En salle

Violette

29 novembre 2013

Résumé
Née bâtarde au début du XXe siècle, Violette Leduc fait la rencontre de Simone de Beauvoir à St-Germain-des-Prés de l’après-guerre. Entre les deux femmes, s’établit une relation à la fois intense et ambiguë qui va durer toute une vie. Mais il s’agit surtout d’un rapport intellectuel qui se base sur la quête de la liberté par l’écriture dans le cas de Violette ; quant à Simone, elle est convaincue d’avoir trouvé une brillante écrivaine qu’elle ne cessera d’encourager.

En quelques mots
★★★
L’auteur du sensible et singulier Séraphine s’intéresse à une partie de la vie d’une écrivaine tourmentée, oscillant entre les incertitudes de sa vie personnelle, sa sexualité et les zones grises de l’art d’écrire, hésitantes, ne lui laissant aucun repos. Si la réalisation suit un parcours horizontal, voire même frontal, se concentrant particulièrement sur la relation entre deux esprits littéraires, Violette Leduc et Simone de Beauvoir, la première valsant continuellement dans des voies parfois obstruantes, la deuxième déjà affranchie et discrète dans la célébrité, les personnages secondaires s’y glissent allègrement dans cette biographie où le personnage de Leduc propulse énergiquement son vécu privé et tiraillé avec  les autres individus de son entourage, surtout sa mère, une Catherine Hiegel survoltée, libre, combative. Troublante, énigmatique, pas vraiment aimable, mais d’une intelligence marquée pour la création, Violette est incarnée dans toute sa vérité par une Emmanuelle Devos entièrement habitée par son personnage. Mais c’est Sandrine Kiberlain, en Simone de Beauvoir, qui donne au film son principal essor, et sans voler la vedette, demeure entière, remarquable, totalement intégrée à l’esprit de cette grande dame des lettres. Avec Violette, Martin Provost confirme que le cinéma français se porte parfaitement bien et se classe encore parmi les grandes cinématographies du monde. >> Élie Castiel

Sortie : Vendredi 29 novembre 2013
V.o. : Français
S.-t.a. – Violette

DRAME BIOGRAPHIQUE | Origine : France / Belgique  – Année : 2013 – Durée : 2 h 18  – Réal. : Martin Provost – Int. : Emmanuelle Devos, Sandrine Kiberlain, Jacques Bonnafé, Catherine Hegel, Olivier Gourmet, Olivier Py – Dist. / Contact : Métropole | Horaires : Beaubien Cineplex – Excentris

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Black Nativity

22 novembre 2013

Résumé
Un jeune adolescent de Baltimore élevé par sa mère célibataire passe les fêtes de Noël chez ses grands-parents qu’il n’a pas vus depuis quelque temps. Il se fait de nouveaux amis et découvre ce que signifie la foi et le sens de la famille.

En quelques mots
SANS COMMENTAIRES / Film non vu.

Sortie : Mercredi 27 novembre 2013
V.o. : Anglais

DRAME MUSICAL  | Origine : États-Unis – Année : 2013 – Durée : 1 h 33  – Réal. : Kasi Lemmons – Int. : Angela Bassett, Fores Whitaker, Jennifer Hudson, Tyrese Gibson, Mary J. Blige, Vondie Curtis-Hall – Dist. / Contact : Fox | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

Delivery Man

Résumé
Livreur pour la boucherie familiale, David Wozniak ne semble pas avoir d’avenir, d’autant plus que sa petite amie lui annonce qu’elle est enceinte. Et puis, un jour, il apprend qu’il est le père de 533 enfants. Comment cela a pu être possible ?
Remake américain de Starbuck, par le même réalisateur.

