En salle

Au nom du fils

15 novembre 2013

Résumé
Elisabeth est une femme comblée : famille harmonieuse,  modèle comme tout le monde rêve, et une foi envers le sacré. Pour aider financièrement la Paroisse, Elisabeth accueille dans son foyer le père Achille. L’équilibre familial commence petit à petit à s’ébranler. Quelle en est la cause ?

Méliès d’Or
Festival International du Cinéma Fantastique de Sitges

En quelques mots
★★ 1/2
Le moins que l’on puisse dire c’est que Lannoo et Falardeau n’y sont pas allé de main morte dans l’écriture de ce brûlot anticatholique, ne se refusant aucun excès et se permettant même de brandir un fier doigt d’honneur au bon goût et à la bienséance. Et c’est justement son scénario viscéral qui donne sa force au film et qui lui permet de tirer le meilleur parti de l’outrance et de la dérision. Découpée en cinq « livres » exploratoires d’une déchéance collective et individuelle, cette histoire de destruction d’une famille aux valeurs solidement ancrées dans la foi ne peut laisser indifférent. Car malgré son traitement outrancier, Lannoo nous place face à des questionnements universels en nous renvoyant une image extrême de notre conception de la justice. Le film nous interroge aussi sur la dualité qui coexiste dans toute forme de religion et qui oppose constamment l’angélisme de la parole divine et la bassesse de certains comportements émanant de ceux chargés de la véhiculer. Faisant feu de tout bois et tirant à balle réelle dans plusieurs directions, touchant des genres cinématographiques aussi éloignés que la satire sociale, le drame intimiste ou le film gore, Au nom du fils s’apparente plus à un règlement de compte personnel qu’à une étude sociale dénonçant les excès de la religion catholique. En ces temps de consensus et d’uniformisation, le côté provocateur de cette proposition irrévérencieuse pourra donc dérouter. Travaillant l’ambigüité à bras le corps ; celle, éclatante, de son sujet et celle, éclatée, de sa forme, Au nom du fils ose affronter son sujet de front, sans compromis. >> Charles-Henri Ramond

Sortie : Vendredi 15 novembre 2013
V.o. : Français

DRAME  | Origine : Belgique / France – Année : 2013 – Durée : 1 h 20  – Réal. : Vincent Lannoo – Int. : Astrid Whetnall, Achille Ridolfi, Philippe Nahon, Albert Chassagne-Baradat – Dist. / Contact : Axia | Horaires / Versions / Classement : Beaubien

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

The Best Man Holiday

Résumé
Des vieux amis se retrouvent lors des fêtes de fin d’année en compagnie de leurs familles respectives. Au cours de la soirée, des secrets sont dévoilés, faisant ressurgir d’anciennes rivalités

En quelques mots
SANS COMMENTAIRES / Film non vu.

Sortie : Vendredi 15 novembre 2013
V.o. : Anglais

COMÉDIE DRAMATIQUE  | Origine : États-Unis – Année : 2013 – Durée : 2 h 03  – Réal. : Malcolm D. Lee – Int. : Monica Calhoun, Melissa De Soussa, Taye Diggs, Regina Hall, Terrence Howard, Nia Long – Dist. / Contact : Universal | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

Bhaji in Problem

Résumé
Sundeep est marié à deux femmes, sans qu’aucune d’elles ne soit au courant de l’existence de l’autre. Mais cette situation complique parfois la vie du polygame. Mais un jour, Jeeta, un de ses meilleurs amis, refait surface et tombe amoureux de la belle Preet qui sait tout sur la vie désinvolte de Sundeep.

En quelques mots
SANS COMMENTAIRES / Film non vu.

Sortie : Vendredi 15 novembre 2013
V.o. : Punjabi
S.-t.a. – Paaji in Trouble

COMÉDIe | Origine : Inde – Année : 2013 – Durée : 2 h 03  – Réal. : Smeep Kang – Int. : Gippy Grewal, Harbhajan Singh, Om Puri, Raginia Khama, Kushboo Grewal, Gupreet Ghuggi, Akshay Kumar – Dist. / Contact : (n.d.) | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

The Book Thief

Résumé Allemagne, pendant la Seconde Guerre mondiale. Un couple adopte une fillette de 9 ans, Lisa. Sa mère est recherchée en tant que communiste. Un jour, sa nouvelle famille décide de cacher un jeune Juif qui a réussi à s’échapper des camps.

