le nouveau film du néo-zélandais Richard Curtis (Love Actually) renoue avec le thème des rapports amoureux à la sauce conservatrice et consensuelle. Si About Time ajoute un brin de fantaisie (plutôt poussée par les cheveux), il n’en demeure pas moins que la fin paraît interminable, le scénario inventant des quipropos les uns après les autres, ne conduisant la plupart du temps nulle part. La formule magique qu’on ne vous révélera pas finit par nous lasser à force de répétitions. Et si la complicité entre Domhnall Gleeson et Rachelle McAdams est des plus manifestes, celle du même Gleeson avec Bill Nighy est sans doute des plus attendrissantes. Mais somme toute, About Time est un fim pour les romantiques invétérés, ceux pour qui le monde d’aujourd’hui est, malgré tout, un endroit magique et paradisiaque. >> Élie Castiel
COMÉDIE DRAMATIQUE | Origine : Grande-Bretagne – Année : 2013 – Durée : 2 h 04 – Réal. : Richard Curtis – Int. : Rachel McAdams, Bill Nighy, Tom Hollander, Margot Robbie, Domhnall Gleeson, Lindsay Duncan – Dist. / Contact : Universal | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
2026 © SÉQUENCES - La revue de cinéma - Tous droits réservés.