En quelques mots
1/2
Le soccer a été troqué pour le basketball, l’aspect mélodramatique de la finale a été quelque peu amplifié, de même que la durée des séquences judiciaires, et David Wozniak a gagné en mollesse. Voilà quelques unes des américanisations apportées à cette adaptation de Ken Scott, écrite à partir du scénario cosigné avec Martin Petit. Le terme adaptation trouve ici toute sa signification, puisqu’en dehors de ces quelques nuances, le film se contente de suivre à la trace l’intrigue proposée par Starbuck. Delivery Man reprend plusieurs des moments comiques qui avaient fait le succès de l’original, on rit encore, mais à un degré moindre. Au final, ce rejeton américain est certes un honnête divertissement à la réalisation sans faille majeure, mais il n’apporte que trop peu de surprises. Si le spectateur américain pourrait y trouver quelque intérêt, ce sera sans doute une autre affaire au Québec. Il n’est en effet pas certain que les immanquables comparaisons qui verront le jour dans l’esprit des spectateurs québécois soient à l’avantage de cette modeste duplication d’un succès populaire, au demeurant encore frais dans les mémoires. Symbole d’un cinéma commercial trop souvent en manque d’idées (et nous auront droit l’an prochain à une version française avec José Garcia), cet exercice de copier-coller questionne de lui-même sa pertinence et son utilité. >> Charles-Henri Ramond

Sortie : Vendredi 22 novembre 2013
V.o. : Anglais
V.f. – Donneur anonyme

COMÉDIE DRAMATIQUE  | Origine : États-Unis – Année : 2013 – Durée : 1 h 45  – Réal. : Ken Scott – Int. : Vince Vaughn, Chris Pratt, Cobie Smulders, Andzej Blumenfeld, Bobby Moynihan, Adam Chandler-Berat – Dist. / Contact : Buena Vista | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Frozen

Résumé
Le royaume d’Arendelle est plongé dans un hiver permanent depuis que la reine Elsa, dans un moment d’impatience, a utilisé ses pouvoirs magiques. Fuyant la vindicte populaire, elle quitte le palais pour se terrer loin de tous sur une montagne glacée. La princesse Anna, qui se sent en partie responsable des évènements, part à la recherche de sa sœur, accompagnée de Kristoff et de Sven, son fidèle renne. L’aventure s’annonce cependant difficile.

En quelques mots
★★
Le conte d’Hans Christian Andersen La Reine des neiges, plusieurs fois adapté au cinéma, reprend ici du service dans une version fortement modifiée et scénarisée par la coréalisatrice Jennifer Lee et misant surtout sur l’amour fraternel  et même sororal. Disney reprend donc son thème habituel des princesses en détresse mais donne ici la chance à ces jeunes femmes de montrer leur courage face à une adversité qui jette littéralement le froid sur une contrée. La gamme des personnages masculins va du bellâtre fourbe au bûcheron un peu benêt en passant par Olaf, un bonhomme de neige hilare et une communauté de trolls à la Tolkien. Les  univers gelés et plus verdoyants  sont traités avec soin et plusieurs des chansons du couple Anderson et Lopez  amènent des moments de comédie musicale dans cette aventure où le conflit entre le bien et le mal prend des allures différentes. >> Luc Chaput

Sortie : Mercredi 27 novembre 2013
V.o. : Anglais
V.f. – La Reine des neiges

ANIMATION | Origine : États-Unis – Année : 2013 – Durée : 1 h 42  – Réal. : Chris Buck, Jennifer Lee – Voix (v.o.) : Kristen Bell, Jonathan Groff, Alan Tudyk, Santino Fontana, Josh Gad, Idina Menzel – Dist. / Contact : Buena Vista | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Gare du Nord

Résumé
Par un concours du hasard, Ismaël rencontre Mathilde sur les quais de la Gare du Nord. Ils passent de plus en plus de jours ensemble au même lieu de rendez-vous. Et ils finissent par ouvrir les portes de leur intimité. Autour d’eux, d’autres individus avec leurs propres questions existentielles.