En quelques mots
1/2
Le roman de Markus Zusak subit ici une adaptation cinématographique plutôt disparate. Sans doute influencé par la réalisation de quelques téléséries, dont Downton Abbey, Brian Percival propose une mise en scène anecdotique, chargée, là où l’émotion se fait rare. Si d’une part, l’amour de la littérature prend une place considérable comme antidote à l’histoire troublée de l’Allemagne, de l’autre par contre, la fiction multiplie des lieux communs associés au genre, le drame de guerre. La jeune Sophie Nélisse, remarquée dans Monsieur Lazhar, apporte à son personnage une aura que les autres comédiens tentent d’exprimer, mais ne réussissent guère, trop pris par leur personnage. Le fait que le film ne soit pas dans une version allemande diminue la crédibilité du récit et laisse le spectateur sur sa faim. L’histoire d’amour entamée entre la jeune fille et le réfugié des camps juif s’entame avec douceur, mais cède cependant aux affres de l’Histoire. >> Élie Castiel

Sortie : Vendredi 15 novembre 2013
V.o. : Anglais
V.f. – La Voleuse de livres

DRAME | Origine : États-Unis –  Année : 2013 – Durée : 2 h 11  – Réal. : Brian Percival – Int. : Geoffrey Rush, Nico Liersch, Emily Watson, Ben Schnetzer, Sophie Nelisse – Dist. / Contact : Fox | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Le Démantèlement

Résumé
Gaby s’occupe de la ferme familiale. Il a deux filles qu’il bien élevées malgré le départ de sa femme, aujourd’hui remariée. Un jour, Gaby décide de tout vendre et de s’installer dans un petit appartement, dans la petite ville la plus proche.

PRIX SACD – Festival de Cannes 2013
(Semaine de la critique)

En quelques mots
★★★

À cet appauvrissement des sociétés rurales, et aux préjugés qui s’ensuivent, Pilote ressent le besoin d’opposer un autre point de vue. Ces regards sur les régions, sa région, le cinéaste les pose de manière récurrente, comme d’autres le font sur la banlieue, tel que Stéphane Lafleur, monteur de Le Démantèlement et estimé confrère réalisateur (Continental, un film sans fusil). Ce ne sont ni des refuges idylliques ni des chalets sinistres – le point de vue naturel au suspens –, mais des lieux qui s’habitent et qui habitent les personnages. Dans ce sens, Sébastien Pilote participe de cet actuel cinéma québécois, très porté par des récits à la marge. C’est la génération « paravents »: paravents au perfectionnisme et à la pensée unique issue d’une métropole, paravents au high tech et aux multiples effets visuels.

Construit comme un roman, par sa division en chapitres, Le Démantèlement n’est pas non plus exempt de forme. La progression dramatique est présente, mais chaque intertitre – « Marie » d’abord, « Frédérique » ensuite – annonce l’introduction d’un élément narratif. Les chapitres baignent dans des ambiances différentes : le premier pousse Gaby dans un profond débat intérieur, le second l’en libère, le rassure même.

Certains choix esthétiques étonnent néanmoins. Surtout en première partie, lors du chapitre « Marie », où les intentions semblent trop appuyées. Les paysages majestueux et les scènes de troupeau, si dignement filmés, parfois à la lumière tombante, parlent d’eux-mêmes. Or, une trame musicale s’impose. Elle recouvre non seulement le son réel; elle détonne de la teneur documentaire à laquelle le cinéaste aime se référer. Pilote voulait sans doute signifier la distance grandissante entre le présent et le passé du personnage, entre ses préoccupations actuelles et son métier. En deuxième partie, la surdose esthétique s’atténue. Et les scènes plus courtes abondent, comme si le fermier, une fois décidé, vivait dès lors en mode accéléré.

Film d’espoir et d’ouverture, donc ? Le récit, avec l’aide de la musique, se dirigeait certes vers une fin triste. Or, avec la rupture de ton du chapitre « Frédérique », Sébastien Pilote s’en éloigne et évite le portrait noir, plus facile. Du coup, Montréal n’est plus la thèse des malheurs de « sa » région, mais un lieu autre, théâtre de la création (loin de la réalité des agneaux), celui où ses filles, ces Gagnon si différentes, s’épanouissent. Pas de fin heureuse : le film ne dit pas comment, ni où le nouveau retraité vivra vraiment. Sa paix intérieure pourrait être de courte durée. >> Jérôme Delgado

Sortie : Vendredi 15 novembre 2013
V.o. : Français

DRAME  | Origine : Canada [Québec] – Année : 2013 – Durée : 1 h 51  – Réal. : Sébastien Pilote – Int. : Gabriel Arcand, Gilles Renaud, Sophie Desmarais, Lucie Laurier – Dist. / Contact : Séville | Horaires / Versions / Classement : Beaubien Cineplex

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Ram-Leela

Résumé
Le jeune Ram, Roméo du village, mène une existence vagabonde ; la belle Leela est la Juliette. La seule chose qu’ils ont en commun est que leurs familles respectives se haïssent de génération en génération, depuis cinq siècles. Et puis, comme les héros de la tragédie de Shakespeare, Ram et Leela tombent amoureux l’un de l’autre.

En quelques mots
★★★
À l’instar du regretté et poétique Yash Chopra et de l’excellent Mani Ratnam, force est de souligner l’originalité de Sanjay Leela Bhansali, l’une des voix les plus lyriques du cinéma bollywoodien. L’adaptation de Romeo and Juliet de William Shakespeare s’inscrit ici dans un contexte moderne (twitter évoqués et cellulaires à l’appui), pari d’autant plus risqué qu’il déconstruit l’œuvre de l’auteur anglais, jusqu’à lui donner une autre force morale. Si l’ensemble de l’intrigue est pareil à l’originale, Bhansali y apporte une touche de poésie qui se traduit dans la relation entre le récit (de forme classique) et l’image. Par exemple, le réalisateur ne se gêne pas à utiliser le zoom, déjà démodé depuis quelque temps ; ici, ce mouvement de caméra a pour fonction de situer les personnages dans des zones oniriques, déjà exprimées par l’intérêt que porte le cinéaste aux objets, aux lieux externes, à ceux plus intimes, à la nature, à la pluie. Plus proche de la tragédie grecque (ici, les déités sont souvent respectueusement convoquées) que du drame shakespearien, Ram-Leela est une histoire d’amour interdit, de rêves irréalisables et de forces malencontreuses du destin. L’auteur du très beau Devdas (2002) s’est entouré de vedettes à succès : Ranveer Singh et Deepika Padukone mêlent allègrement jeu théâtral et cinématographique. L’ensemble des interprètes se donnent totalement à ce triste récit sur l’incontournable roue de la fatalité. >> Élie Castiel

Sortie : Vendredi 15 novembre 2013
V.o. : Hindi
Titre original alternatif – Goliyon ki raasleela Ram-Leela
S.-t.a. – A Play of Bullets: Ram-Leela

DRAME ROMANTIQUE| Origine : Inde – Année : 2013 – Durée : 2 h 35  – Réal. : Sanjay Leela Bhansali – Int. : Ranvee Singh, Deepika Padukone, Richa Chadda, Supriya Pathak, Gulshan Devaiah, Anshu Trivekkdi – Dist. / Contact : (n.d.) | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

CBGB

8 novembre 2013

Résumé
Au début des années 1970, Hilly Kristal ouvre à New York le mythique club CBGB. Trente ans plus tard, en 2006, cet établissement dédié à la musique country, bluegrass et blues ferme définitivement ses portes. Ce documentaire nous fait découvrir le milieu punk rock new-yorkais du Lower East Side et raconte la vie du propriétaire du club
.

En quelques mots
1/2
Cette évocation des débuts du mouvement punk à New York, sous la signature des scénaristes Randal Miller et Jody Savin, prend des libertés attendues avec la vérité historique que s’amuseront à découvrir des plus grands connaisseurs de l’époque. Certains épisodes de la vie musicale d’Hilly ont droit à un très court rappel, remplacés par des séquences plus explicatives  et traitées dans une esthétique de bande dessinée en hommage à John Holmstrom, créateur de «Punk Magazine ». La décision d’utiliser des quasi-sosies imitant la démarche, les attitudes et le parler de certaines icônes du rock mais doublés par ces chanteurs établit à certains moments une distorsion entre le lieu sale et désolé de la salle et l’enregistrement trop net de ces prestations. Le scénario devient répétitif avec les conflits entre Hilly et sa fille Lisa sur la gérance de la salle, les illustrations scatologiques qui parsèment le bar et l’ambiance survoltée du lieu à certaines heures. L’interprétation dans son ensemble est bonne mais le résultat final reste malgré tout bancal. >> Luc Chaput

Sortie : Vendredi 8 novembre 2013
V.o. : Anglais
Titre alternatif – Country, Bluegrass and Blues

DOCUMENTAire  | Origine : États-Unis – Année : 2013 – Durée : 1 h 41  – Réal. : Randall Miller – Avec : Alan Rickman, Malin Akerman, Freddy Rodriguez – Dist. / Contact : Union Pictures | Horaires / Versions / Classement : Cinéma du Parc

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

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