En quelques mots
★★
La gare du nord à Paris, si elle est l’un des points de passage des banlieusards, des parisiens mais aussi des anglais et des français traversant la Manche, le film Gare du Nord devient prétexte aux confluences des problématiques sociologiques récurrentes de la France. Ismaël né en France, doctorant rebelle,  porte sur ses épaules ses origines : pour les autres il n’est pas français. Mathilde, professeure d’Histoire et plus âgée est épuisée par son cancer. Sa rencontre avec Ismaël va lui redonner vie. Sacha cherche sa fille adolescente et fugueuse. Enfin Joan,  licenciée en Histoire, est devenue agent immobilier, faute d’emploi dans son domaine, et sa famille en subit les conséquences. Sans jeu de mots, Gare du Nord est le tableau de porteurs de valises, de porteurs de souffrances qui vont se rencontrer. Le film est porté par les acteurs. Il manque cependant quelque chose, une émotion, une rage, une passion! La réalisatrice Claire Simon a choisi  la lenteur voire la froideur pour filmer une fiction à la manière d’un documentaire.  C’est comme si les personnages étaient spectateurs de leur vie, tant l’autre n’est qu’une rencontre dont le seul ancrage est un lieu, pas un être. >> Asher Pérez-Delouya

Sortie : Vendredi 22 novembre 2013
V.o. : Français

DRAME | Origine : France / Canada [Québec] – Année : 2012 – Durée : 1 h 59  – Réal. : Claire Simon – Int. : Nicole Garcia, Reda Ketab, François Damiens, Monia Chokri – Dist. / Contact : K-Films Amérique | Horaires / Versions / Classement : Beaubien

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Gori Tere Pyaar Mein

Résumé
Sans doute l’homme le plus superficiel du monde, Sriram Venkat ne donne aucune importance à son entourage, qu’il s’agisse des membres de sa famille, des amis, de la vie en général et même du pays qui l’a vu naître. En fait, Sriram Venkat est la brebis galeuse de la famille. Jusqu’au jour où…

En quelques mots

Punil Malhotra semble à l’aise avec Imran Khan, rôle principal masculin dans son premier film, I Hate Luv Storys (2010). De retour dans Gori Tere Pyaar Mein, Khan délaisse Sonam Kapoor, sa première acolyte féminine, pour la remplacer par Kareena Kapoor, sensiblement plus âgée que lui dans ce second long métrage de Malhotra. D’abord irresponsable, Sriram (Khan) le reste presque tout le long du film pour ensuite se transformer comme par enchantement en justicier à la défense des faibles et des opprimés. Les différences entre les deux protagonistes, issus de milieux opposés et aux idéologies incompatibles, est le véritable problème du film. Gager sur des vedettes hyper-médiatisées n’est pas garanti de succès. Sur ce point, Kareena Kapoor semble se diriger vers des chemins glissants quant à ses choix de rôles. Dommage, car lorsque bien dirigée et devant un scénario bien construit, elle peut être miraculeusement convaincante ; on n’a qu’à penser à l’inoubliable Kabhi Kushi Kabbie Gham… (La Famille indienne / 2001). Dommage que le scénario de Malhotra et d’Arshad Sayed n’exploite pas à fond la démarche socio-politique, vaguement teintée de féminisme (prudent) que véhicule Dia (Kapoor) malgré une finale, certes prometteuse, mais mal définie. >> Élie Castiel

Sortie : Vendredi 22 novembre 2013
V.o. : Hindi
S.-t.a. – My Fair Lady, In Your Love

COMÉDIE | Origine : Inde – Année : 2013 – Durée : 2 h 30  – Réal. : Punit Malhotra – Int. : Imran Khan, Kareena Kapoor, Anupam Kher, Shraddha Kapoor, Esha Gupta, Vineet Singh – Dist. / Contact : Imtiaz Mastan | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Homefront

Résumé
Ancien policié infiltré dans le milieu de la drogue, Phil Broker s’installe avec sa fillette Maddie dans une petite ville de Louisiane. Un incident entre la petite et un garçon qui la harcelait va conduire Phil dans une aventure dangereuse.

En quelques mots
SANS COMMENTAIRES / Film non vu.

Sortie : Mercredi 27 novembre 2013
V.o. : Anglais
V.f. – Protection

ACTION | Origine : États-Unis  – Année : 2013 – Durée : 1 h 44  – Réal. : Gary Fleder – Int. : Jason Statham, James Franco, Kate Bosworth, Wynonia Ryder, Rachelle Lefevre – Dist. / Contact : VVS | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

2026 © SÉQUENCES - La revue de cinéma - Tous droits réservés.